Acésulfame K
Additifs alimentaires
Édulcorant de synthèse au pouvoir sucrant très élevé, utilisé sans apporter de calories, référencé sous le code E950. Il se présente sous forme de poudre blanche, souvent associé à d'autres édulcorants pour atténuer son arrière-goût. On le trouve dans les boissons light, chewing-gums, produits allégés, desserts et certains médicaments ou compléments.
Études scientifiques (36)
Carte des preuves
- Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 1 (3 %)
- Niveau 2 · essais randomisés : 3 (8 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 17 (47 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 10 (28 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 5 (14 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Obésité et poids | 9 | 1 | 1 | 4 | 3 | · |
| Syndrome métabolique et résistance à l'insuline | 5 | · | 2 | 1 | 1 | 1 |
| Diabète de type 2 | 5 | · | 2 | 3 | · | · |
| Grossesse et issues de naissance | 4 | · | · | 2 | · | 2 |
| Microbiote intestinal | 4 | · | · | · | 1 | 3 |
| Inflammation chronique | 3 | · | · | · | 2 | 1 |
| Maladies cardiovasculaires | 2 | · | · | 1 | 1 | · |
| AVC | 2 | · | · | 1 | 1 | · |
| Croissance et développement de l'enfant | 2 | · | · | 1 | 1 | · |
| Autres cancers | 2 | · | · | 2 | · | · |
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Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Motif : L'association sucralose/cancer du sein prémenopause repose sur seulement 38 cas avec un IC très large (1.44-24.20), jugée exploratoire par les auteurs eux-mêmes
Europe PMC · 2026-09-09 · Bonaccio M, Di Castelnuovo A, Costanzo S, Martinez CF, Ruggiero E, Panzera T, Esposito S, De Curtis A, Magnacca S, Troisi J, Cerletti C, Donati MB, de Gaetano G, Iacoviello L.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont mesuré, dans les urines de plus de 1 200 femmes italiennes, la présence de six édulcorants artificiels courants (comme la saccharine, l'aspartame ou le sucralose). Ils ont ensuite comparé ces mesures entre des femmes ayant développé un cancer du sein et les autres. Résultat global : aucun lien n'a été trouvé entre la quantité d'édulcorants détectée dans les urines et le risque de cancer du sein. Seule exception : chez les femmes non ménopausées, la présence de sucralose était associée à un risque plus élevé, mais ce résultat repose sur très peu de cas et doit être confirmé par d'autres études avant d'être considéré comme fiable.
Résumé reformulé :
Cette étude cas-cohorte, menée au sein de la cohorte italienne Moli-sani, a innové en mesurant objectivement six édulcorants non nutritifs (aspartame, acésulfame, saccharine, sucralose, cyclamate, glycosides de stéviol) dans les urines de 988 femmes d'âge moyen, plutôt que de se baser sur des déclarations alimentaires comme le font habituellement les études sur le sujet. Parmi elles, 272 ont développé un cancer du sein au cours du suivi. La saccharine était l'édulcorant le plus fréquemment détecté. Globalement, ni les édulcorants pris individuellement ni leur score cumulé n'étaient associés à un risque accru de cancer du sein. Toutefois, une association notable a été observée entre la présence de sucralose et le cancer du sein chez les femmes préménopausées (risque multiplié par environ 6), mais cette estimation, fondée sur seulement 38 cas, reste statistiquement imprécise. Les auteurs soulignent que ce résultat est exploratoire et nécessite d'être reproduit par d'autres recherches avant toute conclusion définitive.
Motif : essai de 16 participants
Europe PMC · 2026-09-02 · Andersen SSH, Kjølbæk L, Halford JCG, Harrold JA, Raben A.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si un mélange d'acésulfame K et de cyclamate, deux édulcorants, modifie la façon dont le corps utilise l'énergie après un repas, comparé à de l'eau. 26 adultes en surpoids ont participé, et 16 ont terminé l'étude jusqu'au bout, répartie sur un an avec une phase de perte de poids puis de maintien. Les chercheurs ont mesuré la combustion des graisses et des sucres, la dépense d'énergie, la glycémie et l'insuline, juste après la prise de boisson et aussi après plusieurs mois de régime avec ou sans édulcorants. Résultat : aucune différence significative n'a été observée entre le groupe ayant consommé les édulcorants et celui ayant bu de l'eau, que ce soit à court terme ou après plusieurs mois.
Résumé reformulé :
Cette sous-étude de l'essai randomisé SWEET a évalué les effets aigus et prolongés d'un mélange d'acésulfame K et de cyclamate, comparé à de l'eau, sur l'oxydation des substrats énergétiques (graisses et glucides), la dépense énergétique, ainsi que la glycémie et l'insuline postprandiales. Vingt-six adultes présentant un IMC ≥ 25 kg/m² ont été recrutés, avec un apport en sucres ajoutés limité à moins de 10% de l'énergie totale dans les deux groupes de comparaison ; 16 ont complété le dernier jour de test. Les mesures ont été réalisées à jeun puis après un petit-déjeuner standardisé, avant et après l'ingestion de la boisson test, à trois moments clés : à l'inclusion, après deux mois de perte de poids, et après quatre mois supplémentaires de maintien du poids avec ou sans édulcorants dans l'alimentation. Aucune différence statistiquement significative n'a été relevée entre les deux conditions sur l'ensemble des paramètres métaboliques mesurés, ni ponctuellement ni à travers le temps. Les auteurs soulignent toutefois que le faible nombre de participants limite la portée de ces conclusions.
Motif : essai de 26 participants
Europe PMC · 2026-03-17 · Andersen SSH, Kjølbæk L, Halford JCG, Harrold JA, Raben A.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez des adultes en surpoids l'effet d'un mélange d'acésulfame K et de cyclamate, comparé à de l'eau, sur la sensation de faim après un repas. Les participants buvaient soit ce mélange sucré sans calories, soit de l'eau, deux heures après un petit-déjeuner, puis on mesurait leur appétit avant un repas libre. Résultat : boire la boisson avec édulcorants réduisait l'envie de manger sucré et la sensation de pouvoir encore manger, par rapport à l'eau. Mais cela n'a pas changé la quantité totale de nourriture consommée ensuite. L'étude portait sur peu de participants, donc des recherches plus larges sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette sous-étude du projet européen SWEET a évalué chez 26 adultes en surpoids ou obèses les effets aigus d'un mélange d'acésulfame potassium et de cyclamate (Ace-K/Cyc), comparé à de l'eau, sur les sensations d'appétit et la prise alimentaire ultérieure. Les tests ont été réalisés à trois moments : au départ, après deux mois de perte de poids, et après quatre mois de stabilisation, chez des participants suivant un régime avec ou sans édulcorants. Après un petit-déjeuner standardisé, les volontaires buvaient soit la boisson édulcorée soit de l'eau, puis leur appétit était mesuré via des échelles visuelles analogiques avant un repas libre. La boisson avec Ace-K/Cyc a réduit, de façon statistiquement significative, le désir de manger sucré et la perception de pouvoir encore consommer de la nourriture, comparée à l'eau, et cet effet persistait même après ajustement pour la palatabilité. En revanche, aucune différence significative n'a été observée sur la quantité d'énergie réellement consommée lors du repas libre. Les auteurs soulignent que la petite taille de l'échantillon limite la portée de ces conclusions et appellent à des études de plus grande ampleur.
Europe PMC · 2025-10-14 · Cai X, Brouwer-Brolsma E, de Gier G, Naomi ND, Harrold JA, Halford JC, Raben A, Balvers M, Feskens EJ.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont mesuré, dans les urines de 500 enfants et adolescents néerlandais de 8 à 17 ans, la présence de différents édulcorants (dont l'acésulfame K) et de sucres, puis ont comparé ces résultats à leur poids et leur tour de taille. Contrairement à la saccharine et au sucralose, qui étaient liés à un indice de masse corporelle plus élevé, l'acésulfame K n'était associé à aucune différence de poids ou de corpulence chez les enfants étudiés. Les auteurs rappellent que ces liens ne prouvent pas qu'un édulcorant cause la prise de poids : ils reflètent plutôt des habitudes alimentaires différentes selon la corpulence.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée dans le cadre du projet SWEET a analysé des échantillons d'urine nocturne de 500 enfants et adolescents néerlandais (8-17 ans) issus de la cohorte Lifelines, afin de mesurer objectivement leur exposition à divers édulcorants et sucres, via chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse. Après ajustement pour l'âge, le sexe, le temps d'écran et la consommation de fruits et légumes, la saccharine et le sucralose urinaires étaient positivement associés aux z-scores d'IMC et/ou de rapport taille-hauteur, tandis que les sucres totaux, le glucose et le fructose montraient des associations inverses. En revanche, aucune association significative n'a été observée entre l'acésulfame K urinaire et les indicateurs d'obésité générale ou abdominale, de même que pour le cyclamate, le stéviol ou le total des édulcorants urinaires. Les auteurs soulignent que, l'usage de biomarqueurs urinaires excluant les biais de déclaration habituels, ces résultats traduisent probablement des différences de profils alimentaires selon le statut pondéral plutôt qu'un effet causal des édulcorants sur l'obésité.
Europe PMC · 2025-10-06 · Qiu DW, Kuo CM, Hsu SY, Su EC, Wang SY, Hou JW, Tsai MC, Yang C, Chen YC.
Résumé simplifié :
Cette étude taïwanaise a suivi des enfants et adolescents pour voir si leurs gènes influencent la façon dont ils réagissent à différents édulcorants, comme l'acésulfame K, le sucralose ou la stévia. Les chercheurs ont observé qu'une consommation plus importante de ces édulcorants était associée à un indice de masse corporelle plus bas et à moins de graisse corporelle. Ils ont aussi trouvé que certains gènes liés au goût sucré et à l'obésité modifient la relation entre consommation d'édulcorants et risque de surpoids. Cela suggère que l'effet des édulcorants pourrait varier selon le profil génétique de chaque enfant.
Résumé reformulé :
Cette étude s'appuie sur la cohorte taïwanaise TPLS pour examiner les liens entre gènes du goût sucré, gènes liés à l'obésité, consommation d'édulcorants non nutritifs et risque d'obésité infantile. Grâce à des questionnaires alimentaires validés, des mesures anthropométriques et des données génétiques, les auteurs montrent qu'une consommation plus élevée d'acésulfame potassium, de sucralose et de stéviol est associée à un indice de masse corporelle (Z-score) plus faible et à un pourcentage de masse grasse réduit. Une interaction significative a également été observée entre la consommation de sucralose et certains gènes du goût sucré concernant le rapport taille-hanches. Par ailleurs, des variants des gènes ADCY9, TFAP2B, TAS1R2 et TAS1R3 seraient liés aux habitudes de consommation d'édulcorants et à la susceptibilité à l'obésité, notamment le variant rs7498665 associé au Z-score de l'IMC. Ces résultats, de nature associative, invitent à explorer des stratégies de nutrition personnalisée tenant compte du profil génétique, mais nécessitent confirmation par des études à plus large échelle.
Europe PMC · 2025-09-30 · Boon D, Marchitti SA, Colonna KJ, Chowdhury-Paulino IM, Li W, Berky A, Restrepo C, Jack M, Goodman JE.
Résumé simplifié :
Cette grande revue a rassemblé 90 études sur des édulcorants comme l'acésulfame K, l'aspartame, la saccharine ou le sucralose, afin de savoir s'ils augmentent le risque de cancer chez l'humain. Après avoir examiné 17 types de cancers différents, les chercheurs n'ont trouvé aucun lien solide ni constant entre la consommation de ces édulcorants et un risque accru de cancer. Ils soulignent que ces études ont des limites, comme le fait de se baser sur ce que les gens déclarent manger, ce qui peut fausser les résultats. Les données sur les animaux ne montrent pas non plus de mécanisme plausible expliquant un effet cancérigène chez l'humain.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé 90 études épidémiologiques publiées jusqu'à l'automne 2024, portant sur différents édulcorants sans sucre -dont l'acésulfame K, l'aspartame, le cyclamate, la saccharine et le sucralose- et leur association éventuelle avec 17 types de cancers chez l'humain. Les auteurs n'ont identifié aucune association cohérente entre la consommation de ces édulcorants, pris individuellement ou globalement, et un risque accru de cancer, ni de relation dose-effet. Ils pointent cependant des limites méthodologiques récurrentes dans les études disponibles: l'exposition aux édulcorants reposait toujours sur de l'auto-déclaration, source possible de classification erronée, et un biais de mémoire ne peut être exclu dans les études cas-témoins. De plus, de nombreux facteurs de confusion n'étaient pas toujours bien pris en compte. Les données expérimentales chez l'animal et les mécanismes biologiques connus ne suggèrent pas non plus de potentiel cancérigène ou génotoxique pertinent pour l'humain. Globalement, les preuves épidémiologiques actuelles ne soutiennent pas de lien entre ces édulcorants et un risque de cancer.
Europe PMC · 2025-09-26 · Chen M, Xu X, Jiang X, Hui J, Tao X, Bao Y, Cao S, Wu Q.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont comparé 120 enfants asthmatiques à 120 enfants sans asthme pour voir si certains additifs alimentaires, dont l'acésulfame (un édulcorant), étaient liés à l'asthme. Ils ont mesuré ces additifs dans le sang et analysé des centaines de molécules du métabolisme. Résultat : l'acésulfame, ainsi que l'acide benzoïque et l'acide déhydroacétique, étaient associés à un risque plus élevé d'asthme chez les enfants. Des expériences sur des souris ont ensuite montré que ces additifs pouvaient aggraver l'inflammation des voies respiratoires et perturber le système immunitaire, ce qui pourrait expliquer ce lien observé chez l'enfant.
Résumé reformulé :
Cette étude a recherché un lien entre dix additifs alimentaires courants, dont l'acésulfame, et l'asthme infantile, en comparant 120 enfants asthmatiques à 120 témoins. Les concentrations sériques des additifs ont été mesurées par UPLC-MS/MS, et une analyse métabolomique a permis d'identifier les voies biologiques impliquées. Les résultats montrent une association statistique significative entre l'acésulfame, l'acide benzoïque, l'acide déhydroacétique et l'asthme chez l'enfant, avec quatorze métabolites identifiés comme médiateurs potentiels de cette relation, notamment dans les voies du métabolisme des glycérophospholipides et des sphingolipides. Des expériences complémentaires chez la souris, exposée à ces additifs en même temps qu'à un allergène, ont confirmé une aggravation de l'inflammation pulmonaire, une hausse des marqueurs allergiques (IgE, IL-4, IL-17A) et un déséquilibre des cellules immunitaires. Ces résultats suggèrent, sans prouver formellement une causalité chez l'enfant, que ces additifs pourraient contribuer à l'asthme en perturbant l'équilibre immunitaire et métabolique.
Europe PMC · 2025-09-04 · Tsai YJ, Fan HY, Hsu SY, Lin YF, Su CT, Lin HR, Chen YC.
Résumé simplifié :
Cette étude taïwanaise a suivi près de 1700 enfants et adolescents pour voir si les édulcorants consommés dans l'alimentation étaient liés à l'hypertension artérielle. Les résultats montrent que l'aspartame et le sucre ajouté augmentent le risque de tension élevée, surtout chez les garçons et les enfants en surpoids. À l'inverse, l'acésulfame K semble associé à un risque plus faible d'hypertension, en particulier chez les filles. Les stéviosides (extraits de stévia) montraient aussi une tendance protectrice. Remplacer le sucre ajouté par des édulcorants non nutritifs comme l'acésulfame K était associé à un risque plus bas d'hypertension chez les enfants étudiés.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective multicentrique, menée à Taïwan auprès de 1696 enfants et adolescents de 7 à 17 ans, a examiné les liens entre consommation de différents édulcorants (acésulfame K, aspartame, sucralose, glycyrrhizine, stéviosides, sorbitol, sucres ajoutés) et risque d'hypertension pédiatrique, via questionnaires alimentaires validés et dosages urinaires. Après ajustement sur de nombreux facteurs de confusion, l'aspartame et les sucres ajoutés étaient associés de façon dose-dépendante à un risque accru d'hypertension, tandis que les stéviosides montraient une tendance protectrice à la limite de la significativité. L'acésulfame K était associé à un risque réduit d'hypertension spécifiquement chez les filles (OR=0,30), une association corroborée par les biomarqueurs urinaires, alors que l'aspartame augmentait ce risque chez les garçons. Substituer les sucres ajoutés par des édulcorants non nutritifs, dont l'acésulfame K, était lié à un risque plus faible d'hypertension. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent des effets différenciés selon le type d'édulcorant et le sexe, sans établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2025-09-03 · Gonçalves NG, Martinez-Steele E, Lotufo PA, Bensenor I, Goulart AC, Barreto SM, Giatti L, de Faria CP, Molina MDCB, Caramelli P, Marchioni DM, Suemoto CK.
Résumé simplifié :
Cette étude brésilienne a suivi près de 13 000 adultes pendant 8 ans pour voir si la consommation d'édulcorants artificiels (comme l'aspartame, la saccharine ou l'acésulfame K) était liée à une baisse des capacités mentales. Chez les personnes de moins de 60 ans, celles qui consommaient le plus de ces édulcorants ont montré un déclin plus rapide de la mémoire, de la fluidité verbale et des capacités cognitives globales. Ce lien n'a pas été observé chez les plus de 60 ans. L'acésulfame K fait partie des édulcorants associés à ce déclin plus marqué. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une observation, pas d'une preuve de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle de cohorte, menée sur des fonctionnaires brésiliens suivis pendant 8 ans (2008-2019), a examiné le lien entre la consommation de sept édulcorants faibles ou sans calories (dont l'acésulfame K) et l'évolution de six tests cognitifs. Parmi 12 772 participants, ceux de moins de 60 ans situés dans les tertiles les plus élevés de consommation combinée d'édulcorants ont présenté un déclin plus rapide de la fluidité verbale et de la cognition globale, cette association n'étant pas retrouvée chez les 60 ans et plus. L'acésulfame K, comme l'aspartame, la saccharine, l'érythritol, le sorbitol et le xylitol, a été spécifiquement associé à un déclin plus marqué, notamment dans les domaines de la mémoire et de la fluidité verbale. Ces résultats suggèrent un risque potentiel à long terme, mais l'étude repose sur des données alimentaires autodéclarées et ne permet pas d'établir un lien de causalité, en raison notamment de biais de sélection possibles et de facteurs de confusion résiduels.
Motif : essai de 20 participants
Europe PMC · 2025-08-25 · Galicia-Ayala C, Klünder-Klünder M, Vilchis-Ordoñez A, López-Martínez B, Miranda-Lora AL.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé chez 20 adultes en bonne santé les effets de quatre boissons différentes : de l'eau gazeuse, une boisson avec de l'aspartame et de l'acésulfame K, une boisson avec sucre et stévia, et une boisson avec du sucre classique. Ils ont mesuré la glycémie et plusieurs hormones liées à la digestion et à la satiété pendant deux heures. La boisson sucrée classique a fait grimper le plus fortement le sucre et l'insuline dans le sang. Curieusement, le mélange sucre-stévia a plutôt fait baisser la glycémie après une heure et stimulé une hormone liée à la satiété. Les édulcorants artificiels seuls n'ont provoqué aucun changement notable par rapport à l'eau.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique croisé randomisé a comparé, chez 20 adultes sains, les effets métaboliques et hormonaux de quatre boissons : eau gazeuse (témoin), boisson avec aspartame/acésulfame K, boisson combinant sucre et stévia, et boisson sucrée classique. Glycémie, insuline, glucagon, GIP, polypeptide pancréatique, leptine et ghréline ont été suivis sur deux heures. La boisson au sucre a entraîné la hausse la plus marquée de glycémie et d'insuline dès 30 minutes. De façon inattendue, la combinaison sucre-stévia a provoqué une baisse de la glycémie à 60 minutes et une augmentation prolongée du polypeptide pancréatique, hormone associée à la satiété, atteignant un pic à 120 minutes. En revanche, la boisson aux édulcorants artificiels n'a généré aucune différence significative par rapport à l'eau gazeuse, ni sur la glycémie ni sur les hormones mesurées. Ces résultats suggèrent des profils métaboliques distincts selon le type d'édulcorant utilisé, sans toutefois permettre de conclure à des effets cliniques à long terme.»
Europe PMC · 2025-04-08 · Payen de la Garanderie M, Hasenbohler A, Dechamp N, Javaux G, Szabo de Edelenyi F, Agaësse C, De Sa A, Bourhis L, Porcher R, Pierre F, Coumoul X, Kesse-Guyot E, Allès B, Fezeu LK, Cosson E, Tatulashvili S, Huybrechts I, Hercberg S, Deschasaux-Tanguy M, Chassaing B, Rytter H, Srour B, Touvier M.
Résumé simplifié :
Cette étude française a suivi plus de 100 000 adultes pendant environ 8 ans pour voir si certains mélanges d'additifs alimentaires, consommés quotidiennement dans l'alimentation industrielle, étaient liés à un risque plus élevé de diabète de type 2. Les chercheurs ont identifié cinq combinaisons d'additifs fréquemment retrouvées ensemble dans les aliments. Deux de ces mélanges étaient associés à une incidence plus élevée du diabète. L'un d'eux comprenait notamment l'acésulfame-K, l'aspartame, le sucralose et plusieurs autres additifs comme l'acide citrique ou la gomme arabique. Cette étude ne prouve pas que ces substances causent le diabète, mais suggère qu'il faudrait étudier les effets combinés des additifs, pas seulement un par un.
Résumé reformulé :
Cette vaste étude observationnelle, menée dans le cadre de la cohorte française NutriNet-Santé sur plus de 108 000 participants suivis en moyenne 7,7 ans, a cherché à identifier les combinaisons d'additifs alimentaires les plus fréquemment consommées ensemble et leur lien avec l'incidence du diabète de type 2. Parmi les cinq mélanges d'additifs identifiés par analyse statistique, deux étaient associés à un risque accru de diabète. L'un de ces mélanges à risque incluait l'acésulfame-K, l'aspartame et le sucralose, aux côtés d'autres additifs comme l'acide citrique, les citrates de sodium ou la gomme arabique (risque augmenté d'environ 13% par écart-type d'exposition). Les auteurs soulignent que des interactions synergiques ou antagonistes entre additifs ont été détectées, mais précisent que cette étude observationnelle ne permet pas d'établir de lien de causalité, en raison de possibles biais ou facteurs de confusion résiduels. Ces résultats plaident pour une évaluation de sécurité des additifs en combinaison plutôt qu'un par un, et soutiennent les recommandations visant à limiter les additifs non essentiels.
Europe PMC · 2025-03-22 · Sylvetsky AC, Wang Y, Reddy AG, Um CY, Hodge RA, Lichtman C, Mitchell D, Nanavati A, Pollak M, Wang Y, Patel AV, McCullough ML.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si la consommation d'édulcorants sans sucre (comme l'aspartame, la saccharine, le sucralose et l'acésulfame-K) était liée à des problèmes métaboliques ou à de l'inflammation chez 624 adultes. Les chercheurs ont mesuré la consommation de ces édulcorants et plusieurs marqueurs sanguins liés au métabolisme et à l'inflammation. Au départ, une consommation plus élevée était associée à certains marqueurs comme la leptine et la protéine C-réactive, mais ce lien disparaissait après avoir pris en compte le poids corporel et la qualité globale de l'alimentation. Seul un lien avec un marqueur inflammatoire (l'interleukine-6) restait visible, mais uniquement chez les personnes en surpoids ou obèses.
Résumé reformulé :
Cette analyse transversale, menée auprès de 624 adultes participant à la sous-étude diététique de la cohorte américaine Cancer Prevention Study-3, visait à évaluer les associations entre la consommation d'édulcorants non nutritifs (aspartame, saccharine, sucralose, acésulfame-potassium) et divers biomarqueurs métaboliques et inflammatoires, mesurés à partir de prélèvements sanguins à jeun. La consommation de ces édulcorants, estimée via des rappels alimentaires répétés sur un an, était initialement associée positivement à la leptine et à la protéine C-réactive, mais ces associations s'atténuaient après ajustement sur l'indice de masse corporelle, la qualité de l'alimentation et l'apport énergétique total. Aucune association significative n'a été observée avec l'insuline, le peptide C, l'hémoglobine glyquée, l'adiponectine, le TNF-alpha ou l'IL-10. En revanche, une association positive entre la consommation d'édulcorants et l'interleukine-6, un marqueur inflammatoire, a été observée spécifiquement chez les participants présentant un indice de masse corporelle supérieur ou égal à 25 kg/m², suggérant un possible effet différencié selon le statut pondéral, nécessitant des recherches complémentaires sur les mécanismes impliqués.
Europe PMC · 2025-03-01 · Zhu X, Sylvetsky AC, McCullough ML, Welsh JA, Hartman TJ, Ferranti EP, Um CY.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a examiné si la consommation d'édulcorants faibles en calories (comme l'aspartame, le sucralose, l'acésulfame K et la saccharine) pouvait abîmer la paroi intestinale. Les chercheurs ont suivi 572 adultes, en mesurant dans leur sang des marqueurs liés à la perméabilité de l'intestin, et en comparant ces marqueurs selon la quantité d'édulcorants consommée d'après des questionnaires alimentaires. Résultat : aucune différence significative n'a été observée entre les personnes consommant plus ou moins d'édulcorants, y compris pour l'acésulfame K pris séparément. Les auteurs concluent que, dans cette étude, rien ne prouve que ces édulcorants modifient la perméabilité intestinale, mais ils appellent à des recherches plus poussées.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, menée auprès de 572 adultes américains participant à la sous-étude diététique de la Cancer Prevention Study-3, visait à évaluer le lien entre la consommation d'édulcorants faibles en calories (aspartame, sucralose, acésulfame-potassium, saccharine) et des biomarqueurs sanguins de perméabilité intestinale (anticorps anti-flagelline, anti-LPS et anticorps totaux). La consommation alimentaire a été estimée via plusieurs rappels alimentaires de 24h répartis sur un an, et les biomarqueurs mesurés sur des prélèvements sanguins à jeun. Après ajustement pour de nombreux facteurs sociodémographiques et de mode de vie, les analyses n'ont révélé aucune association significative entre le niveau global de consommation d'édulcorants, ni l'acésulfame K spécifiquement, et les marqueurs de perméabilité intestinale étudiés. Les auteurs soulignent les limites de leur approche transversale et recommandent des études à plus grande échelle, idéalement des essais randomisés contrôlés, pour confirmer ou infirmer ces résultats préliminaires.
Motif : essai de 20 participants
Europe PMC · 2025-01-29 · Flad E, Altstädt A, Beglinger C, Rehfeld JF, Van Oudenhove L, Wölnerhanssen BK, Meyer-Gerspach AC.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé chez 20 adultes en bonne santé l'effet de boire de l'eau sucrée avec du xylitol, du sucre classique, un édulcorant artificiel (acésulfame K) ou de l'eau pure, 15 minutes avant un repas où ils pouvaient manger autant qu'ils voulaient. Résultat : les personnes ayant bu du xylitol ou de l'édulcorant artificiel ont consommé au total moins de calories que celles ayant bu la boisson sucrée au sucre. Le xylitol a aussi provoqué une hausse d'une hormone de satiété (la CCK) et une glycémie plus basse que le sucre, tout en augmentant légèrement l'insuline par rapport à l'eau.
Résumé reformulé :
Cet essai croisé, randomisé et en double aveugle a comparé chez 20 participants sains l'effet de quatre préparations bues avant un repas libre : xylitol (33,5 g), saccharose (33,5 g), acésulfame de potassium (0,1675 g) ou eau seule. L'objectif était de mesurer l'apport énergétique total (préparation + repas) ainsi que plusieurs marqueurs métaboliques. Les résultats montrent que l'apport énergétique total était significativement plus faible après le xylitol et l'acésulfame K qu'après le saccharose, sans différence notable entre le xylitol, l'acésulfame K et l'eau. Sur le plan hormonal, le xylitol a entraîné une hausse plus marquée de la cholécystokinine (CCK), une hormone de satiété, comparé aux autres conditions, sans modifier le GLP-1. Concernant la glycémie et l'insuline, le xylitol produisait une réponse plus faible que le saccharose, mais une sécrétion d'insuline légèrement supérieure à celle observée avec l'acésulfame K ou l'eau. Ces données suggèrent que remplacer le sucre par du xylitol ou un édulcorant intense avant un repas pourrait réduire l'apport calorique global, sans pour autant indiquer un effet identique entre ces deux substituts sur tous les paramètres métaboliques.
Europe PMC · 2024-09-07 · Campos P, Rebolledo N, Durán S, Flores M, Reyes M, Garmendia ML.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 1 400 femmes enceintes au Chili pour voir si la consommation d'édulcorants artificiels (comme le sucralose) pendant la grossesse était liée au diabète gestationnel. Près de 78% des femmes consommaient ces édulcorants, surtout via des boissons. Les chercheurs ont constaté que les femmes qui consommaient des édulcorants, en particulier du sucralose, avaient un risque plus élevé de développer un diabète gestationnel que celles qui n'en consommaient pas. Ces résultats suggèrent un lien entre édulcorants et diabète pendant la grossesse, mais d'autres études sont nécessaires pour confirmer cette association et comprendre les mécanismes en jeu.
Résumé reformulé :
Cette analyse secondaire de la cohorte chilienne CHiMINCs-II a examiné la relation entre la consommation d'édulcorants non nutritifs et le risque de diabète gestationnel (DG) chez 1 472 femmes enceintes suivies à Santiago du Chili. La consommation a été estimée par rappels alimentaires de 24h, et le sucralose s'est révélé l'édulcorant le plus utilisé (66% des participantes), principalement via les boissons. L'incidence globale de DG était de 18,9%, significativement plus élevée chez les consommatrices d'édulcorants que chez les non-consommatrices (20,3% contre 14,2%). Après ajustement pour les facteurs de confusion, la consommation d'édulcorants non nutritifs en général était associée à une augmentation de 58% du risque de DG, et celle de sucralose spécifiquement à une hausse de 44% du risque. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une association observationnelle, nécessitant des études complémentaires dans d'autres contextes pour valider ces résultats et orienter d'éventuelles recommandations nutritionnelles pour les femmes enceintes.
Europe PMC · 2024-07-24 · Muli S, Schnermann ME, Merdas M, Rattner J, Achaintre D, Perrar I, Goerdten J, Alexy U, Scalbert A, Schmid M, Floegel A, Keski-Rahkonen P, Oluwagbemigun K, Nöthlings U.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi des enfants, des adolescents et de jeunes adultes pour voir comment leur consommation de boissons sucrées ou édulcorées se reflète dans leur urine ou leur sang, et si cela est lié à leur poids ou leur tour de taille. Les chercheurs ont trouvé que la consommation de boissons light était associée à la présence d'acésulfame et de saccharine dans les urines, tandis que les boissons sucrées classiques étaient liées à d'autres substances issues de la caféine. Certains de ces marqueurs étaient aussi associés à des mesures d'adiposité comme l'indice de masse corporelle. Cela aide à mieux comprendre comment ces boissons pourraient influencer le poids chez les jeunes.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte, menée à partir de la cohorte allemande DONALD, a analysé des échantillons d'urine et de plasma chez des enfants, adolescents et jeunes adultes afin d'identifier des biomarqueurs métabolomiques liés à la consommation de boissons édulcorées sans calorie (LNCSB), de boissons sucrées (SSB) et de sucres ajoutés. Les résultats montrent que la consommation de LNCSB est positivement associée à des taux urinaires d'acésulfame et de saccharine chez les adolescents, et de saccharine chez les enfants. La consommation de boissons sucrées classiques est quant à elle liée à des métabolites de la caféine (1-méthylxanthine et 5-acétylamino-6-amino-3-méthyluracile), retrouvés à la fois dans l'urine et le plasma. Les sucres ajoutés étaient associés au saccharose urinaire chez les adolescents. Certaines de ces signatures métabolomiques liées à l'alimentation étaient également corrélées à des mesures d'adiposité comme l'indice de masse corporelle, le pourcentage de masse grasse ou le tour de taille, suggérant un lien potentiel entre consommation de ces boissons et profil métabolique associé à l'adiposité chez les jeunes, sans toutefois établir de relation causale directe.
Europe PMC · 2023-12-01 · Stø K, Skagen KR, Valeur J, Yang K, Bjerkeli V, Aukrust P, Skjelland M, Halvorsen B.
Résumé simplifié :
Cette étude pilote a comparé des patients ayant une maladie des artères du cou (athérosclérose carotidienne) avec ou sans symptômes, à des personnes en bonne santé. Les chercheurs ont mesuré dans le sang deux édulcorants artificiels très utilisés, l'acésulfame K et la saccharine. Résultat : les patients ayant déjà eu des symptômes liés à cette maladie (comme un AVC) avaient des taux plus élevés de ces deux édulcorants dans leur sang. L'acésulfame K était aussi lié à un nombre plus élevé de globules blancs, signe d'inflammation, tandis que la saccharine était associée à un rétrécissement plus sévère des artères et à une modification du microbiote intestinal.
Résumé reformulé :
Dans cette étude exploratoire, les chercheurs ont mesuré les taux plasmatiques d'acésulfame K et de saccharine chez 15 patients atteints d'athérosclérose carotidienne symptomatique, 18 patients asymptomatiques et 15 témoins sains, en analysant aussi le microbiote fécal et les acides gras à chaîne courte. Les patients symptomatiques présentaient des concentrations plus élevées des deux édulcorants comparés aux témoins. L'acésulfame K était associé à une augmentation du nombre de leucocytes, un marqueur d'inflammation, tandis que la saccharine était liée à une sténose carotidienne plus sévère et à des taux fécaux plus faibles d'acide butyrique, un acide gras bénéfique produit par le microbiote intestinal. Ces résultats suggèrent une association entre ces édulcorants non sucriers et la sévérité de l'athérosclérose symptomatique, sans toutefois établir de lien de cause à effet, la taille de l'échantillon étant limitée et le design purement observationnel.
Motif : essai de 25 participants
Europe PMC · 2023-10-30 · Sylvetsky AC, Clement RA, Stearrett N, Issa NT, Dore FJ, Mazumder R, King CH, Hubal MJ, Walter PJ, Cai H, Sen S, Rother KI, Crandall KA.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé l'effet de sodas light contenant du sucralose et de l'acésulfame-potassium sur les bactéries de l'intestin chez de jeunes adultes. Un groupe en a bu trois fois par jour pendant une semaine, un autre pendant huit semaines, en comparant avec de l'eau pétillante. Après huit semaines, certaines bactéries comme les Enterobacteriaceae ont augmenté. Dès une semaine, quelques autres types de bactéries ont aussi changé. Ces études étant très petites, on ne sait pas encore si ces changements ont un impact réel sur la santé. Des recherches plus larges sont nécessaires pour comprendre ce que cela signifie vraiment.
Résumé reformulé :
Cette étude explore l'effet de la consommation répétée de soda light édulcoré au sucralose et à l'acésulfame-potassium sur la composition du microbiote intestinal chez de jeunes adultes. Deux essais pilotes ont été menés : l'un sur une semaine (17 participants), l'autre sur huit semaines (8 participants), avec de l'eau gazeuse comme comparateur. Après huit semaines, l'abondance relative du phylum Proteobacteria, en particulier de la famille des Enterobacteriaceae, a augmenté. Dès une semaine, deux taxons de Proteobacteria et trois taxons du genre Bacteroides ont également montré une hausse par rapport à l'eau pétillante. Les auteurs soulignent que la portée clinique de ces variations reste incertaine et que des études de plus grande ampleur sont nécessaires pour déterminer si ces édulcorants ont un véritable impact sur la santé intestinale humaine.
Europe PMC · 2023-09-11 · Wu HT, Chiang CC, Wang CT, Chen YH, Hsu SY, Chen YC.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est intéressée à l'acésulfame K, un édulcorant artificiel très utilisé dans les boissons et aliments light. Chez près de 900 petites filles taïwanaises suivies entre 2018 et 2022, celles qui en consommaient le plus avaient presque deux fois plus de risque de développer une puberté précoce que celles qui n'en consommaient pas. Des expériences sur des rats et des cellules de cerveau ont montré que cet édulcorant pouvait stimuler une hormone impliquée dans le déclenchement de la puberté. Les auteurs recommandent donc une consommation plus prudente de produits contenant cet édulcorant chez les jeunes filles avant la puberté.
Résumé reformulé :
Cette recherche combine des données humaines et expérimentales pour explorer le lien entre l'acésulfame K (AceK), un édulcorant non calorique largement répandu, et la puberté précoce centrale (PPC). Dans une cohorte taïwanaise de 884 fillettes âgées de 6 à 12 ans, une consommation d'AceK supérieure à la médiane était associée, après ajustement pour les facteurs de confusion, à un risque accru de PPC (odds ratio = 1,88 ; IC 95 % = 1,16-3,06 ; p de tendance = 0,003). Des expériences complémentaires chez le rat ont montré qu'une exposition à l'AceK depuis la vie fœtale jusqu'au sevrage accélérait l'apparition de la puberté, en lien avec une augmentation de l'expression de l'hormone GnRH dans le cerveau. Des travaux sur des cellules neuronales hypothalamiques suggèrent un mécanisme impliquant un stress oxydatif activant une voie de signalisation (PKA) qui stimule la production de GnRH. Si l'association observée chez l'humain reste de nature observationnelle, l'ensemble des résultats incite à une consommation plus prudente des produits contenant de l'acésulfame K chez les jeunes filles prépubères.
Europe PMC · 2023-09-01 · Debras C, Deschasaux-Tanguy M, Chazelas E, Sellem L, Druesne-Pecollo N, Esseddik Y, Szabo de Edelenyi F, Agaësse C, De Sa A, Lutchia R, Julia C, Kesse-Guyot E, Allès B, Galan P, Hercberg S, Huybrechts I, Cosson E, Tatulashvili S, Srour B, Touvier M.
Résumé simplifié :
Cette étude française a suivi plus de 105 000 personnes pendant environ 9 ans pour voir si les édulcorants artificiels (comme l'aspartame, l'acésulfame K et le sucralose) étaient liés au risque de diabète de type 2. Les chercheurs ont mesuré précisément ce que les participants consommaient grâce à des relevés alimentaires détaillés incluant les marques des produits. Résultat : les personnes qui consommaient le plus d'édulcorants artificiels, y compris l'acésulfame K, avaient un risque plus élevé de développer un diabète de type 2 que celles qui n'en consommaient pas du tout. Ces résultats ne prouvent pas que les édulcorants causent le diabète, mais ils interrogent sur leur sécurité en tant qu'alternatives au sucre.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée à partir de la base NutriNet-Santé, a inclus plus de 105 000 adultes français suivis pendant une durée médiane de 9,1 ans. Grâce à des relevés alimentaires répétés sur 24 heures, intégrant les marques commerciales des produits, les chercheurs ont pu estimer avec précision la consommation totale d'édulcorants artificiels issus de toutes les sources alimentaires. Après ajustement pour de nombreux facteurs de confusion, dont les variations de poids au cours du suivi, les analyses ont montré que les plus gros consommateurs d'édulcorants artificiels présentaient un risque accru de diabète de type 2 par rapport aux non-consommateurs. Cette association positive a été retrouvée spécifiquement pour l'acésulfame K, avec un risque relatif de 1,70, ainsi que pour l'aspartame et le sucralose à des degrés divers. Les auteurs soulignent qu'un biais de causalité inverse ne peut être totalement exclu, mais plusieurs analyses de sensibilité ont été réalisées pour limiter ce risque. Ces résultats renforcent les interrogations sur la sécurité des édulcorants artificiels comme substituts du sucre, dans un contexte de réévaluation de ces additifs par les autorités sanitaires.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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