← Retour à la recherche

Aluminium alimentaire

— recevez chaque lundi par e-mail les nouvelles études sur Aluminium alimentaire.

Contaminants alimentaires

Métal présent naturellement dans la croûte terrestre, retrouvé dans l'eau, le sol et certains végétaux comme le thé ou le cacao. Présent dans l'alimentation via des additifs (colorants, anti-agglomérants), des ustensiles de cuisson, du papier aluminium ou certains emballages. Les farines, produits de boulangerie et sels de cuisson peuvent aussi en contenir.

Études scientifiques (10)

Carte des preuves

10études
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 5 (50 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 5 (50 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Déclin cognitif et démence5···23
Obésité et poids1···1·
Grossesse et issues de naissance1···1·
Santé bucco-dentaire1····1
Maladie cœliaque et intolérances alimentaires1···1·
Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin1···1·
Maladie rénale chronique1····1

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (10)Niveau 4 : 5Niveau 5 : 5

Trier : plus récentes d'abord · plus anciennes d'abordExporter ces études : tableau de preuves (Excel) · importer dans Zotero, EndNote ou Mendeley

Niveau 4 — Étude transversale54 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-07-09 · Yesildemir O, Filiz Ozsoz C, Celik MN, Guclu OA, Ozgur A, Ağagündüz D, Budán F.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné si l'aluminium présent dans l'alimentation est lié au surpoids chez 54 femmes adultes, obèses ou de poids normal, en Turquie. Les chercheurs ont mesuré l'aluminium dans le sang, les urines et l'alimentation, ainsi que la capacité antioxydante des repas. Résultat : il n'y a pas de différence significative d'exposition à l'aluminium entre les femmes obèses et celles de poids normal. En revanche, plus l'alimentation contient d'aluminium, plus elle semble riche en antioxydants, et l'exposition à l'aluminium est même associée à un IMC plus bas. Les auteurs pensent que l'aluminium alimentaire reflète surtout la qualité globale du régime plutôt qu'un effet direct sur le poids.

Résumé reformulé :

Cette étude turque a exploré le lien entre l'exposition à l'aluminium (alimentaire, sanguine et urinaire) et l'obésité chez 54 femmes adultes (26 obèses, 28 de poids normal), en tenant compte de la capacité antioxydante de leur alimentation. Les niveaux d'aluminium sérique, urinaire et alimentaire ne différaient pas significativement entre les deux groupes. En revanche, l'exposition alimentaire à l'aluminium était positivement corrélée à la capacité antioxydante totale du régime (r = 0,665), et une analyse de régression a révélé une association inverse entre cette exposition et l'IMC (β = -0,27), sans effet modérateur de la capacité antioxydante ni de l'âge. Les auteurs interprètent ces résultats comme le signe que l'aluminium alimentaire reflète davantage la qualité globale de l'alimentation et les méthodes de préparation des aliments qu'un facteur causal de l'obésité.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude transversale118 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2023-01-09 · Kusanagi E, Takamura H, Hoshi N, Chen SJ, Adachi M.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont mesuré la présence de plusieurs métaux, dont l'aluminium et le plomb, dans les cheveux de 118 jeunes enfants japonais, et ont comparé ces résultats à leurs habitudes alimentaires. Ils ont découvert que les enfants mangeant du yaourt plus souvent (jusqu'à 4 à 6 fois par semaine) avaient des niveaux d'aluminium et de plomb nettement plus bas dans leurs cheveux que ceux en consommant rarement. Les niveaux globaux d'aluminium chez ces enfants restaient toutefois comparables à ceux observés dans d'autres pays développés. Ce résultat suggère que consommer régulièrement du yaourt pourrait aider à limiter l'exposition des enfants à certains métaux toxiques.

Résumé reformulé :

Cette étude japonaise a analysé la concentration de neuf éléments (aluminium, cadmium, plomb, calcium, cuivre, fer, magnésium, sodium, zinc) dans les cheveux de 118 jeunes enfants, par spectrométrie de masse, en lien avec leurs habitudes alimentaires évaluées par questionnaire. Les niveaux mesurés étaient globalement similaires à ceux rapportés dans d'autres pays développés. Après ajustement sur les facteurs confondants, une fréquence plus élevée de consommation de yaourt était associée de façon significative à des concentrations capillaires plus faibles d'aluminium et de plomb : les enfants consommant du yaourt 4 à 6 fois par semaine présentaient environ moitié moins d'aluminium et de plomb que ceux en consommant une fois par semaine ou moins. Des différences selon le sexe et le type d'établissement (crèche vs maternelle) ont également été observées pour d'autres éléments. Les auteurs soulignent toutefois le caractère observationnel et la taille limitée de l'échantillon, appelant à des études plus larges pour confirmer ce lien entre consommation de yaourt et réduction de l'exposition à des métaux toxiques chez l'enfant.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude transversale90 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2022-04-01 · Sheth M, Shah A.

Résumé simplifié :

Cette étude a interrogé 90 personnes âgées de 60 ans et plus, réparties en trois groupes selon qu'elles étaient en bonne santé cognitive, ou atteintes d'une forme légère à modérée ou sévère de la maladie d'Alzheimer. Les chercheurs ont demandé à quelle fréquence elles utilisaient des ustensiles en aluminium pour cuisiner (friture, cuisson au four, ébullition, sauté, papier aluminium). Résultat : plus la maladie d'Alzheimer était sévère, plus l'usage de l'aluminium en cuisine était fréquent, notamment pour la friture, l'ébullition et le sauté. Attention, cela montre un lien, mais ne prouve pas que l'aluminium soit la cause de la maladie.

Résumé reformulé :

Dans cette étude transversale menée à Vadodara (Inde), 90 participants âgés de 60 ans et plus ont été répartis en trois groupes de 30 selon leur statut cognitif (normal, Alzheimer léger à modéré, Alzheimer sévère), évalué via l'échelle SAGE. À l'aide d'un questionnaire semi-structuré, les chercheurs ont recueilli des données sur la fréquence d'utilisation d'ustensiles en aluminium pour différents modes de cuisson (friture, cuisson au four, ébullition, rôtissage/sauté, emballage alimentaire en papier aluminium). Les résultats montrent une association significative (p<0,05) entre la sévérité de la maladie d'Alzheimer et l'usage global de ces ustensiles, avec un score moyen passant de 3,2 dans le groupe normal à 18,67 dans le groupe sévère. La friture (p<0,001), l'ébullition (p<0,05) et le rôtissage/sauté (p<0,01) étaient particulièrement liés au score de sévérité de la maladie. Les auteurs concluent à une corrélation positive entre le degré d'Alzheimer et l'usage d'ustensiles en aluminium, sans toutefois établir de lien de causalité, le design transversal de l'étude ne permettant pas de déterminer si l'exposition précède ou résulte de la maladie.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude transversale75 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2022-01-20 · El Daouk S, Pineau A, Ziade MF, Ezzeddine R, Hijazi A, Al Iskandarani M.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné 75 personnes, dont 50 femmes enceintes, pour voir si manger certains aliments contenant de l'aluminium (comme les pommes de terre, les fruits, les sodas ou les plats préparés) augmente la quantité d'aluminium dans le sang. Les résultats montrent que oui : plus on consomme ces aliments, plus le taux d'aluminium dans le sang est élevé. Utiliser des ustensiles de cuisine en aluminium augmente aussi ce taux. Fait surprenant, être enceinte semble au contraire associé à un taux plus bas. Les chercheurs recommandent de fixer des limites officielles sur la quantité d'aluminium tolérée dans l'alimentation.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a inclus 75 participants, dont 50 femmes enceintes, afin d'évaluer le lien entre la consommation d'aliments riches en aluminium et le taux d'aluminium plasmatique, mesuré par spectrométrie d'absorption atomique électrothermique. Les résultats révèlent une corrélation positive entre l'exposition alimentaire et le niveau moyen d'aluminium dans le plasma (2,12 ± 1,17 μg/L), avec une contribution estimée à 32 %, notamment via les pommes de terre, les fruits, les boissons gazeuses et les plats préparés. L'usage d'ustensiles de cuisine en aluminium était également associé à des taux plasmatiques plus élevés, tandis que le statut de grossesse apparaissait comme un facteur protecteur. Les auteurs soulignent la nécessité d'établir des recommandations nationales visant à limiter les teneurs en aluminium dans l'alimentation, tout en précisant qu'il s'agit d'une association observationnelle et non d'une démonstration de causalité directe.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude cas-témoins235 participantséquivalent HAS : 3

Europe PMC · 2021-09-04 · Vojdani A.

Résumé simplifié :

L'aluminium se trouve dans l'eau, certains aliments et des produits comme les vaccins. Une partie de l'aluminium ingéré s'accumule dans l'intestin et dans le cerveau. Les chercheurs ont voulu savoir si cette accumulation pouvait déclencher une réaction du système immunitaire. Ils ont comparé le sang de personnes en bonne santé à celui de patients atteints de la maladie de Crohn, de la maladie cœliaque, d'Alzheimer ou d'une autre maladie auto-immune. Résultat : les patients atteints de Crohn, de maladie cœliaque et d'Alzheimer avaient davantage d'anticorps dirigés contre l'aluminium dans leur sang, contrairement aux patients avec l'autre maladie testée. Cela suggère un lien possible entre l'aluminium et ces maladies, sans toutefois prouver qu'il en soit la cause.

Résumé reformulé :

Présent dans l'eau, l'alimentation et certains produits comme les adjuvants vaccinaux, l'aluminium s'accumule en partie dans la muqueuse intestinale et, dans une moindre mesure, dans le cerveau, où il pourrait favoriser l'agrégation du peptide amyloïde-β-42 associé à la maladie d'Alzheimer. Pour tester l'hypothèse d'une réaction immunitaire contre l'aluminium accumulé, les chercheurs ont mesuré par ELISA des anticorps IgG dirigés contre des composés d'aluminium liés à l'albumine sérique humaine, chez 94 témoins sains et 47 patients de chaque groupe : maladie de Crohn, maladie cœliaque, Alzheimer, et une maladie mixte du tissu conjonctif servant de contrôle. Les taux d'anticorps anti-aluminium étaient significativement plus élevés chez les patients atteints de Crohn, de maladie cœliaque et d'Alzheimer, mais pas chez ceux souffrant de la maladie mixte du tissu conjonctif. Les auteurs concluent que l'absorption d'aluminium par le tube digestif et son accumulation cérébrale pourraient contribuer à ces trois pathologies, bien que cette étude de nature observationnelle ne permette pas d'établir un lien de causalité direct.

Voir l'étude originale →
Afficher aussi les 5 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.

Devenir relecteur

Les informations de cette page sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplacent pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

Ce site utilise des cookies de mesure d'audience (Google Analytics) pour comprendre comment il est utilisé. En savoir plus