Aliments enrichis
Produits alimentaires auxquels des vitamines, minéraux ou autres nutriments ont été ajoutés lors de leur fabrication, comme certaines farines, laits ou céréales du petit-déjeuner. La biofortification désigne une technique différente, consistant à enrichir des cultures en nutriments pendant leur croissance, par sélection végétale ou modification génétique.
Études scientifiques (22)
Carte des preuves
- Niveau 2 · essais randomisés : 4 (18 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 5 (23 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 8 (36 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 5 (23 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Anémie et carences en micronutriments | 9 | · | 2 | · | 4 | 3 |
| Grossesse et issues de naissance | 5 | · | · | 2 | 2 | 1 |
| Fertilité | 2 | · | 1 | · | · | 1 |
| Croissance et développement de l'enfant | 2 | · | 1 | · | 1 | · |
| Cholestérol et lipides sanguins | 2 | · | · | 1 | · | 1 |
| Diabète gestationnel | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Obésité et poids | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Maladies cardiovasculaires | 1 | · | · | · | · | 1 |
| Déclin cognitif et démence | 1 | · | 1 | · | · | · |
| Hypertension artérielle | 1 | · | · | · | · | 1 |
Voir les 1 autres problèmes de santé
| Os et ostéoporose | 1 | · | · | 1 | · | · |
|---|
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Europe PMC · 2026-10-09 · Daoust JL, Martineau C, Esslinger K, Loukine L, Chen F, Luong TM, Qiao C, Kebbe N, Rondeau I, Weiler HA.
Résumé simplifié :
Au Canada, beaucoup de gens manquent de vitamine D. Pour améliorer la situation, les autorités ont augmenté les quantités de vitamine D ajoutées dans le lait de vache et la margarine, et permis d'en ajouter davantage dans les boissons végétales, les yaourts et le kéfir. Les chercheurs ont utilisé des données issues de grandes enquêtes nationales sur l'alimentation et la santé des Canadiens pour estimer l'effet de ces changements. Les résultats montrent que ces nouvelles règles d'enrichissement devraient réduire nettement la proportion de personnes ayant des apports insuffisants en vitamine D, et aussi diminuer le pourcentage de personnes ayant un taux sanguin trop bas de vitamine D, sans risque de dépassement des doses maximales recommandées.
Résumé reformulé :
Cette étude canadienne a modélisé l'impact prévisible d'une nouvelle stratégie d'enrichissement alimentaire en vitamine D (lait, margarine, boissons végétales, yaourts/kéfir) sur les apports et le statut en vitamine D de la population. En utilisant les données réelles de consommation issues de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (2015, n=19 369) et les taux sanguins mesurés dans l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé (2012-2019, n=21 387), les auteurs ont simulé l'effet des nouvelles teneurs en vitamine D désormais autorisées dans ces aliments. Avant la réforme, plus de 85,7% des groupes d'âge présentaient des apports inférieurs au besoin moyen estimatif. Après modélisation des nouvelles teneurs, cette proportion diminuait significativement selon les groupes d'âge, l'origine ethnique ou l'identité autochtone, sans dépassement du seuil maximal de sécurité. La prévalence d'un statut en vitamine D insuffisant (<40 nmol/L) diminuait également, passant de 15,3% à 10,6% chez les enfants/adolescents et de 19,6% à 14,6% chez les adultes. Ces résultats, basés sur une modélisation de données populationnelles existantes, devront être confirmés par de nouvelles données de surveillance une fois la stratégie pleinement mise en œuvre.
Europe PMC · 2026-07-04 · Tariku EZ, Sorrie MB, Leavitt VM, Demuyakor ME, Gutema BT, Kassa M, Yesera GE, Belete NK, Assefa DT, Egata G, De Henauw S, Abbeddou S.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si une farine de maïs enrichie en vitamines B9 et B12 pouvait améliorer la mémoire et les capacités de réflexion d'adolescentes éthiopiennes. Pendant six mois, environ 470 jeunes filles ont reçu soit cette farine enrichie, soit une farine normale, sans savoir laquelle elles recevaient. À la fin de l'étude, les chercheurs n'ont trouvé aucune différence significative entre les deux groupes sur les tests cognitifs. Seule une observation secondaire a montré que les filles souffrant de retard de croissance et ayant reçu la farine enrichie semblaient un peu moins performantes dans un test de langage. Les auteurs estiment que des études plus longues seraient nécessaires pour mieux comprendre ces effets.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé en double aveugle, mené en Éthiopie auprès de 472 adolescentes, a évalué l'impact d'une supplémentation en vitamines B9 et B12 via une farine de maïs fortifiée sur les fonctions cognitives. Pendant six mois, le groupe intervention a reçu la farine enrichie tandis que le groupe contrôle recevait une farine non fortifiée, avec des tests cognitifs réalisés avant et après l'intervention. Sur les 417 participantes ayant terminé l'étude, aucune différence significative n'a été observée entre les deux groupes concernant les mesures cognitives principales. Une analyse secondaire a néanmoins révélé que, parmi les filles ayant reçu la farine enrichie, celles présentant un retard de croissance (stunting) montraient des performances plus lentes au sous-test de langage comparativement aux filles sans retard de croissance. Les auteurs concluent que cette intervention de six mois n'a pas amélioré la cognition globale, tout en suggérant que des essais de plus longue durée seraient nécessaires pour explorer ces effets différenciés selon le statut nutritionnel.
Europe PMC · 2026-07-01 · Luo H, Lambert E, Hu X, Chadha M, Romaña DL, Arabi M, Pachón H.
Résumé simplifié :
Cette étude a modélisé, à partir de données réelles sur l'alimentation et la santé de femmes indiennes, ce qui se passerait si le riz, la farine de blé et le sel étaient enrichis en fer. Les chercheurs ont comparé trois situations : pas d'enrichissement, un enrichissement partiel, et un enrichissement complet. Résultat estimé : l'apport quotidien en fer augmenterait de 4 à 13 mg selon le scénario, et la part de femmes anémiques passerait d'environ 53% à entre 36% et 48%. Cette simulation suggère que l'enrichissement alimentaire en fer pourrait réduire significativement l'anémie chez les femmes en âge de procréer en Inde.
Résumé reformulé :
À l'aide de données nationales indiennes (enquête alimentaire sur 24h, n=11 625, et enquête de santé familiale, n=667 258), les auteurs ont modélisé l'effet théorique d'une fortification en fer du riz, de la farine de blé et du sel chez les femmes en âge de procréer. Trois scénarios ont été comparés : absence de fortification, fortification intermédiaire (couverture partielle) et fortification maximale (couverture et conformité totales). Par rapport à l'absence de fortification, les scénarios intermédiaire et maximal augmenteraient l'apport quotidien en fer de 35-53% et 70-106% respectivement, et feraient reculer la prévalence estimée de l'anémie de 52,6% à 45-48% et 36-43%. Ces résultats, issus d'une modélisation statistique combinant données d'apport réel et relations établies entre fer, hémoglobine et anémie, suggèrent un bénéfice potentiel de la fortification combinée, sans constituer une mesure directe d'un effet observé sur le terrain.
Europe PMC · 2026-06-15 · Pfeiffer CM, Fazili Z, Arnold CD, Woldeyohannes M, Nane D, Fereja M, Tessema M, Agbemafle I, Martinez H, McDonald CM, Brown KH.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez des femmes éthiopiennes non enceintes, l'effet de consommer du sel enrichi à la fois en iode et en acide folique (vitamine B9) pendant environ 6 mois. Les chercheurs ont comparé trois groupes : sel simplement iodé, sel avec une dose modérée d'acide folique, et sel avec une dose plus élevée. Résultat : plus la dose d'acide folique dans le sel était élevée, plus le taux de folate dans le sang augmentait, de façon proportionnelle. Cela confirme que ce type de sel enrichi peut efficacement améliorer le statut en folate, un nutriment important notamment pour prévenir certaines malformations chez le futur bébé en cas de grossesse.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé contrôlé à trois bras, des femmes éthiopiennes non enceintes en âge de procréer ont consommé pendant environ six mois soit du sel simplement iodé, soit du sel iodé enrichi en une dose plus faible d'acide folique (environ 200 µg/jour), soit une dose plus élevée (environ 600 µg/jour). Les chercheurs ont mesuré différentes formes de folate dans le sang (5-méthylTHF, acide folique non métabolisé, folates mineurs et un produit d'oxydation, le MeFox). En fin d'étude, ces concentrations différaient significativement entre les groupes, selon un schéma dose-réponse clair, alors qu'aucune différence n'existait au départ. La forme principale, le 5-méthylTHF, a augmenté respectivement de 3,2 et 5,1 fois par rapport à la valeur initiale dans les groupes à dose modérée et élevée. Ces résultats, cohérents avec les données limitées issues d'essais de supplémentation antérieurs, confirment que l'enrichissement du sel en acide folique constitue une stratégie efficace pour améliorer le statut en folate dans cette population.
Europe PMC · 2026-05-01 · Kancherla V, Wagh K, Pachón H.
Résumé simplifié :
Cette étude estime combien de cas de spina bifida et d'anencéphalie (malformations graves du tube neural chez le bébé) ont été évités en 2024 grâce à l'enrichissement obligatoire des farines de blé, de maïs ou du riz en acide folique (vitamine B9). Sur 69 pays ayant cette politique, environ 63 600 cas ont pu être évités, mais cela ne représente que 24% des cas évitables au niveau mondial. Dans plus de 100 pays sans enrichissement obligatoire, environ 200 000 cas évitables sont survenus. Les auteurs appellent les pays à généraliser cette mesure simple et peu coûteuse pour protéger davantage de bébés.
Résumé reformulé :
Cette étude de modélisation évalue, pour l'année 2024, l'impact mondial de l'enrichissement obligatoire des céréales (farine de blé, de maïs, riz) en acide folique sur la prévention du spina bifida et de l'anencéphalie, deux malformations congénitales du tube neural évitables par un apport suffisant en vitamine B9 avant et pendant la grossesse. À partir des données de 69 pays ayant une politique de fortification obligatoire, les chercheurs estiment que 63 600 cas ont été évités, soit seulement 24% des cas évitables à l'échelle mondiale. Environ 200 000 cas supplémentaires sont survenus dans plus de 100 pays dépourvus d'une telle politique. Les auteurs soulignent une forte disparité mondiale dans l'accès à cette mesure de prévention, malgré son efficacité démontrée, et rappellent la résolution de l'Assemblée mondiale de la santé de 2023 incitant les pays à généraliser cette fortification des aliments de base pour améliorer l'équité en santé.
Europe PMC · 2026-04-29 · Saje SM, Ander L, Ferguson EL, Gashu D.
Résumé simplifié :
Cette étude éthiopienne s'est penchée sur la consommation de nourriture dans 375 foyers urbains, en comparant hommes et femmes adultes. Avant l'enrichissement de la farine de blé et de l'huile avec des vitamines et minéraux, les hommes consommaient généralement plus de nutriments que les femmes, sauf pour la vitamine A. Les chercheurs ont simulé l'effet de l'enrichissement obligatoire : il réduit nettement les carences en zinc, vitamine B1 et vitamine A pour tous. Mais les hommes profitent davantage de l'enrichissement en zinc et vitamine A, tandis que les femmes bénéficient plus de celui en vitamine B1. Des inégalités entre sexes subsistent donc même après l'enrichissement.
Résumé reformulé :
À partir des données de l'enquête éthiopienne de consommation alimentaire de 2013, cette étude a analysé les apports énergétiques et en micronutriments de 375 ménages urbains, en comparant hommes et femmes adultes. Avant l'enrichissement obligatoire de la farine de blé (zinc, vitamine B1) et de l'huile alimentaire (vitamine A), les apports nutritionnels médians étaient généralement plus élevés chez les hommes, sauf pour la vitamine A. La simulation de cet enrichissement montre une réduction de 26 à 74 points de pourcentage des inadéquations nutritionnelles pour l'ensemble des participants. Toutefois, les bénéfices diffèrent selon le sexe : les hommes tireraient davantage profit de l'enrichissement en zinc et vitamine A, les femmes de celui en vitamine B1. Les ratios d'inéquité calculés, oscillant entre 1 et 1,5 en faveur des hommes, suggèrent des disparités liées au genre dans la répartition intra-familiale de la nourriture, qui persistent avant et après l'intervention. Ces résultats, bien que n'évaluant pas directement la répartition des aliments au sein des foyers, invitent à intégrer la dimension de genre dans la conception des politiques d'enrichissement alimentaire.
Europe PMC · 2026-04-01 · Tiwari D, Nair S.
Résumé simplifié :
Cette étude indienne a testé les effets du riz enrichi (ajout de fer, folate et vitamine B12) distribué gratuitement à des femmes en âge de procréer dans des zones rurales du Gujarat. Après 6 mois à 1 an de consommation régulière, les chercheurs ont mesuré le taux d’hémoglobine, de ferritine, de folate et de vitamine B12 dans le sang de 167 femmes. Résultat : le taux d’hémoglobine s’est significativement amélioré, ce qui est bon signe contre l’anémie. En revanche, les niveaux de ferritine, folate et vitamine B12 n’ont pas montré d’amélioration notable.
Résumé reformulé :
Cette étude évalue l’impact du riz enrichi (fer, folate, vitamine B12) distribué via le système public indien de distribution (TPDS) dans des régions tribales du Gujarat. Après sélection, 167 femmes en âge de procréer ont consommé ce riz enrichi pendant 6 mois à 1 an, avec un suivi des teneurs en micronutriments conformes à la réglementation FSSAI 2018. Les résultats montrent une amélioration significative du taux d’hémoglobine (+0,52 à 0,55 g/dL selon le mode de prélèvement, p<0,01), suggérant un effet bénéfique contre l’anémie. Cependant, aucune amélioration significative n’a été observée pour la ferritine sérique, le folate ou la vitamine B12. Les auteurs concluent que si le riz enrichi améliore l’hémoglobine, son effet sur les autres marqueurs du statut en micronutriments reste limité, suggérant la nécessité d’approches complémentaires.
Motif : essai de 10 participants
Europe PMC · 2025-12-27 · Cole RM, Colombo E, Angelotti A, Sparagna GC, Choriego RE, Jimenez-Flores R, Ni A, Belury MA.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si l'on pouvait ajouter de l'huile de soja ou de l'huile de palme dans des aliments du quotidien pour modifier le taux d'acide linoléique (un acide gras) dans le sang, sans faire prendre de poids. Dix adultes ont mangé chaque jour, pendant 4 semaines, trois aliments enrichis avec l'une ou l'autre huile, avec une pause de 2 semaines entre les deux périodes. Résultat : l'huile de soja a fait légèrement augmenter l'acide linoléique dans le sang, alors que l'huile de palme l'a fait diminuer. Le poids et les calories consommées n'ont pas changé. Cette méthode pourrait servir pour de futures études sur l'effet des huiles alimentaires sur la santé.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote en crossover, randomisée et en double aveugle, a évalué la faisabilité d'utiliser des aliments enrichis en huile de soja ou en huile de palme (30 g/jour, répartis en 3 aliments) pour modifier les biomarqueurs sanguins d'acide linoléique chez 10 adultes en surpoids ou obèses, sans induire de variation de poids corporel. Après 4 semaines, l'acide linoléique plasmatique diminuait significativement sous huile de palme, tandis qu'il tendait à augmenter dans le plasma et les érythrocytes sous huile de soja ; la cardiolipine tétralinoléoyle des cellules mononucléées augmentait légèrement avec l'huile de soja. Aucune différence d'apport énergétique ni de variation de poids n'a été observée entre les deux interventions. Ces résultats confirment qu'il est possible de délivrer des huiles alimentaires via des aliments fortifiés pour étudier leur impact sur les marqueurs lipidiques sanguins, sans biais lié à un changement de poids, ouvrant la voie à des essais cliniques plus larges sur le métabolisme énergétique.
Europe PMC · 2025-11-10 · Zhou J, Gowachirapant S, Zeder C, Wieczorek A, Guth JN, Kutzli I, Siol S, von Meyenn F, Zimmermann MB, Mezzenga R.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont créé une nouvelle façon d'enrichir les aliments en fer, en utilisant des fibres microscopiques issues de protéines d'avoine associées à des nanoparticules de fer. Testée chez 52 jeunes femmes manquant de fer, cette technologie a permis au corps d'absorber beaucoup mieux le fer qu'avec le sulfate ferreux habituel, que ce soit bu dans de l'eau ou mangé avec des aliments riches en polyphénols (qui réduisent normalement l'absorption du fer). Cette innovation d'origine végétale pourrait améliorer l'efficacité des aliments enrichis en fer, utile pour lutter contre les carences en fer et l'anémie.
Résumé reformulé :
Cette étude présente une nouvelle technologie de fortification en fer basée sur des nanofibrilles de protéine d'avoine (OatNF) portant des nanoparticules de fer ultrafines. Dans un essai croisé prospectif utilisant des isotopes stables chez 52 jeunes femmes carencées en fer, les OatNF réduites avec de l'ascorbate de sodium (portant du fer ferreux) ont montré une absorption fractionnaire 1,76 fois supérieure dans l'eau et 1,65 fois supérieure avec des aliments riches en polyphénols, comparativement au sulfate ferreux classique. Une variante utilisant l'hydroxyde de sodium comme agent réducteur, portant principalement du fer ferrique, présentait également une bonne absorption ainsi que de meilleures propriétés sensorielles dans des matrices alimentaires réactives. Ces résultats suggèrent que cette approche à base végétale pourrait constituer une stratégie prometteuse pour améliorer la biodisponibilité du fer dans les programmes de fortification alimentaire.
Europe PMC · 2025-09-22 · Iqbal S, Abuajlan M, Alktheri A, Malik ZI, Ahmad AMR, Qudah T, Abumweis S.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur 14 recherches existantes concernant les aliments enrichis en vitamine D (comme le lait, les céréales ou l'huile) et leur impact sur les os. La majorité de ces études montrent que manger régulièrement ces aliments enrichis augmente le taux de vitamine D dans le sang, renforce la densité des os et réduit le risque de fractures. Cependant, l'efficacité dépend de l'âge des personnes, de la dose de vitamine D ajoutée et du type d'aliment utilisé. Les auteurs suggèrent que ces aliments pourraient être une bonne stratégie pour prévenir l'ostéoporose, notamment dans des pays comme les Émirats arabes unis où la carence en vitamine D est fréquente.
Résumé reformulé :
Cette revue de portée (scoping review) analyse la littérature scientifique existante sur l'effet des aliments enrichis en vitamine D sur la santé osseuse et la prévention de l'ostéoporose. Après sélection selon des critères précis, 14 études ont été retenues via les bases PubMed et Scopus. Neuf d'entre elles rapportent qu'une consommation régulière d'aliments enrichis en vitamine D améliore les concentrations sanguines de 25(OH)D, augmente la densité minérale osseuse et diminue le risque de fractures chez l'humain. Les auteurs soulignent toutefois que des facteurs comme l'âge des participants, la dose de fortification et le type d'aliment vecteur influencent les résultats observés. Ils concluent que l'intégration de ces aliments dans l'alimentation quotidienne constitue une piste prometteuse de santé publique, tout en appelant à davantage de recherches pour harmoniser les recommandations selon les groupes d'âge, en particulier dans des contextes comme les Émirats arabes unis.
Europe PMC · 2025-09-04 · Jankovic-Karasoulos T, Smith MD, Leemaqz S, Mittinty M, Williamson J, McCullough D, Arthurs AL, Dekker GA, Roberts CT.
Résumé simplifié :
En Australie, depuis que l'acide folique est ajouté obligatoirement à certains aliments (farines), le diabète pendant la grossesse a fortement augmenté. Les chercheurs ont comparé des femmes enceintes avant et après cette mesure. Après l'enrichissement, les femmes avaient beaucoup plus de folate dans le sang (parfois en excès), plus de diabète gestationnel, et des niveaux plus élevés de certaines hormones placentaires. Les femmes avec un excès de folate avaient 48% de cas de diabète gestationnel en plus. Cela suggère qu'un excès de folate pourrait contribuer à ce problème, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ce lien.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle compare deux cohortes prospectives de femmes enceintes australiennes, l'une avant (SCOPE, n=1164) et l'autre après (STOP, n=1300) l'introduction de l'enrichissement obligatoire des aliments en acide folique. Les auteurs ont mesuré le folate sanguin, le folate érythrocytaire (RCF) et plusieurs hormones placentaires (prolactine, hPL, GH2) en début de grossesse, et examiné leur association avec le diabète gestationnel (DG). Après fortification, l'incidence du DG est passée de 5,0% à 15,2%, parallèlement à une hausse marquée du folate sérique (+18%) et surtout du RCF (+259%), 57,6% des femmes dépassant les valeurs de référence. Une analyse de médiation causale suggère que l'augmentation du RCF contribue à l'augmentation du risque de DG, les femmes en excès de folate présentant 48% de cas supplémentaires et des niveaux hormonaux plus élevés. Ces résultats, de nature associative et basés sur une médiation statistique plutôt qu'expérimentale, appellent à réévaluer la sécurité d'un apport excessif en acide folique pendant la grossesse.
Europe PMC · 2025-04-11 · Yoo S, Montazeri A, McNulty H, Potvin Kent M, Bennett D, Little J.
Résumé simplifié :
Depuis les années 1990, plus de 70 pays ajoutent de l'acide folique (vitamine B9) à certains aliments pour prévenir des malformations chez les bébés. Cette étude a comparé les taux de schizophrénie dans 194 pays, selon qu'ils appliquent ou non cet enrichissement obligatoire. Les chercheurs ont constaté que les pays avec enrichissement avaient des taux de schizophrénie légèrement plus bas, surtout chez les jeunes de 15 à 39 ans. Plus la durée d'enrichissement était longue, plus l'effet semblait marqué chez ces jeunes. Cela suggère un possible bénéfice de cette mesure de santé publique, sans toutefois prouver un lien de cause à effet direct.
Résumé reformulé :
Cette étude écologique a analysé les données de 194 pays ou régions entre 1990 et 2019 pour examiner si l'enrichissement obligatoire des aliments en acide folique, mesure visant initialement à prévenir les anomalies du tube neural, était associé à des variations des taux de schizophrénie. Après ajustement pour des facteurs sociodémographiques, politiques et liés aux catastrophes naturelles, les auteurs ont observé que la fortification obligatoire était associée à une prévalence et une incidence plus faibles de schizophrénie, avec une ampleur modeste dans l'ensemble de la population mais plus marquée chez les 15-39 ans, où la durée de fortification était également corrélée à une baisse des taux. La dose d'acide folique n'avait pas d'effet clair, sauf dans ce sous-groupe. Ces résultats, de nature corrélationnelle et issus de données populationnelles agrégées, suggèrent un bénéfice potentiel de la fortification en acide folique chez les adolescents et jeunes adultes, sans établir de causalité directe.
Europe PMC · 2025-04-09 · Villalba N, Byrne K, Abdelmageed S, Votoupal M, Lam SK, Garcia RM.
Résumé simplifié :
Aux États-Unis, l'acide folique est ajouté à certains aliments depuis 1998 pour prévenir des malformations graves chez les bébés. Depuis 2016, la farine de maïs (masa) peut aussi être enrichie volontairement, car elle est très consommée par les femmes hispaniques. Cette étude a rassemblé huit recherches pour voir si cet enrichissement volontaire a amélioré les apports en acide folique et réduit ces malformations chez les femmes hispaniques. Résultat : malgré une consommation importante de céréales et de farine de maïs, ces femmes ont souvent des apports totaux en acide folique plus faibles que les femmes blanches non hispaniques, notamment celles parlant uniquement espagnol. L'enrichissement volontaire n'a pas suffi à combler cet écart ni à réduire les malformations.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique examine la consommation d'aliments enrichis en acide folique chez les femmes hispaniques en âge de procréer aux États-Unis, avant et après l'autorisation en 2016 de l'enrichissement volontaire de la farine de maïs masa, un aliment de base dans cette population. À partir de huit études incluant plus de 20 000 femmes, les auteurs montrent que les femmes hispaniques consomment davantage de folate d'origine alimentaire seule que les femmes blanches non hispaniques avant cet enrichissement, mais un apport total (suppléments inclus) inférieur, particulièrement chez les hispanophones monolingues. Les concentrations de folate érythrocytaire restaient plus basses chez les femmes hispaniques, sans amélioration nette après l'introduction de l'enrichissement volontaire. Les taux de malformations du tube neural sont demeurés similaires entre les deux groupes après fortification. Le niveau de preuve reste faible à très faible selon les critères GRADE, ce qui souligne un manque de données robustes et la nécessité d'études ciblées sur les facteurs socioculturels influençant ces disparités nutritionnelles.
Europe PMC · 2025-04-07 · Hussain S, Naveed M, Sharif MA, Tahir A, Raza HMZ.
Résumé simplifié :
Cette étude pakistanaise a comparé 100 enfants âgés de 6 à 9 mois, selon que leur mère avait consommé ou non des aliments enrichis (fortifiés) pendant la grossesse, dans le cadre du programme Mamta de l'UNICEF. Les chercheurs ont mesuré le poids, la taille et le tour de bras des enfants pour évaluer leur état nutritionnel. Les enfants dont les mères avaient mangé des aliments fortifiés présentaient de meilleurs résultats, notamment un tour de bras plus souvent dans la norme. Les auteurs concluent que ce type de programme alimentaire pendant la grossesse pourrait aider à réduire la malnutrition infantile, mais précisent que l'étude a été menée dans un seul hôpital, ce qui limite sa portée.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale comparative, réalisée au Pakistan, a inclus 100 enfants de 6 à 9 mois répartis en deux groupes de 50 selon que leur mère avait consommé des aliments fortifiés pendant la grossesse (programme Mamta de l'UNICEF) ou non. Les chercheurs ont recueilli des données via questionnaires et mesures anthropométriques (poids, taille, périmètre brachial). Le groupe « fortifié » présentait une proportion plus élevée d'enfants avec un tour de bras dans la fourchette 11-13 cm (64% contre 22%, p=0.003) et une différence de poids significative entre groupes (p=0.001), bien que les pourcentages d'enfants pesant plus de 7 kg soient proches (50% vs 52%). La prévalence de l'insuffisance pondérale était légèrement inférieure dans le groupe fortifié (10% vs 12%). Les auteurs concluent à un effet bénéfique de la consommation maternelle d'aliments fortifiés sur l'état nutritionnel des nourrissons, tout en soulignant les limites liées au caractère monocentrique de l'étude et à la nécessité d'échantillons plus larges et diversifiés pour généraliser ces résultats.
Europe PMC · 2025-03-01 · Mandlik R, Deshpande S, Ladkat D, Patwardhan V, Khadilkar A.
Résumé simplifié :
Cette étude menée en Inde a suivi pendant deux ans 104 familles, certaines consommant des aliments enrichis en vitamine D, d'autres non. Les chercheurs ont mesuré la vitamine D dans le sang des participants. Résultat : les aliments enrichis ont légèrement augmenté une forme particulière de vitamine D (la D2), mais n'ont pas réellement amélioré le taux global de vitamine D ni le statut général en vitamine D des participants, enfants comme adultes. Les auteurs concluent que la stratégie actuelle d'enrichissement des aliments en Inde n'est pas assez efficace et qu'il faudrait revoir la quantité ou le type de vitamine D utilisée, ainsi que les aliments choisis comme support.
Résumé reformulé :
Cette étude communautaire longitudinale de deux ans, conduite à Pune (Inde), a comparé 51 familles consommant des aliments enrichis en vitamine D (180 participants) à 53 familles n'en consommant pas (173 participants). Les concentrations sériques de 25OHD2 et 25OHD3 ont été mesurées par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse. Les participants du groupe enrichi recevaient en moyenne 255 UI de vitamine D par jour, soit 42,5 % des apports recommandés. En fin d'étude, les concentrations de 25OHD2 étaient légèrement supérieures dans le groupe enrichi (+1,2 à 1,3 nmol/L) après ajustement sur l'âge et la masse grasse, mais aucune différence significative n'a été observée sur la concentration totale de vitamine D ni sur l'amélioration du statut vitaminique entre les deux groupes. Les auteurs concluent que la stratégie indienne actuelle d'enrichissement alimentaire maintient les niveaux de vitamine D2 mais reste insuffisante pour améliorer réellement le statut global en vitamine D, suggérant la nécessité de revoir le type et la dose du fortifiant ainsi que les aliments vecteurs utilisés.
Motif : intervalles de crédibilité extrêmement larges pour la prévalence d'anémie (ex. -106,6 à 99,2), rendant les résultats non interprétables
Europe PMC · 2025-02-03 · Dorbu AD, Waddel HB, Chadha MK, de Romaña DL, Arabi M, Moore RH, Mehta C, Pachón H.
Résumé simplifié :
Cette étude examine si enrichir certains aliments de base (farine de blé, farine de maïs, riz, huile) en fer et autres nutriments peut aider à réduire l'anémie chez les femmes de 10 à 49 ans. En analysant de nombreuses recherches existantes, les auteurs ont constaté que la consommation de riz enrichi augmentait légèrement le taux d'hémoglobine dans le sang, tout comme la farine de blé enrichie, dans une moindre mesure. En revanche, l'effet sur la réduction du taux d'anémie global restait incertain et peu concluant. Les données sur le maïs et l'huile enrichis étaient insuffisantes pour tirer des conclusions fiables.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse bayésienne, basée sur l'analyse de 2284 études recensées dans 17 bases de données, évalue l'impact de l'enrichissement de la farine de blé, de la farine de maïs, du riz et de l'huile sur les niveaux d'hémoglobine et la prévalence de l'anémie chez les femmes de 10 à 49 ans. Les résultats montrent que la consommation de riz enrichi est associée à une hausse moyenne d'hémoglobine de 3,24 g/L par rapport aux groupes témoins, avec une probabilité de 99,1 % que cet effet soit réel. La farine de blé enrichie présente un effet similaire, quoique légèrement moindre et plus incertain (2,08 g/L, probabilité de 93,5 %). En revanche, l'impact de ces enrichissements sur la prévalence globale de l'anémie reste peu clair, les intervalles de crédibilité étant très larges et les probabilités proches de 50 %, ce qui traduit une absence de conclusion tranchée sur ce point. Faute de groupes témoins comparables, les effets de la farine de maïs et de l'huile enrichies n'ont pas pu être calculés.
Europe PMC · 2024-10-30 · Rani V, Moretti D, Khetarpaul N, Thankachan P, Zimmermann MB, Melse-Boonstra A, Brouwer ID.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé, chez 200 enfants indiens de 6 à 10 ans, si ajouter de la goyave (riche en vitamine C) à un plat de lentilles mungo pouvait améliorer l'absorption du fer et réduire l'anémie. Pendant 7 mois, un groupe a mangé le plat seul, l'autre avec de la goyave fraîche. Résultat : les enfants ayant mangé de la goyave avaient un taux d'hémoglobine plus élevé et moins d'anémie, surtout ceux qui manquaient de fer au départ. En revanche, leurs réserves globales de fer dans le corps n'ont pas vraiment augmenté. La goyave aiderait donc à combattre l'anémie, mais pas à reconstituer les stocks de fer sur le long terme.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé mené en Inde rurale (Haryana) a évalué, chez 200 écoliers de 6 à 10 ans (46 % anémiques, 71 % carencés en fer), l'effet de l'ajout de goyave fraîche riche en vitamine C à un repas scolaire à base de dal de mungo, pendant 7 mois. Un groupe recevait le dal seul, l'autre le même plat accompagné de goyave, augmentant fortement le ratio vitamine C/fer. Si les réserves corporelles de fer n'ont pas significativement progressé, les enfants du groupe goyave ont montré une hausse plus marquée de l'hémoglobine et une réduction notable de la prévalence de l'anémie, effets particulièrement visibles chez les enfants initialement carencés en fer. Les auteurs concluent que l'association d'un fruit riche en vitamine C à un repas contenant du fer peut améliorer certains indicateurs de l'anémie sans pour autant suffire à reconstituer durablement les stocks de fer, suggérant un intérêt limité mais réel de cette stratégie de fortification alimentaire naturelle.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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