Glyphosate
Contaminants alimentaires
Herbicide largement utilisé en agriculture pour détruire les mauvaises herbes, notamment sur les cultures de céréales, de soja et de maïs. Ses résidus peuvent subsister sur les végétaux traités et se retrouver dans certains aliments d'origine végétale ainsi que dans l'eau.
Études scientifiques (24)
Carte des preuves
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 8 (33 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 12 (50 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 4 (17 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Grossesse et issues de naissance | 5 | · | · | 4 | 1 | · |
| Maladie rénale chronique | 4 | · | · | 1 | 3 | · |
| Mortalité et longévité | 3 | · | · | 2 | 1 | · |
| Anémie et carences en micronutriments | 3 | · | · | · | 3 | · |
| Dénutrition et sarcopénie | 2 | · | · | 1 | 1 | · |
| Obésité et poids | 2 | · | · | · | 2 | · |
| Stéatose hépatique et santé du foie | 2 | · | · | · | · | 2 |
| Troubles du neurodéveloppement (autisme, TDAH) | 2 | · | · | 2 | · | · |
| Diabète de type 2 | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Dépression et anxiété | 1 | · | · | 1 | · | · |
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Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Europe PMC · 2026-09-03 · Gáll Z, Farczádi L, Kolcsar M.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a examiné le lien entre l'exposition au glyphosate, un herbicide très utilisé, et le taux de vitamine D dans le sang. Sur plus de 4000 adultes suivis dans la grande enquête nationale NHANES, les chercheurs ont mesuré le glyphosate dans les urines et la vitamine D dans le sang. Résultat : plus la quantité de glyphosate détectée était élevée, plus le taux de vitamine D avait tendance à être bas, même après avoir pris en compte l'âge, le poids, l'alimentation et d'autres facteurs. Cette association ne prouve pas que le glyphosate cause directement ce déficit, mais elle soulève une question importante qui mériterait d'être étudiée plus en profondeur.
Résumé reformulé :
Cette analyse transversale s'appuie sur les données de 4284 adultes américains issus de l'enquête NHANES (2013-2018) pour explorer la relation entre l'exposition au glyphosate, mesurée par la concentration urinaire de cet herbicide, et le statut en vitamine D, évalué par le taux sérique de 25-hydroxyvitamine D. Après ajustement pour de nombreux facteurs de confusion (âge, sexe, origine ethnique, IMC, saison, niveau socio-économique, activité physique, tabagisme et fonction rénale), les chercheurs ont observé une association inverse statistiquement significative entre le glyphosate urinaire et le taux de vitamine D. Par ailleurs, l'effet protecteur d'un apport alimentaire élevé en vitamine D sur son taux sanguin semblait plus marqué chez les personnes les plus exposées au glyphosate. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une étude d'observation, qui ne permet pas d'établir un lien de cause à effet, et appellent à des recherches longitudinales et expérimentales complémentaires pour confirmer cette association et en comprendre les mécanismes éventuels.
Europe PMC · 2026-07-31 · Zhou G, Jiang M, Zhang Y, Gao B, Xu D, Cui Y.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est intéressée à 110 patients ayant subi une biopsie du rein, pour voir si le glyphosate (un désherbant très répandu) pouvait être lié à des lésions des reins, même à de faibles doses. Les chercheurs ont mesuré le glyphosate dans les urines des patients et ont comparé ceux ayant des lésions légères à ceux ayant des lésions modérées à sévères. Résultat : plus le taux urinaire de glyphosate était élevé, plus les lésions rénales étaient importantes. Les patients avec un niveau intermédiaire de glyphosate avaient un risque bien plus élevé de lésions sévères. Ces résultats suggèrent un possible effet toxique du glyphosate sur les reins, même à faible exposition, bien que d'autres études soient nécessaires pour confirmer ce lien.
Résumé reformulé :
Cette étude rétrospective a examiné 110 patients non exposés professionnellement au glyphosate, mais ayant subi une biopsie rénale, en les répartissant selon la sévérité de leurs lésions tubulaires (légères versus modérées à sévères). La concentration urinaire médiane de glyphosate était de 2,50 ng/ml, et elle s'est révélée plus élevée dans le groupe aux lésions les plus sévères. Une corrélation positive a été observée entre le niveau urinaire de glyphosate et le score de lésion tubulaire. Après ajustement statistique complet, les patients situés dans le troisième quartile de concentration urinaire présentaient un risque 26 fois plus élevé de lésions modérées à sévères par rapport au quartile le plus bas. Une analyse de type spline a confirmé une association non linéaire significative entre exposition et sévérité des lésions, avec une capacité prédictive correcte du marqueur urinaire (AUC = 0,707). Des analyses complémentaires de toxicologie suggèrent que le glyphosate pourrait induire une cytotoxicité et des dommages génétiques contribuant à ces atteintes rénales. Il s'agit d'une étude observationnelle qui ne permet pas d'établir formellement un lien de causalité, mais qui apporte des éléments supplémentaires en faveur d'un effet néphrotoxique potentiel du glyphosate, même à faible dose, dans la population générale.
Europe PMC · 2026-07-21 · Jenkins HM, Zimmerman E, Cathey AL, Hao W, Fernadez J, Rosario Pabón Z, Veléz Vega CM, Cordero JF, Alshawabkeh A, Meeker JD, Watkins DJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 284 mères et leurs enfants à Porto Rico pour voir si l'exposition au glyphosate (un herbicide très utilisé) pendant la grossesse pouvait affecter le développement du cerveau des enfants. Les chercheurs ont mesuré le glyphosate et son dérivé l'AMPA dans les urines des mères, puis testé les capacités cognitives, de communication, motrices et sociales des enfants jusqu'à 4 ans. Résultat : plus les mères avaient été exposées à ces substances, plus certains scores de développement étaient légèrement plus bas chez leurs enfants. L'allaitement ne semblait pas changer ce résultat. Les auteurs précisent qu'il s'agit de résultats préliminaires qui nécessitent d'être confirmés.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte menée à Porto Rico (projet PROTECT) a examiné les liens entre l'exposition prénatale au glyphosate et à son métabolite l'AMPA, mesurés dans les urines maternelles à plusieurs reprises durant la grossesse, et le développement neurologique de 284 enfants évalués jusqu'à l'âge de 4 ans via le Battelle Developmental Inventory. Les analyses montrent qu'une augmentation du glyphosate est associée à une baisse des scores cognitifs et de communication, tandis que l'AMPA est associée à une baisse des scores cognitifs, de communication, moteurs et personnels-sociaux. La durée de l'allaitement exclusif (plus ou moins de 90 jours) n'a pas modifié significativement ces associations, bien que des tendances différentes selon les composés aient été observées. Les auteurs soulignent la nature exploratoire de ces résultats et appellent à davantage de recherches sur l'exposition prénatale au glyphosate et son éventuelle présence dans le lait maternel, sans établir de lien de causalité définitif à ce stade.
Europe PMC · 2026-07-14 · Herrera T, Fragoman F, Ghassabian A, Cowell W, Cajachagua Torres KN, Ard N, Kannan K, Li Z, Mehta-Lee S, Liu M, Burris HH, Trasande L.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a suivi environ 1450 femmes enceintes à New York entre 2016 et 2019. Les chercheurs ont mesuré dans leurs urines, à deux moments de la grossesse, la présence de glyphosate, un herbicide très utilisé dans l'agriculture, ainsi que son produit de dégradation (AMPA). Résultat : les femmes ayant des niveaux plus élevés de glyphosate dans leurs urines entre la 18e et la 25e semaine de grossesse avaient un risque plus élevé d'accoucher prématurément, notamment de façon spontanée. En revanche, l'AMPA n'était pas associé à ce risque. Cette étude suggère que la grossesse pourrait être une période sensible à l'exposition au glyphosate.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective menée à New York (NYU Children's Health and Environmental Study, 2016-2019) a analysé les liens entre l'exposition prénatale au glyphosate, un herbicide non sélectif largement utilisé, et le risque de naissance prématurée. Les chercheurs ont mesuré les concentrations urinaires de glyphosate et de son métabolite, l'AMPA, chez 1450 femmes enceintes, à deux périodes de la grossesse (4-18 semaines et 18-25 semaines). Sur l'ensemble des naissances, 7% étaient prématurées. Les analyses statistiques (équations d'estimation généralisées) ont montré qu'une concentration plus élevée de glyphosate entre 18 et 25 semaines de grossesse était associée à un risque accru de naissance prématurée globale (OR 1,35) et plus particulièrement de prématurité spontanée (OR 2,01). Aucune association significative n'a été observée pour l'AMPA. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une possible implication du glyphosate dans des mécanismes menant à un accouchement prématuré, sans toutefois établir de lien de causalité directe, et soulignent la grossesse comme période potentiellement vulnérable à cette exposition.
Europe PMC · 2026-07-05 · Yubolphan R, Kantisin S, Satayavivad J, Essigmann JM, Fedeles BI, Konguthaithip G, Tajai P.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont suivi pendant 14 jours 11 agriculteurs exposés à des herbicides contenant du glyphosate, en analysant leurs urines. Ils ont retrouvé le glyphosate et des substances issues de sa transformation dans le corps, notamment du formaldéhyde, lié à des signes de stress oxydatif, c'est-à-dire un déséquilibre qui peut endommager les cellules. En parallèle, des tests en laboratoire sur des cellules ont montré que ces herbicides pouvaient provoquer des dommages à l'ADN et favoriser la mort cellulaire. Ces résultats suggèrent que l'exposition au glyphosate pourrait abîmer les cellules humaines, mais des études plus larges restent nécessaires pour confirmer ce lien.
Résumé reformulé :
Cette étude a suivi pendant 14 jours 11 travailleurs agricoles exposés professionnellement à des herbicides à base de glyphosate, en analysant leurs urines par résonance magnétique nucléaire (RMN) afin de caractériser la cinétique du glyphosate, de ses métabolites et de biomarqueurs de stress oxydatif. Le formaldéhyde, un produit de dégradation, est apparu le plus fortement associé aux marqueurs de dommages oxydatifs. Parallèlement, des expériences sur des cellules AS52 en culture ont révélé une production de radicaux libres, des altérations de l'ADN et une induction de l'apoptose en présence de ces herbicides. En combinant données humaines et expérimentations in vitro, les auteurs suggèrent que le glyphosate et ses métabolites réactifs pourraient contribuer à un stress oxydatif et génotoxique chez les personnes exposées, apportant un éclairage nouveau sur les mécanismes toxicologiques potentiels de ces herbicides, sans toutefois établir de lien de causalité direct avec une pathologie précise.
Europe PMC · 2026-06-15 · Valentín-Cortés MA, Cathey AL, Jenkins HM, Fernandez J, Pabón ZR, Vélez Vega CM, Cordero JF, Alshawabkeh A, Watkins DJ, Meeker JD.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 752 femmes enceintes à Porto Rico pour voir si le glyphosate (un désherbant très répandu) et son produit de dégradation, l'AMPA, retrouvés dans leurs urines, étaient liés à des changements d'hormones pendant la grossesse. Les chercheurs ont observé que des niveaux plus élevés de ces substances étaient associés à une baisse de l'œstriol, une hormone importante pour la grossesse, ainsi qu'à des variations des hormones thyroïdiennes et du stress. Ces liens étaient plus marqués chez les femmes portant un fœtus féminin. Cela suggère que le glyphosate pourrait perturber l'équilibre hormonal des femmes enceintes, un phénomène qui pourrait expliquer certains risques déjà observés comme la prématurité.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte menée à Porto Rico (projet PROTECT) a analysé les urines de 752 femmes enceintes à trois moments de la grossesse afin de mesurer leur exposition au glyphosate et à son métabolite, l'AMPA. En parallèle, les chercheurs ont mesuré plusieurs hormones sanguines : œstriol, progestérone, testostérone, hormones thyroïdiennes (T3, T4, TSH) et hormone de stress (CRH). Les résultats montrent qu'une augmentation de l'exposition au glyphosate et à l'AMPA est associée à une diminution de l'œstriol (entre 8 et 11% plus bas), à une légère hausse de la T3, et dans certaines analyses à une hausse de la TSH et du CRH en fin de grossesse. Les associations semblaient plus fortes chez les femmes portant un fœtus féminin. Il s'agit de la première étude humaine suggérant que ces contaminants environnementaux très répandus pourraient perturber plusieurs voies hormonales essentielles au bon déroulement de la grossesse, sans toutefois établir de lien de causalité direct avec des issues de naissance défavorables.
Europe PMC · 2026-01-16 · Khalil N, Hamdaoui L, Ducatman A, Koskela A, Rebai T, Lee M, Nahhas RW.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a examiné si le glyphosate, un désherbant très utilisé en agriculture, pouvait être lié à la santé des os. Les chercheurs ont mesuré le glyphosate dans les urines de plus de 2 700 personnes et comparé ces niveaux à leur densité osseuse, mesurée par radiographie. Résultat : plus la quantité de glyphosate détectée était élevée, plus la densité osseuse avait tendance à être faible, en particulier chez les femmes après la ménopause. Ces femmes rapportaient aussi plus souvent de l'ostéoporose et des fractures. Attention, cette étude ne prouve pas que le glyphosate cause directement ces problèmes, elle montre seulement un lien à confirmer par d'autres recherches.
Résumé reformulé :
Cette analyse transversale s'appuie sur les données de l'enquête américaine NHANES (2013-2018), portant sur 2 710 participants âgés de 8 à 59 ans. Les chercheurs ont étudié la relation entre la concentration urinaire de glyphosate et la densité minérale osseuse mesurée par absorptiométrie biphotonique (DXA), ainsi que les antécédents autodéclarés d'ostéoporose et de fractures. Après ajustement sur l'âge, l'origine ethnique, l'IMC, le tabagisme et le revenu, une association négative a été observée entre le glyphosate et la densité osseuse globale et lombaire dans l'ensemble de l'échantillon. Chez les femmes ménopausées, population considérée à risque, cette association inverse était plus marquée, et une exposition plus élevée au glyphosate était liée à un risque accru d'ostéoporose (odds ratio ajusté d'environ 2,6) et de fracture (odds ratio ajusté d'environ 2,1) rapportées par les participantes. Les auteurs soulignent que ces résultats, bien que cohérents avec des travaux antérieurs sur la toxicité osseuse du glyphosate, reposent sur un design transversal à un seul point de mesure, ce qui ne permet pas d'établir un lien de causalité ; des études longitudinales avec mesures répétées sont nécessaires pour le confirmer.
Europe PMC · 2026-01-06 · Kang Z, Huang J, Liu H.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si la présence de glyphosate (un herbicide très utilisé) dans les urines pouvait être liée à la perte de muscle chez plus de 3000 adultes américains. Les chercheurs ont observé que plus la concentration de glyphosate était élevée, plus la masse musculaire tendait à être faible, surtout chez les hommes, et plus le risque de sarcopénie (perte musculaire liée à l'âge) augmentait. Un marqueur sanguin appelé phosphatase alcaline semblait expliquer en partie ce lien. Ces résultats suggèrent une association, mais ne prouvent pas que le glyphosate cause directement cette perte musculaire.
Résumé reformulé :
À partir des données de l'enquête américaine NHANES (2013-2018) portant sur 3177 participants, cette étude a analysé le lien entre la concentration urinaire de glyphosate, un herbicide largement répandu, et la masse musculaire ainsi que la sarcopénie. Les analyses statistiques montrent qu'une concentration plus élevée de glyphosate est associée à une masse musculaire appendiculaire relative plus faible, particulièrement chez les hommes, avec des relations parfois non linéaires selon le sexe. Le glyphosate urinaire était également associé positivement au risque de sarcopénie, cette association étant plus marquée chez les hommes et chez les personnes non hypertendues. Une analyse de médiation indique que la phosphatase alcaline, un marqueur biologique, pourrait expliquer en partie ce lien. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une étude observationnelle, qui ne permet pas d'établir une relation de cause à effet, mais qui ouvre des pistes pour de futures recherches sur les effets potentiels du glyphosate sur la santé musculaire.
Motif : intervalles de confiance larges incluant le zéro pour la plupart des associations, résultats qualifiés d'imprécis par les auteurs
Europe PMC · 2025-12-15 · Morris KA, Cinzori ME, Ryva BA, Talge N, Pathak KV, Lovell B, Pirrotte P, Schantz SL, Strakovsky RS.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 300 femmes enceintes aux États-Unis pour voir si l'exposition au glyphosate (un herbicide très répandu) et à son produit de dégradation, l'AMPA, pouvait influencer la santé des bébés à la naissance. Les chercheurs ont mesuré ces substances dans les urines des mères en début de grossesse, puis ont observé le poids, la taille et certaines mesures génitales des nouveau-nés. Résultat : des niveaux plus élevés de glyphosate ou d'AMPA étaient associés à une taille de naissance légèrement plus petite et à certaines différences selon le sexe du bébé, mais ces liens restent incertains et doivent être confirmés par des études plus larges.
Résumé reformulé :
Dans cette étude pilote menée aux États-Unis (Illinois Kids Development Study), les chercheurs ont analysé les urines de 300 femmes enceintes prélevées au premier trimestre afin de mesurer leur exposition au glyphosate et à son métabolite, l'AMPA. Ils ont ensuite examiné les liens avec plusieurs indicateurs à la naissance : poids et taille ajustés à l'âge gestationnel, ainsi que la distance anogénitale, un marqueur sensible à l'exposition hormonale prénatale. Les résultats suggèrent que des concentrations plus élevées d'AMPA sont associées à une taille de naissance légèrement réduite, et que chez les garçons, le glyphosate est lié à un poids de naissance un peu plus faible et une distance anogénitale plus longue, tandis que chez les filles cette dernière association est également observée mais avec un profil légèrement différent. Ces associations, bien que suggestives d'un possible effet perturbateur endocrinien différencié selon le sexe, restent statistiquement imprécises et ne permettent pas d'établir un lien de causalité. Les auteurs appellent à des études de plus grande ampleur pour confirmer ces observations et évaluer leurs conséquences potentielles sur la santé à long terme de l'enfant.
Europe PMC · 2025-08-30 · Zhu Y, Hu Y, Zhou Q, Ruan L, Zhou S, Xia B, Wang F.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a examiné si le glyphosate, un herbicide très utilisé, pouvait affecter les reins. Les chercheurs ont mesuré le glyphosate dans les urines de plus de 1600 jeunes âgés de 12 à 40 ans, et ont comparé ces niveaux à des marqueurs de la santé rénale (filtration rénale et présence de protéines dans les urines). Résultat : près de 75% des participants avaient du glyphosate détectable dans leurs urines. Ceux qui en avaient le plus présentaient une légère baisse de la fonction de filtration des reins et davantage de protéines dans les urines, un signe possible d'atteinte rénale. Ces résultats suggèrent un lien, mais ne prouvent pas que le glyphosate soit directement responsable.
Résumé reformulé :
Cette étude s'appuie sur les données de l'enquête nationale américaine NHANES (2013-2016) pour explorer le lien entre exposition au glyphosate, un herbicide largement répandu, et la fonction rénale chez 1614 participants âgés de 12 à 40 ans. Le glyphosate a été détecté dans les urines de 74,6% des participants. Après ajustement pour divers facteurs de confusion, les chercheurs ont observé que les personnes situées dans le quartile d'exposition le plus élevé présentaient une légère diminution du débit de filtration glomérulaire estimé (eGFR), un indicateur clé de la fonction rénale, comparativement à celles du quartile le plus bas. Par ailleurs, une exposition élevée au glyphosate était associée à un ratio albumine/créatinine urinaire (UACR) plus élevé, marqueur d'une possible atteinte rénale précoce. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association entre exposition au glyphosate et altération de certains marqueurs rénaux, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2025-06-11 · Fang YW, Wang C, Lin CY.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a examiné les données de près de 1500 adultes pour voir si le glyphosate, un herbicide très utilisé, était lié à des niveaux plus faibles de vitamines antioxydantes dans le sang. Les chercheurs ont mesuré le glyphosate dans les urines et plusieurs antioxydants (vitamine C, vitamine E, caroténoïdes) dans le sang. Résultat : les personnes ayant plus de glyphosate dans leurs urines avaient en moyenne des niveaux plus bas de trois caroténoïdes (des pigments protecteurs présents dans les fruits et légumes). Cette association suggère un possible lien entre exposition au glyphosate et stress oxydatif, mais elle ne prouve pas que le glyphosate soit directement responsable de cette baisse.
Résumé reformulé :
Cette analyse s'appuie sur les données de l'enquête nationale américaine NHANES (2017-2018), portant sur 1469 adultes, pour étudier la relation entre l'exposition au glyphosate, mesurée par un biomarqueur urinaire, et les concentrations sanguines de plusieurs antioxydants : vitamine C, deux formes de vitamine E et huit caroténoïdes. Les auteurs ont observé une corrélation négative entre le niveau urinaire de glyphosate et trois caroténoïdes spécifiques (α-carotène, α-cryptoxanthine et β-cryptoxanthine), ainsi qu'avec leur somme, cette dernière association restant significative après ajustement dans le modèle final. Cette tendance à la baisse était cohérente à travers les quartiles croissants d'exposition au glyphosate. Des interactions ont également été détectées selon le sexe et l'indice de masse corporelle. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une étude observationnelle transversale, qui ne permet pas d'établir de lien de causalité, mais qui appelle à davantage de recherches sur les effets potentiels du glyphosate sur le stress oxydatif et la santé publique.
Europe PMC · 2025-05-09 · Dos Santos NR, Bah HAF, Gomes-Júnior EA, Martinez VO, Costa DO, Pires EM, Menezes-Filho JA.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a examiné 25 études pour savoir si l'exposition au glyphosate (un herbicide très utilisé) avant ou juste après la naissance pourrait affecter le développement du cerveau des bébés. Les chercheurs ont combiné des études faites sur des animaux (rats, poissons) et des études chez l'humain basées sur des dossiers médicaux. Chez les animaux, le glyphosate a été associé à des problèmes de mémoire, de motricité, d'anxiété et de comportements proches de l'autisme. Chez l'humain, certaines données suggèrent un lien possible avec la dépression ou des traits autistiques, mais très peu d'études ont réellement mesuré le niveau de glyphosate dans le corps. Les auteurs concluent qu'il faut davantage de recherches pour confirmer ces effets.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé 25 articles originaux portant sur l'exposition pré et postnatale au glyphosate et ses effets potentiels sur le neurodéveloppement, en combinant modèles animaux (rongeurs, poissons) et études épidémiologiques humaines. Les études expérimentales utilisaient des tests comportementaux (champ ouvert, reconnaissance d'objets) tandis que les études chez l'humain s'appuyaient principalement sur des dossiers médicaux pour diagnostiquer dépression ou comportements de type autistique. Fait notable, seule une étude animale a mesuré directement les niveaux de glyphosate, et une seule étude épidémiologique a utilisé un biomarqueur d'exposition. Chez les rongeurs, l'exposition a été associée à des altérations cognitives, motrices, mnésiques, ainsi qu'à des comportements évoquant l'autisme et l'anxiété ; chez les poissons, des troubles de la nage ont été observés. Les données humaines, bien que moins nombreuses et de qualité méthodologique variable, suggèrent une association possible entre exposition au glyphosate et certains troubles neurodéveloppementaux, sans toutefois établir de lien de causalité. Les auteurs soulignent la nécessité d'études supplémentaires, notamment avec des mesures biologiques plus précises de l'exposition.
Europe PMC · 2025-05-04 · Fang YW, Lin HC, Wang C, Lin CY.
Résumé simplifié :
Cette étude a utilisé des données américaines (NHANES) pour examiner le lien entre le taux de glyphosate (un désherbant très utilisé) retrouvé dans les urines et la santé de plus de 1400 adultes suivis pendant plusieurs années. Les chercheurs ont observé que des niveaux plus élevés de glyphosate étaient associés à deux marqueurs biologiques liés au stress oxydatif et au fonctionnement des mitochondries (les « centrales énergétiques » des cellules). Globalement, le glyphosate n'était pas lié à un risque de décès plus élevé. Mais chez les personnes ayant certains profils de ces marqueurs biologiques, une exposition plus forte au glyphosate était associée à une mortalité plus importante, toutes causes confondues.
Résumé reformulé :
À partir des données de l'enquête NHANES 2013-2014, les auteurs ont analysé 1464 adultes américains pour étudier la relation entre le taux urinaire de glyphosate et deux biomarqueurs reflétant le stress oxydatif et la fonction mitochondriale (MeFox et MMA), ainsi que leur lien avec la mortalité, suivie jusqu'en 2019. Le glyphosate était positivement associé à ces deux biomarqueurs dans les modèles ajustés. Sur 116 décès recensés (dont 44 cardiovasculaires), aucune association significative n'a été trouvée entre le glyphosate et la mortalité globale dans l'ensemble de la population. Cependant, des analyses par sous-groupes ont révélé une association significative avec la mortalité toutes causes chez les personnes ayant des niveaux élevés de MeFox, ainsi qu'une association marquée chez celles ayant de faibles niveaux de MMA, avec une interaction statistique significative entre glyphosate et MMA. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un rôle possible du stress oxydatif et de la dysfonction mitochondriale dans les effets potentiels du glyphosate sur la santé, sans toutefois établir de lien de causalité direct ni d'effet global dans la population générale.
Europe PMC · 2025-05-01 · Romo-García MF, Mendoza-Cano O, Murillo-Zamora E, Camacho-delaCruz AA, Ríos-Silva M, Bricio-Barrios JA, Cuevas-Arellano HB, Rivas-Santiago B, Maeda-Gutiérrez V, Galván-Tejada CE, Gonzalez-Curiel IE.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si l'exposition au glyphosate, un herbicide très utilisé, pouvait affecter les reins des enfants. Les chercheurs ont mesuré le glyphosate et une protéine appelée KIM-1, qui apparaît tôt en cas de lésion rénale, chez 221 enfants. Résultat : plus le taux de glyphosate était élevé, plus le taux de KIM-1 augmentait aussi, ce qui pourrait indiquer un début d'atteinte rénale encore invisible. Selon les calculs des chercheurs, le glyphosate expliquerait environ la moitié des variations observées de ce marqueur. Cette découverte suggère qu'il serait important de surveiller l'exposition des enfants à ce pesticide, même si d'autres études seront nécessaires pour confirmer un véritable risque pour la santé rénale.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a cherché à évaluer un lien entre l'exposition au glyphosate, un herbicide largement répandu, et une atteinte rénale précoce chez des enfants. Les auteurs ont mesuré, par immunoessais, les concentrations urinaires de glyphosate et de KIM-1, une protéine transmembranaire surexprimée par les cellules tubulaires rénales lors d'une lésion, chez 221 enfants. Les résultats montrent une augmentation significative du KIM-1 dans les groupes présentant les plus fortes concentrations médianes de glyphosate. Une régression linéaire multiple a estimé une hausse moyenne de 42 % (IC 32-52 %) de KIM-1 par unité supplémentaire de glyphosate, et un modèle SHAP a attribué environ 51 % de la variabilité du KIM-1 à ce pesticide. Ces données, de nature associative, suggèrent un possible effet subclinique du glyphosate sur la fonction rénale infantile, sans toutefois établir formellement un lien de causalité ni de conséquence clinique avérée à ce stade.
Europe PMC · 2025-04-17 · Hall M, Ashley-Martin J, Till C, Hu J, Lanphear B, Curl C, Arbuckle TE, Boivin M, Booij L, Muckle G, Fisher M, Asztalos E, Bouchard MF, MacFarlane AJ, Hyland C.
Résumé simplifié :
Cette étude canadienne a suivi des femmes enceintes et leurs enfants pour voir si l'exposition au glyphosate (un désherbant très utilisé) pendant la grossesse pouvait affecter le développement du cerveau de l'enfant. Les chercheurs ont mesuré le glyphosate et son dérivé, l'AMPA, dans les urines des mères au premier trimestre, puis ont évalué l'intelligence, le comportement et les capacités sociales des enfants vers 3-4 ans. Résultat : aucun lien significatif n'a été trouvé entre le niveau d'exposition des mères et les capacités cognitives, sociales ou comportementales des enfants. Les auteurs précisent que des études avec plus de mesures et des niveaux d'exposition plus élevés seraient nécessaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Dans cette étude issue de la cohorte canadienne MIREC, les chercheurs ont examiné si l'exposition prénatale au glyphosate, le pesticide le plus utilisé au monde, et à son métabolite l'AMPA, était associée à des altérations du neurodéveloppement chez l'enfant. Les concentrations urinaires de glyphosate et d'AMPA ont été mesurées chez des femmes enceintes au premier trimestre, puis les fonctions cognitives (QI), sociales et comportementales de leurs enfants ont été évaluées entre 3 et 4 ans à l'aide de tests standardisés (WPPSI-III, SRS-2, BASC-2). Sur un échantillon de plusieurs centaines d'enfants, aucune association statistiquement significative n'a été observée entre les niveaux maternels de glyphosate ou d'AMPA et les résultats neurodéveloppementaux, ni d'effet modulateur selon le sexe de l'enfant ou le statut en folate. Une tendance inverse non significative a toutefois été relevée entre l'AMPA et le QI de performance. Les auteurs concluent qu'à ces niveaux d'exposition relativement faibles, observés dans une cohorte urbaine, aucun effet neurotoxique net n'a pu être mis en évidence, tout en soulignant la nécessité d'études complémentaires avec des mesures répétées et des expositions plus élevées.
Europe PMC · 2025-03-27 · Yang T, Zhou L, Jing P, Bao Y, Gu L, Chen Y, Shi X, Wang H, Wang L, Wang S.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a suivi près de 4700 adultes pour voir si le glyphosate, l'herbicide le plus utilisé au monde, était lié à leur état de santé. Les chercheurs ont mesuré la quantité de glyphosate dans les urines des participants, puis ont évalué leur niveau de fragilité (fatigue, perte de force, maladies multiples...) et suivi leur santé pendant environ 4 ans. Résultat : plus la quantité de glyphosate dans l'urine était élevée, plus les personnes avaient de risques d'être fragiles et de décéder, toutes causes confondues. Une partie de ce lien entre glyphosate et mortalité s'explique par cette fragilité accrue. Ces résultats suggèrent qu'il faudrait réduire l'exposition à cet herbicide, bien qu'on ne puisse pas encore affirmer qu'il en est directement la cause.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte basée sur les données de l'enquête américaine NHANES (2013-2018) a examiné le lien entre l'exposition au glyphosate, mesurée via sa concentration urinaire, et deux indicateurs de santé : la fragilité (évaluée par un index composite de 49 critères) et la mortalité toutes causes confondues. Parmi 4697 adultes suivis pendant une durée médiane de 3,9 ans, les chercheurs ont observé qu'une concentration urinaire de glyphosate plus élevée était associée à une prévalence accrue de fragilité, avec une relation dose-réponse linéaire, ainsi qu'à un risque plus élevé de décès (238 décès enregistrés). Une analyse de médiation a montré que la fragilité expliquait environ 30 % de l'association observée entre glyphosate et mortalité. Ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir un lien de causalité direct, mais ils apportent des éléments supplémentaires suggérant un possible effet délétère de l'exposition au glyphosate sur la santé générale, et appellent à renforcer les efforts de réduction de cette exposition dans la population.
Motif : intervalles de confiance extrêmement larges (HR=1.43 [1.00-2.09] et HR=0.01 [0.00-0.18]), suggérant une grande imprécision statistique
Europe PMC · 2025-03-01 · Chu PL, Hsiao CC, Su TC, Wang C, Lin CY.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a examiné plus de 6400 personnes pour voir si le glyphosate (un herbicide très utilisé) retrouvé dans les urines était lié au taux de sélénium dans le sang et au risque de décès. Les chercheurs ont constaté que plus le taux de glyphosate était élevé, plus le taux de sélénium dans le sang avait tendance à être bas. Les personnes avec un taux élevé de glyphosate avaient un risque de mortalité plus important, surtout si leur taux de sélénium était déjà élevé. À l'inverse, un bon taux de sélénium semblait protecteur, mais seulement en dessous d'un certain seuil. Ces résultats suggèrent un lien complexe entre glyphosate, sélénium et santé, qui mérite d'être approfondi.
Résumé reformulé :
En utilisant les données de l'enquête nationale américaine NHANES (2013-2018) portant sur plus de 6400 participants, les auteurs ont étudié les relations entre le taux urinaire de glyphosate, le taux sanguin de sélénium, l'apport alimentaire en sélénium, et le risque de mortalité toutes causes confondues. Une corrélation négative significative a été observée entre le glyphosate urinaire et le sélénium sanguin, notamment chez les femmes, les personnes non hispaniques blanches, et celles ayant un faible apport en sélénium, sans lien retrouvé avec l'apport alimentaire en sélénium lui-même. Un taux élevé de glyphosate était associé à un risque accru de décès (HR=1,43), cette association étant plus marquée chez les personnes ayant un taux de sélénium sanguin élevé (≥50e percentile). À l'inverse, un taux élevé de sélénium sanguin était globalement associé à une réduction du risque de mortalité, mais cet effet protecteur était surtout observé chez les personnes ayant un taux de sélénium plus faible (<50e percentile), suggérant une relation en forme de U entre sélénium et mortalité. Ces résultats, basés sur des données observationnelles, ne permettent pas d'établir un lien de causalité mais soulignent l'intérêt de mieux comprendre l'interaction entre exposition au glyphosate et statut en sélénium sur la santé publique.
Europe PMC · 2025-01-24 · Xu W, Chen Z, Jiang Y, Zeng H, He N, Liu Z, Zhou M.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si le glyphosate, un herbicide très utilisé, pouvait être lié à des problèmes cardiaques chez l'humain. En analysant les données de plus de 1 600 personnes, les chercheurs ont constaté que celles ayant les niveaux d'exposition au glyphosate les plus élevés présentaient un risque plus important de maladies cardiovasculaires liées à l'athérosclérose, comme l'angine de poitrine, les maladies coronariennes et les crises cardiaques. Une partie de ce lien s'expliquerait par l'effet du glyphosate sur l'indice de masse corporelle (IMC), qui jouerait un rôle intermédiaire. Ces résultats suggèrent un lien préoccupant, sans toutefois prouver que le glyphosate cause directement ces maladies.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée sur 1 602 participants a cherché à clarifier la relation entre l'exposition au glyphosate, principal composant de nombreux herbicides, et le risque de maladie cardiovasculaire athérosclérotique (ASCVD). Les analyses statistiques montrent qu'une exposition élevée au glyphosate est associée à un risque environ deux fois plus élevé d'ASCVD par rapport à une exposition faible, avec une tendance linéaire significative. Des associations spécifiques ont également été observées avec l'angine de poitrine, les maladies coronariennes et les crises cardiaques. Une analyse de médiation révèle que l'indice de masse corporelle (IMC) joue un rôle intermédiaire partiel dans cette association, représentant une fraction limitée de l'effet total observé. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une étude d'association, basée sur des données transversales, qui ne permet pas d'établir un lien de causalité directe entre exposition au glyphosate et survenue de maladies cardiovasculaires.
Europe PMC · 2025-01-24 · Hu L, Chen M, Xue X, Zhao M, He Q.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est penchée sur les effets du glyphosate, un herbicide très utilisé, sur les reins. En analysant les données de plus de 1 000 adultes américains, les chercheurs ont observé que les personnes ayant un taux urinaire de glyphosate plus élevé présentaient des signes de fonction rénale moins bonne : plus de protéines dans les urines et une filtration rénale réduite. Des expériences complémentaires sur des embryons de poisson-zèbre exposés au glyphosate ont montré des atteintes rénales similaires, avec des changements dans certains marqueurs biologiques. Ces résultats suggèrent un lien entre exposition au glyphosate et santé des reins, mais d'autres recherches sont nécessaires pour confirmer et comprendre précisément ce mécanisme.
Résumé reformulé :
Cette recherche a exploré la relation entre l'exposition au glyphosate, herbicide largement répandu, et la fonction rénale, en combinant des données épidémiologiques humaines et des expérimentations animales. L'analyse transversale de 1170 participants de l'enquête NHANES (2013-2014) a révélé une association positive entre le taux urinaire de glyphosate et le ratio albumine/créatinine (ACR), ainsi qu'une association négative avec le débit de filtration glomérulaire estimé (eGFR), notamment chez les sujets du troisième quartile d'exposition. Pour approfondir ces observations, des embryons de poisson-zèbre ont été exposés à différentes concentrations de glyphosate : les doses les plus élevées ont entraîné une mortalité accrue, une dilatation kystique des reins et une surexpression du gène havcr1, marqueur de lésion rénale. Une analyse métabolomique non ciblée a par ailleurs identifié des métabolites et voies biologiques (comme les transporteurs ABC) potentiellement impliqués dans ce mécanisme. Si l'étude établit une association statistique chez l'humain entre exposition au glyphosate et altération de la fonction rénale, elle ne permet pas d'affirmer un lien de causalité direct, et les mécanismes sous-jacents nécessitent des investigations supplémentaires.
Europe PMC · 2025-01-10 · Feng X, Wang M, Wang Y, Liang R, Yan C.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a examiné si le glyphosate, un herbicide très répandu, pouvait influencer la régulation du sucre dans le sang. Les chercheurs ont mesuré le glyphosate dans les urines de plus de 2000 adultes et l'ont comparé à leur glycémie, leur taux d'hémoglobine glyquée (HbA1c) et leur fonction des cellules productrices d'insuline. Résultat : plus le taux de glyphosate était élevé, plus la glycémie et l'HbA1c avaient tendance à augmenter, tandis que la fonction des cellules bêta du pancréas diminuait. Cet effet était plus marqué chez les personnes obèses. Une enzyme hépatique, la phosphatase alcaline, semblait jouer un rôle intermédiaire dans ce lien.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale s'appuie sur les données de l'enquête nationale américaine NHANES (2013-2018) portant sur 2094 adultes, afin d'explorer le lien entre l'exposition environnementale au glyphosate (mesurée dans les urines) et plusieurs marqueurs de l'homéostasie glucidique : glycémie à jeun, HbA1c, insulinémie et indices HOMA2 (fonction bêta-cellulaire, résistance et sensibilité à l'insuline). Les résultats montrent une association positive, dose-dépendante, entre le glyphosate urinaire et la glycémie à jeun ainsi que l'HbA1c, et une association négative avec la fonction des cellules bêta (HOMA2-β). Chaque doublement de la concentration urinaire de glyphosate était associé à une hausse de 1,13 % de la glycémie, 1,50 % de l'HbA1c, et une baisse de 2,80 % de la fonction bêta-cellulaire. Ces associations étaient plus fortes chez les personnes obèses, suggérant un effet modificateur du statut pondéral. Une analyse de médiation a par ailleurs révélé que l'élévation de la phosphatase alcaline (ALP) expliquait une partie de ces associations (environ 10 % pour la glycémie et 20 % pour l'HbA1c). Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une étude observationnelle transversale, qui ne permet pas d'établir de lien de causalité directe entre exposition au glyphosate et dérèglement glycémique.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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