Oxalates
Nutriment
Composés naturellement présents dans de nombreux végétaux, formés à partir de l'acide oxalique. Particulièrement concentrés dans les épinards, la rhubarbe, les betteraves, le cacao, les noix et certains thés. Le corps humain en produit également une petite quantité par son propre métabolisme.
Études scientifiques (28)
Carte des preuves
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 6 (21 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 13 (46 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 9 (32 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Calculs rénaux | 19 | · | · | 4 | 7 | 8 |
| Maladie rénale chronique | 13 | · | · | 2 | 7 | 4 |
| Maladies cardiovasculaires | 2 | · | · | 1 | · | 1 |
| Obésité et poids | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Infections et immunité | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Chirurgie et soins intensifs | 1 | · | · | · | · | 1 |
| Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin | 1 | · | · | · | · | 1 |
| Hypertension artérielle | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Os et ostéoporose | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Inflammation chronique | 1 | · | · | · | 1 | · |
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Europe PMC · 2026-10-16 · Villanueva-Congote J, Smith S, Hansen N, Dalton R, James E, Buckey J, Wollin DA, Sobel DW.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 12 astronautes lors de longs séjours dans l'espace, en contrôlant précisément leur alimentation. Les chercheurs ont mesuré la quantité d'oxalate et de calcium consommée, ainsi que ce qui était retrouvé dans leurs urines. Résultat : pendant le vol spatial, le taux d'oxalate et de calcium dans les urines augmentait, ce qui favorise le risque de calculs rénaux. Cette hausse était surtout liée à la quantité d'oxalate dans l'alimentation, mais certains astronautes semblaient plus sensibles que d'autres, même avant le vol. Après le retour sur Terre, les taux redescendaient à la normale.
Résumé reformulé :
Cette étude exploratoire a analysé les apports alimentaires en calcium et en oxalate ainsi que les paramètres urinaires sur 24h chez 12 astronautes en mission spatiale longue durée, sous régime alimentaire contrôlé. Les résultats montrent une augmentation significative du calcium urinaire (de 179 à 270 mg/jour) et de l'oxalate urinaire (de 38 à 42 mg/jour) pendant le vol par rapport à avant, malgré un apport alimentaire en oxalate resté stable. Après ajustement, l'oxalate urinaire était associé positivement à l'apport alimentaire en oxalate, mais pas à l'apport en calcium. Ces résultats suggèrent une hyperoxalurie persistante en vol, principalement liée à l'alimentation, avec une variabilité individuelle de sensibilité, certains astronautes présentant déjà des taux élevés avant le départ. Les auteurs recommandent de réévaluer la teneur en oxalate des systèmes alimentaires spatiaux et d'étudier davantage les effets de la microgravité sur le métabolisme de l'oxalate.
Europe PMC · 2026-05-26 · Hoff SL, Gaspert A, Nigg Calanca L.
Résumé simplifié :
Ce rapport de cas décrit un patient de 56 ans ayant développé une insuffisance rénale aiguë après avoir mangé du fruit de bilimbi séché, nécessitant temporairement une dialyse. Ce fruit contient beaucoup d'oxalates, une substance qui peut former des cristaux dans les reins et les abîmer. D'autres cas avaient déjà été rapportés avec le fruit frais ou son jus, mais c'est le premier cas connu avec la version séchée. Les auteurs rappellent l'importance d'arrêter la consommation d'oxalates, de bien s'hydrater, et parfois de recourir à la dialyse. Une atteinte rénale durable reste possible malgré le traitement.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique décrit une insuffisance rénale aiguë survenue chez un patient de 56 ans après ingestion orale de fruit séché d'Averrhoa bilimbi, riche en oxalates. Ces derniers précipitent sous forme de cristaux d'oxalate de calcium dans les tubules rénaux, entraînant obstruction, inflammation et lésion tubulaire aiguë, confirmée ici par une hyperoxalurie secondaire. Le patient a nécessité une dialyse temporaire. Si des cas d'atteinte rénale après consommation de bilimbi frais ou de son jus avaient déjà été décrits, il s'agit ici du premier cas rapporté avec la forme séchée du fruit. Les auteurs soulignent l'importance d'une anamnèse alimentaire détaillée face à une insuffisance rénale aiguë inexpliquée, la biopsie rénale restant l'examen de référence pour le diagnostic. La prise en charge repose sur l'arrêt de l'apport en oxalates, une hydratation adaptée et, si besoin, une épuration extrarénale, un traitement précoce étant associé à un meilleur pronostic, bien qu'une insuffisance rénale chronique puisse persister.
Europe PMC · 2025-06-26 · Zhou HY, Zhao YQ, Wang XC, Zhang S, Li J.
Résumé simplifié :
Cette étude chinoise a suivi pendant environ 4 ans 310 enfants ayant déjà eu des calculs urinaires, afin de comprendre pourquoi certains font une rechute. Résultat : 20% des enfants ont eu une récidive. Les chercheurs ont observé que les enfants qui consommaient beaucoup d'aliments riches en oxalates (comme certains légumes ou chocolat) avaient plus de risques de récidive. À l'inverse, manger plus de protéines animales et boire suffisamment d'eau semblait protéger contre les récidives. Un âge plus jeune lors du premier calcul augmentait aussi le risque. Ces résultats suggèrent que l'alimentation joue un rôle important dans la prévention des calculs urinaires chez l'enfant.
Résumé reformulé :
Cette étude rétrospective a suivi 310 enfants chinois traités pour des calculs urinaires entre 2014 et 2023, sur une durée médiane d'environ 51 mois, afin d'identifier les facteurs alimentaires associés à la récidive. Parmi eux, 62 enfants (20%) ont connu une récidive. Après analyse multivariée, une alimentation riche en oxalates s'est révélée associée à un risque accru de récidive (OR=1,304 ; IC95% 1,122-1,515), tout comme un apport hydrique insuffisant et un jeune âge lors du premier épisode. À l'inverse, une alimentation riche en protéines animales est apparue comme un facteur protecteur (OR=0,825 ; IC95% 0,725-0,940). Le taux cumulé de récidive à 5 ans était de 18,1%. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association entre habitudes alimentaires et risque de récidive, sans toutefois démontrer formellement de lien de causalité, et appuient l'intérêt de conseils diététiques (réduction des oxalates, hydratation adéquate, apport protéique suffisant) dans la prise en charge pédiatrique des calculs urinaires.
Europe PMC · 2025-06-17 · Panchal RA, Rytting H, Chinnadurai AV, Greenbaum LA.
Résumé simplifié :
Un garçon de 8 ans, nourri uniquement avec des repas mixés, a développé des problèmes rénaux à cause d'une trop grande quantité d'oxalates dans son alimentation. Sa mère utilisait beaucoup d'épinards et de noix, des aliments riches en oxalates, pour préparer ses purées. Les médecins ont trouvé des cristaux d'oxalate dans ses reins et des taux élevés d'oxalate dans son sang et ses urines. Après avoir changé son alimentation, les taux d'oxalate ont baissé, mais sa fonction rénale a continué de se dégrader. Ce cas montre que des aliments considérés comme sains peuvent, en grande quantité, endommager les reins.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas décrit un garçon de 8 ans porteur d'une délétion génétique, nourri exclusivement par alimentation mixée riche en épinards et noix, deux aliments à forte teneur en oxalates. Il a présenté une insuffisance rénale avec créatinine élevée, et une biopsie a révélé des lésions tubulaires associées à de nombreux cristaux d'oxalate. Les taux sanguins et urinaires d'oxalate étaient élevés, sans cause génétique de hyperoxalurie primaire identifiée, suggérant une origine purement alimentaire. Malgré une modification du régime ayant permis de réduire les niveaux d'oxalate, la fonction rénale a continué à se détériorer. Les auteurs soulignent que les enfants nourris par alimentation mixée sont à risque d'hyperoxalurie secondaire si leur régime comprend durablement des quantités importantes d'aliments riches en oxalates, souvent méconnus comme tels, et recommandent une surveillance nutritionnelle spécifique chez cette population.
Europe PMC · 2025-05-21 · Sun H, Weaver CM.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé les données de milliers d'adultes américains entre 1999 et 2023 pour voir comment leur alimentation a changé et quel impact cela pourrait avoir sur leurs os. Les chercheurs ont observé qu'au fil du temps, les gens consomment plus de phytates (présents dans les céréales, légumineuses) et d'oxalates (présents dans certains légumes), mais moins de calcium et de produits laitiers. Parallèlement, la densité osseuse a diminué et les cas d'ostéoporose et de fractures ont augmenté. Cette étude ne prouve pas que les oxalates causent directement ces problèmes, mais elle montre une association entre ces changements alimentaires et une moins bonne santé osseuse.
Résumé reformulé :
Cette analyse transversale en série, basée sur les données de l'enquête NHANES (1999-2023) menée chez des adultes américains de 18 à 85 ans, examine l'évolution des apports alimentaires en calcium, phytates et oxalates ainsi que leurs liens avec l'absorption du calcium et la santé osseuse. Les résultats montrent une hausse des apports en phytates (de 593 à 834 mg/j) et en oxalates (de 242 à 281 mg/j) entre 1999 et 2020, tandis que l'apport calcique a diminué après un pic en 2009-2010. Parallèlement, la consommation de lait a chuté, le calcium sérique a baissé, et la densité minérale osseuse (fémur, col fémoral) a diminué entre 2009-2010 et 2017-2020, avec une hausse de la prévalence de l'ostéoporose et des fractures rapportées. Les auteurs suggèrent qu'une alimentation plus riche en phytates et oxalates, combinée à un apport calcique et laitier insuffisant, pourrait réduire la biodisponibilité du calcium et contribuer à une dégradation de la santé osseuse. Il s'agit toutefois d'une étude observationnelle, qui ne permet pas d'établir de lien de causalité direct.
Motif : comparaison avant-après sans groupe témoin indépendant
Europe PMC · 2024-08-13 · Siener R, Ernsten C, Welchowski T, Hesse A.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 37 patients souffrant de calculs rénaux liés à une absorption excessive d'oxalate par l'intestin (hyperoxalurie entérique). Les chercheurs ont comparé leur alimentation habituelle à un régime équilibré standardisé. Plus l'apport en oxalate alimentaire était élevé, plus l'oxalate retrouvé dans les urines était important. Avec le régime équilibré, l'excrétion urinaire d'oxalate a baissé d'environ 21%, le citrate et le magnésium urinaires (protecteurs contre les calculs) ont augmenté, et le risque de formation de cristaux a diminué de 36%. Cependant, beaucoup de patients buvaient encore trop peu d'eau. L'étude conclut qu'ajuster l'alimentation aide à réduire le risque de calculs rénaux chez ces patients.
Résumé reformulé :
Cette étude contrôlée a évalué, chez 37 patients formant des calculs d'oxalate de calcium avec hyperoxalurie entérique, l'impact d'une intervention diététique sur les paramètres urinaires de risque lithiasique. Les participants ont suivi successivement leur alimentation habituelle puis un régime équilibré standardisé. Une association significative a été observée entre l'apport alimentaire en oxalate, l'absorption intestinale d'oxalate et son excrétion urinaire. Le passage au régime équilibré a réduit l'excrétion urinaire d'oxalate de 21,3% (de 0,841 à 0,662 mmol/24h), augmenté le citrate urinaire de 50,9% et le magnésium de 25,2%, entraînant une baisse de 36,2% de la sursaturation en oxalate de calcium, principal facteur de risque de cristallisation. Néanmoins, 41% des patients conservaient un volume urinaire insuffisant (<2L/24h) malgré l'intervention. Ces résultats, basés sur une comparaison avant/après sans groupe contrôle, suggèrent que l'intervention diététique constitue une mesure efficace et centrale dans la prise en charge de l'hyperoxalurie entérique, en complément d'une augmentation des apports hydriques.
Europe PMC · 2024-04-08 · Bothara R, Joga A, Bose S, Thakare S, Bajpai D, Rojekar A, Fernandes G, Jamale T.
Résumé simplifié :
Cette étude présente deux cas de patients ayant développé une insuffisance rénale aiguë sévère liée à un excès d'oxalates, une substance présente dans certains aliments et produite par la vitamine C dans le corps. Les analyses des reins ont confirmé que des cristaux d'oxalate avaient endommagé les tissus rénaux. Un patient a récupéré, mais l'autre est resté dépendant de la dialyse et est décédé d'un cancer sous-jacent. Les auteurs recommandent de penser à cette cause chez toute personne présentant une insuffisance rénale aiguë inexpliquée, et de s'informer sur sa consommation alimentaire d'oxalates ou de vitamine C.
Résumé reformulé :
Ce rapport clinique décrit deux cas de néphropathie oxalique aiguë, une cause rare mais grave d'insuffisance rénale aiguë sévère, confirmée par biopsie rénale. Dans les deux cas, l'origine identifiée était un apport alimentaire excessif en oxalates ou en vitamine C (précurseur de l'oxalate dans l'organisme). L'évolution a divergé entre les deux patients : l'un a récupéré sa fonction rénale, tandis que l'autre est resté dépendant de la dialyse et est décédé des suites d'un cancer métastatique sous-jacent. Les auteurs soulignent l'importance de suspecter cette étiologie chez tout patient présentant une insuffisance rénale aiguë sans cause évidente, et recommandent de recueillir systématiquement un historique alimentaire détaillé concernant la consommation d'aliments riches en oxalates ou de suppléments de vitamine C.
Europe PMC · 2023-07-13 · Wang X, Zhang X, Wang L, Zhang R, Zhang Y, Cao L.
Résumé simplifié :
Cette étude présente deux cas de personnes âgées ayant développé une insuffisance rénale aiguë après avoir mangé de grandes quantités de pourpier, une plante riche en oxalates. Les deux patients ont eu des symptômes comme des nausées, vomissements et une baisse importante de la production d'urine. Une biopsie rénale chez l'un d'eux a montré des cristaux d'oxalate de calcium dans les reins, confirmant le diagnostic. Les deux patients ont dû suivre des séances de dialyse, mais ont pu récupérer et sortir de l'hôpital avec une amélioration de leur fonction rénale. Cette étude montre qu'une consommation excessive d'aliments riches en oxalates peut endommager les reins chez certaines personnes.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas décrit deux patients âgés ayant présenté une insuffisance rénale aiguë associée à une consommation importante de pourpier (Portulaca oleracea), une plante alimentaire riche en oxalates. Les patients ont développé une oligurie, des nausées et des vomissements, nécessitant un traitement par épuration extra-rénale (hémodialyse). Chez l'un des deux, une biopsie rénale guidée par échographie a révélé une atteinte tubulo-interstitielle aiguë avec dépôts partiels d'oxalate de calcium dans les tubules rénaux, confirmant le diagnostic de néphropathie oxalique secondaire à l'ingestion alimentaire. Les deux patients ont vu leur créatinine s'améliorer après traitement et ont pu quitter l'hôpital. Les auteurs soulignent que cette atteinte rénale, bien que rare, peut être sous-diagnostiquée faute de sensibilisation des cliniciens, et recommandent d'envisager une néphropathie oxalique en présence de cristaux d'oxalate de calcium à la biopsie associés à une lésion tubulaire aiguë, après avoir exclu les autres causes d'hyperoxalurie secondaire.
Europe PMC · 2022-11-03 · Mirmiran P, Bahadoran Z, Azizi F.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi des adultes en bonne santé pendant environ 8 ans pour voir si manger beaucoup d'aliments riches en oxalates (comme certains légumes, le chocolat ou le thé) augmentait le risque de développer de l'hypertension ou une maladie rénale chronique. Les résultats montrent que les personnes consommant le plus d'oxalates avaient un risque plus élevé de ces deux problèmes de santé, surtout si elles consommaient peu de calcium. Leur fonction rénale diminuait aussi un peu plus vite et leur tension artérielle était légèrement plus élevée au fil du temps. Un bon apport en calcium semblerait atténuer ces effets négatifs.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée sur une population asiatique sans hypertension ni maladie rénale chronique au départ, a évalué l'apport alimentaire en oxalates via un questionnaire de fréquence alimentaire validé, avec un suivi jusqu'à 8-9 ans. Les chercheurs ont observé qu'un apport élevé en oxalates était associé à un risque accru d'hypertension (HR=1,79) et de maladie rénale chronique (HR=2,59) par rapport à un apport faible. Cette association semblait modulée par l'apport en calcium : les personnes ayant un faible apport calcique présentaient un risque plus élevé face à une consommation importante d'oxalates. Les analyses longitudinales ont également montré une baisse plus marquée du débit de filtration glomérulaire estimé et une pression artérielle systolique plus élevée chez les gros consommateurs d'oxalates. Étant observationnelle, l'étude ne permet pas d'établir un lien de causalité direct, mais suggère une interaction entre oxalates et calcium alimentaires dans le risque cardio-rénal.
Europe PMC · 2022-03-28 · Bahadoran Z, Mirmiran P, Azizi F.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi près de 3000 adultes iraniens pendant environ 10 ans pour voir si la quantité d'oxalates consommée dans l'alimentation (présents dans certains légumes, fruits secs, etc.) était liée au risque de maladies cardiovasculaires. Les chercheurs ont constaté que les personnes consommant le plus d'oxalates (220 mg/jour ou plus) avaient un risque légèrement plus élevé de faire un accident cardiovasculaire. Ce risque était beaucoup plus marqué chez les personnes qui consommaient aussi peu de calcium (moins de 981 mg/jour). À l'inverse, un apport suffisant en calcium semblait annuler cet effet négatif des oxalates.
Résumé reformulé :
Dans cette cohorte prospective iranienne (Tehran Lipid and Glucose Study), 2966 adultes sans antécédent cardiovasculaire ont été suivis pendant une médiane de 10,6 ans, avec évaluation des apports alimentaires par questionnaire de fréquence alimentaire validé. Après ajustement pour les facteurs de risque classiques et d'autres nutriments clés (lipides totaux, fibres), un apport alimentaire en oxalates supérieur ou égal à 220 mg/jour était associé à une augmentation modérée du risque d'événements cardiovasculaires (coronaropathie, AVC, mortalité cardiovasculaire) par rapport aux apports les plus faibles. Cette association était nettement renforcée chez les sujets ayant un faible apport en calcium (<981 mg/jour), où même des apports modérés en oxalates augmentaient le risque. Aucune association significative n'a été observée chez les personnes ayant des apports moyens ou élevés en calcium. Un rapport oxalates/calcium supérieur à 0,14 était associé à un risque accru de 37 %. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une interaction entre oxalates et calcium alimentaires sur le risque cardiovasculaire, sans établir de lien de causalité directe.
Europe PMC · 2021-02-25 · Kumar P, Patel M, Oster RA, Yarlagadda V, Ambrosetti A, Assimos DG, Mitchell T.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié 40 adultes en bonne santé. Après 3 jours de régime pauvre en oxalates (substance présente dans certains fruits et légumes), les participants ont bu un mélange riche en oxalates. Les chercheurs ont mesuré, avant et pendant 5 heures après cette boisson, le taux d'oxalates dans les urines ainsi que le fonctionnement de certaines cellules immunitaires (les monocytes) et des marqueurs d'inflammation dans le sang. Résultat : le taux d'oxalates urinaires a bien augmenté, et le fonctionnement des monocytes ainsi que les marqueurs inflammatoires ont changé, mais de façon très variable selon les personnes.
Résumé reformulé :
Cet essai a inclus 40 adultes sains (âge moyen 31 ans, IMC moyen 24,9) qui ont suivi un régime pauvre en oxalates pendant 3 jours, puis consommé une boisson mixée à base de fruits et légumes riche en oxalates. Des prélèvements sanguins et urinaires ont été réalisés avant et jusqu'à 5 heures après l'ingestion, afin d'évaluer l'excrétion urinaire d'oxalates, la bioénergétique cellulaire des monocytes, l'activité des complexes mitochondriaux et les taux plasmatiques de cytokines et chimiokines. L'oxalate urinaire a significativement augmenté après la charge. Les paramètres métaboliques des monocytes (notamment l'activité du complexe mitochondrial I) et les marqueurs inflammatoires plasmatiques ont été modifiés, mais avec une grande variabilité interindividuelle au sein de la cohorte. Cette étude pilote suggère pour la première fois qu'un apport alimentaire élevé en oxalates pourrait influencer le métabolisme des monocytes et la réponse immunitaire chez l'humain, bien que ces effets semblent très variables d'une personne à l'autre, nécessitant des recherches complémentaires pour en comprendre les mécanismes et le lien potentiel avec la formation de calculs rénaux d'oxalate de calcium.
Europe PMC · 2020-12-01 · Kaestner L, Meki S, Moore A, van Woerden C, Lazarus J.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 19 patients souffrant de calculs rénaux liés à un excès d'oxalate dans les urines. On leur a donné des conseils généraux (moins de sel, plus d'eau, protéines modérées) ainsi qu'un régime pauvre en oxalates (aliments comme épinards, betteraves, noix, chocolat à limiter). Après six semaines, chez les 14 patients ayant terminé le suivi, le taux d'oxalate dans les urines a nettement baissé, passant en moyenne de 53 à 30 mg par jour. Seuls 3 patients sur 14 n'ont pas réussi à normaliser leur taux. Ces résultats suggèrent qu'un régime adapté peut aider à prévenir la formation de nouveaux calculs rénaux.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle sans groupe témoin a inclus 19 patients formant des calculs rénaux avec hyperoxalurie idiopathique (excrétion urinaire d'oxalate supérieure à 40 mg/jour), suivis dans une clinique sud-africaine entre 2015 et 2017. Les participants ont reçu des conseils diététiques généraux (restriction sodée, hydratation accrue, apport protéique modéré) associés à des recommandations spécifiques de réduction des aliments riches en oxalates. Un dosage urinaire de 24 heures a été réalisé avant et après six semaines d'intervention. Parmi les 14 patients ayant complété le protocole, l'excrétion urinaire moyenne d'oxalate a significativement diminué, passant de 53,2 à 29,6 mg/24h (p=0,0002), avec une normalisation chez 11 des 14 patients. L'absence de groupe contrôle et la petite taille de l'échantillon limitent la portée des conclusions, mais ces résultats suggèrent qu'une intervention diététique combinée peut réduire efficacement l'oxalurie chez des patients à risque de calculs rénaux calciques.
Europe PMC · 2020-05-18 · Lee S, Lee HY, Park Y, Ko EJ, Ban TH, Chung BH, Lee HS, Yang CW.
Résumé simplifié :
Un homme de 49 ans a consommé pendant plusieurs années de la poudre de champignon Chaga pour traiter un eczéma sévère. Il a développé une insuffisance rénale terminale. Les médecins ont découvert dans ses reins des cristaux d'oxalate, une substance présente en grande quantité dans ce champignon. Les calculs montrent qu'il consommait bien plus d'oxalates que la normale, jusqu'à cinq fois plus pendant un an. Les auteurs pensent que cette consommation excessive d'oxalates via le Chaga a abîmé ses reins progressivement, jusqu'à la défaillance complète.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas décrit un patient coréen de 49 ans ayant développé une insuffisance rénale terminale après avoir consommé pendant plusieurs années de la poudre de champignon Chaga pour traiter une dermatite atopique résistante. La biopsie rénale a révélé une néphrite tubulo-interstitielle chronique avec dépôts de cristaux d'oxalate. L'analyse du champignon consommé a montré une teneur en oxalate extrêmement élevée (14,2 g/100 g). Les auteurs ont estimé que l'apport quotidien en oxalates du patient était deux fois supérieur à l'apport alimentaire habituel pendant quatre ans, puis cinq fois supérieur pendant la dernière année. Bien qu'il s'agisse d'un cas isolé sans preuve de causalité formelle, les auteurs suggèrent que la consommation prolongée de Chaga pourrait représenter un facteur de risque de néphropathie oxalique et recommandent une vigilance clinique chez les patients exposés à ce champignon.
Europe PMC · 2020-05-07 · Kumar P, Patel M, Thomas V, Knight J, Holmes RP, Mitchell T.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont voulu savoir si manger des aliments riches en oxalate pouvait favoriser la formation de très petits cristaux dans l'urine, trop petits pour être vus au microscope classique. Des volontaires en bonne santé ont suivi un régime pauvre en oxalate pendant 3 jours, puis ont consommé un repas riche en oxalate. Leur urine a été analysée avant et 5 heures après ce repas grâce à une technique très précise. Résultat : des nanocristaux d'oxalate de calcium étaient déjà présents avant le repas, mais leur quantité a fortement augmenté après la consommation d'oxalate. Cela pourrait jouer un rôle dans la formation des calculs rénaux.
Résumé reformulé :
Cette étude a testé si un apport alimentaire élevé en oxalate augmente la formation de nanocristaux urinaires (moins de 200 nm), des précurseurs potentiels des calculs rénaux, plus difficiles à détecter que les microcristaux habituels. Des sujets sains ont suivi un régime pauvre en oxalate pendant trois jours avant de recevoir une charge alimentaire en oxalate. Les cristaux urinaires ont été isolés puis analysés par une technique d'imagerie à haute résolution (NTA), complétée par microscopie électronique, spectroscopie infrarouge et chromatographie ionique. Les résultats montrent la présence de nanocristaux d'oxalate de calcium dans les urines avant la charge, avec une augmentation substantielle cinq heures après l'ingestion d'oxalate alimentaire. Cette étude expérimentale de petite taille, sans groupe placebo mentionné, suggère un lien entre apport en oxalate et nanocristallurie, sans toutefois démontrer directement un effet sur le risque clinique de calculs rénaux.
Europe PMC · 2018-07-29 · Lumlertgul N, Siribamrungwong M, Jaber BL, Susantitaphong P.
Résumé simplifié :
Cette revue analyse 108 cas de personnes ayant développé une atteinte rénale liée à un excès d'oxalate dans les reins. Cet excès provient surtout d'une mauvaise absorption des graisses (88% des cas), mais aussi parfois d'une alimentation trop riche en oxalates (20% des cas). Les chercheurs ont observé que cette maladie rénale est grave : plus de la moitié des patients ont eu besoin de dialyse, et aucun n'a complètement récupéré sa fonction rénale normale. Un tiers des patients sont décédés. Cette étude souligne l'importance de surveiller l'apport en oxalates chez les personnes à risque, notamment celles ayant des troubles digestifs.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a compilé 67 publications (cas isolés et séries de cas) totalisant 108 patients atteints de néphropathie à oxalate confirmée par biopsie rénale. La cause principale identifiée était une malabsorption des graisses (88% des cas), suivie par une consommation alimentaire excessive d'oxalates (20%). L'excrétion urinaire moyenne d'oxalate sur 24h était de 85,4 mg/jour. Les biopsies ont révélé des dépôts de cristaux d'oxalate associés à des lésions tubulaires aiguës (71%) et une infiltration inflammatoire (72%). Cliniquement, la créatinine sérique moyenne est passée de 1,3 à 4,6 mg/dl au pic de la maladie. Le pronostic rénal était sombre : 55% des patients ont nécessité une dialyse, aucun n'a eu de récupération complète, et 33% sont décédés. Cette synthèse de données observationnelles, bien que limitée par son caractère rétrospectif et la nature des sources (rapports de cas), met en évidence la gravité potentielle de l'hyperoxalurie, qu'elle soit d'origine alimentaire ou secondaire à une pathologie digestive.
Europe PMC · 2018-07-23 · Siener R, Hoppe B, Löhr P, Müller SC, Latz S.
Résumé simplifié :
Cette petite étude a suivi 4 patients atteints d'une maladie génétique rare appelée hyperoxalurie primaire, qui entraîne un excès d'oxalate dans les urines. Les chercheurs ont testé l'effet d'un régime contrôlé, pauvre en aliments riches en oxalate et en hydroxyproline (présente dans la gélatine et certaines viandes), sur la quantité d'oxalate éliminée dans les urines. Chez 2 des 4 patients, ce régime a permis de réduire l'oxalate urinaire de 30 à 40%. Les chercheurs ont aussi découvert que tous les patients avaient un problème d'acidification rénale. Ces résultats suggèrent qu'adapter l'alimentation pourrait aider certains patients atteints de cette maladie.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote a examiné 4 patients porteurs d'une hyperoxalurie primaire génétiquement confirmée, afin d'évaluer leur profil métabolique et l'effet de l'alimentation sur l'excrétion urinaire d'oxalate. Les participants ont d'abord suivi leur régime habituel, puis un régime standardisé sur plusieurs jours, avec mesures des urines de 24h et divers tests métaboliques (absorption de l'oxalate marqué, tests de charge calcique et en chlorure d'ammonium). Chez deux des quatre patients, l'intervention diététique a réduit significativement l'oxalate urinaire (de 30 à 40%), associée à une diminution de la consommation d'aliments riches en oxalate et en hydroxyproline (gélatine, certains produits carnés). Une hyperabsorption intestinale d'oxalate a également été identifiée chez l'un des répondeurs. Par ailleurs, les quatre patients présentaient une acidose tubulaire rénale distale incomplète, sans anomalie au test de charge calcique. Ces données préliminaires suggèrent qu'une restriction de l'oxalate et de l'hydroxyproline alimentaires pourrait bénéficier à certains patients, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour confirmer ces observations sur un échantillon plus large.
Europe PMC · 2018-03-29 · Hennessey DB, Kinnear N, Rice G, Curry D, Woolsey S, Duggan B.
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse aux personnes ayant trop d'oxalate dans leurs urines, ce qui favorise la formation de calculs rénaux. Les chercheurs ont suivi 19 patients à qui l'on avait conseillé de réduire les aliments riches en oxalate et de boire plus d'eau. Environ la moitié d'entre eux ont bien suivi ces conseils. Ces patients compliants ont eu un volume urinaire plus important après 6 mois et ont eu deux fois moins besoin d'interventions chirurgicales pour des calculs rénaux après 24 mois, comparés à ceux qui n'ont pas suivi les recommandations. Cela suggère que réduire l'oxalate alimentaire et boire davantage d'eau aide à limiter les complications.
Résumé reformulé :
Dans cette étude de cohorte rétrospective, 19 adultes présentant une hyperoxalurie non primaire ont reçu des conseils diététiques visant à réduire l'apport en oxalate alimentaire et à augmenter l'hydratation. La compliance a été évaluée par auto-déclaration et par un volume urinaire de 24h supérieur à 2 litres. Les 10 patients jugés compliants (53%) ont présenté un volume urinaire significativement plus élevé à 6 mois (2250 mL vs 1600 mL) et un taux d'interventions liées aux calculs rénaux nettement inférieur à 24 mois (10% vs 56%), bien que la charge d'oxalate urinaire n'ait pas différé significativement entre les groupes. Une revue systématique associée n'a identifié qu'une seule étude antérieure ayant comparé des patients compliants et non compliants, sans trouver de différence, et aucune n'avait examiné l'effet sur les taux d'interventions chirurgicales. Ces résultats, bien que limités par un faible effectif, suggèrent l'intérêt de l'observance aux recommandations diététiques dans la prise en charge de l'hyperoxalurie.
Europe PMC · 2017-03-20 · Sun Y, Horowitz BL, Servilla KS, Fair JR, Vigil D, Ganta K, Massie L, Tzamaloukas AH.
Résumé simplifié :
Cette étude de cas décrit un homme de 56 ans ayant développé une maladie rénale chronique grave à cause d'une alimentation très riche en oxalates, provenant d'une grande consommation de fruits à coque (noix). Une biopsie du rein a révélé des dépôts de cristaux d'oxalate dans les tissus rénaux, causant une inflammation et des lésions. Après avoir réduit fortement les aliments riches en oxalates, sans aucun autre traitement, sa fonction rénale s'est lentement améliorée pour revenir presque à la normale. Ce cas montre qu'une alimentation trop riche en oxalates peut endommager les reins, mais que ces dommages peuvent être réversibles en changeant son régime alimentaire.
Résumé reformulé :
Il s'agit d'un rapport de cas clinique portant sur un homme de 56 ans ayant une maladie rénale chronique stable, qui a présenté une dégradation progressive de sa fonction rénale. Les investigations ont exclu une hyperoxalurie primaire ou d'origine intestinale, mais ont révélé une biopsie rénale montrant des dépôts de cristaux d'oxalate associés à une inflammation interstitielle. L'enquête alimentaire a mis en évidence une consommation chronique de noix très riches en oxalates, avec un apport estimé environ quatre fois supérieur à la moyenne américaine. L'instauration d'un régime pauvre en oxalates a permis une normalisation rapide de l'excrétion urinaire d'oxalate et une amélioration lente mais continue de la fonction rénale (eGFR passant à 59 mL/min/1,73 m²), sans autre traitement spécifique. Ce cas illustre qu'une hyperoxalurie d'origine purement alimentaire peut causer une néphropathie chronique potentiellement réversible par une simple modification du régime.
Europe PMC · 2017-02-05 · Khneizer G, Al-Taee A, Mallick MS, Bastani B.
Résumé simplifié :
Cette étude décrit le cas d'un homme de 51 ans, obèse et diabétique, qui a perdu 36 kg en 7 mois grâce à un régime très strict composé de six repas par jour d'épinards, chou kale, baies et noix, des aliments riches en oxalates. Il a développé une insuffisance rénale sévère nécessitant une dialyse. Une biopsie du rein a révélé de nombreux dépôts de cristaux d'oxalate, confirmant que son alimentation en était la cause. Même après avoir arrêté ce régime, les dépôts persistaient cinq mois plus tard. Ce cas rappelle que des régimes trop riches en certains légumes verts peuvent, dans de rares cas, endommager gravement les reins.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique rapporte une insuffisance rénale terminale chez un homme de 51 ans ayant suivi un régime amaigrissant intensif (perte de 36 kg en 7 mois) comportant six repas quotidiens à base d'épinards, chou kale, baies et noix, aliments connus pour leur forte teneur en oxalates. Le patient présentait une fonction rénale très dégradée (eGFR à 4,4 mL/min/1,73m²) nécessitant une hémodialyse. La biopsie rénale a révélé de nombreux dépôts de cristaux d'oxalate ainsi qu'une néphropathie diabétique associée, sans antécédent de calculs rénaux ni autre cause identifiée. Malgré l'instauration d'un régime pauvre en oxalates, une seconde biopsie cinq mois plus tard a montré la persistance des dépôts cristallins. Ce cas souligne l'importance, pour les cliniciens, de suspecter une hyperoxalurie d'origine alimentaire comme cause possible d'insuffisance rénale aiguë ou chronique, notamment chez les patients suivant des régimes amaigrissants très riches en légumes verts à feuilles.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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