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Sel

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aides culinaires et ingrédients divers

Assaisonnement cristallisé composé principalement de chlorure de sodium, extrait de gisements souterrains (sel gemme) ou obtenu par évaporation d'eau de mer. Présent naturellement dans de nombreux aliments, il est aussi ajouté lors de la fabrication industrielle, de la cuisine ou à table. Certaines versions sont enrichies en iode.

Composition :

Études scientifiques (85)

Carte des preuves

85études
  • Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 3 (4 %)
  • Niveau 2 · essais randomisés : 15 (18 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 25 (29 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 34 (40 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 8 (9 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Hypertension artérielle37269155
Anémie et carences en micronutriments12·4161
Maladies cardiovasculaires9··243
Maladie rénale chronique9·1332
Thyroïde7··241
Grossesse et issues de naissance7·1·51
Microbiote intestinal4·211·
Croissance et développement de l'enfant4·2·2·
AVC3··111
Sommeil3··12·
Voir les 13 autres problèmes de santé
Dépression et anxiété3··12·
Obésité et poids3··3··
Fertilité3·3···
Mortalité et longévité2··2··
Autres cancers2··2··
Os et ostéoporose21·1··
Symptômes de la ménopause21·1··
Déclin cognitif et démence2··1·1
Calculs rénaux1··1··
Diabète de type 21···1·
Syndrome métabolique et résistance à l'insuline1···1·
Asthme1··1··
Cholestérol et lipides sanguins1··1··

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (85)Niveau 1 : 3Niveau 2 : 15Niveau 3 : 25Niveau 4 : 34Niveau 5 : 8

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective8 464 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-27 · Liu M, Xiao Z, Wang P, Ye Y, Shang L, Xia Y, Wang Y, Chu H, Xu Y, Ding Z.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 8000 enfants chinois pendant deux ans pour voir si le sel iodé consommé à la maison influence le risque de nodules thyroïdiens ou de goitre. Les chercheurs ont aussi regardé le rôle de l'alimentation, notamment la consommation de lait. Résultat : le sel iodé semble réduire le risque de goitre, mais son effet protecteur sur les nodules thyroïdiens disparaît quand on tient compte de la région où vivent les enfants. En revanche, une alimentation riche en lait est associée à moins de nodules thyroïdiens. Les auteurs soulignent qu'il faut tenir compte à la fois de la région et des habitudes alimentaires pour bien interpréter ces résultats.

Résumé reformulé :

Cette cohorte prospective a suivi 8464 écoliers chinois de 2021 à 2023 afin d'étudier le lien entre la consommation de sel iodé au domicile, la structure alimentaire et le développement de nodules thyroïdiens ou de goitre, évalués par échographie. Les chercheurs ont identifié des trajectoires de consommation de sel (iodé versus non iodé) et des profils alimentaires (riches ou pauvres en lait) grâce à une modélisation statistique. Le sel iodé était associé à un risque réduit de goitre, mais son association protectrice avec les nodules thyroïdiens ne persistait pas après ajustement selon la région. Un régime riche en produits laitiers était, lui, constamment associé à un moindre risque de nodules thyroïdiens, avec une interaction significative entre structure alimentaire et type de sel consommé. Une relation en U a par ailleurs été observée entre la concentration en iode du sel et le risque de nodules, avec un point d'inflexion autour de 21,3 mg/kg. Ces résultats confortent l'intérêt des politiques d'iodation universelle du sel pour prévenir le goitre, tout en invitant à considérer le statut iodé régional et les habitudes alimentaires pour interpréter les effets du sel sur la thyroïde des enfants.

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Niveau 3 — Essai non randomisé431 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-09 · Sakuma H, Yoshita K, Takemi Y, Hisamatsu T, Tsukinoki R, Hayabuchi H, Okami Y, Kitaoka K, Hozawa A, Ohkubo T, Hasebe N, Miura K, Nakagawa N.

Résumé simplifié :

Cette étude japonaise a comparé deux villages où des habitants ont été suivis pendant un an pour réduire leur consommation de sel. Dans un village, les participants ont reçu un accompagnement classique ; dans l'autre, un accompagnement plus poussé avec mesure régulière du sel dans les urines, retour immédiat des résultats et conseils répétés, ainsi que des améliorations de l'environnement alimentaire local. Résultat : les personnes ayant bénéficié de ce suivi intensif ont réduit davantage leur consommation estimée de sel (environ 0,5 gramme par jour de moins) que celles ayant eu le suivi standard. En revanche, la tension artérielle et l'apport en potassium n'ont pas montré de différence significative entre les deux groupes.

Résumé reformulé :

Cette analyse post hoc du programme japonais PoSPIP a comparé deux municipalités de Hokkaido ayant mis en place des interventions différentes pour réduire la consommation de sel. L'une a bénéficié d'un accompagnement standard, l'autre d'un suivi intensif associant mesure sur place du rapport sodium/potassium urinaire, retour d'information immédiat, conseils répétés par une équipe pluridisciplinaire et amélioration de l'environnement alimentaire. Sur 431 participants suivis entre 2021 et 2022, la proportion atteignant un rapport Na/K urinaire cible inférieur à 2 a davantage augmenté dans le groupe intensif. Après ajustement, la baisse de l'apport en sel estimé y était également plus marquée (différence ajustée de -0,53 g/jour). Cependant, aucune différence significative n'a été observée entre les groupes concernant l'évolution du rapport Na/K urinaire global, l'apport en potassium estimé, ou la pression artérielle systolique et diastolique. Ces résultats suggèrent qu'un accompagnement intensif combinant mesure urinaire, retour immédiat et suivi répété pourrait favoriser une réduction du sel plus efficace en contexte communautaire, sans toutefois garantir d'effet mesurable à court terme sur la tension artérielle.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé88 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-01 · Taatizadeh M, Sanaie N, Saadat H, Eslami V, Sarmadi S, Zare-Kaseb A, Boozari Pour M.

Résumé simplifié :

Des chercheurs iraniens ont testé une application mobile appelée NamakBan, conçue pour aider les personnes hypertendues à surveiller leur consommation de sel et leur tension artérielle. Pendant deux mois, 88 patients ont été répartis en deux groupes : l'un suivait les soins habituels, l'autre utilisait en plus l'application. Les résultats montrent que les utilisateurs de l'application ont davantage réduit leur tension artérielle et leur consommation de sel déclarée que le groupe témoin. Aucune hospitalisation liée à l'hypertension n'a eu lieu dans le groupe application, contre quatre dans l'autre groupe, mais cette différence n'était pas statistiquement significative. L'étude suggère qu'une application de suivi peut aider à mieux gérer son hypertension au quotidien.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique randomisé mené à Téhéran a évalué l'efficacité de NamakBan, une application Android permettant aux patients hypertendus de suivre leur consommation de sel, leur tension artérielle et leurs médicaments. Sur 88 participants suivis pendant deux mois, le groupe utilisant l'application en complément des soins standards a présenté une baisse plus marquée de la tension artérielle systolique et diastolique, ainsi qu'une réduction plus importante de l'apport sodé auto-rapporté, comparé au groupe recevant uniquement les soins habituels. Toutefois, le rapport sodium/potassium urinaire, mesure biologique plus objective, n'a pas différé significativement entre les deux groupes. Aucune réhospitalisation liée à l'hypertension n'a été observée dans le groupe intervention, contre quatre dans le groupe témoin, sans que cette différence atteigne la significativité statistique. Les auteurs soulignent plusieurs limites : l'auto-déclaration non vérifiée de l'apport en sel, la courte durée de suivi, le caractère monocentrique de l'étude et la disponibilité limitée à Android, appelant à la prudence dans l'interprétation de ces résultats prometteurs mais préliminaires.

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Niveau 3 — Essai non randomisé321 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-09-19 · Moor MB, Sagmeister MS, Crastin A, Kopper K, Pechère-Bertschi A, Hardy RS, Feraille E, Fuster DG, Loffing J, Pathare G.

Résumé simplifié :

Cette étude s'intéresse à l'effet du sel alimentaire sur certaines hormones. Chez 321 personnes suivant une alimentation normale, les chercheurs ont observé que plus on consomme de sel, plus le taux de cortisol (hormone du stress) augmente dans les urines, tandis qu'une hormone osseuse appelée FGF23 diminue dans le sang. Des tests plus précis, menés chez des volontaires sains soumis à différentes quantités de sel contrôlées, ont confirmé ce lien : plus de sel égale plus de cortisol et moins de FGF23. Des expériences complémentaires chez la souris et sur des cellules osseuses ont aidé à comprendre le mécanisme biologique derrière cet effet.

Résumé reformulé :

Cette recherche explore comment une alimentation riche en sel influence l'équilibre hormonal, au-delà du système rénine-angiotensine-aldostérone déjà connu. Une analyse rétrospective portant sur 321 individus suivant une alimentation libre a révélé une corrélation positive entre l'apport en sel et le cortisol urinaire, ainsi qu'une corrélation inverse avec le FGF23 plasmatique, une hormone d'origine osseuse impliquée dans la régulation du phosphate et de la vitamine D. Des essais contrôlés chez des sujets sains, avec des apports en sel variables, ont confirmé cette relation dose-dépendante : le cortisol augmente et le FGF23 diminue à mesure que l'apport en sel s'accroît. Des expériences complémentaires chez la souris et sur des cellules osseuses en culture ont montré que la corticostérone (équivalent du cortisol chez la souris) supprime directement la production de FGF23 via le récepteur aux glucocorticoïdes. Ces résultats suggèrent une cascade endocrinienne reliant l'excès de sel, le cortisol et la régulation osseuse, sans toutefois établir de lien direct de causalité chez l'humain dans la partie observationnelle de l'étude.

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Niveau 4 — Étude transversale8 903 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-09-18 · Marwaha RK, Thomas L, Jha V, Sachdeva N, Chakraborty AM, Jassal RS, Bansal D, Safeer V S M, Medenica S, Masoodi SR, Ganie MA, Behera K, Patro BK, Naik D, Sahoo J, Jayant SS, Jabbar PK, Babu U S S, Nair A, Muthukrishnan J, Kumar S, Mitra S, Dutta A, Godbole MM, ICMR-SALT-T 1 study group, Dutta P.

Résumé simplifié :

Cette étude indienne a examiné plus de 8900 enfants scolarisés pour voir si l'iodation obligatoire du sel, mise en place il y a 40 ans, avait toujours des effets positifs. Résultat : le goitre (gonflement de la thyroïde) a beaucoup diminué par rapport aux décennies précédentes, la majorité des foyers utilisent bien du sel iodé, et les niveaux d'iode dans les urines sont dans les normes. Cependant, les chercheurs ont aussi observé un nombre assez élevé d'enfants avec une thyroïde qui fonctionne un peu au ralenti et des signes d'auto-immunité thyroïdienne, surtout chez les filles et les enfants en surpoids. Ces derniers points méritent d'être surveillés dans le futur.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a évalué l'état nutritionnel en iode et la santé thyroïdienne de 8903 enfants scolarisés âgés de 10 à 18 ans dans huit centres en Inde, quarante ans après l'introduction de l'iodation universelle du sel. La prévalence du goitre était de 10,3 %, en net recul par rapport aux enquêtes précédentes, associée au sexe féminin, à l'obésité et à la positivité des anticorps anti-TPO. Une hypothyroïdie infraclinique a été retrouvée chez 13 % des enfants, plus fréquente en cas de surpoids ou d'obésité, et une positivité aux anticorps anti-TPO chez 10,4 %, plus élevée chez les filles. Le statut socio-économique n'était lié à aucun de ces indicateurs. La concentration médiane d'iode urinaire était de 133,2 µg/L, et plus de 90 % des foyers utilisaient du sel iodé conforme aux normes. Les auteurs concluent à un impact positif durable du programme d'iodation universelle sur la prévalence du goitre, tout en soulignant la nécessité de surveiller l'augmentation apparente des troubles thyroïdiens auto-immuns et des dysfonctions thyroïdiennes infracliniques chez les jeunes.

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Niveau 4 — Essai non randomisé91 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : étude pré-post sans groupe témoin comparatif, bien que décrite comme 'controlled trial'

Europe PMC · 2026-09-11 · Manda VV, Kancherla V, Kottakki MNR, Kajana PM, Bhaganagarapu HR, Vatandoust A, Mannar MGV, Diosady L, Pattisapu JV.

Résumé simplifié :

Cette étude menée en Inde a testé un sel de cuisine iodé enrichi en plus avec de l'acide folique, de la vitamine B12 et du fer, chez des femmes en âge d'avoir des enfants. Après quatre mois d'utilisation de ce sel enrichi au quotidien, les chercheurs ont mesuré une forte hausse des taux de ces nutriments dans le sang des participantes : le folate a presque triplé, la vitamine B12 a plus que doublé et le fer a nettement augmenté. Aucune plainte ni effet indésirable n'a été signalé. Cela suggère que ce sel enrichi pourrait être un moyen simple et efficace de lutter contre les carences fréquentes dans cette population, notamment pour prévenir l'anémie et certaines malformations chez le fœtus.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé non randomisé, réalisé entre juillet et novembre 2022 dans quatre villages ruraux d'Inde, a évalué l'efficacité d'un sel de table iodé quadruple-fortifié (iode, acide folique, vitamine B12 et fer) chez 91 femmes non enceintes et non allaitantes en âge de procréer. Les concentrations sériques ont été mesurées avant l'intervention puis après quatre mois de consommation quotidienne du sel enrichi. Les résultats montrent des augmentations statistiquement très significatives (p<0,0001) : le folate sérique médian a triplé, la vitamine B12 a été multipliée par 2,6 et le fer sérique par 1,7. Aucun effet indésirable ni problème d'acceptabilité n'a été rapporté. Les auteurs soulignent qu'en Inde, où plus de 80% des foyers consomment déjà du sel iodé, cette approche de fortification combinée pourrait constituer une stratégie de santé publique accessible pour réduire l'anémie, les carences en vitamine B12 et les malformations liées au manque de folates, comme le spina bifida. L'étude n'étant pas randomisée et de courte durée, ces résultats préliminaires mériteraient d'être confirmés par des essais plus larges.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés4 110 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-09-09 · Sakima A, Arima H, Arakawa K, Hirohama D, Kitada K, Mizuta E, Nagata S, Nakano H, Ogura S, Sasaki K, Suzuki J, Takase H, Ueda K, Abe M, Hisamatsu T, Takemi Y, Hirawa N, Matsumoto C, Miura SI, Mogi M, Nishiyama A, Nomura A, Ohkubo T, Ohya Y, Shibata S, Tabara Y, Yamamoto K, Kario K, Miura K.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 23 essais cliniques regroupant plus de 4000 participants pour voir si manger moins salé fait baisser la tension artérielle mesurée soi-même à la maison, notamment le matin. Résultat : réduire le sel diminue bien la tension, avec une baisse plus marquée chez les personnes déjà hypertendues que chez les autres. Cet effet se retrouve aussi bien pour la tension mesurée le matin, un moment important car souvent lié à un risque cardiovasculaire plus élevé. Ces résultats confirment que limiter le sel est une stratégie simple et efficace, en complément des traitements, pour mieux contrôler sa tension au quotidien.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé 23 essais contrôlés randomisés (4110 participants) évaluant l'effet de la réduction du sodium alimentaire sur la pression artérielle mesurée à domicile, une méthode complémentaire aux mesures en cabinet médical. Les résultats montrent une diminution significative de la pression systolique (-3,66 mmHg) et diastolique (-1,40 mmHg) à domicile, ainsi qu'une réduction de la pression systolique matinale (-4,06 mmHg) dans les neuf études l'ayant mesurée. L'effet était plus marqué chez les populations majoritairement hypertendues que chez les personnes non hypertendues. La réduction du sodium était également associée à une baisse de l'apport en sel, de l'excrétion urinaire de sodium et du rapport sodium/potassium urinaire, sans différence notable selon le type de stratégie utilisée. Ces données, obtenues à partir de mesures réalisées par les patients eux-mêmes, renforcent les recommandations des sociétés savantes en hypertension, notamment concernant le contrôle de la pression artérielle matinale.

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Niveau 4 — Étude transversale9 220 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-09-07 · Wuopio J, Graells T, Lin YT, Schillemans T, Moll JM, Eklund AC, Nielsen HB, Larsson A, Engström G, Orho-Melander M, Johnson LS, Ärnlöv J.

Résumé simplifié :

Cette étude suédoise a analysé les selles et les urines de plus de 9 000 personnes pour voir si la quantité de sel consommée est liée à la composition des bactéries de l'intestin. Les chercheurs ont estimé l'apport en sodium à partir d'analyses d'urine sur 24 heures. Résultat : une consommation plus élevée de sel est associée à des changements dans certaines bactéries intestinales, notamment une plus grande présence de bactéries habituellement retrouvées dans la bouche, comme les Streptococcus. Cela pourrait avoir un lien avec la santé cardiométabolique, mais l'étude ne prouve pas que le sel cause directement ces changements.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, menée sur 9 220 participants de la cohorte suédoise SCAPIS, a examiné le lien entre l'excrétion sodique estimée sur 24 heures (calculée via la formule de Kawasaki à partir d'échantillons urinaires) et la composition du microbiote intestinal, analysée par séquençage métagénomique des selles. La diversité globale des bactéries (diversité alpha) diminuait avec un apport sodique plus élevé, mais cette association disparaissait après ajustement pour l'IMC et d'autres facteurs. En revanche, la composition globale du microbiote (diversité bêta) restait associée au sodium, bien que la part de variance expliquée soit très faible. Un apport sodique plus élevé était lié à l'abondance de 75 espèces bactériennes, dont une augmentation de taxons normalement associés à la cavité buccale comme Streptococcus et Veillonella, ainsi qu'à des voies métaboliques microbiennes impliquées dans la production d'énergie et la fermentation des glucides. Ces résultats, de nature associative, suggèrent un lien potentiel entre le sel et certains profils microbiens pouvant intéresser la santé cardiométabolique, sans établir de relation de cause à effet.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospectiveéquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-09-03 · Alemu R, Tafere K, Gashu D, Joy EJM, Bailey EH, Lark RM, Broadley MR, Masters WA.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est intéressée à ce qui s'est passé en Éthiopie quand l'accès au sel iodé a été coupé pendant plusieurs mois, à cause d'une fermeture de frontière en 1998. Les chercheurs ont comparé des enfants nés juste avant et juste après cet événement. Résultat : les enfants ayant eu moins de sel iodé pendant la grossesse de leur mère et leur petite enfance ont eu plus de risques de mourir avant l'âge de cinq ans, et plus tard, une fois à l'école, ils ont obtenu de moins bons résultats aux examens, surtout dans les régions où le sol et l'eau contiennent naturellement peu d'iode.

Résumé reformulé :

En s'appuyant sur une méthode quasi-expérimentale de type différence de différences, les auteurs ont exploité la fermeture temporaire d'une frontière en mai 1998, qui a interrompu l'accès au sel iodé en Éthiopie, pour comparer des cohortes d'enfants nés juste avant et après cet épisode. Ils montrent qu'une exposition réduite au sel iodé durant la grossesse et la petite enfance est associée à une surmortalité infantile persistant jusqu'au début de l'enfance, ainsi qu'à de moins bons résultats aux examens standardisés du secondaire en zone rurale. Ces effets étaient plus marqués dans les districts où l'iode d'origine environnementale est naturellement faible. L'étude suggère ainsi des bénéfices durables de l'iodation du sel sur la santé et l'éducation, particulièrement pour les populations peu exposées à l'iode par d'autres sources, tout en restant une analyse observationnelle basée sur un contexte naturel plutôt qu'un essai contrôlé.

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Niveau 4 — Étude de cohorte rétrospective462 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : IC95% large (1.02-7.12) traduisant une grande imprécision de l'estimation

Europe PMC · 2026-09-01 · Miyauchi H, Azegami T, Nakayama T, Mitsue C, Shibata H, Hayashi K.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 462 personnes de plus de 75 ans souffrant d'insuffisance rénale chronique, pour voir si manger plus ou moins salé influençait l'évolution de leur maladie rénale. Les chercheurs ont mesuré la quantité de sel consommée grâce à des analyses d'urine. Résultat : chez les patients à un stade modéré de la maladie (stade 3), ceux qui mangeaient le plus salé avaient un risque plus élevé que leur fonction rénale se dégrade. En revanche, chez les patients à un stade plus avancé (stades 4-5), aucun lien clair n'a été observé. Cela suggère que réduire le sel serait surtout utile tôt dans la maladie.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte rétrospective, menée dans un centre unique, a inclus 462 patients âgés de 75 ans ou plus atteints de maladie rénale chronique (débit de filtration glomérulaire estimé < 60 mL/min/1,73m²). L'apport en sel a été estimé à partir d'un échantillon d'urine ponctuel via la formule de Tanaka, puis classé en quartiles. Le critère principal combinait une baisse d'au moins 30% du débit de filtration glomérulaire ou le début d'un traitement de suppléance rénale. Après un suivi médian de 2,79 ans, 26,2% des patients ont atteint ce critère. Chez les patients au stade 3, un apport en sel plus élevé était associé à un risque accru et significatif d'aggravation rénale (HR ajusté 2,70 ; IC95% 1,02-7,12 pour le quartile le plus élevé vs le plus bas), résultat confirmé par des analyses de sensibilité. En revanche, aucune association significative n'a été retrouvée aux stades 4-5. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent que la restriction sodée pourrait être particulièrement bénéfique aux stades précoces de la maladie rénale chez les personnes âgées, sans pouvoir établir de lien causal direct.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés3 185 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-09-01 · Gonçalves C, Moreira P.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné 13 recherches pour savoir si des actions simples permettent de réduire la quantité de sel utilisée en cuisine à la maison. Les méthodes testées incluaient des conseils d'éducation, des ustensiles doseurs, des étiquettes d'avertissement sur les boîtes de sel, ou le remplacement du sel par des substituts au potassium. En combinant les résultats de plus de 3000 participants, les chercheurs ont constaté que ces interventions réduisaient réellement la quantité de sodium consommée, mesurée par des analyses d'urine. Cet effet était particulièrement marqué chez les personnes souffrant d'hypertension. Ces résultats pourraient aider à atteindre l'objectif mondial de réduire la consommation de sel d'ici 2030.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a évalué l'efficacité des interventions visant à réduire l'usage du sel lors de la préparation des repas à domicile. Treize études publiées durant la dernière décennie ont été incluses, combinant protocoles d'intervention et essais randomisés contrôlés, avec pour critère d'évaluation l'excrétion urinaire de sodium sur 24 heures. Les stratégies analysées comprenaient l'éducation nutritionnelle, l'utilisation d'ustensiles limitant le dosage de sel, l'apposition d'étiquettes d'avertissement, la substitution par des sels enrichis en potassium, et l'usage de dispositifs doseurs. Si seules trois études ont montré une réduction statistiquement significative individuellement, la méta-analyse regroupant 3185 participants a révélé une tendance significative globale à la baisse de la consommation de sodium (Hedges' g = -1,06). Les auteurs concluent que ces interventions sont efficaces, en particulier chez les personnes hypertendues, et pourraient contribuer à l'objectif de l'OMS de réduire de 30% la consommation de sel d'ici 2030.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : tendances continues exploratoires non significatives, hétérogénéité résiduelle et erreurs de mesure d'exposition mentionnées

Europe PMC · 2026-09-01 · Zhang Z, Xu Y, Nie K, Deng T, Xia L.

Résumé simplifié :

Cette grande analyse regroupe 43 études menées entre 1983 et 2024 pour examiner le lien entre la quantité de sel consommée et la tension artérielle. Les résultats confirment que plus on mange de sel, plus la tension artérielle a tendance à être élevée, et inversement, réduire le sel dans son alimentation permet de faire baisser la pression artérielle. Cet effet est observé de façon progressive selon les niveaux de consommation (faible, modéré, élevé). Les auteurs soulignent l'intérêt de stratégies personnalisées de réduction du sel, ainsi que des mesures de santé publique comme la reformulation des aliments industriels ou des programmes nationaux de réduction du sel.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique et méta-analyse a compilé les données de 43 essais contrôlés randomisés publiés entre 1983 et 2024, afin d'évaluer la relation entre différents niveaux d'apport en sel et la pression artérielle systolique et diastolique. Les chercheurs ont comparé trois catégories d'apport (élevé : plus de 15 g/jour ; modéré : 5-15 g/jour ; faible : moins de 5 g/jour) et ont mis en évidence une association graduée : plus l'apport en sel est élevé, plus la pression artérielle tend à être haute, alors qu'une réduction de l'apport est associée à des baisses plus marquées de la tension. Toutefois, les analyses de tendance continue au niveau des études n'atteignaient pas la signification statistique, ce qui reflète une hétérogénéité résiduelle entre les essais, des erreurs de mesure de l'exposition et des variations d'adhésion aux régimes. Des analyses en sous-groupes ont exploré l'influence de la sensibilité au sel, de l'âge, de la durée d'intervention, des comorbidités, de la région géographique et de l'apport en potassium. Ces résultats appuient l'intérêt de stratégies de réduction du sel adaptées à chaque individu, ainsi que des politiques de santé publique plus larges, comme la reformulation des produits alimentaires ou les programmes nationaux visant à limiter la consommation de sel.

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Niveau 4 — Étude transversale4 094 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-07-31 · Jaime-Lara RB, Burrison SR, Greene N, Steck M, Hall R, West C, Levy JM, Bainbridge KE, Joseph PV.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est intéressée à la façon dont les personnes perçoivent le goût salé selon qu'elles souffrent ou non d'une maladie cardiaque coronarienne. En analysant des données américaines portant sur plus de 4000 adultes, les chercheurs ont observé que les personnes atteintes de cette maladie percevaient le goût salé plus intensément que les autres, lors d'un test posé directement sur la langue. Cette différence variait aussi selon le sexe et la corpulence des participants. Les auteurs suggèrent que mieux comprendre comment chacun perçoit le sel pourrait aider à proposer des conseils alimentaires plus personnalisés, notamment pour faciliter la réduction du sel chez les patients cardiaques.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, menée à partir des données de l'enquête américaine NHANES 2013-2014 sur plus de 4000 participants, examine les liens entre maladie coronarienne, apport alimentaire en sodium et perception gustative du sel. Grâce à un test standardisé appliqué sur le bout de la langue, les chercheurs ont constaté que les individus atteints de maladie coronarienne rapportaient une intensité de perception du sel significativement plus élevée que ceux sans cette pathologie. Cette association différait selon le sexe et l'indice de masse corporelle des participants, suggérant une interaction complexe entre ces facteurs. Les auteurs, s'appuyant sur un plan d'étude observationnel qui ne permet pas d'établir de lien de causalité, concluent que la perception sensorielle du sel pourrait constituer un élément à prendre en compte dans l'accompagnement diététique personnalisé des patients cardiaques, afin de mieux soutenir l'adhésion aux recommandations de réduction du sodium.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte prospective420 041 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-07-27 · Kronsteiner-Gicevic S, Thompson AS, Gaggl M, Cassidy A, Bondonno NP, Lim CJM, Breyer-Kohansal R, Kühn T.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 420 000 adultes de 40 à 69 ans pendant environ 11 ans pour voir si consommer plus de sel augmente le risque de développer de l'asthme à l'âge adulte. Les chercheurs ont estimé la quantité de sodium éliminée dans les urines et ont demandé aux participants s'ils ajoutaient souvent du sel à table. Résultat : les personnes ayant les apports en sodium les plus élevés avaient un risque nettement plus élevé de développer de l'asthme, surtout les femmes, les non-fumeurs et les personnes ayant un certain profil sanguin (peu d'éosinophiles). Ajouter fréquemment du sel à table était aussi lié à un risque accru. Ces résultats suggèrent un lien, mais ne prouvent pas encore que réduire le sel préviendrait l'asthme.

Résumé reformulé :

Cette vaste étude de cohorte prospective a suivi 420 041 adultes de 40 à 69 ans, sans antécédent d'asthme, pendant une durée médiane de 10,9 ans, afin d'examiner le lien entre les apports en sodium alimentaire et l'apparition d'un asthme tardif. Le sodium urinaire sur 24 heures a été estimé à partir d'échantillons d'urine ponctuels via l'équation INTERSALT, et l'usage du sel de table a été auto-déclaré. Sur la période de suivi, 11 927 cas d'asthme ont été recensés. Les participants du quintile le plus élevé de sodium urinaire présentaient un risque d'asthme 1,5 fois supérieur à ceux du quintile le plus bas, cette association étant plus marquée chez les femmes que chez les hommes, chez les personnes ayant un faible taux d'éosinophiles, et chez les non-fumeurs comparés aux fumeurs. L'ajout fréquent de sel à table était également associé à une incidence accrue d'asthme, sans différence notable selon les sous-groupes. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'associations observationnelles et appellent à des essais randomisés pour déterminer si une réduction du sodium pourrait réellement diminuer le risque d'asthme, en particulier dans les populations identifiées comme plus sensibles.

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Niveau 4 — Étude transversale1 067 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-07-20 · Jelaković B, Marinović Glavić M, Stupin A, Domislović M, Jelaković A, Bilajac L, Belančić A, Bilobrk M, Bolješić Dumančić M, Fuček M, Gellineo L, Bošković AG, Josipović J, Kralj V, Kravar SK, Pećin I, Prelević V, Radunović D, Šušnjara P, Vasiljev V, Živko M, Verbanac D, Reiner Ž.

Résumé simplifié :

Cette étude croate a analysé les urines de 1067 adultes sur 24 heures pour mesurer précisément leur consommation de sel. La plupart dépassaient encore les recommandations. Les personnes consommant plus de 10g de sel par jour étaient souvent des hommes, plus âgés, avec plus de tension artérielle, de sucre dans le sang, de cholestérol défavorable et un tour de taille plus important. Elles avaient aussi un niveau socio-économique plus faible, vivaient plus souvent en dehors des zones côtières, mangeaient plus de viande transformée et moins de poisson. À l'inverse, vivre près de l'Adriatique et manger du poisson et de l'huile d'olive étaient liés à une consommation de sel plus faible.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a évalué la consommation de sel chez 1067 adultes croates via le dosage du sodium dans des échantillons d'urine fiables sur 24 heures, considéré comme la méthode de référence. Les chercheurs ont croisé ces résultats avec des données sociodémographiques, comportementales et cliniques. Les participants dépassant 10g/jour de sel présentaient un profil cardiométabolique moins favorable (tension artérielle systolique, glycémie à jeun, acide urique, triglycérides élevés, HDL-cholestérol bas, IMC plus élevé). Une analyse de régression a identifié comme facteurs associés à une forte consommation de sel : le sexe masculin, le diabète, une pression artérielle systolique élevée, une consommation fréquente de viande transformée, une faible consommation de poisson, la résidence hors région adriatique et une rigidité artérielle plus marquée (ePWV). À l'inverse, résider en région adriatique et privilégier poisson et huile d'olive étaient associés à une consommation de sel plus modérée. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent des pistes pour cibler les politiques de réduction du sel selon le profil géographique et socio-économique des populations.

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Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelleséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-07-10 · Madani A, Sharifi M, Zolfaghari H, Hemmati F, Soleimani F, Fakhri Y, Mazloomi SM.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé des données du monde entier sur la présence de métaux lourds (nickel, arsenic, mercure, plomb, cadmium) dans le sel, y compris le sel marin. Les chercheurs ont ensuite calculé les risques pour la santé humaine liés à la consommation de ce sel. Résultat : dans certains pays comme le Pakistan et la Jordanie, les niveaux de mercure ou d'arsenic dans le sel dépassent largement les seuils de sécurité, avec un risque réel pour la santé (y compris un risque de cancer lié à l'arsenic). Globalement, le sel marin contiendrait plus de ces substances indésirables que le sel gemme (sel de roche). Les auteurs recommandent une meilleure surveillance et des normes plus strictes.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données mondiales publiées entre 2000 et 2024 sur la teneur en éléments potentiellement toxiques (nickel, arsenic, mercure, plomb, cadmium) dans le sel alimentaire. À partir de ces concentrations, les chercheurs ont modélisé, via une simulation de Monte Carlo, le risque sanitaire réel encouru par les consommateurs adultes et enfants, en calculant un quotient de danger (THQ) et un risque cancérigène (CR). Les résultats montrent que le sel marin est globalement plus contaminé que le sel gemme, et que certains pays présentent des niveaux extrêmes : au Pakistan, le mercure entraîne un risque non cancérigène très élevé, tandis qu'en Jordanie, au Pakistan et en Malaisie, l'arsenic dépasse les seuils de sécurité, avec même un risque cancérigène jugé inacceptable en Jordanie et au Pakistan. Ces conclusions, issues d'une analyse de risque basée sur l'exposition alimentaire réelle, appellent à renforcer les contrôles et les normes réglementaires sur le sel, notamment le sel marin non raffiné.

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Niveau 4 — Méta-analyse d'études observationnelleséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : large intervalle de confiance et hétérogénéité importante (I² élevé, prévalence 48-73%)

Europe PMC · 2026-07-03 · Patil AR, Gosavi SV, Deshmukh K, Goyal C, Gandhi AP.

Résumé simplifié :

Cette grande analyse rassemble 83 études menées en Inde pour estimer combien de sel et de sodium les gens consomment réellement. Résultat : en moyenne, les Indiens mangent environ 9 grammes de sel par jour, soit bien plus que la limite recommandée par l'Organisation mondiale de la santé (5 grammes). Environ 61% de la population dépasserait les seuils recommandés. Les hommes, les habitants des zones rurales et les personnes souffrant d'hypertension consomment généralement plus de sel que les autres groupes. Cette étude ne teste pas un effet précis sur la santé, mais montre l'ampleur du problème de surconsommation de sel en Inde.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a compilé les données de 83 études indiennes afin d'estimer la consommation moyenne de sel et de sodium dans le pays, ainsi que la proportion de personnes dépassant les seuils recommandés. Les chercheurs ont calculé un apport moyen en sel de 9,01 g/jour et en sodium de 3,49 g/jour, des valeurs largement supérieures aux recommandations de l'OMS (5 g de sel/jour). Près de 61% de la population étudiée présenterait une consommation excessive, bien que ce chiffre varie selon les critères utilisés dans les différentes études. Les analyses par sous-groupes révèlent des apports plus élevés chez les hommes, en milieu rural et chez les personnes hypertendues. Cette synthèse, qui repose uniquement sur des mesures de consommation issues de populations humaines, met en évidence une problématique de santé publique importante en Inde, sans toutefois évaluer directement les conséquences cliniques de cette surconsommation sur la santé des individus.

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Niveau 4 — Étude transversale583 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-06-28 · Molnár Z, Galgóczi E, Katkó M, Kolozsi A, Kovács R, Rusznák M, Bodor M, Nagy VE.

Résumé simplifié :

Cette étude hongroise s'intéresse à la carence en iode, un problème qui peut toucher le développement du cerveau des bébés et provoquer des troubles de la thyroïde. Depuis 2014, la Hongrie a rendu obligatoire l'usage du sel iodé dans la restauration collective. Les chercheurs ont mesuré la quantité d'iode dans les urines de 583 enfants scolarisés entre 2018 et 2023, dans quatre villes de l'Est du pays. Résultat : le taux médian d'iode urinaire (202 microgrammes par litre) montre un apport suffisant en iode. Les auteurs concluent que la consommation de sel iodé, combinée à une bonne information du public, a permis d'éliminer la carence en iode chez les enfants hongrois actuels.

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Cette étude hongroise évalue l'efficacité des mesures de santé publique mises en place depuis plusieurs décennies pour lutter contre la carence en iode, notamment l'obligation d'utiliser du sel iodé dans la restauration collective depuis 2014. Les chercheurs, rattachés à un laboratoire européen accrédité pour ce type d'analyse, ont mesuré la concentration urinaire d'iode chez 583 enfants d'âge scolaire dans quatre localités de l'Est de la Hongrie, entre 2018 et 2023. La valeur médiane obtenue (202,4 µg/L, avec un premier quartile à 133,5 et un troisième à 317,3) se situe dans la fourchette considérée comme adéquate par les critères internationaux. Les auteurs soulignent toutefois que le maintien de ce niveau nécessite une utilisation continue du sel iodé, une surveillance régulière du statut iodé de la population, et une information constante du public. Ils rappellent également que les conséquences d'une carence en iode subie pendant l'enfance peuvent persister à l'âge adulte, ce qui concerne encore la génération actuellement d'âge moyen ayant grandi avant la généralisation de ces mesures.

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Niveau 4 — Étude transversaleéquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-06-25 · Gu X, Zhu Y, Wang H, Xu L, He J.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a analysé, entre 2010 et 2021, la part des décès par AVC (hémorragique et ischémique) qui pourrait être due à une consommation trop élevée de sel dans la ville de Zhenjiang. Les chercheurs ont utilisé des données de mortalité et de surveillance des maladies chroniques pour estimer ce risque selon l'âge, le sexe et les générations. Résultat : la part de décès attribuable au sel a diminué au fil des années, passant d'environ 19% à 12%, avec une baisse plus marquée chez les hommes. Les femmes âgées restent toutefois plus à risque. Les auteurs recommandent de continuer les politiques de réduction du sel, notamment pour ces populations.

Résumé reformulé :

S'appuyant sur les données du Global Burden of Disease et sur un système local de surveillance des maladies chroniques, cette étude évalue la fraction de mortalité par AVC hémorragique et ischémique attribuable à une consommation élevée de sodium dans la ville de Zhenjiang (Chine), entre 2010 et 2021. La méthode relie l'apport en sel à l'élévation de la pression artérielle systolique, elle-même associée au risque de décès par AVC. Une analyse de tendance (Joinpoint) et un modèle âge-période-cohorte ont permis d'étudier l'évolution du risque. Les résultats montrent que la fraction de mortalité attribuable au sodium est passée de 19,3% à 12,0% sur la période, avec une décroissance plus marquée chez les hommes. La mortalité standardisée par AVC hémorragique et ischémique liée au sel a globalement diminué (variation annuelle moyenne d'environ -8 à -12% selon le type d'AVC), mais les effets liés à l'âge chez les femmes de plus de 85 ans montrent une tendance inverse. Les auteurs concluent à une amélioration globale, tout en soulignant la nécessité de cibler les femmes âgées dans les futures stratégies de réduction du sel, cette analyse restant observationnelle et spécifique à un contexte urbain chinois.

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Niveau 2 — Essai croisé randomisé69 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-06-18 · Murayama A, Hamasu A, Tabata I, Sato M, Tajiri E, Nakashima N, Sakamoto T.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé une astuce simple pour manger moins salé en dégustant des nouilles ramen : utiliser une cuillère percée de trous plutôt qu'une cuillère classique. Avec cette cuillère spéciale, on ramasse moins de bouillon, donc moins de sel, sans pour autant boire directement la soupe. L'étude, menée auprès de 69 étudiants, montre que hommes et femmes ont consommé nettement moins de bouillon et de sel avec la cuillère perforée, tout en trouvant le repas tout aussi satisfaisant et savoureux qu'avec une cuillère normale. Cette petite modification d'ustensile pourrait donc aider à réduire discrètement les apports en sel dans les cantines.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée randomisée, menée dans un restaurant universitaire auprès de 69 étudiants (35 hommes, 34 femmes), a comparé la consommation de bouillon et de sel lors de la dégustation de nouilles ramen selon que les participants utilisaient des baguettes avec une cuillère classique ou avec une cuillère perforée. Les résultats montrent que la cuillère perforée a permis de réduire significativement la quantité de bouillon ingérée et, par conséquent, l'apport en sel, aussi bien chez les hommes que chez les femmes (par exemple, chez les femmes, la consommation de sel médiane est passée de 3,0 g à 2,2 g). Fait notable, cette réduction n'a pas altéré la sensation de satiété ni l'appréciation gustative du repas, qui restaient comparables entre les deux conditions. Les auteurs suggèrent que l'introduction de cuillères perforées comme ustensile standard dans les cafétérias institutionnelles pourrait constituer une stratégie simple et peu coûteuse pour limiter les apports en sel, tout en soulignant la nécessité de valider ces résultats dans d'autres contextes et populations.

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Afficher aussi les 8 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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