Kombu (laminaires)
Laminaria digitata
aides culinaires et ingrédients divers
- kcal : 211
- sel g : 8.03
- fer mg : 10.5
- fibres g : 37.3
- lipides g : 1.01
- sodium mg : 3210
- calcium mg : 918
- glucides g : 22.9
- proteines g : 8.89
- ag satures g : 0.15
- magnesium mg : 770
- potassium mg : 4640
- vitamine c mg : 11.1
- vitamine d ug : 2.25
- vitamine e mg : 0.32
- beta carotene ug : 939
Études scientifiques (17)
Carte des preuves
- Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 1 (6 %)
- Niveau 2 · essais randomisés : 3 (18 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 2 (12 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 10 (59 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 1 (6 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Thyroïde | 7 | · | 1 | · | 6 | · |
| Microbiote intestinal | 3 | · | 2 | 1 | · | · |
| Syndrome métabolique et résistance à l'insuline | 2 | 1 | · | 1 | · | · |
| Cholestérol et lipides sanguins | 2 | · | 1 | · | 1 | · |
| Obésité et poids | 2 | · | 2 | · | · | · |
| Grossesse et issues de naissance | 2 | · | · | · | 2 | · |
| Chirurgie et soins intensifs | 2 | · | · | · | 2 | · |
| Dénutrition et sarcopénie | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Santé des yeux | 1 | · | · | · | · | 1 |
| Hypertension artérielle | 1 | · | 1 | · | · | · |
Voir les 4 autres problèmes de santé
| Infections et immunité | 1 | · | · | 1 | · | · |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Santé bucco-dentaire | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Diabète de type 2 | 1 | 1 | · | · | · | · |
| Troubles du comportement alimentaire | 1 | · | · | · | 1 | · |
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Europe PMC · 2025-06-30 · Garcia G, Soto J, Valenzuela C, Bernal M, Barreto J, Luzardo MC, Kazlauskaite R, Waslidge N, Bavington C, Cano RJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez 91 adultes en bonne santé, un extrait riche en fucoïdane tiré du kombu royal (Saccharina latissima). Pendant quatre semaines, les participants ont reçu soit une faible dose, soit une forte dose de cet extrait, soit un placebo, deux fois par jour. Les chercheurs ont observé que la dose élevée améliorait la diversité des bactéries intestinales, augmentait les bonnes bactéries comme les bifidobactéries, et réduisait certaines bactéries associées à l'inflammation. La dose faible apportait des effets plus modestes. L'extrait a été bien toléré, avec seulement quelques effets secondaires légers. Ces résultats suggèrent que cet extrait d'algue pourrait favoriser un microbiote intestinal plus sain.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, a évalué chez 91 adultes en bonne santé les effets d'un extrait bioactif riche en fucoïdane issu de l'algue Saccharina latissima (kombu royal) sur la composition et la fonction du microbiote intestinal. Les participants ont reçu pendant quatre semaines soit une dose faible (125 mg), soit une dose élevée (500 mg), soit un placebo, deux fois par jour. Le critère principal était l'analyse du microbiome par séquençage 16S rRNA. La dose élevée a entraîné des améliorations dose-dépendantes de la diversité microbienne, une augmentation de taxons bénéfiques (Bifidobacterium, Faecalibacterium, Lachnospiraceae) et une réduction de taxons associés à l'inflammation (Enterobacteriaceae, Pseudomonadota), ainsi qu'un renforcement des voies métaboliques liées à la production d'acides gras à chaîne courte. La dose faible a montré des bénéfices plus limités, principalement une hausse des bifidobactéries. Des simulations in vitro de fermentation colique ont confirmé une augmentation dose-dépendante des acides gras à chaîne courte et d'autres métabolites postbiotiques. L'extrait a été globalement bien toléré, avec uniquement des effets indésirables légers et non spécifiques rapportés.
Europe PMC · 2025-06-26 · García G, Soto J, Valenzuela C, Cano RJ.
Résumé simplifié :
Cette étude cubaine a testé un extrait riche en fucoïdane, une substance extraite de l'algue kombu royal (Saccharina latissima), chez des adultes dont certains avaient attrapé la dengue ou le virus Oropouche. Les chercheurs ont analysé les selles pour observer l'état du microbiote intestinal et l'inflammation. Les personnes infectées présentaient davantage d'inflammation intestinale. La prise d'une dose élevée de cet extrait d'algue a permis de réduire cette inflammation et de favoriser le retour à un microbiote plus équilibré, avec plus de bonnes bactéries et moins de bactéries associées à l'inflammation. Ces résultats suggèrent un effet bénéfique de cet extrait d'algue sur la santé intestinale après une infection virale.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique menée à La Havane a évalué les effets d'un extrait riche en fucoïdane issu de l'algue Saccharina latissima (SLE-F) chez 90 adultes, dont une partie a contracté la dengue ou le virus Oropouche durant la période d'observation. Des échantillons fécaux ont été prélevés à plusieurs moments (début, jour 28, jour 90) pour suivre la composition du microbiote intestinal et des marqueurs d'inflammation, notamment le ratio Lachnospiraceae/Enterobacteriaceae. Les participants infectés présentaient un ratio significativement plus bas, signe d'une inflammation intestinale accrue. La supplémentation à forte dose en SLE-F a entraîné une amélioration significative de ce ratio (p = 0,006), associée à une augmentation de bactéries bénéfiques comme Akkermansia muciniphila et certaines espèces de Bifidobacterium, ainsi qu'à une diminution de taxons pro-inflammatoires tels que Fusobacterium. Ces résultats suggèrent un potentiel thérapeutique de cet extrait d'algue pour limiter l'inflammation intestinale et favoriser la restauration du microbiote après une infection virale, bien que des travaux complémentaires soient nécessaires pour confirmer ces effets.
Europe PMC · 2025-05-19 · Aoe S, Ohtoshi H, Nakamura F.
Résumé simplifié :
Cette étude japonaise a testé pendant 12 semaines des biscuits contenant de la poudre de kombu (une algue proche du kombu royal) chez des adultes en bonne santé, en comparant avec des biscuits placebo. Chez les hommes, la consommation de kombu a réduit la masse grasse corporelle et a amélioré un marqueur sanguin lié au métabolisme (l'adiponectine). Chez les hommes et les femmes, la pression artérielle systolique a diminué. Le kombu a aussi favorisé certaines bactéries bénéfiques dans les selles, sans augmenter dangereusement les hormones thyroïdiennes malgré l'apport en iode. Ces résultats suggèrent que le kombu pourrait aider à limiter l'accumulation de graisse corporelle, surtout chez les hommes, tout en améliorant la flore intestinale.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé en double aveugle contrôlé par placebo, des adultes japonais en bonne santé ont consommé pendant 12 semaines des biscuits enrichis en poudre de kombu bouilli (Laminaria japonica, une algue brune proche du kombu royal) ou des biscuits placebo à base de cellulose. Les chercheurs ont mesuré la composition corporelle, la pression artérielle, des marqueurs sanguins et le microbiote fécal aux semaines 0, 6 et 12. Chez les hommes, le groupe kombu a montré une diminution significative de la masse grasse corporelle (en quantité et en pourcentage) ainsi qu'une hausse du taux sérique d'adiponectine, une hormone associée à un métabolisme favorable. La pression artérielle systolique a diminué significativement dans le groupe kombu, chez les deux sexes. Sur le plan du microbiote intestinal, les genres bactériens Faecalibacterium, Bacteroides, Alistipes et Agathobacter ont augmenté dans le groupe kombu, et chez les hommes, la baisse de la masse grasse était corrélée à l'augmentation d'Agathobacter, sans que l'étude ne démontre de lien de causalité direct. Malgré un apport quotidien d'iode de 420 μg via le kombu, les hormones thyroïdiennes sont restées stables. Ces résultats suggèrent un effet bénéfique potentiel du kombu, riche en alginate, sur la prévention de l'accumulation de graisse corporelle chez l'homme et sur l'équilibre du microbiote intestinal chez les deux sexes.
Europe PMC · 2024-09-09 · Itoh Y, Tani M, Takahashi R, Yamamoto K.
Résumé simplifié :
Ce cas clinique japonais décrit une femme de 30 ans, non obèse, qui prenait un médicament pour maigrir (le sémaglutide, un agoniste du GLP-1) à cause d'une image corporelle déformée. Un soir, après avoir bu de l'alcool, elle a mangé beaucoup de coquilles Saint-Jacques enveloppées dans des feuilles de kombu (une algue proche du kombu breton). Quelques heures plus tard, elle a eu de fortes douleurs au ventre. Les médecins ont découvert une occlusion intestinale causée par le kombu resté coincé dans l'intestin, nécessitant une opération chirurgicale. Les auteurs soulignent que ce médicament amaigrissant pourrait favoriser ce type d'incident en ralentissant le transit digestif.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas relate un épisode d'occlusion du grêle lié à l'ingestion d'aliments (FIBO) chez une patiente de 30 ans sous sémaglutide injectable, un agoniste des récepteurs du GLP-1 utilisé hors contexte d'obésité dans le cadre d'une perte de poids motivée par une distorsion de l'image corporelle. Après consommation d'alcool, la patiente a ingéré une grande quantité de coquilles Saint-Jacques enveloppées de feuilles de kombu (kobujime), une algue de la même famille que le kombu breton (Laminaria). Une douleur abdominale est apparue environ douze heures plus tard, conduisant à un diagnostic d'occlusion du grêle par le kombu, confirmé par imagerie et traité par chirurgie laparoscopique. Les auteurs ne démontrent pas de lien causal direct entre le traitement par GLP-1 et cet épisode dans ce cas précis, mais rappellent que ces molécules, en ralentissant la motilité digestive, sont décrites dans la littérature comme un facteur de risque d'occlusion intestinale, un risque encore peu mentionné dans les notices médicamenteuses japonaises. Ce cas illustre un risque rare mais potentiellement grave associé à la consommation de kombu en grande quantité, notamment en association avec des traitements ralentissant le transit digestif.
Motif : étude avant-après sans groupe témoin, non randomisée
Europe PMC · 2024-08-27 · Satoh-Kuriwada S, Gotoh S, Shoji N, Uneyama H, Komai M.
Résumé simplifié :
Avec l'âge, le goût peut s'altérer et la bouche devenir sèche, ce qui favorise la dénutrition. Des chercheurs japonais ont testé chez 35 patients âgés souffrant de sécheresse buccale un bouillon riche en umami à base d'algue kombu (kelp dashi). En le faisant déguster plusieurs fois, ils ont observé une augmentation de la production de salive, une amélioration de la perception des cinq saveurs de base, notamment de l'umami, ainsi qu'une réduction des sensations de brûlure en bouche et des difficultés à manger ou avaler. Ce bouillon de kombu pourrait donc aider à préserver le goût et encourager une alimentation plus équilibrée chez les personnes âgées.
Résumé reformulé :
Cette étude non randomisée, menée dans un service dentaire universitaire entre 2017 et 2021, a inclus 35 patients âgés présentant une bouche sèche. Les chercheurs ont évalué l'effet d'une stimulation répétée par un bouillon dashi d'algue kombu riche en umami (KDL) sur le débit salivaire global et celui des glandes salivaires mineures, les seuils de reconnaissance des cinq goûts fondamentaux, ainsi que sur les difficultés subjectives d'alimentation et de déglutition. Les résultats montrent qu'une perte du goût umami était associée à une diminution du débit des glandes mineures, que le débit salivaire soit normal ou réduit. Après stimulation répétée par le KDL, le débit salivaire a augmenté et la perception des goûts, y compris l'umami, s'est normalisée, avec une diminution des seuils de reconnaissance. Les patients ont également rapporté une réduction des troubles subjectifs du goût, des difficultés alimentaires et des sensations de brûlure buccale. Ces résultats suggèrent que la consommation régulière de ce bouillon de kombu pourrait contribuer, via le réflexe salivaire lié au goût umami, à préserver la sensation gustative et à favoriser une alimentation saine chez les personnes âgées.
Europe PMC · 2023-12-01 · Kim YR, Park MJ, Park SY, Kim JY.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 23 recherches scientifiques pour évaluer si manger des algues brunes, comme le kombu breton, peut aider à mieux contrôler le taux de sucre dans le sang. Les chercheurs ont constaté que la consommation de ces algues améliore plusieurs indicateurs importants pour les personnes à risque de diabète : la glycémie après les repas, l'hémoglobine glyquée (qui reflète le taux de sucre sur plusieurs mois) et la résistance à l'insuline. En revanche, la glycémie à jeun et le taux d'insuline ne semblent pas être affectés. Les doses élevées (1000 mg ou plus) seraient plus efficaces que les faibles doses pour obtenir ces bénéfices.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de 23 études cliniques afin d'examiner les effets de la consommation d'algues brunes sur la régulation de la glycémie, dans un contexte de prévention et gestion du diabète de type 2. Les résultats montrent une amélioration significative, chez les personnes consommant des algues par rapport aux groupes contrôles, de trois marqueurs clés : la glycémie postprandiale (après les repas), l'hémoglobine glyquée (HbA1c) et l'indice HOMA-IR, qui mesure la résistance à l'insuline. En revanche, aucun effet significatif n'a été observé sur la glycémie à jeun ni sur les niveaux d'insuline. L'analyse par sous-groupes révèle que les doses élevées (supérieures ou égales à 1000 mg) sont plus efficaces que les faibles doses, et que certaines espèces d'algues brunes, dont Laminaria digitata (le kombu breton), Undaria pinnatifida, Ascophyllum nodosum et Fucus vesiculosus, se distinguent particulièrement par leur efficacité. Ces résultats suggèrent que la supplémentation en algues brunes pourrait représenter une approche complémentaire intéressante dans la gestion de la glycémie, sans toutefois permettre d'affirmer un lien de causalité direct généralisable à toutes les situations.
Europe PMC · 2022-07-25 · Lee IS, Ko SJ, Lee YN, Lee G, Rahman H, Kim B.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur les recherches concernant l'algue brune Laminaria japonica, aussi connue sous le nom de kombu, et son possible effet sur le syndrome métabolique (un ensemble de troubles incluant surpoids abdominal, tension élevée et déséquilibres du sucre et des graisses dans le sang). En analysant plusieurs essais et recherches scientifiques, les auteurs constatent que cette algue pourrait réduire l'inflammation, le stress oxydatif et certains mécanismes liés à l'obésité et au diabète. Ces résultats suggèrent que le kombu pourrait un jour servir de complément utile dans la prise en charge du syndrome métabolique, bien que davantage d'études soient nécessaires pour le confirmer.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique examine les données disponibles sur les effets de l'algue brune Laminaria japonica (kombu) dans le contexte du syndrome métabolique, une condition regroupant obésité abdominale, résistance à l'insuline, hypertension et anomalies lipidiques. Les auteurs ont analysé les bases de données PubMed, Web of Science, EMBASE et Cochrane jusqu'en septembre 2021, en incluant essais cliniques et études in vivo. Les résultats montrent que cette algue agirait sur plusieurs mécanismes : réduction du stress oxydatif lié aux lipides, diminution des cytokines inflammatoires et des chimiokines associées aux macrophages, inhibition de certaines glucosidases limitant les complications diabétiques, ainsi qu'une activation de l'AMPK et une réduction de l'acétyl-CoA carboxylase, deux voies impliquées dans le métabolisme énergétique et l'obésité. Les auteurs concluent que Laminaria japonica présente un potentiel thérapeutique intéressant pour le syndrome métabolique, sans toutefois établir de preuve clinique définitive à ce stade.
Europe PMC · 2021-06-22 · Aoe S, Yamanaka C, Ohtoshi H, Nakamura F, Fujiwara S.
Résumé simplifié :
Des chercheurs japonais ont testé pendant 8 semaines une poudre de kombu (algue proche du kombu breton) pauvre en iode, donnée sous forme de comprimés à des adultes en surpoids. Un groupe recevait l'algue, l'autre un placebo. Chez les hommes, la poudre d'algue a permis de réduire significativement le pourcentage de graisse corporelle, avec une tendance similaire pour le poids et l'indice de masse corporelle. Chez les femmes, aucun changement notable n'a été observé. Important : la consommation de cette algue n'a pas perturbé le fonctionnement de la thyroïde, malgré l'apport en iode. Ces résultats suggèrent un effet intéressant et sûr sur la gestion du poids chez les hommes.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée en double aveugle, menée sur 50 adultes japonais en surpoids (IMC entre 25 et 30), a évalué l'effet d'une supplémentation quotidienne en poudre de kombu (Laminaria japonica) à iode réduit, riche en alginate, comparée à un placebo, pendant 8 semaines. Les participants prenaient 30 comprimés par jour, équivalant à 6 g de poudre d'algue et 3 g d'alginate. Les résultats montrent une diminution significative du pourcentage de masse grasse chez les hommes du groupe test par rapport au placebo, avec des tendances (non significatives statistiquement) pour la perte de poids et la baisse de l'IMC. Aucun effet significatif n'a été observé chez les femmes, que ce soit sur les mesures anthropométriques ou la graisse viscérale. Malgré un apport quotidien d'environ 1 mg d'iode via l'algue, les niveaux d'hormones thyroïdiennes sont restés stables, suggérant l'absence d'impact négatif sur la fonction thyroïdienne dans cette population déjà habituée à une consommation élevée d'iode via les algues. Les auteurs concluent que cette algue, riche en alginate, pourrait contribuer à la prévention de l'obésité chez les hommes, sans risque apparent pour la thyroïde.
Europe PMC · 2020-11-13 · Aakre I, Tveito Evensen L, Kjellevold M, Dahl L, Henjum S, Alexander J, Madsen L, Markhus MW.
Résumé simplifié :
Cette étude norvégienne a suivi 44 personnes qui mangent régulièrement des algues comme le wakamé atlantique, le kombu ou le dulse. Les chercheurs ont mesuré la quantité d'iode dans leurs urines ainsi que leur fonction thyroïdienne. Résultat : le taux d'iode était très élevé, bien au-dessus des recommandations, principalement à cause des algues consommées. Les hormones thyroïdiennes restaient dans les valeurs normales mais étaient plus hautes que chez d'autres groupes de population. Les étiquettes des produits ne précisaient souvent pas la teneur en iode. Les auteurs concluent que manger des algues régulièrement peut entraîner un excès d'iode, et que les consommateurs devraient en être informés.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a évalué le statut iodé et la fonction thyroïdienne de 44 consommateurs habituels de macroalgues en Norvège, dont le wakamé atlantique (Alaria esculenta), le kombu, le dulse et le nori. Deux échantillons d'urine par participant ont permis de mesurer la concentration urinaire d'iode, tandis qu'un sous-groupe de 19 personnes a bénéficié d'un bilan thyroïdien (TSH, fT4, fT3, anticorps anti-peroxydase). La concentration médiane d'iode urinaire atteignait 1200 µg/L, très supérieure aux apports recommandés, l'apport alimentaire hors algues restant modeste (110 µg/jour en médiane). La TSH demeurait dans les normes mais était plus élevée que dans des populations comparables ne consommant pas d'algues. Un tiers des participants consommait des algues quotidiennement, et l'étiquetage de la teneur en iode faisait souvent défaut sur les produits. Les auteurs concluent que l'intégration régulière d'algues dans l'alimentation peut entraîner un statut iodé excessif et appellent à une meilleure information des consommateurs sur ce risque.
Europe PMC · 2020-01-01 · Nishiumi S, Izumi Y, Kobayashi T, Yoshida M.
Résumé simplifié :
Le kombu est une algue très consommée au Japon pour ses bienfaits supposés sur la santé. Des recherches précédentes avaient montré que manger régulièrement du kombu pouvait faire baisser le taux de triglycérides (une graisse du sang) chez les personnes qui en avaient trop. Dans cette étude, les chercheurs ont analysé en détail les différentes graisses présentes dans le sang de participants avant et après quatre semaines de consommation de kombu. Chez les personnes ayant des triglycérides élevés au départ, la composition de ces graisses sanguines s'est modifiée de façon plus favorable, ce qui pourrait expliquer en partie les effets bénéfiques du kombu observés précédemment.
Résumé reformulé :
Cette étude s'appuie sur des travaux antérieurs ayant montré qu'une consommation fréquente de kombu (Laminaria japonica) réduisait les taux sériques de triglycérides chez des sujets présentant des valeurs anormalement élevées. Ici, les chercheurs ont réalisé une analyse métabolomique fine des lipides sanguins, en étudiant les profils moléculaires des phosphatidylcholines, phosphatidyléthanolamines, lysophosphatidylcholines, lysophosphatidyléthanolamines et acides gras libres. Globalement, aucune différence marquée n'a été observée entre avant et après quatre semaines de consommation de kombu, tous sujets confondus. En revanche, chez les participants ayant initialement des triglycérides élevés, les profils de ces différentes classes lipidiques se sont améliorés, avec également une tendance à l'augmentation des formes plasmanyle et plasmenyle de certains phospholipides. Ces résultats suggèrent que les effets bénéfiques du kombu pourraient passer par des modifications qualitatives des lipides sanguins, et non uniquement par une baisse quantitative des triglycérides, soulignant l'intérêt d'étudier la qualité des lipides dans ce type de recherche nutritionnelle.
Europe PMC · 2019-02-26 · Kusaba Y, Miwa T, Ise M, Minoda R.
Résumé simplifié :
Un homme japonais de 68 ans, opéré d'une laryngectomie totale (ablation du larynx) cinq ans auparavant, a développé une plaie infectée entre la gorge et la peau du cou, avec gonflement et douleur. Les médecins ont découvert qu'un morceau de kombu séché, une algue comestible qui gonfle beaucoup au contact de l'humidité, s'était coincé dans son tube digestif et avait bouché le passage, provoquant un abcès puis une perforation. Une opération en urgence a permis de retirer l'algue, de drainer l'abcès et de refermer la fistule. Ce cas rappelle que les aliments très absorbants comme le kombu séché peuvent présenter un risque particulier pour les personnes ayant subi ce type de chirurgie.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique décrit une complication rare survenue chez un patient japonais de 68 ans, opéré d'une laryngectomie totale cinq ans plus tôt. Il s'est présenté avec une fistule pharyngo-cutanée accompagnée d'un gonflement et de douleurs au niveau du cou. L'examen par vidéo-endoscopie a révélé un corps étranger vert foncé obstruant le tube digestif supérieur, identifié comme un morceau de kombu séché, une algue comestible connue pour ses propriétés hygroscopiques (elle absorbe l'eau et gonfle fortement). Une intervention chirurgicale en urgence a permis de drainer l'abcès, de retirer le corps étranger et de refermer la fistule, avec succès. Les auteurs soulignent que les cliniciens prenant en charge des patients laryngectomisés doivent être informés du risque que représentent certains aliments hygroscopiques, susceptibles de provoquer une obstruction alimentaire, un abcès pharyngé, voire une perforation du tractus digestif supérieur.
Europe PMC · 2010-10-01 · Crawford BA, Cowell CT, Emder PJ, Learoyd DL, Chua EL, Sinn J, Jack MM.
Résumé simplifié :
Cette étude rapporte plusieurs cas de problèmes de thyroïde chez des adultes ayant bu une marque de lait de soja fabriquée avec du kombu (une algue). Elle décrit aussi des cas de bébés nés avec une hypothyroïdie (thyroïde qui fonctionne mal), dont les mères avaient consommé ce lait de soja ou une soupe à base d'algues pendant la grossesse. Les analyses ont montré que ces produits contenaient des quantités très élevées d'iode. Les auteurs rappellent que si le manque d'iode est un problème connu, on sous-estime souvent le risque inverse : un excès d'iode, notamment via les algues comme le kombu, peut aussi être dangereux pour la thyroïde, surtout chez la femme enceinte et le nouveau-né.
Résumé reformulé :
Cet article présente une série de cas cliniques de dysfonctionnement thyroïdien chez des adultes ayant consommé une marque de lait de soja fabriqué avec du kombu (une algue brune proche du genre Saccharina), ainsi qu'un cas d'hypothyroïdie néonatale chez un bébé dont la mère buvait ce lait pendant la grossesse. Deux autres cas d'hypothyroïdie néonatale sont également rapportés, liés cette fois à une consommation maternelle d'algues sous forme de soupe. Les analyses biochimiques ont révélé que ces produits à base d'algues contenaient des teneurs en iode anormalement élevées. Les auteurs soulignent que, contrairement à la carence en iode largement documentée, le risque de toxicité par excès d'iode — notamment via la consommation d'algues comme le kombu — reste insuffisamment reconnu par les professionnels de santé, alors qu'il peut entraîner des conséquences sérieuses sur la fonction thyroïdienne, en particulier chez la femme enceinte et le fœtus ou nouveau-né.
Europe PMC · 2008-08-09 · Miyai K, Tokushige T, Kondo M, Iodine Research Group.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé les effets de l'algue kombu, riche en iode, sur la thyroïde d'adultes japonais en bonne santé. En mangeant 15 ou 30 grammes de kombu par jour pendant une à deux semaines, les chercheurs ont observé une hausse d'une hormone appelée TSH, signe que la thyroïde fonctionnait un peu moins bien, même si les autres hormones thyroïdiennes restaient presque normales. Cet effet persistait aussi lors d'une consommation prolongée sur plusieurs semaines. Bonne nouvelle : tout redevenait normal quelques jours à quelques semaines après l'arrêt de la consommation. Les auteurs recommandent donc d'éviter de manger trop de cette algue.
Résumé reformulé :
Cette recherche a évalué l'impact d'une consommation quotidienne d'algue kombu (Laminaria japonica), riche en iode, sur la fonction thyroïdienne d'adultes japonais sans pathologie. Une ingestion de 15 à 30 g par jour pendant 7 à 10 jours a entraîné une augmentation significative de la thyréostimuline (TSH) sérique, dépassant même les valeurs normales chez certains participants, tandis que les hormones thyroïdiennes libres (FT4 et FT3) diminuaient légèrement mais restaient dans les limites normales. Une consommation prolongée de 15 g par jour, sur 55 à 87 jours, a maintenu cette élévation de TSH sans modification notable de FT4 et FT3. L'excrétion urinaire d'iode augmentait parallèlement. Ces altérations se sont révélées réversibles, un retour aux valeurs initiales étant observé entre 7 et 40 jours après l'arrêt de la consommation. Les auteurs concluent que le kombu peut freiner temporairement la fonction thyroïdienne et recommandent d'éviter une consommation excessive de cette algue.
Europe PMC · 2004-12-01 · Nishiyama S, Mikeda T, Okada T, Nakamura K, Kotani T, Hishinuma A.
Résumé simplifié :
Cette étude japonaise s'est penchée sur des bébés dont les tests de dépistage montraient un problème de thyroïde à la naissance. Les chercheurs ont découvert que certaines mères avaient mangé, pendant la grossesse, de grandes quantités d'algues riches en iode comme le kombu, sous forme de soupes ou de plats traditionnels. Cette consommation très élevée d'iode a perturbé la thyroïde des nouveau-nés. Chez la plupart des bébés concernés, le problème a nécessité un traitement par hormone thyroïdienne, et chez certains il n'a pas disparu rapidement comme on le pensait habituellement, mais a persisté plus longtemps que prévu.
Résumé reformulé :
Cette recherche a analysé 34 nouveau-nés dépistés positifs lors du test de contrôle de l'hypothyroïdie congénitale. Chez 15 d'entre eux, l'excès d'iode mesuré dans les urines a été attribué à une consommation très importante de kombu, d'autres algues et de soupes instantanées à base d'algues par la mère durant la grossesse, avec des apports estimés entre environ 820 et 3200 microgrammes d'iode par jour selon les cas. Douze de ces quinze nourrissons ont eu besoin d'un traitement par lévothyroxine en raison d'une baisse des hormones thyroïdiennes ou d'une élévation persistante de la TSH. Les auteurs soulignent que, contrairement à l'idée reçue selon laquelle ce trouble est toujours transitoire, l'excès d'iode maternel pendant la grossesse peut parfois entraîner des anomalies thyroïdiennes durables chez le nourrisson, possiblement aggravées par la poursuite de l'exposition à l'iode après la naissance.
Europe PMC · 1998-03-01 · Matsubayashi S, Mukuta T, Watanabe H, Fuchigami H, Taniguchi J, Chinen M, Ninomiya H, Sasaki H.
Résumé simplifié :
Ce cas clinique concerne une jeune Japonaise de 20 ans souffrant d'anorexie et de boulimie, qui mangeait chaque jour 40 à 50 grammes de confiseries à base d'algue Kombu pour remplacer des aliments plus caloriques. Cette algue contient énormément d'iode, et cette consommation excessive a provoqué un dérèglement de sa thyroïde (hypothyroïdie), avec gonflement du corps et une prise de poids de 12 kg en 4 mois. Après l'arrêt du Kombu, sa thyroïde est redevenue normale et les symptômes ont disparu. Ce cas montre que manger trop d'algues riches en iode peut perturber la thyroïde, surtout chez des personnes fragiles comme les patients souffrant de troubles alimentaires.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas décrit une patiente japonaise de 20 ans souffrant d'anorexie mentale avec épisodes boulimiques, qui consommait quotidiennement 40 à 50 g de confiseries à base de Kombu (algue brune riche en iode) comme substitut alimentaire peu calorique. Cette surconsommation a entraîné une hypothyroïdie primaire sévère (TSH élevée, T3 et T4 libres abaissées) accompagnée d'œdèmes généralisés et d'une prise de poids de 12 kg en quatre mois. L'arrêt de la consommation de Kombu a permis une normalisation de la fonction thyroïdienne et une perte de 7 kg associée à la disparition des œdèmes. Les auteurs soulignent que les patients anorectiques, particulièrement vulnérables, peuvent développer une hypothyroïdie ou une hyperthyroïdie liée à un excès d'apport en iode lorsqu'ils substituent des confiseries à base d'algues marines à des aliments plus caloriques pendant les phases boulimiques.
Europe PMC · 1989-02-01 · Ishizuki Y, Yamauchi K, Miura Y.
Résumé simplifié :
Cette étude japonaise rapporte le cas de deux femmes ayant développé une thyrotoxicose (emballement de la thyroïde) après avoir mangé régulièrement du kombu, une algue très riche en iode. L'une a été touchée après un mois de consommation, l'autre après un an, avec des apports en iode estimés entre 28 et 140 mg par jour, soit bien plus que les besoins normaux. Après l'arrêt du kombu, tous les symptômes et les résultats sanguins sont revenus à la normale en un mois. Les chercheurs ont aussi montré que l'eau de cuisson du kombu contient la quasi-totalité de son iode, ce qui explique ces excès.
Résumé reformulé :
Cette étude de cas décrit deux patientes japonaises (42 et 59 ans) ayant présenté une thyrotoxicose induite par l'iode après une consommation excessive de kombu, une algue traditionnellement très riche en cet élément. Leurs apports quotidiens estimés en iode allaient de 28 à 140 mg, très au-delà des apports habituels. Les analyses sanguines montraient des profils hormonaux particuliers (T3 élevée, ratios T3/T4 et T4/rT3 abaissés par rapport à une maladie de Basedow non traitée) ainsi qu'une concentration d'iode inorganique sérique nettement supérieure à la normale. L'arrêt de la consommation de kombu a permis une normalisation complète des symptômes et des paramètres thyroïdiens en un mois. Les auteurs ont également démontré, par une analyse de l'eau de cuisson, que 99 % de l'iode contenu dans le kombu en est libéré après 15 minutes d'ébullition, ce qui souligne le rôle de la préparation culinaire dans l'exposition à l'iode. Ces observations suggèrent qu'un apport supérieur à 28 mg d'iode par jour via une alimentation riche en kombu pourrait déclencher une thyrotoxicose transitoire chez certaines personnes sensibles.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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