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Laits de croissance

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produits laitiers

Boisson lactée industrielle destinée aux enfants d'environ 1 à 3 ans, à base de lait de vache ou de préparation infantile adaptée, enrichie en vitamines, minéraux et acides gras. Se présente en brique ou poudre à reconstituer, consommée au biberon, à la tasse ou avec une cuillère, en remplacement ou complément du lait classique.

Études scientifiques (22)

Carte des preuves

22études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 13 (59 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 2 (9 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 7 (32 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Croissance et développement de l'enfant17·1025·
Anémie et carences en micronutriments9·324·
Obésité et poids3·2·1·
Microbiote intestinal2·11··
Infections et immunité1·1···
Dénutrition et sarcopénie1·1···
Troubles digestifs fonctionnels (constipation, reflux)1·1···
Performance sportive et masse musculaire1·1···
Os et ostéoporose1·1···

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (22)Niveau 2 : 13Niveau 3 : 2Niveau 4 : 7

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé1 624 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-03-30 · Grote V, Demmelmair H, Luque V, Escribano J, Parada E, Grathwohl D, Geyer F, Koletzko B, ToMI trial group.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé deux laits de croissance chez plus de 1600 enfants de 12 à 24 mois en Allemagne et en Espagne : l'un contenait peu de protéines (comme le lait maternel), l'autre beaucoup (comme le lait de vache). À 24 mois, les enfants ayant bu le lait moins riche en protéines pesaient et mesuraient légèrement moins que les autres, mais leur indice de masse corporelle (IMC) était finalement similaire dans les deux groupes. À 18 mois seulement, l'IMC était un peu plus bas dans le groupe « moins de protéines ». Les auteurs concluent que réduire les protéines après 1 an stabilise la croissance, sans effet durable sur l'IMC à 2 ans.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé (ToMI) a comparé, chez 1624 enfants sains de 12 mois suivis jusqu'à 24 mois en Allemagne et en Espagne, deux formules de lait de croissance isocaloriques à base de lait de vache, l'une pauvre en protéines (1,5 g/100 kcal, proche du lait maternel), l'autre riche (6,1 g/100 kcal, proche du lait de vache standard). L'apport protéique total était environ 30% plus faible dans le groupe à faible teneur. Les enfants de ce groupe ont conservé une croissance pondérale et staturale stable par rapport aux références de l'OMS, tandis que le groupe à forte teneur en protéines présentait une prise de poids et de taille plus marquée. À 24 mois, le score z de poids et de taille était significativement plus bas dans le groupe pauvre en protéines, mais le score z d'IMC, critère principal, ne différait pas significativement entre les deux groupes (différence non significative). Une différence significative, mais transitoire, en faveur d'un IMC plus bas avait été observée à 18 mois dans le groupe pauvre en protéines. Les auteurs concluent qu'une réduction de l'apport protéique durant la deuxième année de vie favorise une croissance plus stable, sans modifier durablement l'IMC à 24 mois.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé182 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-12-12 · Bonnet N, Capeding MR, Siegwald L, Garcia-Garcera M, Desgeorges T, Tytgat HLP, Krattinger LF, Lebumfacil J, Phee LC, Moll JM, Gudjonsson A, Rodriguez-Garcia P, Baruchet M, Feige JN, Jankovic I, Chen Y, Egli D, Horcajada MN.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé pendant 6 mois un lait de croissance spécial, enrichi avec une bactérie probiotique (Limosilactobacillus reuteri) et des fibres appelées GOS, chez 182 enfants philippins de 2 à 3 ans. Comparé à un lait classique peu enrichi, ce lait spécial a permis d'améliorer la qualité des os (mesurée au niveau du tibia) et la force musculaire des enfants. Il a aussi modifié favorablement la composition du microbiote intestinal, avec plus de bonnes bactéries comme les bifidobactéries. Ces changements dans le microbiote semblent liés aux bénéfices observés sur les os et les muscles.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé en double aveugle a comparé, chez 182 enfants philippins de 2-3 ans, un lait de croissance expérimental contenant un symbiotique (Limosilactobacillus reuteri DSM 17938 associé à des galacto-oligosaccharides) à un lait faiblement enrichi, pendant 6 mois. Le critère principal, la vitesse du son au niveau du tibia (indicateur de qualité osseuse), s'est amélioré dans le groupe recevant le lait expérimental dès 3 mois et à 6 mois, de même que la force musculaire. L'analyse métagénomique des selles a montré un enrichissement en L. reuteri et en bifidobactéries, cette abondance de L. reuteri étant associée aux meilleurs résultats osseux et musculaires. L'étude a également révélé une modulation de 45 métabolites fécaux, notamment liés au métabolisme du tryptophane et des indoles, suggérant un lien entre microbiote intestinal et développement musculo-squelettique chez le jeune enfant. Ces résultats restent toutefois des associations observées dans le cadre spécifique de cet essai, sans établir tous les mécanismes de causalité sous-jacents.

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Niveau 3 — Essai randomisé contrôlé29 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 29 participants

Europe PMC · 2024-10-14 · Chew C, Matsuyama M, Davies PSW, Hill RJ, Morrison M, Martin R, Codoñer FM, Knol J, Roeselers G.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez des enfants australiens de 1 à 2 ans un lait de croissance enrichi en probiotique (Bifidobacterium breve) et en fibres prébiotiques (GOS/FOS), comparé à un lait de vache classique non enrichi. Les chercheurs ont observé que les enfants buvant le lait enrichi avaient plus de bonnes bactéries (Bifidobacterium) dans leurs intestins et un meilleur statut en fer dans le sang. Il existait un lien entre la quantité de ces bonnes bactéries et le niveau de fer, suggérant que ce lait pourrait aider à mieux absorber le fer, un nutriment souvent insuffisant chez les jeunes enfants. L'étude portait sur un petit groupe de 29 enfants.

Résumé reformulé :

Cette étude clinique randomisée en double aveugle, menée en Australie chez 29 enfants de 1 à 2 ans, a comparé les effets d'un lait de croissance enrichi en synbiotiques (Bifidobacterium breve M-16V associé à des fibres scGOS/lcFOS) et en micronutriments, à faible teneur en protéines, versus un lait de vache standard non enrichi. Les résultats montrent une abondance plus élevée de Bifidobacterium breve dans le microbiote intestinal des enfants ayant consommé le lait enrichi, ainsi qu'un meilleur statut en fer sanguin dans ce groupe. Une corrélation positive a été observée entre l'abondance de Bifidobacterium et les marqueurs du fer, tandis qu'une analyse fonctionnelle prédictive a montré une corrélation inverse entre les gènes bactériens liés à l'entérobactine (sidérophore d'Enterobacteriaceae) et l'abondance de Bifidobacterium. Ces résultats, bien que corrélationnels et obtenus sur un petit échantillon, suggèrent que ce lait enrichi pourrait favoriser une meilleure disponibilité du fer via une modulation favorable du microbiote intestinal.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé668 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2024-04-26 · Sirkka O, Bindels J, Chatchatee P, Kosuwon P, Lee WS, SimaKachorn N, Marintcheva-Petrova M, Abrahamse-Berkeveld M.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 668 enfants de 1 à 3 ans dans cinq pays pendant un an, qui consommaient l'un de deux laits de croissance différents (avec ou sans prébiotiques et oméga-3). Les chercheurs ont mesuré leur poids, leur taille et leur corpulence tout au long de l'année. Résultat : les deux types de lait étaient associés à une croissance normale chez la majorité des enfants. Chez les enfants initialement en insuffisance pondérale ou présentant un retard de croissance, on a observé un rattrapage notable du poids et de la taille. Ces résultats suggèrent que les laits de croissance pourraient aider les enfants à risque de sous-nutrition à mieux grandir.

Résumé reformulé :

Cette analyse secondaire d'un essai randomisé en double aveugle a étudié l'évolution de la croissance (poids, taille, indice de masse corporelle, exprimés en scores z) chez 668 enfants âgés de 1 à 3 ans dans cinq pays. Les enfants recevaient pendant 52 semaines l'un de deux laits de croissance, différant par la présence ou l'absence de prébiotiques et d'acides gras oméga-3 à longue chaîne. Aucune différence notable n'a été observée entre les deux formules concernant les paramètres anthropométriques. Globalement, la croissance pondérale, staturale et l'IMC sont restés stables et adéquats chez les enfants de poids normal ou en surpoids au départ. En revanche, chez les enfants initialement en insuffisance pondérale ou présentant un retard de croissance, une normalisation partielle a été constatée, avec un gain d'environ 1 écart-type pour le poids et 0,8 écart-type pour la taille. Les auteurs concluent que la consommation de lait de croissance, avec ou sans ces ingrédients spécifiques, est associée à une croissance adéquate, et que cet effet pourrait dépendre du statut nutritionnel initial de l'enfant. Des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer l'intérêt de ces formules chez les enfants à risque de sous-nutrition.

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Niveau 4 — Étude transversale11 020 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2023-06-26 · Sunardi D, Wibowo Y, Mak TN, Wang D.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné l'alimentation de plus de 11 000 enfants indonésiens âgés de 1 à 5 ans pour voir si leurs apports en vitamines et minéraux étaient suffisants selon le type de lait qu'ils buvaient. Les enfants consommant du lait concentré sucré avaient de très faibles apports en fer, zinc, vitamines A, C et D, et en folates. En revanche, les enfants buvant du lait de croissance (lait spécialement formulé pour les jeunes enfants) avaient de meilleurs apports. Les chercheurs ont simulé ce qui se passerait si on remplaçait le lait concentré par du lait de croissance : les carences diminueraient fortement, notamment pour le fer, la vitamine D et le zinc.

Résumé reformulé :

À partir des données de l'enquête nationale indonésienne sur la consommation alimentaire de 2014 (n=11 020 enfants de 1 à 5 ans), cette étude a évalué la prévalence des apports insuffisants en micronutriments selon le type de lait consommé, puis a modélisé l'effet d'une substitution du lait concentré sucré par du lait de croissance (Young Child Milk). Les enfants consommant du lait concentré présentaient une forte prévalence d'apports inadéquats en vitamine A (64-67%), folates (91-92%), vitamine D (84-87%), fer (76-84%) et zinc (76%), tandis que les consommateurs de lait de croissance affichaient de meilleurs profils nutritionnels. La modélisation de substitution (volume pour volume ou calorie pour calorie) a montré une réduction de la prévalence des apports insuffisants allant de 20 à 50% selon les nutriments, avec une baisse particulièrement marquée pour le fer (-31% chez les 1-2 ans, -63% chez les 3-4 ans). Les auteurs concluent que la consommation de lait de croissance, combinée à une éducation nutritionnelle sur les pratiques alimentaires, pourrait contribuer à réduire les carences en micronutriments chez les jeunes enfants indonésiens, sans toutefois établir de lien de causalité direct puisqu'il s'agit d'une analyse basée sur des données observationnelles et une modélisation.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé387 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2023-03-07 · Meng Y, Zhou Y, Li H, Chen Y, Dominik G, Dong J, Tang Y, Saavedra JM, Liu J.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a testé, chez près de 400 enfants âgés de 1 à 3 ans, un lait de croissance spécial ne contenant qu'un type particulier de protéine de lait, la bêta-caséine A2, en le comparant à un lait de croissance classique pendant deux semaines. Dans l'ensemble, le confort digestif rapporté par les parents était similaire entre les deux laits, mais les enfants buvant le lait A2 avaient un peu moins de constipation après 14 jours. Surtout, chez les enfants qui avaient déjà de légers inconforts digestifs au départ, le lait A2 a nettement amélioré leur confort digestif dès une semaine. Chez les enfants sans problème digestif initial, le confort est resté bon avec les deux types de lait.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé mené à Pékin a inclus 387 enfants âgés de 12 à 36 mois, répartis en trois groupes : deux consommant des laits de croissance commerciaux contenant exclusivement de la bêta-caséine A2 (regroupés pour l'analyse), et un groupe poursuivant son alimentation habituelle avec du lait conventionnel, pendant 14 jours. Le critère principal, un score de confort digestif rapporté par les parents, était comparable entre les groupes à J7 et J14. Toutefois, les symptômes de constipation étaient légèrement moins marqués dans le groupe A2 à J14. L'effet le plus notable concernait le sous-groupe de 124 enfants présentant un léger inconfort digestif au départ : chez eux, le score de confort digestif s'est amélioré de façon significative dès le 7e jour et s'est maintenu à J14 avec le lait A2, par rapport au lait conventionnel. Chez les enfants sans trouble digestif initial, le confort digestif est resté bon quel que soit le lait consommé. Ces résultats suggèrent un bénéfice potentiel du lait A2 surtout chez les enfants ayant une sensibilité digestive préexistante, mais ne permettent pas de conclure à un effet généralisé chez tous les enfants.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé79 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2021-06-10 · Lovell AL, Milne T, Matsuyama M, Hill RJ, Davies PSW, Grant CC, Wall CR.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé deux types de lait donnés à des enfants d'un an pendant 12 mois : un lait de croissance spécial, moins riche en protéines, ou du lait de vache classique. Les chercheurs ont mesuré la croissance des enfants et un marqueur sanguin lié à la croissance (IGF-1). Les enfants ayant bu le lait allégé en protéines ont eu un apport en protéines plus faible et un peu moins de masse grasse à 2 ans, mais leur taille et leur poids ont évolué de la même façon que les autres enfants. Le taux d'IGF-1 dans le sang était lié à la quantité de lait de vache consommée, ce qui pourrait orienter les futures recherches sur l'alimentation des jeunes enfants.

Résumé reformulé :

Dans cet essai contrôlé randomisé en double aveugle mené à Auckland, 79 enfants d'un an ont reçu pendant 12 mois soit un lait de croissance allégé en protéines (GUMLi, 1,7 g/100 mL), soit du lait de vache non enrichi (3,1 g/100 mL). L'apport total en protéines issues du lait était significativement plus faible dans le groupe GUMLi après un an. Les scores de taille et de poids rapportés à l'âge n'ont pas différé entre les groupes, mais le pourcentage de masse grasse était légèrement inférieur dans le groupe GUMLi à 2 ans. Les concentrations plasmatiques d'IGF-1 et d'IGF-BP3 ne différaient pas entre les groupes. En revanche, en combinant les deux groupes, l'IGF-1 à 2 ans était corrélé positivement aux paramètres de croissance et à la consommation totale de lait de vache, après ajustement pour le sexe, l'allaitement et la durée de gestation. Les auteurs concluent qu'une réduction de l'apport protéique via un lait de croissance adapté diminue légèrement la masse grasse sans affecter la croissance globale, et que l'IGF-1 pourrait constituer une cible pertinente pour de futures interventions nutritionnelles axées sur les protéines laitières chez le jeune enfant.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé461 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2020-06-12 · Leung TF, Ulfman LH, Chong MKC, Hon KL, Khouw IMSL, Chan PKS, Delsing DJ, Kortman GAM, Bovee-Oudenhoven IMJ.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé pendant six mois, chez 461 enfants chinois âgés de 1 à 2,5 ans, quatre laits de croissance différents : un lait standard et trois laits enrichis en protéines bioactives, en un sucre du lait maternel (2'-FL) et/ou en matière grasse laitière. Les chercheurs voulaient savoir si ces ajouts réduisaient les infections respiratoires ou digestives, comme le fait le lait maternel. Résultat : aucun lait enrichi n'a fait mieux que le lait standard. Certains ont même été associés à plus d'épisodes digestifs ou à des rhumes plus longs. Tous les laits testés étaient sans danger et la croissance des enfants était similaire dans tous les groupes.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé, contrôlé et en double aveugle a comparé, chez 461 enfants chinois en bonne santé âgés de 1 à 2,5 ans, un lait de croissance standard à trois formules enrichies combinant protéines bioactives, oligosaccharide du lait maternel (2'-FL) et/ou matière grasse laitière, pendant six mois. L'objectif principal était d'évaluer l'incidence des infections des voies respiratoires supérieures et la durée des infections gastro-intestinales. Aucune différence significative n'a été observée entre les groupes sur ces critères principaux. Parmi les résultats secondaires, le lait enrichi en 2'-FL a été associé à des infections respiratoires plus longues, et la formule combinant matière grasse laitière, protéines bioactives intactes et 2'-FL à des doses proches de celles du lait maternel a été liée à davantage d'épisodes digestifs et à un délai plus court avant le premier épisode. Les laits contenant des protéines bioactives à des doses plus faibles n'ont montré aucun effet particulier. Tous les produits se sont révélés sûrs, avec une croissance comparable entre les groupes, mais les auteurs soulignent la nécessité d'études complémentaires, notamment chez des nourrissons plus jeunes qui pourraient bénéficier davantage de ces ingrédients.

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Niveau 4 — Étude transversale561 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2020-05-07 · Sacri AS, Bocquet A, de Montalembert M, Hercberg S, Gouya L, Blondel B, Ganon A, Hebel P, Vincelet C, Thollot F, Rallo M, Gembara P, Levy C, Chalumeau M.

Résumé simplifié :

Cette étude française a suivi 561 enfants de 24 mois pour voir si boire du lait de croissance aide à prévenir la carence en fer, un problème fréquent chez les jeunes enfants. Les chercheurs ont mesuré le fer dans le sang et interrogé les familles sur l'alimentation. Résultat : les enfants qui buvaient ou avaient bu du lait de croissance après 10 mois avaient un meilleur statut en fer que ceux qui n'en buvaient pas, surtout si la consommation était régulière, prolongée ou en quantité suffisante. Cela suggère que recommander ce type de lait après 12 mois est une stratégie efficace pour limiter la carence en fer chez les tout-petits.

Résumé reformulé :

Dans cette étude observationnelle transversale menée en France entre 2016 et 2017 auprès de pédiatres de ville, 561 enfants de 24 mois ont bénéficié d'une enquête alimentaire et d'un dosage sanguin de ferritine. La prévalence de carence en fer était de 6,6 %. Après ajustement sur les facteurs sociodémographiques, périnataux et les autres apports en fer, la consommation de lait de croissance après 10 mois était associée à une réduction marquée du risque de carence en fer (odds ratio 0,15) et à des niveaux de ferritine sérique plus élevés, notamment en cas de consommation actuelle, prolongée au-delà de 12 mois, ou en volume croissant. Les auteurs concluent que la stratégie de recommandation du lait de croissance après l'âge de 12 mois semble efficace en population générale, bien que le design transversal ne permette pas d'établir formellement un lien de causalité.

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Niveau 4 — Étude transversale447 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2019-09-13 · Chouraqui JP, Turck D, Tavoularis G, Ferry C, Dupont C.

Résumé simplifié :

Entre 1 et 3 ans, l'alimentation des enfants manque souvent de certains nutriments essentiels. Cette étude a comparé des enfants buvant du lait de croissance à des enfants n'en buvant pas, en analysant leur alimentation pendant trois jours. Les enfants consommant du lait de croissance avaient de meilleurs apports en fer, vitamines (A, C, D, E, groupe B) et acides gras essentiels, atteignant plus souvent les niveaux recommandés. En revanche, leurs apports en protéines et en sel étaient plus bas, mais restaient suffisants. Il fallait boire au moins 360 mL par jour pour se rapprocher des recommandations officielles. Malgré ces bénéfices, certains apports (vitamine D, DHA, ARA) restaient insuffisants même chez les buveurs de lait de croissance.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle transversale, menée en France en 2013 dans le cadre de l'enquête Nutri-Bébé, a comparé les apports nutritionnels de 241 enfants consommant du lait de croissance (YCF) à ceux de 206 enfants n'en consommant pas, à partir de relevés alimentaires sur trois jours. Chez les moins de 2 ans, les consommateurs de YCF présentaient des apports en protéines et en sodium plus faibles que les non-consommateurs, mais toujours supérieurs aux seuils minimaux de l'EFSA. À tous les âges étudiés, les consommateurs de YCF affichaient des apports plus élevés en acides gras essentiels, vitamines A, C, D, E et B (hormis B12), ainsi qu'en fer (9 contre 5 mg/jour), atteignant les valeurs de référence européennes, sans toutefois améliorer les apports en DHA et ARA. Une consommation d'au moins 360 mL/jour de lait de croissance semblait nécessaire pour se rapprocher des recommandations. Les auteurs concluent que le lait de croissance peut aider certains enfants à risque de carences à mieux couvrir leurs besoins nutritionnels, tout en soulignant que les apports en protéines, sodium et vitamine A restaient élevés par rapport aux références, et que ceux en DHA, ARA et vitamine D demeuraient insuffisants.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé135 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2019-03-30 · Szymlek-Gay EA, Gray AR, Heath AM, Ferguson EL, Edwards T, Skeaff SA.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé pendant 20 semaines un lait de croissance enrichi en iode chez des enfants de 12 à 20 mois, comparé à un lait non enrichi. Au départ, beaucoup d'enfants manquaient légèrement d'iode. Les enfants buvaient en moyenne un peu moins de deux tasses de lait par jour. Chez ceux qui ont bu le lait enrichi, les apports en iode ont augmenté de 136% et la quantité d'iode mesurée dans les urines a nettement progressé, alors que ce n'était pas le cas avec le lait classique. Les chercheurs concluent que ce lait enrichi aide à combler un déficit léger à modéré en iode, mais qu'il ne suffit probablement pas à lui seul à garantir un apport optimal chez tous les enfants concernés.

Résumé reformulé :

Dans cet essai contrôlé randomisé de 20 semaines, des enfants en bonne santé âgés de 12 à 20 mois ont reçu soit un lait de croissance enrichi en iode (21,1 µg/100 g), soit un lait de vache non enrichi. À l'inclusion, l'apport moyen en iode était faible et correspondait à une carence légère à modérée, avec une consommation de lait d'environ 429 g/jour, stable tout au long de l'étude dans les deux groupes. Dans le groupe recevant le lait enrichi, les apports en iode ont progressé de 136% et la concentration urinaire médiane en iode est passée de 43 à 91 µg/L, contre une faible variation (55 à 49 µg/L) dans le groupe témoin. Les auteurs concluent que la consommation d'environ 1,7 tasse par jour de ce lait enrichi améliore significativement le statut en iode des tout-petits à risque de carence légère à modérée, sans toutefois garantir à elle seule un apport suffisant pour tous les enfants concernés.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé160 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2019-03-01 · Lovell AL, Davies PSW, Hill RJ, Milne T, Matsuyama M, Jiang Y, Chen RX, Grant CC, Wall CR.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé, chez 160 enfants d'un an en Nouvelle-Zélande et en Australie, les effets d'un lait de croissance allégé en protéines (GUMLi) par rapport au lait de vache classique. Pendant un an, les chercheurs ont suivi l'alimentation des enfants tous les trois mois. Résultat : le type de lait n'a pas changé les grandes habitudes alimentaires des enfants, mais ceux qui buvaient le lait de croissance consommaient moins de protéines et de vitamine B12, et davantage de fer, de vitamine D, de vitamine C et de zinc que ceux qui buvaient du lait de vache. Les enfants au lait de croissance semblaient aussi continuer un peu plus souvent l'allaitement.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé en double aveugle, mené à Auckland et Brisbane auprès de 160 enfants âgés d'un an, a comparé l'impact d'un lait de croissance allégé (GUMLi) et du lait de vache standard sur les apports alimentaires entre 12 et 24 mois, période jugée nutritionnellement sensible. Les apports ont été évalués par questionnaire de fréquence alimentaire à l'inclusion puis à 3, 6, 9 et 12 mois. Trois profils alimentaires ont été identifiés (aliments « junk/snacks », aliments « sains/recommandés », et « lait maternel/préparation infantile »), mais le type de lait consommé n'a pas modifié ces profils, si ce n'est une consommation plus fréquente de lait maternel ou de préparation infantile chez le groupe GUMLi à 12 mois. En revanche, des différences significatives sont apparues sur les apports en nutriments : le groupe GUMLi présentait des apports plus faibles en protéines et en vitamine B12, mais plus élevés en fer, vitamine D, vitamine C et zinc, comparé au groupe lait de vache.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé160 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2019-03-01 · Wall CR, Hill RJ, Lovell AL, Matsuyama M, Milne T, Grant CC, Jiang Y, Chen RX, Wouldes TA, Davies PSW.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont comparé, chez des enfants d'environ un an, les effets d'un lait de croissance allégé en protéines (enrichi en vitamines et probiotiques) à ceux d'un lait de vache classique, consommés pendant un an dans le cadre de l'alimentation habituelle. À deux ans, les enfants ayant bu le lait de croissance avaient un pourcentage de masse grasse corporelle plus faible que ceux ayant bu du lait de vache classique. La masse grasse totale était elle aussi réduite dans ce groupe. Ces résultats suggèrent qu'un lait moins riche en protéines pourrait influencer favorablement la corpulence des tout-petits, sans que l'on sache encore si cela a des conséquences à long terme sur leur santé.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé en double aveugle, mené en Nouvelle-Zélande et en Australie, a comparé pendant douze mois la consommation d'un lait de croissance « allégé » (teneur réduite en protéines, enrichi en synbiotiques et micronutriments) à celle d'un lait de vache standard chez des enfants d'environ un an, dans le cadre de leur alimentation globale. Sur 160 enfants randomisés, 134 ont été analysés. À deux ans, le pourcentage de masse grasse mesuré par impédance bioélectrique était significativement plus faible dans le groupe lait de croissance (23,3 %) que dans le groupe lait de vache (25,7 %), avec une différence ajustée de -2,19 points de pourcentage. La masse grasse absolue et l'indice de masse grasse étaient également réduits. Ces résultats indiquent qu'une teneur protéique plus faible dans un lait destiné aux jeunes enfants pourrait limiter l'accumulation de masse grasse durant la deuxième année de vie, bien que les implications cliniques à plus long terme restent à préciser.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé83 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2019-01-20 · Lovell AL, Milne T, Jiang Y, Chen RX, Grant CC, Wall CR.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé, chez de jeunes enfants d'Auckland, un lait de croissance spécial (avec moins de protéines) à du lait de vache classique non enrichi. Pendant plusieurs mois, les chercheurs ont noté ce que mangeaient les enfants pour évaluer la qualité globale de leur alimentation grâce à un score de nutrition. Résultat : les enfants qui buvaient le lait de croissance allégé en protéines avaient un meilleur score, signe d'une alimentation plus équilibrée et plus proche des besoins nutritionnels recommandés. Les deux groupes consommaient cependant trop de protéines par rapport aux recommandations. Les auteurs soulignent qu'il faudrait encore étudier l'impact de l'alimentation familiale et de ce lait sur la diversité des aliments consommés par les enfants.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé, en double aveugle et multicentrique, a comparé chez de jeunes enfants un lait de croissance à teneur réduite en protéines (GUMLi) à un lait de vache standard non enrichi. Dans cette analyse secondaire portant sur 83 enfants d'Auckland (41 dans le groupe GUMLi, 42 dans le groupe lait de vache), les chercheurs ont utilisé l'indice PANDiet, adapté aux références nutritionnelles néo-zélandaises, à partir de quatre rappels alimentaires de 24 heures réalisés entre le 7e et le 11e mois après le début de l'étude. Le score global de qualité nutritionnelle était significativement plus élevé dans le groupe ayant consommé le lait de croissance allégé en protéines, traduisant une meilleure adéquation globale aux besoins nutritionnels. Dans les deux groupes, les apports en lipides, glucides et la plupart des micronutriments correspondaient aux recommandations, mais les apports en protéines les dépassaient. Les auteurs concluent que la consommation de ce lait de croissance spécifique est associée à une meilleure probabilité de couvrir les besoins nutritionnels, tout en soulignant la nécessité d'étudier davantage l'influence de l'alimentation familiale et de ce type de lait sur la diversité alimentaire globale des enfants.

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Niveau 4 — Étude transversale414 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2019-01-01 · Li T, You J, Pean J, Lluch A, Eussen S, Delaere F, Bindels JG, Dai Y.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé les habitudes alimentaires de jeunes enfants chinois (1 à 3 ans) pour voir quel rôle jouent les différents types de lait dans leurs apports en vitamines et minéraux. Les chercheurs ont simulé deux scénarios : remplacer le lait de vache ou d'autres laits par du lait de croissance, et inversement. Résultat : quand les enfants buvaient du lait de croissance plutôt que du lait de vache classique, leurs apports en fer, zinc, calcium et plusieurs vitamines (A, B1, C, E) étaient meilleurs, avec moins d'enfants en dessous des besoins recommandés. Le lait de croissance semble donc aider à combler certaines carences fréquentes chez les tout-petits.

Résumé reformulé :

Cette étude de simulation s'appuie sur une enquête alimentaire menée dans cinq grandes villes chinoises auprès d'enfants de 1 à 3 ans, afin d'évaluer la contribution de différents types de lait (lait de croissance, lait de vache, lait de soja, autres) aux apports en micronutriments. Deux scénarios ont été testés par rapport aux apports journaliers recommandés chinois : dans le premier, le lait de vache ou d'autres laits consommés par 66 enfants ont été remplacés virtuellement par du lait de croissance, ce qui a significativement augmenté les apports en fer, vitamines A, B1, C et E, réduisant la proportion d'enfants en dessous des besoins moyens estimés. Dans le second scénario, le remplacement virtuel du lait de croissance par du lait de vache chez 348 enfants qui en consommaient exclusivement a, à l'inverse, nettement augmenté le risque d'apports insuffisants en calcium, zinc, fer et plusieurs vitamines, quel que soit leur âge au sein de la tranche 1-3 ans. Ces résultats, obtenus par modélisation à partir de données de consommation réelles, suggèrent que le lait de croissance pourrait contribuer à réduire le risque de carences en certains micronutriments clés chez les jeunes enfants, sans toutefois constituer un essai clinique démontrant un effet de santé direct.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé160 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2018-10-01 · Lovell AL, Davies PSW, Hill RJ, Milne T, Matsuyama M, Jiang Y, Chen RX, Wouldes TA, Heath AM, Grant CC, Wall CR.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé, chez 160 enfants néo-zélandais et australiens d'environ 1 an, les effets d'un lait de croissance enrichi en fer et vitamine D à ceux du lait de vache classique, pendant un an. Les enfants qui buvaient le lait de croissance avaient, à 2 ans, de meilleurs taux de fer et de vitamine D dans le sang que ceux qui buvaient du lait de vache. La carence en fer touchait seulement 7% des enfants du groupe lait de croissance contre 24% dans le groupe lait de vache. Pour la vitamine D, la carence a diminué dans le groupe lait de croissance alors qu'elle a augmenté dans le groupe lait de vache. Ces résultats suggèrent que ce type de lait enrichi peut aider à prévenir ces carences fréquentes chez les jeunes enfants.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé en double aveugle, mené en Nouvelle-Zélande et en Australie entre 2015 et 2017, a inclus 160 enfants en bonne santé âgés d'un an, répartis aléatoirement pour recevoir pendant 12 mois soit un lait de croissance enrichi en fer et vitamine D (GUMLi), soit du lait de vache classique. Les chercheurs ont mesuré les apports alimentaires en fer et vitamine D ainsi que les marqueurs sanguins correspondants (ferritine sérique et 25-hydroxyvitamine D) à l'âge de 2 ans. Le groupe GUMLi présentait une ferritine sérique supérieure de 17,8 µg/L et une concentration de 25(OH)D supérieure de 16,6 nmol/L par rapport au groupe lait de vache, différences statistiquement significatives. La prévalence de la carence en fer après 12 mois était nettement plus faible dans le groupe GUMLi (7% contre 24%), de même que la carence en vitamine D (3% contre 14%, laquelle avait même augmenté dans le groupe lait de vache). Les auteurs concluent que, comparé au lait de vache, ce lait de croissance enrichi améliore significativement les apports et le statut en fer et en vitamine D chez les enfants de 2 ans, sans toutefois préciser si cela se traduit par des bénéfices cliniques à plus long terme.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé129 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2018-04-10 · Kosuwon P, Lao-Araya M, Uthaisangsook S, Lay C, Bindels J, Knol J, Chatchatee P.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé un lait de croissance enrichi en fibres prébiotiques (scGOS/lcFOS) et en une bactérie probiotique (Bifidobacterium breve) chez 129 enfants thaïlandais âgés de 1 à 3 ans, pendant 12 semaines. Par rapport à un lait de croissance classique, cette formule a permis d'augmenter la quantité de bonnes bactéries (bifidobactéries) dans les selles des enfants. Elle a aussi rendu l'intestin plus acide, ce qui est considéré comme favorable, et les selles sont devenues plus molles. Ces résultats suggèrent que ce type de lait de croissance pourrait aider à améliorer l'équilibre du microbiote intestinal des jeunes enfants.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique randomisé a évalué, chez 129 enfants thaïlandais de 1 à 3 ans, l'effet d'un lait de croissance (Young Child Formula) enrichi en oligosaccharides prébiotiques (scGOS/lcFOS, ratio 9:1) et en la souche probiotique Bifidobacterium breve M-16V, comparé à une formule standard, pendant 12 semaines. Le groupe recevant la formule enrichie a vu la proportion de bifidobactéries fécales augmenter significativement (de 27,3 % à 33,3 %), avec une différence notable par rapport au groupe contrôle. Cette formule a également été associée à une baisse du pH intestinal (intestin plus acide) et à des selles de consistance plus molle, deux marqueurs généralement associés à un microbiote favorable. Ces résultats indiquent qu'une supplémentation nutritionnelle ciblée peut influencer positivement la composition et l'activité du microbiote intestinal chez les jeunes enfants en bonne santé, au-delà de la période de l'allaitement ou des préparations infantiles classiques.

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Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelleséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2018-01-01 · Hojsak I, Bronsky J, Campoy C, Domellöf M, Embleton N, Fidler Mis N, Hulst J, Indrio F, Lapillonne A, Mølgaard C, Vora R, Fewtrell M, ESPGHAN Committee on Nutrition.

Résumé simplifié :

Les laits de croissance sont des boissons lactées destinées aux enfants de 1 à 3 ans, mais leur composition varie énormément d'une marque à l'autre et n'est pas bien encadrée par la réglementation. Des experts européens ont passé en revue les études disponibles et constaté que certains de ces laits contiennent trop de protéines, de sucres ajoutés ou de glucides. Ils soulignent que ces produits permettent d'augmenter les apports en fer, vitamine D et oméga-3, des nutriments parfois insuffisants chez les jeunes enfants. Cependant, ils ne sont pas indispensables : une alimentation variée, des aliments enrichis ou des compléments peuvent remplir le même rôle.

Résumé reformulé :

Cette prise de position du Comité de Nutrition de l'ESPGHAN repose sur une revue systématique de la littérature concernant les laits de croissance (YCF), des boissons à base de lait ou de protéines végétales destinées aux enfants de 1 à 3 ans. Les auteurs constatent que la composition de ces produits est très hétérogène et parfois inadaptée, avec des teneurs excessives en protéines, glucides et sucres ajoutés. Ils recommandent que leur composition se rapproche de celle des laits de suite concernant l'énergie et certains nutriments souvent déficitaires chez les jeunes enfants européens (fer, vitamine D, acides gras polyinsaturés n-3), tout en limitant les protéines animales. Les données montrent que la consommation de ces laits augmente effectivement les apports en vitamine D, fer et oméga-3 par rapport au lait de vache non enrichi. Toutefois, le comité conclut qu'il n'existe pas de nécessité d'utilisation systématique de ces laits : d'autres stratégies, comme une alimentation diversifiée, des aliments enrichis, des suppléments, ou encore les laits de suite, peuvent atteindre les mêmes objectifs nutritionnels.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé318 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2017-01-04 · Akkermans MD, Eussen SR, van der Horst-Graat JM, van Elburg RM, van Goudoever JB, Brus F.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé, chez 318 enfants européens de 1 à 3 ans, les effets d'un lait de croissance enrichi en fer et vitamine D à ceux d'un lait de vache classique, pendant 20 semaines. Les enfants ayant bu le lait de croissance avaient de meilleures réserves de fer et un meilleur taux de vitamine D dans le sang à la fin de l'étude que ceux ayant bu du lait de vache non enrichi. Le risque de manquer de fer ou de vitamine D était aussi plus faible dans ce groupe. Cela suggère que le lait de croissance enrichi peut aider à prévenir ces carences fréquentes chez les jeunes enfants en Europe.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé en double aveugle, des enfants allemands, néerlandais et anglais âgés de 1 à 3 ans ont reçu pendant 20 semaines soit une préparation lactée de croissance enrichie en fer et vitamine D, soit du lait de vache classique non enrichi. Les chercheurs ont mesuré l'évolution de la ferritine sérique (marqueur des réserves en fer) et du 25-hydroxyvitamine D (marqueur du statut en vitamine D) avant et après l'intervention. Les résultats montrent une différence significative en faveur du groupe recevant le lait enrichi, avec une augmentation plus marquée de la ferritine (+6,6 µg/L) et de la vitamine D (+16,4 nmol/L) par rapport au groupe lait de vache. La probabilité de présenter une carence en fer ou en vitamine D après l'intervention était également significativement réduite dans le groupe lait enrichi. Les auteurs concluent que la consommation de ce lait de croissance enrichi pendant 20 semaines permet de préserver le statut en fer et d'améliorer le statut en vitamine D chez de jeunes enfants d'Europe occidentale, deux carences fréquentes dans cette population.

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Niveau 4 — Étude transversale500 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2016-12-18 · Kehoe L, Walton J, McNulty BA, Nugent AP, Flynn A.

Résumé simplifié :

Cette étude irlandaise s'est penchée sur l'alimentation de 500 enfants de 1 à 4 ans pour comprendre pourquoi beaucoup d'entre eux manquent de vitamine D et de fer. Les chercheurs ont testé, par simulation, différentes solutions : ajouter un supplément de vitamine D, enrichir le lait de vache, ou le remplacer par un lait de croissance. Résultat : combiner un supplément de vitamine D avec un lait enrichi ou un lait de croissance permettrait de réduire fortement le nombre d'enfants ayant des apports insuffisants en vitamine D. Pour le fer, remplacer le lait de vache par un lait de croissance suffirait à couvrir les besoins de presque tous les enfants.

Résumé reformulé :

À partir des données réelles de l'enquête nationale irlandaise sur l'alimentation des enfants d'âge préscolaire (NPNS), cette étude a modélisé l'effet de différentes stratégies alimentaires sur les apports en vitamine D et en fer chez 500 enfants de 1 à 4 ans. Les analyses montrent que les aliments enrichis et les compléments alimentaires sont les principaux contributeurs à ces apports. Alors qu'ajouter un supplément de vitamine D de 5 µg par jour, enrichir le lait de vache en vitamine D, ou le remplacer par un lait de croissance n'apportait qu'une amélioration modeste à elle seule, la combinaison de ces approches (lait enrichi ou lait de croissance plus supplément) permettait de faire passer l'apport moyen de 3,5 à plus de 11 µg par jour, réduisant la prévalence des apports insuffisants de plus de 95 % à 12-36 % selon les âges. Concernant le fer, enrichir le lait de vache ou le remplacer par un lait de croissance suffisait à porter l'apport moyen de 7,3 à plus de 10 mg par jour, atteignant des niveaux adéquats pour l'ensemble des tranches d'âge étudiées. Ces résultats, basés sur des données de consommation réelles, suggèrent que des ajustements ciblés de l'alimentation pourraient combler les lacunes nutritionnelles observées chez les jeunes enfants irlandais.

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