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Aliments, régimes et compléments qui comptent le plus d'études sur ce problème de santé. La barre montre la part de chaque niveau de preuve, du plus solide (vert foncé) au plus faible (gris).
- Kombu (laminaires) · Aliment · 7 études
- Sel · Aliment · 7 études
- Iode · Nutriment ou complément · 6 études
- Myo-inositol · Nutriment ou complément · 4 études
- Vitamine D · Nutriment ou complément · 4 études
- Wakamé atlantique (Alaria esculenta) · Aliment · 4 études
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- Horaires des repas (chrononutrition) · Régime ou habitude · 2 études
- Huile de pavot · Aliment · 2 études
- Jeûne du Ramadan · Régime ou habitude · 2 études
- Lichen de mer ou pioca ou goémon rouge (Chondrus crispus) · Aliment · 2 études
- Nitrites (additifs) · Aliment · 2 études
- Régime sans lactose · Régime ou habitude · 2 études
- Sélénium · Nutriment ou complément · 2 études
- Soupe · Aliment · 2 études
Études scientifiques (66)
Carte des preuves
- Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 1 (2 %)
- Niveau 2 · essais randomisés : 9 (14 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 14 (21 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 28 (42 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 14 (21 %)
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Europe PMC · 2026-10-30 · Ding L, Duan M, Mo H, Yu J, Cao Z, Pan H, Zhang Z, Wu J, Yang S, Fan J, Dai J.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 210 000 personnes au Royaume-Uni pour voir si manger des aliments plutôt « pro-inflammatoires » (comme la junk food, la viande transformée, le sucre) était lié à un risque plus élevé de maladies de la thyroïde. Les chercheurs ont calculé un score alimentaire inflammatoire à partir des habitudes alimentaires de chacun. Résultat : plus ce score était élevé, plus le risque de développer une maladie thyroïdienne (hypothyroïdie ou hyperthyroïdie) augmentait. Une partie de ce lien s'expliquerait par l'inflammation et certains marqueurs métaboliques dans le sang. Cela suggère qu'une alimentation moins inflammatoire pourrait protéger la thyroïde.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée auprès de plus de 210 000 participants de la UK Biobank, a examiné le lien entre le potentiel inflammatoire de l'alimentation (mesuré via le Dietary Inflammatory Index, basé sur des rappels alimentaires de 24h) et le risque de développer une maladie thyroïdienne. Les résultats montrent qu'un score alimentaire plus pro-inflammatoire est associé à un risque accru de maladie thyroïdienne globale, d'hypothyroïdie et d'hyperthyroïdie, avec une relation dose-réponse linéaire pour les deux premières et en forme de J pour l'hyperthyroïdie. Des marqueurs comme la numération plaquettaire, les neutrophiles, la CRP et l'IGF-1 expliquent partiellement ces associations, suggérant un rôle des voies inflammatoires et métaboliques. Il s'agit d'une étude observationnelle, qui ne permet pas d'établir de lien de causalité direct, mais identifie l'alimentation pro-inflammatoire comme un facteur de risque potentiellement modifiable pour la santé thyroïdienne.
Europe PMC · 2026-10-27 · Liu M, Xiao Z, Wang P, Ye Y, Shang L, Xia Y, Wang Y, Chu H, Xu Y, Ding Z.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 8000 enfants chinois pendant deux ans pour voir si le sel iodé consommé à la maison influence le risque de nodules thyroïdiens ou de goitre. Les chercheurs ont aussi regardé le rôle de l'alimentation, notamment la consommation de lait. Résultat : le sel iodé semble réduire le risque de goitre, mais son effet protecteur sur les nodules thyroïdiens disparaît quand on tient compte de la région où vivent les enfants. En revanche, une alimentation riche en lait est associée à moins de nodules thyroïdiens. Les auteurs soulignent qu'il faut tenir compte à la fois de la région et des habitudes alimentaires pour bien interpréter ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette cohorte prospective a suivi 8464 écoliers chinois de 2021 à 2023 afin d'étudier le lien entre la consommation de sel iodé au domicile, la structure alimentaire et le développement de nodules thyroïdiens ou de goitre, évalués par échographie. Les chercheurs ont identifié des trajectoires de consommation de sel (iodé versus non iodé) et des profils alimentaires (riches ou pauvres en lait) grâce à une modélisation statistique. Le sel iodé était associé à un risque réduit de goitre, mais son association protectrice avec les nodules thyroïdiens ne persistait pas après ajustement selon la région. Un régime riche en produits laitiers était, lui, constamment associé à un moindre risque de nodules thyroïdiens, avec une interaction significative entre structure alimentaire et type de sel consommé. Une relation en U a par ailleurs été observée entre la concentration en iode du sel et le risque de nodules, avec un point d'inflexion autour de 21,3 mg/kg. Ces résultats confortent l'intérêt des politiques d'iodation universelle du sel pour prévenir le goitre, tout en invitant à considérer le statut iodé régional et les habitudes alimentaires pour interpréter les effets du sel sur la thyroïde des enfants.
Motif : hétérogénéité substantielle, synthèse narrative sans méta-analyse, résultats incohérents entre études génétiques
Europe PMC · 2026-10-20 · Satyam SM, Paryani MJP, Shameer I, Al-Dawoodi S, Safaii E, Kumari R, Rehman A, Saleh H, Shetty P, Prabhakar S, Bhongade B, Bairy LK, Afroz A, Kumar MU, Nair K, Nair AA.
Résumé simplifié :
Cette revue rassemble 118 études pour examiner le lien entre la vitamine D et les maladies de la thyroïde, notamment l'hypothyroïdie, l'hyperthyroïdie et les maladies auto-immunes comme la thyroïdite de Hashimoto. Les chercheurs ont constaté qu'un faible taux de vitamine D dans le sang est souvent associé à ces maladies, surtout aux formes auto-immunes. Prendre des compléments de vitamine D pourrait réduire certains anticorps liés à l'auto-immunité thyroïdienne, mais cela ne veut pas dire que la fonction de la thyroïde s'améliore réellement ni que la maladie recule. Les études ne montrent pas que la vitamine D empêche l'apparition de l'hypothyroïdie.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, basée sur 118 études incluses parmi plus de 13 000 identifiées, analyse la relation entre le statut en vitamine D, sa supplémentation orale et les maladies thyroïdiennes (hypothyroïdie, hyperthyroïdie, thyroïdite de Hashimoto, maladie de Graves). Les données observationnelles montrent qu'une concentration sanguine plus basse de 25(OH)D est fréquemment associée aux pathologies thyroïdiennes, en particulier auto-immunes, et à des taux élevés d'anticorps anti-TPO et anti-thyroglobuline. Des essais d'intervention suggèrent qu'une supplémentation en vitamine D peut réduire ces anticorps chez certains patients, mais ces changements biologiques ne garantissent pas une restauration de la fonction thyroïdienne, une prévention de l'hypothyroïdie, ni une rémission clinique durable. Les essais randomisés ne démontrent pas d'effet préventif général sur l'apparition de l'hypothyroïdie. Les auteurs soulignent une forte hétérogénéité méthodologique et concluent que la vitamine D est un modulateur biologiquement plausible mais non prouvé de façon universelle.
Europe PMC · 2026-10-15 · Schnedl WJ, Michaelis S, Schenk M, Enko D, Holasek SJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné des patients atteints de la thyroïdite d'Hashimoto (une maladie auto-immune de la thyroïde) qui souffraient aussi de troubles digestifs ressemblant au syndrome de l'intestin irritable. Les chercheurs ont recherché trois problèmes digestifs fréquents : la malabsorption du fructose, l'intolérance à l'histamine et l'intolérance au lactose. Résultat : beaucoup de patients présentaient une ou plusieurs de ces intolérances, souvent combinées entre elles. Cependant, la gravité de la maladie thyroïdienne n'était pas liée à la présence de ces intolérances. Cela suggère que ces troubles digestifs peuvent simplement coexister chez les patients Hashimoto, sans lien direct de cause à effet avec la thyroïde.
Résumé reformulé :
Cette étude rétrospective a inclus 221 patients atteints de thyroïdite d'Hashimoto, dont 171 présentaient des symptômes digestifs évoquant un syndrome de l'intestin irritable. Les chercheurs ont recherché, via des tests respiratoires à l'hydrogène et un dosage de la diamine oxydase, trois intolérances/malabsorptions alimentaires : au fructose, à l'histamine et au lactose. La malabsorption du fructose a été identifiée chez 22 patients, l'intolérance à l'histamine chez 40, et l'intolérance au lactose chez 42, avec de fréquents chevauchements entre ces trois troubles. Fait notable, aucune différence significative n'a été observée dans les taux de TSH ou d'anticorps anti-TPO entre les patients présentant ces intolérances et les autres, ni entre les patients symptomatiques et asymptomatiques. Les auteurs concluent que ces intolérances alimentaires, dont la malabsorption du fructose, peuvent coexister avec la thyroïdite d'Hashimoto chez les patients souffrant de troubles digestifs, sans que cela traduise un lien causal avec la sévérité de l'atteinte thyroïdienne.
Europe PMC · 2026-10-07 · Huang J, Liu L, Tao W, Luo J, Meng J, Lin Y, Huang G, Wei H, Huang X.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 124 patients souffrant d'hyperthyroïdie causée par la maladie de Basedow, qui avaient aussi des troubles légers de la mémoire et de la concentration. La moitié a reçu un traitement classique, l'autre moitié ce même traitement plus un complément de sélénium. Après 4, 8 et 12 semaines, le groupe ayant pris du sélénium avait de meilleurs scores aux tests cognitifs, un taux de sélénium sanguin plus élevé, et des marqueurs de la maladie thyroïdienne plus favorables. Les chercheurs ont aussi observé que plus le taux de sélénium augmentait dans le sang, plus les capacités cognitives s'amélioraient. Ces résultats suggèrent un bénéfice du sélénium en complément du traitement habituel.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé, 124 patients nouvellement diagnostiqués avec une hyperthyroïdie de Basedow et présentant un score cognitif (MoCA) inférieur à 26 ont été répartis en deux groupes : traitement conventionnel seul (n=62) ou traitement conventionnel associé à une supplémentation en sélénium (n=62). Après 4, 8 et 12 semaines, le groupe supplémenté présentait des scores MoCA et des concentrations sanguines de sélénium significativement plus élevés, ainsi qu'une TSH plus élevée et des anticorps anti-récepteurs de la TSH (TRAb) plus bas. Les analyses statistiques ont confirmé des interactions significatives entre groupe et temps pour ces paramètres. Les variations de sélénium sanguin étaient corrélées positivement aux améliorations cognitives et négativement aux niveaux de FT4 et de TRAb. La modalité de traitement (avec sélénium) était fortement associée à l'amélioration cognitive (OR=0,046). Ces résultats suggèrent un bénéfice cognitif de la supplémentation en sélénium chez ces patients, sans toutefois établir un mécanisme causal définitif.
Europe PMC · 2026-09-30 · Sta J, Chihaoui M, Mabrouk M, Kamoun E, Belhadjsliman C, Khessairi N, Oueslati I, Yazidi M, Chaker F.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 30 patients atteints d'une maladie rare des glandes surrénales (insuffisance surrénalienne primaire) pendant le jeûne du Ramadan. Les chercheurs ont comparé les complications, la qualité de vie et la qualité du sommeil avant et pendant le jeûne. Résultat : les complications étaient plus fréquentes pendant le Ramadan (67% contre 23% hors jeûne), mais la qualité de vie et du sommeil globales n'ont pas été affectées. Les patients avec une maladie plus récente ou une moins bonne qualité de vie avant le jeûne avaient plus de risques de complications pendant le Ramadan.
Résumé reformulé :
Cette étude interventionnelle croisée a inclus 30 patients souffrant d'insuffisance surrénalienne primaire afin d'évaluer les risques liés au jeûne du Ramadan. Les chercheurs ont mesuré la prévalence des complications, la qualité de vie (via le questionnaire AddiQoL) et la qualité du sommeil (via l'index de Pittsburgh), avec des analyses biologiques et une surveillance glycémique continue, avant et pendant le jeûne. Les complications sont apparues plus fréquentes pendant le Ramadan (67%) qu'en dehors (23%). Une durée de maladie plus courte (≤8 ans) et un score de qualité de vie initial plus faible (≤80) étaient associés de façon indépendante à un risque accru de complications. Malgré cela, la qualité de vie et du sommeil globales ne différaient pas significativement entre les deux périodes, bien qu'une moins bonne qualité de vie initiale et la survenue de complications pendant le jeûne aient été liées à une dégradation de ces deux paramètres.
Europe PMC · 2026-09-23 · Jeyakumar Y, Retnakaran R, Feig DS, Zinman B, Kramer CK.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé le jeûne intermittent (manger uniquement pendant une fenêtre horaire limitée) chez des adultes en surpoids avec un diabète de type 2. Les chercheurs ont comparé cette méthode à un mode de vie standard pendant 6 semaines chacun. Le jeûne a entraîné une perte de poids significative (environ 3 kg de plus que le mode de vie standard). Cependant, malgré cette perte de poids, aucun changement notable n'a été observé sur les hormones thyroïdiennes (TSH, T3, T4). Conclusion : ce type de jeûne fait perdre du poids sans perturber la thyroïde chez ces patients.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé en crossover a évalué, chez 39 adultes obèses atteints de diabète de type 2 sans maladie thyroïdienne connue, l'effet du jeûne intermittent de type « time-restricted eating » (TRE) sur la fonction thyroïdienne. Chaque participant a suivi successivement un régime TRE et un mode de vie standard, pendant 6 semaines chacun. Le TRE a induit une perte de poids significativement plus importante que le mode de vie standard (-2,93 kg contre +0,59 kg). Malgré cet effet notable sur le poids, aucune différence significative n'a été constatée entre les deux interventions concernant la TSH, la T3 libre, la T4 libre, la T3 reverse, ni les ratios fT3:fT4 et fT3:rT3. Les auteurs concluent que le TRE, bien qu'efficace pour la perte de poids, n'affecte pas significativement la fonction thyroïdienne dans cette population spécifique de diabétiques de type 2 en début de maladie.
Europe PMC · 2026-09-18 · Marwaha RK, Thomas L, Jha V, Sachdeva N, Chakraborty AM, Jassal RS, Bansal D, Safeer V S M, Medenica S, Masoodi SR, Ganie MA, Behera K, Patro BK, Naik D, Sahoo J, Jayant SS, Jabbar PK, Babu U S S, Nair A, Muthukrishnan J, Kumar S, Mitra S, Dutta A, Godbole MM, ICMR-SALT-T 1 study group, Dutta P.
Résumé simplifié :
Cette étude indienne a examiné plus de 8900 enfants scolarisés pour voir si l'iodation obligatoire du sel, mise en place il y a 40 ans, avait toujours des effets positifs. Résultat : le goitre (gonflement de la thyroïde) a beaucoup diminué par rapport aux décennies précédentes, la majorité des foyers utilisent bien du sel iodé, et les niveaux d'iode dans les urines sont dans les normes. Cependant, les chercheurs ont aussi observé un nombre assez élevé d'enfants avec une thyroïde qui fonctionne un peu au ralenti et des signes d'auto-immunité thyroïdienne, surtout chez les filles et les enfants en surpoids. Ces derniers points méritent d'être surveillés dans le futur.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a évalué l'état nutritionnel en iode et la santé thyroïdienne de 8903 enfants scolarisés âgés de 10 à 18 ans dans huit centres en Inde, quarante ans après l'introduction de l'iodation universelle du sel. La prévalence du goitre était de 10,3 %, en net recul par rapport aux enquêtes précédentes, associée au sexe féminin, à l'obésité et à la positivité des anticorps anti-TPO. Une hypothyroïdie infraclinique a été retrouvée chez 13 % des enfants, plus fréquente en cas de surpoids ou d'obésité, et une positivité aux anticorps anti-TPO chez 10,4 %, plus élevée chez les filles. Le statut socio-économique n'était lié à aucun de ces indicateurs. La concentration médiane d'iode urinaire était de 133,2 µg/L, et plus de 90 % des foyers utilisaient du sel iodé conforme aux normes. Les auteurs concluent à un impact positif durable du programme d'iodation universelle sur la prévalence du goitre, tout en soulignant la nécessité de surveiller l'augmentation apparente des troubles thyroïdiens auto-immuns et des dysfonctions thyroïdiennes infracliniques chez les jeunes.
Europe PMC · 2026-09-11 · Ilmer S, Lopez-Cabreza V, Salemi P.
Résumé simplifié :
En Corée, les femmes mangent traditionnellement une soupe d'algues (miyeok-guk) tous les jours pendant la grossesse et après l'accouchement. Cette soupe contient énormément d'iode, parfois plus de 2000 microgrammes par jour. Cette étude décrit 3 bébés dont la thyroïde a mal fonctionné à la naissance à cause de cet excès d'iode transmis par le lait maternel. Chez deux d'entre eux, le problème a disparu une fois l'iode réduit ou avec le temps. Le troisième a été traité inutilement pendant 6 ans comme s'il avait une maladie permanente, alors que le problème venait simplement de l'alimentation de sa mère.
Résumé reformulé :
Cette série de 3 cas cliniques rapporte une hypothyroïdie néonatale transitoire chez des nourrissons coréens allaités, attribuée à une consommation maternelle importante de soupe d'algues (miyeok-guk), un apport alimentaire d'iode pouvant dépasser 2000 µg/jour. Les auteurs distinguent cette forme, liée à une surcharge iodée extrinsèque et réversible, de l'hypothyroïdie congénitale due à une anomalie thyroïdienne intrinsèque. Un nourrisson a vu sa fonction thyroïdienne se normaliser rapidement après arrêt de la consommation maternelle ; un autre a présenté une évolution atypique avant une résolution confirmée à 3,5 ans ; le troisième a été traité pendant 6 ans comme un cas permanent, le traitement ayant finalement été arrêté après identification de l'origine alimentaire. Les auteurs soulignent que la sévérité initiale ne prédit pas le caractère permanent du trouble et recommandent une anamnèse alimentaire attentive ainsi qu'une réévaluation systématique vers l'âge de 3 ans.
Europe PMC · 2026-09-11 · Chen Q, Guang Y, Jun H, Feng Y, Jie X.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a examiné si manger beaucoup d'aliments ultra-transformés était lié à des changements dans le fonctionnement de la thyroïde, chez près de 6000 adultes. Les chercheurs ont comparé la part de ces aliments dans l'alimentation avec plusieurs hormones thyroïdiennes mesurées dans le sang. Résultat : plus on consomme d'ultra-transformés, plus certaines hormones thyroïdiennes (comme la T4) sont légèrement plus basses, et la TSH légèrement plus élevée. Ces différences restent toutefois très faibles, et l'étude ne permet pas de prouver que les ultra-transformés sont responsables de ces variations.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale s'appuie sur les données de 5961 adultes américains (NHANES 2007-2012) pour explorer le lien entre la consommation d'aliments ultra-transformés (classification NOVA) et les taux sanguins d'hormones thyroïdiennes (TSH, FT3, TT3, FT4, TT4). Les participants consommant davantage d'ultra-transformés étaient plus jeunes, avaient des revenus plus faibles et une prévalence d'obésité plus élevée. Après ajustement pour ces facteurs, une consommation plus élevée d'ultra-transformés était associée à de légères baisses de FT4 et TT4, ainsi qu'à une augmentation modeste de la TSH. Les associations avec la T3 étaient plus faibles et moins cohérentes. Les auteurs soulignent que ces effets sont de faible ampleur et que le caractère transversal de l'étude empêche de conclure à un lien de causalité entre alimentation ultra-transformée et fonction thyroïdienne.
Motif : forte hétérogénéité et incohérence pour le résultat sur le goitre (I²=97%), avec inversion du résultat après analyse de sensibilité
Europe PMC · 2026-09-10 · Velasco I, Rueda-Etxebarria M, Trak-Fellermeier MA, Taylor P, Rabassa Bonet M, Chi Y, Janka H, Rueda JR.
Résumé simplifié :
Cette revue Cochrane a analysé 8 essais cliniques (plus de 2500 enfants et adolescents) pour savoir si donner de l'iode en complément (par voie orale ou injection) aide à prévenir les problèmes liés à son manque. Les résultats montrent une légère amélioration des capacités cognitives, une forte baisse du risque d'hypothyroïdie et une réduction de la mortalité chez les nourrissons. L'effet sur le poids et sur le goitre reste incertain selon les études. Aucun effet indésirable n'a été rapporté, mais les données sont anciennes et limitées, donc des études plus récentes et plus longues seraient utiles.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique Cochrane a regroupé 8 essais randomisés (2528 participants, menés entre 1982 et 2009 dans 7 pays) comparant une supplémentation en iode (seule ou avec du fer), orale ou injectable, à un placebo chez des enfants et adolescents. Les doses variaient d'une prise quotidienne de 150 µg sur 28 semaines à une dose unique allant de 100 mg (nourrissons) à 400-490 mg (6-17 ans), avec un suivi de 3 à 22 mois. La supplémentation améliore légèrement la fonction cognitive (preuve de haute certitude), réduit fortement le risque d'hypothyroïdie et la mortalité infantile (certitude modérée), mais n'a probablement pas d'effet net sur le poids (certitude faible). L'effet sur le goitre reste très incertain globalement, bien qu'une analyse excluant une étude à haut risque de biais suggère une réduction importante. Aucun effet indésirable n'a été rapporté. Les auteurs appellent à des études futures ciblant les populations réellement carencées, avec des doses et des durées de suivi plus longues.
Europe PMC · 2026-09-03 · Zhang G, Ge R, Gao J, Zhou Y.
Résumé simplifié :
Ce rapport décrit le cas d'un patient souffrant d'hypoparathyroïdie (une maladie qui provoque un manque de calcium dans le sang) qui avait des douleurs thoraciques et des anomalies à l'électrocardiogramme ressemblant à une crise cardiaque. Après avoir reçu un traitement par supplémentation en calcium, les douleurs ont disparu et le tracé cardiaque est redevenu normal. Les auteurs soulignent qu'il est important de penser à cette cause rare quand on voit ce type de symptômes, pour éviter un diagnostic erroné d'infarctus et bien orienter le traitement.
Résumé reformulé :
Il s'agit d'un rapport de cas clinique décrivant un patient atteint d'hypoparathyroïdie, une pathologie entraînant une hypocalcémie, qui s'est présenté avec des douleurs thoraciques et des altérations électrocardiographiques évolutives (inversions profondes de l'onde T et allongement de l'intervalle QT) évoquant un syndrome coronarien aigu. Après confirmation du diagnostic d'hypoparathyroïdie, une supplémentation en calcium a été administrée, entraînant la disparition complète des douleurs thoraciques ainsi qu'une normalisation totale des anomalies électrocardiographiques. Les auteurs concluent que ce type de présentation mimant un angor, associé à des modifications secondaires de l'ECG, reste rare chez les patients hypoparathyroïdiens, et qu'une évaluation combinant signes cliniques, caractéristiques typiques et examens biologiques permet de réduire le risque d'erreur diagnostique. Étant donné qu'il s'agit d'un seul patient, ces résultats ne peuvent être généralisés et nécessitent confirmation par d'autres observations.
Europe PMC · 2026-08-01 · Nagashima YG, Soares AA, Piuvezam G, Alves CX, Medeiros KS, Brandão-Neto J, Lopes MMGD.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a analysé 45 études pour voir si notre façon de manger influence le risque de développer un cancer de la thyroïde. Les résultats montrent qu'une alimentation riche en légumes, fruits, poisson, viande maigre, produits laitiers et bonnes graisses semble associée à un risque plus faible. À l'inverse, une alimentation avec beaucoup d'aliments féculents, de fruits de mer, d'algues, de viandes transformées, de plats instantanés, de fast-food ou de style occidental semble liée à un risque plus élevé. Ces résultats restent basés sur des observations et ne prouvent pas encore de lien de cause à effet direct.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a compilé les résultats de 45 études observationnelles (cohortes, cas-témoins, transversales) explorant le lien entre habitudes alimentaires et risque de cancer de la thyroïde chez l'adulte. Les auteurs ont identifié que les régimes riches en légumes, fruits, poisson, viande maigre, produits laitiers et graisses insaturées étaient associés à un risque réduit, tandis que les régimes comportant davantage d'aliments féculents, de fruits de mer, d'algues, de viandes transformées, de plats préparés, de fast-food ou suivant un modèle occidental étaient liés à un risque accru. Les régimes à fort potentiel inflammatoire ont également montré une association positive avec ce risque. Bien que la qualité méthodologique des études soit globalement jugée bonne, les auteurs soulignent la nature observationnelle et hétérogène des données, appelant à des études prospectives supplémentaires pour mieux comprendre les mécanismes biologiques en jeu.
Europe PMC · 2026-07-30 · Hama DA, Hawrami KAM.
Résumé simplifié :
Cette étude a été menée auprès de 201 adultes en bonne santé en Irak (région du Kurdistan) pour évaluer leurs apports alimentaires en iode et en sélénium, notamment via les céréales, et leur lien avec la fonction thyroïdienne. Les chercheurs ont mesuré l'alimentation, l'iode dans les urines, le sélénium dans le sang et une hormone thyroïdienne (TSH). Résultat : les apports en iode et en sélénium étaient élevés, principalement via les céréales, mais la plupart des participants avaient une thyroïde fonctionnant normalement. Aucun lien direct n'a été trouvé entre la quantité d'iode consommée et le taux de TSH après ajustement des autres facteurs.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a évalué, chez 201 adultes sains d'Halabja (Kurdistan irakien), les apports alimentaires en iode et en sélénium à l'aide d'un questionnaire alimentaire et d'une analyse de régime total, combinée à des biomarqueurs (iode urinaire, sélénium sérique, TSH). Les apports moyens étaient de 207 µg/jour pour l'iode et 291 µg/jour pour le sélénium, les céréales représentant environ les deux tiers de ces apports. Les biomarqueurs révélaient un statut adéquat à élevé pour les deux nutriments, et la majorité des participants restaient dans la zone euthyroïdienne (fonction thyroïdienne normale). Après ajustement multivarié, aucune association indépendante n'a été observée entre l'apport alimentaire en iode et la TSH, suggérant une possible adaptation physiologique, sans exclure des effets subcliniques. Les auteurs soulignent l'importance de surveiller les pratiques de supplémentation en sel iodé et les sources alimentaires dans les populations dépendant fortement des aliments de base.
Europe PMC · 2026-07-27 · Krysiak R, Kowalcze K, Ott J, Cangelosi G, Zaami S, Okopień B.
Résumé simplifié :
Cette étude pilote a suivi de jeunes femmes atteintes de la maladie de Hashimoto (thyroïdite auto-immune) mais avec une thyroïde fonctionnant normalement. Elles ont reçu de la vitamine D pendant 6 mois, et ont été réparties en trois groupes selon leur apport en vitamine E : insuffisant, adéquat, ou élevé (plus de 400 UI/jour). Les chercheurs ont observé que seules les femmes ayant un apport adéquat en vitamine E voyaient leur fonction sexuelle et leur humeur réellement s'améliorer grâce à la vitamine D. Un apport trop faible ou trop élevé en vitamine E semblait limiter ces bénéfices. La vitamine E apparaît donc importante pour que la vitamine D agisse pleinement chez ces patientes.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote a comparé trois groupes de jeunes femmes atteintes de thyroïdite de Hashimoto euthyroïdienne (fonction thyroïdienne normale), différant par leur apport en vitamine E (insuffisant, adéquat, ou supérieur à 400 UI/jour), toutes recevant 100 µg/jour de vitamine D pendant six mois. Seul le groupe à apport adéquat a montré une baisse marquée des anticorps thyroïdiens, une amélioration de la sécrétion thyroïdienne, une augmentation de la testostérone, ainsi qu'une amélioration de tous les domaines de la fonction sexuelle (score FSFI) et des symptômes dépressifs (BDI-II). Les groupes à apport insuffisant ou excessif n'ont montré que des bénéfices partiels ou nuls. Les améliorations de la fonction sexuelle étaient corrélées à l'apport en vitamine E, à la baisse des anticorps et à l'augmentation de la testostérone, sans qu'un lien de causalité direct ne puisse être établi pour chaque facteur isolément. Ces résultats suggèrent qu'un apport équilibré en vitamine E serait nécessaire pour optimiser les effets de la vitamine D sur la santé sexuelle et mentale dans cette population.
Europe PMC · 2026-07-21 · Hu J, Lei Y, Yu Y, Wang C, Yang H, Zhu L, Nie Q, Yang J, Yang W, Ye H, Zhou L.
Résumé simplifié :
Cette étude a observé 608 adultes en bonne santé pour voir si l'heure des repas influence la thyroïde. Les chercheurs ont mesuré l'heure du premier repas, celle du dernier repas, et la durée entre les deux (fenêtre alimentaire), puis ont comparé ces données à des hormones thyroïdiennes dans le sang. Résultat : les personnes qui prenaient leur premier repas tard (après 8h30) avaient des niveaux plus élevés de TSH, une hormone liée à la thyroïde, par rapport à celles qui mangeaient avant 7h30. En revanche, l'heure du dernier repas et la durée de la fenêtre alimentaire n'étaient pas liées à la TSH. Aucune autre hormone thyroïdienne n'était concernée.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 608 adultes en bonne santé a examiné les liens entre trois variables de chrononutrition (heure du premier repas, heure du dernier repas, durée de la fenêtre alimentaire) et la fonction thyroïdienne, évaluée via les taux sanguins de TSH, FT3 et FT4. Après ajustement des facteurs confondants, les participants prenant leur premier repas après 8h30 présentaient des niveaux de TSH significativement plus élevés que ceux le prenant avant ou à 7h30 (β = 0,56 ; IC95 % : 0,07 à 1,06 ; p tendance = 0,02). À l'inverse, ni l'heure du dernier repas (après 19h00) ni une fenêtre alimentaire supérieure à 11 heures n'étaient associées de façon significative à la TSH. Aucune association significative n'a été observée avec les taux de FT3 ou FT4. Les auteurs suggèrent que, parmi les variables de chrononutrition étudiées, l'heure du premier repas serait particulièrement pertinente pour la régulation de la TSH, sans toutefois établir de lien de causalité du fait du caractère observationnel de l'étude.
Europe PMC · 2026-06-28 · Molnár Z, Galgóczi E, Katkó M, Kolozsi A, Kovács R, Rusznák M, Bodor M, Nagy VE.
Résumé simplifié :
Cette étude hongroise s'intéresse à la carence en iode, un problème qui peut toucher le développement du cerveau des bébés et provoquer des troubles de la thyroïde. Depuis 2014, la Hongrie a rendu obligatoire l'usage du sel iodé dans la restauration collective. Les chercheurs ont mesuré la quantité d'iode dans les urines de 583 enfants scolarisés entre 2018 et 2023, dans quatre villes de l'Est du pays. Résultat : le taux médian d'iode urinaire (202 microgrammes par litre) montre un apport suffisant en iode. Les auteurs concluent que la consommation de sel iodé, combinée à une bonne information du public, a permis d'éliminer la carence en iode chez les enfants hongrois actuels.
Résumé reformulé :
Cette étude hongroise évalue l'efficacité des mesures de santé publique mises en place depuis plusieurs décennies pour lutter contre la carence en iode, notamment l'obligation d'utiliser du sel iodé dans la restauration collective depuis 2014. Les chercheurs, rattachés à un laboratoire européen accrédité pour ce type d'analyse, ont mesuré la concentration urinaire d'iode chez 583 enfants d'âge scolaire dans quatre localités de l'Est de la Hongrie, entre 2018 et 2023. La valeur médiane obtenue (202,4 µg/L, avec un premier quartile à 133,5 et un troisième à 317,3) se situe dans la fourchette considérée comme adéquate par les critères internationaux. Les auteurs soulignent toutefois que le maintien de ce niveau nécessite une utilisation continue du sel iodé, une surveillance régulière du statut iodé de la population, et une information constante du public. Ils rappellent également que les conséquences d'une carence en iode subie pendant l'enfance peuvent persister à l'âge adulte, ce qui concerne encore la génération actuellement d'âge moyen ayant grandi avant la généralisation de ces mesures.
Europe PMC · 2026-05-13 · Gong L, Zhou Y.
Résumé simplifié :
Les PFAS, surnommés « polluants éternels », sont des substances chimiques utilisées dans de nombreux produits du quotidien. Cette étude rassemble les résultats de plusieurs recherches sur la présence de ces polluants, anciens et nouveaux, dans le sang des mères, des bébés et dans le lait maternel. Les chercheurs ont constaté que ces substances peuvent perturber le fonctionnement de la thyroïde, une glande essentielle à la croissance et au développement. Les PFAS anciens semblent avoir un impact plus marqué, mais les nouvelles alternatives, bien que présentes à plus faible dose, restent préoccupantes et pourraient même être liées à un risque accru de cancer de la thyroïde.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique analyse les données existantes sur l'exposition aux PFAS, à la fois les composés historiques à longue chaîne et leurs alternatives plus récentes (chaînes courtes ou nouvelles molécules), chez les populations mère-enfant. En synthétisant les concentrations mesurées dans le sang maternel, le sang infantile et le lait maternel, les auteurs montrent que les PFAS anciens sont détectés à des niveaux plus élevés avec de fortes variations régionales, tandis que les alternatives, bien que présentes à des concentrations plus faibles, demeurent un sujet de vigilance. L'exposition à ces substances est associée à des modifications des hormones thyroïdiennes chez les mères et les nourrissons, les PFAS historiques montrant un effet plus prononcé. Les mécanismes de perturbation thyroïdienne semblent globalement similaires entre les différentes molécules, bien que les alternatives présentent des particularités (forte affinité protéique, perturbation du métabolisme des acides gras, hydrophilicité élevée) et pourraient accroître le risque de cancer thyroïdien. Ces résultats, issus de données d'observation humaine, apportent des éléments utiles pour évaluer la sécurité des alternatives aux PFAS et orienter de futures mesures réglementaires.
Europe PMC · 2026-05-08 · Wynne-Ellis M, Kuljukka A, Mikkonen RS, Hackney AC, Heikura I, Hulmi JJ, Valtonen M, Ihalainen JK.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné 157 femmes (athlètes d'endurance, de vitesse/puissance, de sports d'équipe, et non-athlètes actives) en Finlande pour repérer les signes d'un déséquilibre énergétique lié au sport, appelé RED-S. Résultat : 70% des participantes présentaient un risque de RED-S, surtout les athlètes d'endurance (82%). Chez ces dernières, on observait plus souvent des règles absentes, une thyroïde ralentie, un métabolisme bas au repos, et des fractures de fatigue osseuse. Les sportives de vitesse et puissance avaient aussi beaucoup de fractures de stress. Ce déséquilibre énergétique semble donc très fréquent chez les athlètes de haut niveau, notamment en endurance.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a évalué, à l'aide de l'outil clinique CAT2, la prévalence du risque de déficit énergétique relatif lié au sport (RED-S) chez 157 femmes finlandaises de haut niveau réparties en quatre groupes : endurance, vitesse/puissance, sports d'équipe/intermittents, et non-athlètes actives. Au total, 70% des participantes présentaient un risque de RED-S, avec une prévalence plus élevée chez les athlètes d'endurance (82%) que chez les autres (65%), soit un risque 2,4 fois supérieur. Les athlètes d'endurance affichaient le profil le plus défavorable : aménorrhée (30%), triiodothyronine basse (48,9%), métabolisme de repos réduit (44%), et antécédents de fractures de stress osseuses (47,6%). Ces dernières touchaient également 50% des athlètes de vitesse/puissance. Cette étude observationnelle met en évidence une association marquée entre pratique sportive de haut niveau, notamment en endurance, et risque élevé de RED-S, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Motif : seulement 3 études incluses, TSA indiquant un risque d'erreur de type I pour TgAb et forte hétérogénéité (I²=88%) pour T4
Europe PMC · 2026-04-22 · Stanchev P, Kraeva M, Petrov PP, Penchev P.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 3 essais cliniques (288 patients) comparant un complément associant myo-inositol et sélénium à du sélénium seul, chez des personnes souffrant de thyroïdite de Hashimoto avec hypothyroïdie légère. Les chercheurs ont observé que l'association myo-inositol plus sélénium diminuait davantage le taux de TSH (hormone thyroïdienne) que le sélénium seul, et réduisait aussi un anticorps lié à la maladie (TgAb). En revanche, aucune différence significative n'a été constatée sur les hormones T3, T4 ni sur un autre anticorps (TPOAb). Les auteurs restent prudents car peu d'études existent, et demandent des essais plus larges pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a combiné les données de 3 essais cliniques (151 patients sous myo-inositol + sélénium, 137 sous sélénium seul) chez des patients atteints de thyroïdite de Hashimoto avec hypothyroïdie subclinique. L'ajout de myo-inositol au sélénium a été associé à une réduction significative du TSH (SMD -1,26) comparé au sélénium seul, un résultat jugé relativement robuste par l'analyse séquentielle. Une diminution significative des anticorps TgAb a également été observée (SMD -0,51), bien que l'analyse séquentielle suggère un risque de faux positif. Aucune différence significative n'a été mise en évidence pour les taux de T3, T4 ou les anticorps TPOAb. Les auteurs soulignent que ces résultats, bien que prometteurs, reposent sur un nombre limité d'études et nécessitent confirmation par des essais randomisés de plus grande ampleur avant de pouvoir conclure à un réel bénéfice clinique.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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