Santé des yeux
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Les sujets les plus étudiés
Aliments, régimes et compléments qui comptent le plus d'études sur ce problème de santé. La barre montre la part de chaque niveau de preuve, du plus solide (vert foncé) au plus faible (gris).
- Lutéine et zéaxanthine · Nutriment ou complément · 6 études
- Chocolat noir et cacao · Aliment · 5 études
- Oeuf · Aliment · 3 études
- Caféine · Nutriment ou complément · 2 études
- Flavonoïdes · Nutriment ou complément · 2 études
- Mercure (poisson) · Aliment · 2 études
- NMN et NR (précurseurs du NAD) · Nutriment ou complément · 2 études
- Régime anti-inflammatoire · Régime ou habitude · 2 études
- Vitamine A et bêta-carotène · Nutriment ou complément · 2 études
- Acide alpha-lipoïque · Nutriment ou complément · 1 étude
- Alimentation des adolescents · Régime ou habitude · 1 étude
- Alimentation ultra-transformée · Régime ou habitude · 1 étude
- Baie de goji · Aliment · 1 étude
- Baies de sureau · Aliment · 1 étude
- Bar commun ou loup · Aliment · 1 étude
Études scientifiques (78)
Carte des preuves
- Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 5 (6 %)
- Niveau 2 · essais randomisés : 19 (24 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 13 (17 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 23 (29 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 18 (23 %)
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Europe PMC · 2026-10-30 · Zarratea Herreros L, Castro Rebollo M, Dewolf L, Sanchón R, González-Martín-Moro J.
Résumé simplifié :
Ce rapport décrit le cas d'un homme de 44 ans, obèse mais non diabétique, qui suivait un régime à base de boissons substitutives de repas très riches en fructose liquide. Il a développé une perte de vision douloureuse dans un œil, liée à de graves lésions de la rétine causées par un manque d'irrigation sanguine. Les médecins ont aussi diagnostiqué une maladie du foie liée à l'excès de sucre. Son état s'est rapidement dégradé, entraînant une défaillance de plusieurs organes, et le patient est décédé cinq mois après le diagnostic. Ce cas suggère qu'une consommation excessive de fructose pourrait, chez certaines personnes, endommager les yeux.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique rapporte une rétinopathie ischémique bilatérale sévère chez un patient obèse de 44 ans, non diabétique, ayant suivi un régime de substitution de repas à base de boissons très riches en fructose liquide. Il a consulté pour une perte de vision indolore évoluant depuis plusieurs semaines, et les examens ont révélé une atteinte ischémique grave de la rétine ainsi qu'une stéatohépatite non alcoolique (NASH). Les auteurs émettent l'hypothèse qu'une toxicité liée au fructose, via la production de radicaux libres (ROS) et de produits de glycation avancée (AGEs), aurait contribué à la fois aux lésions hépatiques et rétiniennes. L'état du patient s'est rapidement aggravé jusqu'à une défaillance multiviscérale, entraînant son décès cinq mois après le diagnostic ophtalmologique initial, malgré une prise en charge médicale. Ce cas isolé suggère qu'une consommation excessive de fructose pourrait, chez certains individus prédisposés, contribuer à des atteinte oculaires graves, bien qu'aucune relation de causalité formelle ne puisse être établie à partir d'un seul cas.
Motif : certitude très faible pour la majorité des comparaisons, résultats imprécis et incohérents, comparaisons indirectes entre classes
Europe PMC · 2026-10-28 · Alamoudi A, Alnabihi A, Almufarriji N, Batais W, Showail M.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble 57 essais cliniques (plus de 6 600 personnes) testant des compléments alimentaires (notamment oméga-3) contre un placebo pour soulager la sécheresse oculaire. Les chercheurs ont constaté que les oméga-3 marins et certaines combinaisons d'oméga-3 amélioraient un peu les symptômes, mais ces effets restaient faibles et en dessous du seuil jugé cliniquement important. La qualité des preuves était très faible pour la majorité des comparaisons, et de nombreux essais ne rapportaient pas d'informations sur la sécurité. Les auteurs concluent que les preuves actuelles ne justifient pas une utilisation systématique de ces compléments pour traiter la sécheresse oculaire.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse (en paires et en réseau exploratoire) a analysé 57 essais randomisés (6 615 participants, dont 29 essais et 2 272 participants dans les analyses principales) comparant des compléments nutritionnels oraux à un placebo ou à l'absence de supplémentation pour la sécheresse oculaire confirmée. Les oméga-3 marins ont réduit le score OSDI de -4,4 points et les combinaisons d'oméga-3 de -5,2 points, deux résultats restant sous le seuil de 7 points considéré comme cliniquement pertinent. Les oméga-3 marins ont aussi légèrement amélioré le temps de rupture du film lacrymal. La certitude des preuves était très faible pour 40 des 48 comparaisons et faible pour les 8 autres ; toutes les comparaisons entre classes de compléments reposaient sur des données indirectes, provenant d'essais hétérogènes, avec une certitude très faible. Vingt essais ne rapportaient aucune donnée de sécurité. Les auteurs concluent que si certains compléments affichent des estimations moyennes favorables, les effets sont faibles, imprécis ou incohérents, et ne permettent pas de recommander leur usage systématique.
Europe PMC · 2026-10-10 · Hussain OJ, Olawoye O, Stuart KV, Sarimiye T, Chuka-Okosa C, Idakwo U, Tagoe NN, Amissah-Arthur KN, Adenrele KO, Kizor-Akaraiwe N, Okeke CA, Adedeji AO, Adekoya B, Baiyeroju A, Akpa OM, Majekodunmi O, Uche N, Adegbehingbe B, Onakoya A, Oyedepo OE, Ogbonnaya C, Adewara BA, Msosavict JM, Mensa-Bonsu AB, Kwarteng KO, Adam YS, Osei KO, Lodoh E, Abaidoo B, Toseafa R, Okeke S, Shiweobi O, Adebusoye S, Fowobaje K, Ajayi BG, Falusi A, Adeboye O, Okoroafor P, Obianwu I, Adeoti C, Adejuwon A, Congdon N, Khawaja AP, Hauser MA, Realini T, Ashaye A.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé plus de 9 400 personnes âgées de 40 ans et plus au Nigeria, Ghana et Malawi, dont environ la moitié souffraient de glaucome (une maladie de l'œil pouvant rendre aveugle). Les chercheurs ont observé que les personnes ayant bu de l'alcool, que ce soit dans le passé ou actuellement, avaient plus souvent ce glaucome que celles n'ayant jamais bu. Boire beaucoup en une seule occasion (plus de 2 verres) était aussi lié à un risque plus élevé. Le tabac montrait une association similaire. Ces résultats suggèrent un lien, mais ne prouvent pas que l'alcool cause directement la maladie.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a inclus 9 418 participants (5 189 cas de glaucome primitif à angle ouvert et 4 229 témoins) au Nigeria, Ghana et Malawi. Les chercheurs ont examiné les liens entre consommation d'alcool, de tabac et présence de la maladie, via des examens ophtalmologiques et des entretiens structurés. Les anciens buveurs (OR = 1,49) et les buveurs actuels (OR = 1,15) présentaient des probabilités plus élevées de glaucome que les non-buveurs, de même que la consommation excessive ponctuelle (plus de 2 verres par occasion, OR = 1,40). Le tabagisme était également associé indépendamment à la maladie. L'âge avancé, le sexe masculin et un niveau d'éducation plus élevé ressortaient aussi comme facteurs associés. Les auteurs soulignent la nature observationnelle de l'étude, qui ne permet pas d'établir de causalité, et appellent à des études longitudinales pour confirmer ces associations.
Europe PMC · 2026-10-02 · Çimen A, Akpınar RB.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé auprès de 80 personnes âgées de 65 ans et plus buvant trop peu d'eau (moins d'1 litre par jour) une méthode d'éducation personnalisée basée sur un modèle psychologique de santé. La moitié des participants a reçu cette formation avec un livret et un carnet de suivi, l'autre moitié non. Résultat : les personnes formées ont bu nettement plus d'eau (environ 750 ml contre 573 ml), se sont senties moins gênées par la soif, et leurs marqueurs d'hydratation urinaire se sont améliorés. Leur confort oculaire (sécheresse des yeux) s'est aussi légèrement amélioré, mais sans grand impact clinique.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a évalué l'efficacité d'une intervention éducative fondée sur le modèle des croyances en santé (Health Belief Model) pour augmenter l'hydratation chez 80 personnes âgées autonomes consommant moins d'1 litre d'eau par jour. Le groupe intervention a bénéficié d'une éducation individualisée avec livret et carnet de suivi, contre une prise en charge standard pour le groupe contrôle. Après l'intervention, la consommation quotidienne d'eau a significativement augmenté dans le groupe traité (749,8 ml vs 572,9 ml ; p<0,001), accompagnée d'une diminution de l'inconfort lié à la soif et d'une amélioration des marqueurs urinaires d'hydratation (densité et indice de réfraction, p<0,001). Les symptômes de sécheresse oculaire se sont également améliorés (p=0,002), bien que l'impact clinique reste limité. Ces résultats suggèrent qu'une éducation théorique individualisée peut favoriser une meilleure hydratation chez les personnes âgées, bien que des études à plus long terme soient nécessaires pour confirmer la durabilité de ces effets.
Europe PMC · 2026-10-01 · Pfahler NM, Knepper PA.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez des patients atteints de dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) précoce ou intermédiaire, deux traitements oraux : une combinaison de resvératrol, quercétine et curcumine, ou de la curcumine seule, pendant 24 mois. Les chercheurs ont mesuré le volume des dépôts appelés drusen, qui s'accumulent dans l'œil avec cette maladie. Le groupe ayant pris la combinaison des trois composés a vu ses drusen diminuer, alors qu'ils ont augmenté chez ceux prenant seulement de la curcumine. La vision s'est aussi mieux maintenue avec la combinaison. Ces résultats restent préliminaires mais encourageants pour un futur traitement.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique de phase 2a, randomisé et non aveugle, a comparé pendant 24 mois deux traitements oraux chez des patients atteints de DMLA précoce ou intermédiaire : une association de resvératrol, quercétine et curcumine (RQC) versus curcumine seule, selon une répartition 2:1. Le critère principal était l'évolution du volume des drusen centraux, mesuré par tomographie en cohérence optique. Après 24 mois, ce volume a diminué de 13,4% dans le groupe RQC contre une augmentation de 6,9% dans le groupe curcumine seule, différence statistiquement significative. L'acuité visuelle s'est légèrement améliorée avec RQC (+0,8 lettre) alors qu'elle a diminué avec la curcumine seule (-2,1 lettres), sans toutefois atteindre la significativité statistique. Les pertes de vision, légères ou modérées, étaient moins fréquentes avec RQC, et la progression vers une forme avancée de DMLA est restée rare dans ce groupe. Ces données préliminaires suggèrent un intérêt potentiel de cette combinaison pour ralentir l'accumulation de drusen, mais des études de plus grande ampleur sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Europe PMC · 2026-09-24 · Chmiel AT, Franca M, Carvalho AL, Marques JP.
Résumé simplifié :
Ce rapport décrit le cas d'un jeune homme souffrant de cécité nocturne progressive, de troubles du nerf optique et de taches sur la rétine, qui faisaient d'abord penser à une maladie génétique de l'œil. Les tests génétiques n'ont pas totalement expliqué ses symptômes. Les médecins ont découvert une carence sévère en vitamine A ainsi qu'un épaississement anormal des os du crâne rétrécissant les canaux optiques. Après une supplémentation en vitamine A, les anomalies de la rétine se sont améliorées. Ce cas montre que la carence en vitamine A peut provoquer des troubles de la vision réversibles avec un traitement adapté.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique présente un jeune homme ayant développé une cécité nocturne progressive, une neuropathie optique et des lésions rétiniennes bilatérales, initialement évocatrices d'une dystrophie rétinienne héréditaire. L'analyse génétique a révélé un variant pathogène hétérozygote dans le gène USH2A ainsi que plusieurs variants de signification incertaine, sans expliquer pleinement le tableau clinique. Des investigations complémentaires ont mis en évidence une carence sévère en vitamine A associée à une hyperostose crânienne entraînant un rétrécissement des canaux optiques. Une supplémentation en vitamine A a permis une amélioration des anomalies rétiniennes observées. Ce cas souligne la complexité diagnostique des dystrophies rétiniennes et l'importance d'une approche multidisciplinaire (ophtalmologie, neurologie, génétique médicale, neurochirurgie), même en présence de résultats génétiques potentiellement pertinents. Il met en avant la carence en vitamine A comme cause réversible de pathologie rétinienne.
Europe PMC · 2026-09-22 · Jung EH, Miltich M, Vidaurri-Martinez J, Duemler A, Lehman J, Alekseev O.
Résumé simplifié :
Cette étude décrit le cas d'une femme de 47 ans atteinte du syndrome de Rogers, une maladie génétique rare qui empêche le corps d'utiliser normalement la vitamine B1 (thiamine) et provoque diabète, anémie et surdité, ainsi qu'une atteinte de la rétine. La patiente a reçu de la thiamine en complément pendant près de 20 ans. Les chercheurs ont observé que sa maladie de la rétine a très peu évolué pendant cette période, ce qui suggère que la prise prolongée de thiamine pourrait ralentir l'aggravation de cette atteinte oculaire. Il s'agit toutefois d'un seul cas, donc ces résultats restent à confirmer par d'autres études.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas présente le suivi longitudinal sur environ deux décennies d'une patiente de 47 ans atteinte du syndrome TRMA (anémie mégaloblastique répondant à la thiamine), une maladie génétique rare liée à des mutations du gène SLC19A2 qui altère le transport cellulaire de la thiamine. Cette patiente recevait une supplémentation en vitamine B1. Grâce à plusieurs examens ophtalmologiques (imagerie rétinienne, champ visuel, électrorétinographie), les auteurs ont constaté une progression remarquablement modeste de la rétinopathie pigmentaire associée à ce syndrome. Ils émettent l'hypothèse qu'une supplémentation prolongée en thiamine pourrait contribuer à ralentir l'évolution de cette atteinte rétinienne. Cependant, il s'agit d'une observation issue d'un seul patient, sans groupe de comparaison, ce qui limite fortement la portée des conclusions et nécessite des études complémentaires pour confirmer cette hypothèse.
Europe PMC · 2026-09-21 · Lee Y, Hwang H, Park J, Kim N, Jang Y, Kwon Y.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez 100 adultes souffrant de sécheresse oculaire et de fatigue visuelle, un complément à base d'extrait de petit soja noir pendant 12 semaines, comparé à un placebo. Les personnes prenant l'extrait de soja ont montré une meilleure stabilité du film lacrymal, mesurée par un test appelé TBUT, ainsi qu'une réduction plus marquée de leurs symptômes d'inconfort oculaire par rapport au groupe placebo. Les effets étaient particulièrement visibles chez les personnes ayant des symptômes sévères au départ ou passant beaucoup de temps devant des écrans. Aucun problème de sécurité important n'a été observé, mais l'amélioration mesurée reste modeste.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placebo, 100 adultes présentant une sécheresse oculaire et une fatigue visuelle liée aux écrans ont reçu pendant 12 semaines soit un extrait standardisé de petit soja noir (SSBS), soit un placebo. Le critère principal, le temps de rupture du film lacrymal (TBUT), s'est amélioré de façon significativement plus importante dans le groupe SSBS que dans le groupe placebo (+0,35 s contre -0,33 s ; p=0,0457). Le score OSDI, qui évalue la sévérité des symptômes de sécheresse oculaire, a également diminué davantage sous SSBS, notamment sur la sous-échelle des symptômes oculaires. Des analyses exploratoires en sous-groupes suggèrent un bénéfice plus marqué chez les personnes ayant des symptômes initiaux sévères ou une forte exposition aux écrans numériques, avec des effets favorables sur la sécrétion lacrymale et la rougeur conjonctivale. Les auteurs soulignent toutefois que la différence observée sur le TBUT reste modeste et que les analyses de sous-groupes sont exploratoires, nécessitant confirmation par des études supplémentaires.
Europe PMC · 2026-09-08 · Spaide RF.
Résumé simplifié :
Cette étude décrit le cas d'une femme de 34 ans traitée par ifosfamide (chimiothérapie) pour une tumeur, qui a développé une destruction sévère de la zone centrale de la rétine (la fovéa) dans les deux yeux, entraînant une forte baisse de la vision. Après l'arrêt du médicament, elle a reçu un complexe de trois substances par voie orale : NAD (850 mg), acide alpha-lipoïque (600 mg) et coenzyme Q10 (100 mg), chaque jour. En quelques semaines, sa rétine s'est reconstruite progressivement et sa vision est redevenue quasiment normale en 12 semaines. Les auteurs pensent que ce traitement a aidé à réparer les mitochondries endommagées par la chimiothérapie, mais une amélioration spontanée ne peut pas être totalement exclue.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique décrit une patiente de 34 ans ayant développé une fovéolyse bilatérale aiguë (dissolution de la zone centrale de la rétine) suite à un traitement par ifosfamide pour un chordome inopérable. Après arrêt du médicament, elle a reçu une supplémentation orale quotidienne combinant NAD (850 mg), acide alpha-lipoïque (600 mg) et coenzyme Q10 (100 mg), visant à cibler le dysfonctionnement mitochondrial induit par l'ifosfamide, connu pour inhiber le complexe I mitochondrial et appauvrir les réserves de NAD. Sur plusieurs semaines, les deux yeux ont montré une reconstitution symétrique de la fovéa, avec restauration de l'architecture rétinienne normale et amélioration de l'acuité visuelle (de 20/60 à 20/25 et 20/20) en 12 semaines. Bien qu'une récupération spontanée après l'arrêt du médicament ne puisse être exclue, la rapidité et l'ampleur de la récupération suggèrent un lien possible entre cette thérapie métabolique combinée et la réparation de la lésion rétinienne, sans toutefois permettre de conclure à un effet isolé de l'acide alpha-lipoïque.
Europe PMC · 2026-09-06 · Xie S, Wu L, Liu Y, Jiang S, Yang Y, Peng Q.
Résumé simplifié :
Ce cas clinique décrit un homme de 44 ans en bonne santé qui a perdu progressivement la vision d'un œil à cause d'une infection par le parasite Toxoplasma gondii touchant le centre de la rétine. Les médecins ont confirmé le diagnostic grâce à une technique de séquençage génétique très précise réalisée sur un prélèvement de liquide oculaire. Le patient n'avait pas de chat mais mangeait parfois du saumon cru, ce qui pourrait expliquer la contamination. Un traitement par antibiotiques et anti-inflammatoires, associé à des injections dans l'œil, a permis une nette amélioration de la lésion. Ce cas rappelle que la toxoplasmose oculaire peut survenir même sans contact avec des chats, notamment via la consommation de poisson cru.
Résumé reformulé :
Les auteurs rapportent le cas d'un homme immunocompétent de 44 ans présentant une perte visuelle progressive et un scotome central liés à une toxoplasmose oculaire active touchant la région fovéale, une localisation à haut risque de séquelles visuelles sévères. L'examen ophtalmologique et l'imagerie (angiographie, OCT) ont révélé une lésion inflammatoire maculaire caractéristique. Le diagnostic, difficile car les symptômes ressemblent à d'autres uvéites infectieuses, a été confirmé par la sérologie positive et surtout par une analyse de séquençage métagénomique (mNGS) du liquide intraoculaire, identifiant directement l'ADN de Toxoplasma gondii. Le patient ne rapportait aucun contact avec des chats mais consommait occasionnellement du saumon cru, suggérant une voie de contamination alimentaire alternative. Le traitement combinant antibiotiques oraux, corticoïdes et injections intravitréennes a permis une régression significative de la lésion rétinienne. Ce cas souligne l'intérêt diagnostique du mNGS pour les infections oculaires atypiques et l'importance d'évoquer la toxoplasmose oculaire même en l'absence des facteurs de risque épidémiologiques classiques.
Europe PMC · 2026-09-04 · Suzuki J, Tozuka H, Takahashi H, Motoike IN, Sakurai M, Kobayashi Y, Watarai G, Kogure M, Kawase T, Honkura Y, Ikeda R, Kinoshita K, Nakaya N, Obara T, Hozawa A, Kuriyama S, Fuse N, Yamamoto M, Katori Y.
Résumé simplifié :
Cette étude japonaise a examiné si manger des fruits de mer ou des graisses oméga-3 protège l'audition en vieillissant. Plus de 13 900 adultes de 50 à 79 ans ont passé un test auditif et rempli un questionnaire alimentaire. Résultat : ni la quantité de fruits de mer, ni celle d'oméga-3 consommée n'était liée à une meilleure ou moins bonne audition. Fait surprenant, chez les hommes, une consommation plus élevée de graisses saturées était associée à une audition légèrement meilleure (seuils auditifs plus bas), alors que chez les femmes, aucun lien n'a été trouvé. Ces résultats suggèrent que le lien entre alimentation et audition est plus complexe qu'on ne le pensait.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, menée au sein de la cohorte japonaise Tohoku Medical Megabank, a analysé les liens entre consommation de fruits de mer, d'acides gras polyinsaturés oméga-3, d'acides gras saturés et perte auditive liée à l'âge chez 13 908 adultes de 50 à 79 ans. L'audition a été mesurée par audiométrie tonale à plusieurs fréquences, et l'alimentation évaluée via un questionnaire de fréquence alimentaire validé, avec répartition des apports en quartiles. Contrairement à l'hypothèse d'un effet protecteur des oméga-3 (anti-inflammatoire et antioxydant), aucune association significative n'a été observée entre consommation de fruits de mer ou d'oméga-3 et seuils auditifs, ni chez les hommes ni chez les femmes. En revanche, chez les hommes, un apport élevé en acides gras saturés était associé de façon significative à des seuils auditifs plus bas (meilleure audition) à 1000 Hz et sur la moyenne tonale pure, comparé à un faible apport. Aucune association significative n'a été retrouvée chez les femmes. Les auteurs concluent que, dans cette population déjà grande consommatrice de fruits de mer, ces apports alimentaires ne semblent pas influencer l'audition, et que la relation entre graisses alimentaires et perte auditive liée à l'âge pourrait être plus complexe et différente selon le sexe qu'anticipé.
Motif : études petites, hétérogènes, non poolées quantitativement, preuves insuffisantes pour établir un effet soutenu
Europe PMC · 2026-09-03 · Giudiceandrea A, Cocuzza M, Gravina G, Silvestri V, Amore F, Sulfaro M, De Dominicis F, Bruzio S, Giudiceandrea E, Salgarello M, Cozzupoli GM, Savastano MC, Falsini B, Rizzo S, Salgarello T.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a rassemblé les études menées chez l'humain sur la nicotinamide (une forme de vitamine B3) prise en complément pour aider les personnes atteintes de glaucome. Huit études ont été analysées. Certains essais suggèrent qu'elle pourrait améliorer temporairement le fonctionnement électrique de la rétine, mais les effets sur le champ visuel restent incertains. Les études étaient petites et de courte durée. Les auteurs concluent qu'il n'y a pas encore assez de preuves pour recommander cette vitamine à forte dose dans la pratique courante, et que des essais plus grands et plus longs sont nécessaires.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé huit études humaines évaluant la supplémentation orale en nicotinamide (forme de vitamine B3, précurseur du NAD) dans le contexte du glaucome. Des essais randomisés en crossover montrent une amélioration à court terme de la fonction électrophysiologique rétinienne interne, mais les résultats sur le champ visuel sont incohérents. Un essai associant nicotinamide et pyruvate a rapporté des bénéfices à court terme sur le champ visuel, sans pouvoir isoler la contribution propre de la nicotinamide. Des études non randomisées ont rapporté des effets sur des paramètres vasculaires, métaboliques, structurels et fonctionnels, mais avec un risque de biais lié à l'absence de groupe contrôle. Des études observationnelles associent le glaucome à des altérations des concentrations circulantes de nicotinamide et à un dysfonctionnement mitochondrial systémique, sans établir de lien de causalité. Les auteurs concluent que les preuves actuelles, limitées en taille et en durée, ne permettent pas d'établir une neuroprotection durable ni de recommander une supplémentation à forte dose en pratique clinique.
Europe PMC · 2026-09-01 · Bulut KS, Yalciner B, Celik B, Karakus EZ, Topaloglu EN.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé l'alimentation de 30 personnes ayant subi une perte d'audition soudaine à celle de 32 personnes en bonne santé. Les chercheurs ont calculé un score reflétant le potentiel inflammatoire de leur régime alimentaire. Résultat : les personnes touchées par cette surdité avaient une alimentation plus inflammatoire, avec plus de calories, de graisses saturées et de cholestérol, mais moins d'oméga-3 et de fibres. Cela suggère qu'une alimentation pro-inflammatoire pourrait être liée à un risque plus élevé de perte d'audition soudaine, bien que cette étude ne prouve pas de lien de cause à effet direct.
Résumé reformulé :
Cette étude cas-témoins rétrospective a comparé le profil alimentaire de 30 patients atteints de surdité brusque neurosensorielle à celui de 32 témoins appariés, à l'aide de l'indice d'inflammation alimentaire (Dietary Inflammatory Index) calculé sur les 12 mois précédents. Le score moyen était significativement plus élevé chez les patients (2,27 vs 1,46 ; p=0,01), ces derniers présentant des apports plus importants en énergie, graisses saturées et cholestérol, et plus faibles en oméga-3 et fibres. L'indice a montré une capacité discriminante modérée pour distinguer les cas des témoins (AUC=0,690 ; p=0,005). Les auteurs concluent qu'un profil alimentaire pro-inflammatoire pourrait être associé à un risque accru de surdité brusque, ce qui pourrait constituer un facteur de risque modifiable, sans toutefois établir de causalité du fait du design observationnel de l'étude.
Europe PMC · 2026-08-14 · Horwat P, Dezor-Garus J, Pawlak M, Gotz-Więckowska A.
Résumé simplifié :
Cette étude de cas décrit un adolescent de 13 ans, autiste et souffrant de troubles alimentaires sévères (néophobie), qui a développé une carence très importante en vitamine A à cause d'une alimentation très restreinte. Cette carence a provoqué des lésions graves des yeux (cornée abîmée) et une atteinte du nerf optique, entraînant une perte de vision importante. Malgré un traitement par forte dose de vitamine A (200 000 UI) et des soins oculaires, la fonction de la rétine s'est normalisée après 11 mois, mais la vision du patient est restée mauvaise à cause de lésions persistantes du nerf optique.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique rapporte une perte de vision irréversible liée à une neuropathie optique chez un garçon de 13 ans atteint de troubles du spectre autistique, d'anxiété-dépression et d'un trouble alimentaire de type néophobie. Une malnutrition sévère avait entraîné une carence profonde en vitamine A (< 0,05 μmol/L), provoquant une kératomalacie et des lésions cornéennes. Le patient a reçu une supplémentation orale en vitamine A (200 000 UI), associée à des soins oculaires locaux. Les examens électrophysiologiques (électrorétinographie et potentiels évoqués visuels) ont permis de suivre l'évolution : la fonction rétinienne s'est normalisée après 11 mois, mais une atteinte persistante du nerf optique expliquait la vision réduite persistante. Ce cas souligne l'intérêt de ces tests pour diagnostiquer et suivre une neuropathie optique nutritionnelle, en particulier chez des patients à risque de carences alimentaires sévères.
Europe PMC · 2026-08-14 · Jagadish R, Giri N, Laturkar GR, Grover S, Trapasiya JK.
Résumé simplifié :
Ce rapport de cas décrit un jeune homme de 20 ans, né de parents consanguins, atteint d'une maladie génétique rare appelée atrophie gyrée, qui détruit progressivement la rétine et cause des troubles de la vision nocturne et du champ visuel. Cette maladie est due à un excès d'ornithine dans le sang. Le patient a été traité par une alimentation pauvre en protéines et par des compléments de vitamine B6 (pyridoxine). Après ce traitement, les taux sanguins d'ornithine se sont améliorés et la vision du patient s'est stabilisée, suggérant que certaines formes de cette maladie peuvent répondre à la vitamine B6.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique présente un patient de 20 ans, né de parents consanguins, diagnostiqué avec une atrophie gyrée, une dystrophie choriorétinienne héréditaire rare liée à un déficit en ornithine aminotransférase, entraînant une accumulation toxique d'ornithine plasmatique. L'examen du fond d'œil et l'OCT ont révélé une atrophie choriorétinienne et un œdème maculaire cystoïde. Le patient a reçu un traitement combinant restriction protéique alimentaire et supplémentation orale en pyridoxine (vitamine B6). Cette prise en charge a entraîné une amélioration biochimique (baisse de l'ornithine plasmatique) et une stabilisation de la fonction visuelle. Les auteurs soulignent l'intérêt d'un dépistage précoce de la sensibilité à la pyridoxine chez les patients atteints d'atrophie gyrée, pouvant ralentir la dégradation visuelle. Il s'agit toutefois d'un cas clinique unique, ce qui limite la généralisation des résultats à l'ensemble des patients atteints de cette pathologie.
Europe PMC · 2026-08-10 · Tomanic M, Milovanović S, Stanojlović O, Mladenović D, Davidović D, Dobrić M, Vesković M, Djurdjević K, Madžgalj Š, Zdravković D, Jovanović A, Lačković M.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 1285 lycéens de Belgrade sur leurs habitudes alimentaires pour estimer leur consommation d'aliments ultra-transformés, à l'aide d'un score basé sur la fréquence de consommation de sept catégories d'aliments. Les chercheurs ont comparé les jeunes qui consomment le plus ces aliments aux autres. Résultat : ceux qui en consomment davantage ont plus souvent de mauvais résultats scolaires, boivent plus d'alcool et de boissons énergisantes, se sentent plus fatigués au réveil, et souffrent plus souvent d'acouphènes permanents (un bourdonnement dans les oreilles). Cette étude ne prouve pas que les aliments ultra-transformés causent ces problèmes, mais montre un lien entre ces habitudes.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 1285 lycéens serbes (15-19 ans) a construit un score proxy de consommation d'aliments ultra-transformés à partir de la fréquence de consommation de sept catégories alimentaires. Les adolescents ont été répartis en tertiles selon ce score, et le groupe le plus consommateur a été comparé aux autres via une régression logistique. Après ajustement, une consommation élevée était associée à de moins bons résultats scolaires (aOR=2,10), à la consommation d'alcool (aOR=1,34), à une fatigue au réveil (aOR=1,58), à la fréquence de consommation de boissons énergisantes, et surtout à la présence d'acouphènes permanents (aOR=2,55). Ces résultats suggèrent qu'une consommation fréquente d'aliments ultra-transformés s'inscrit dans un ensemble plus large de comportements et caractéristiques de santé défavorables chez les adolescents, sans toutefois établir de lien de causalité en raison du design transversal de l'étude.
Europe PMC · 2026-08-05 · Liu X, Liu H, Chen Y, Yang Z, Ye Y, Tang Y, Huang Y, Wang Z.
Résumé simplifié :
Cette étude raconte le cas d'une femme de 27 ans qui a avalé accidentellement une très grande quantité de sélénium (environ 40 mg) dans le cadre de son travail sur des compléments alimentaires. Elle a développé de graves problèmes de santé : atteinte du cerveau, perte de la vue et de l'audition, problèmes de foie, chute de cheveux et anomalies des ongles. Malgré les traitements reçus, sa vision et son audition ne se sont pas complètement rétablies : après 35 semaines, elle était quasiment aveugle d'un œil et complètement sourde. Ce cas montre qu'une overdose extrême de sélénium peut provoquer des dommages graves et durables.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique décrit une intoxication sévère au sélénium chez une femme de 27 ans travaillant dans la recherche sur les compléments alimentaires, suite à l'ingestion accidentelle d'une dose orale estimée à 40,146 mg de sélénium lors de tests de produits. Les taux sanguins et urinaires de sélénium mesurés étaient extrêmement élevés (13 131,8 ng/mL et 20 756,1 ng/mL respectivement). La patiente a développé une toxicité multisystémique incluant une encéphalopathie toxique, une perte bilatérale de la vision et de l'audition, une dysfonction hépatique, une alopécie et des anomalies unguéales. Malgré un traitement de soutien intensif (sédation, diurétiques, corticoïdes, oxygénothérapie hyperbare, support neurotrophique), si la conscience et la fonction hépatique se sont normalisées, la vision et l'audition ont continué à se dégrader : à 35 semaines, absence de perception lumineuse dans l'œil droit, acuité visuelle très réduite dans l'œil gauche, et surdité complète. Ce cas est le premier rapportant une perte persistante de la vue et de l'audition liée à une intoxication au sélénium.
Europe PMC · 2026-08-01 · Kalita R, Giridhar B, Desai S, Mehta K, Rajawat M, Parmar S.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé les effets d'une tasse de café fort (240 mg de caféine) sur les yeux de 52 étudiants en bonne santé, âgés de 18 à 30 ans. Trente minutes après avoir bu le café, plusieurs capacités visuelles se sont améliorées : la mise au point de près, la sensibilité aux contrastes et la coordination des deux yeux. Le temps de réaction visuelle s'est aussi légèrement amélioré, mais sans que ce soit statistiquement certain. La pupille s'est un peu dilatée et la pression à l'intérieur de l'œil a légèrement augmenté, tout en restant dans les valeurs normales. En résumé, une dose modérée de café pourrait aider ponctuellement lors de tâches visuelles exigeantes, comme travailler longtemps sur écran.
Résumé reformulé :
Cette étude prospective a évalué, chez 52 étudiants universitaires en bonne santé âgés de 18 à 30 ans, les effets à court terme d'une dose standardisée de 240 mg de caféine consommée sous forme de café noir sur divers paramètres oculaires. Les mesures ont été réalisées avant puis 30 minutes après l'ingestion. Les résultats montrent une amélioration significative de la facilité accommodative, de la facilité de vergence, de la sensibilité aux contrastes et du point proche d'accommodation. Le temps de réaction visuelle s'est amélioré chez la majorité des participants, sans atteindre le seuil de significativité statistique. Le diamètre pupillaire et la pression intraoculaire ont légèrement augmenté de façon significative, tout en restant dans les limites physiologiques normales. La stéréopsie n'a pas montré de changement significatif, et des variations mineures ont été observées sur les mouvements oculaires saccadiques et de poursuite. Les auteurs concluent qu'une consommation modérée de caféine pourrait apporter un bénéfice ponctuel lors d'activités visuellement exigeantes, tout en soulignant la nécessité de prudence chez les personnes à risque d'hypertension oculaire, et recommandent des études plus larges, contrôlées par placebo, pour confirmer ces observations et en évaluer les effets à long terme.
Europe PMC · 2026-07-31 · Goodrich Z, Schneider J.
Résumé simplifié :
Une femme de 70 ans prenait depuis longtemps un complément alimentaire contenant du zinc (PreserVision AREDS 2) pour protéger sa vue contre la DMLA. Après six mois, elle a développé des fourmillements, des problèmes d'équilibre et des chutes fréquentes. Les examens ont montré un taux de cuivre dans le sang indétectable, car trop de zinc empêche le corps d'absorber correctement le cuivre. Après l'arrêt du complément de zinc et un apport en cuivre et vitamine B1, ses symptômes se sont nettement améliorés en deux mois et elle a pu remarcher seule. Ce cas rappelle qu'une forte dose de zinc prolongée peut parfois endommager les nerfs.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas décrit une patiente de 70 ans sous supplémentation orale prolongée de zinc (complément PreserVision AREDS 2) pour une dégénérescence maculaire liée à l'âge, ayant développé en six mois une paresthésie progressive, une instabilité de la marche et des chutes répétées. L'examen neurologique a révélé des déficits sensoriels bilatéraux et une faiblesse, avec une atteinte des cordons dorsaux visible à l'IRM. Le bilan sanguin a montré un cuivre sérique indétectable, un zinc légèrement élevé, une anémie normocytaire, une hypokaliémie et une carence en thiamine associée. L'arrêt du complément de zinc, associé à une supplémentation en cuivre et en thiamine, a permis une normalisation du cuivre sérique et une récupération neurologique substantielle en deux mois, avec retour à une marche autonome. Les auteurs soulignent l'importance d'évoquer la carence en cuivre chez les patients sous zinc présentant une myélopathie progressive, tout en notant que d'autres facteurs nutritionnels ont pu contribuer à ce cas isolé.
Europe PMC · 2026-07-23 · Yang Y, Zou H.
Résumé simplifié :
Cette grande étude britannique a suivi plus de 103 000 personnes pendant environ 13 ans pour voir si leur alimentation était liée à quatre maladies des yeux liées à l'âge : dégénérescence maculaire, cataracte, rétinopathie diabétique et glaucome. Parmi les 36 nutriments étudiés, un apport alimentaire plus élevé en vitamine B5 (acide pantothénique) était associé à un risque légèrement plus élevé de dégénérescence maculaire liée à l'âge, surtout chez les hommes et les personnes plus âgées. D'autres nutriments comme le fer, le manganèse ou le cuivre étaient liés à d'autres maladies oculaires. Il s'agit d'une observation, pas d'une preuve que la vitamine B5 cause cette maladie.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte, basée sur les données de la UK Biobank, a analysé l'apport alimentaire en 36 nutriments chez plus de 103 000 participants, suivis pendant une durée médiane de 13 ans, afin d'évaluer leur association avec l'incidence de quatre maladies oculaires liées à l'âge. Les analyses par modèles de Cox montrent qu'un apport alimentaire plus élevé en acide pantothénique (vitamine B5) est associé à une augmentation modeste du risque de dégénérescence maculaire liée à l'âge (HR 1,05 ; IC95 % 1,01-1,09), cette association étant plus marquée chez les participants plus âgés et chez les hommes. D'autres nutriments (fer, manganèse, cuivre) étaient associés à d'autres pathologies oculaires comme la cataracte, la rétinopathie diabétique ou le glaucome. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'associations observationnelles, ne permettant pas d'établir un lien de causalité entre l'apport alimentaire en vitamine B5 et le risque de dégénérescence maculaire.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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