Phtalates
Contaminants alimentaires
Famille de substances chimiques utilisées pour assouplir les plastiques (notamment le PVC) ou comme solvants dans certains emballages, encres et matériaux de contact alimentaire. Ils peuvent migrer vers les aliments gras ou liquides lors de la fabrication, du stockage ou du chauffage dans des contenants en plastique.
Études scientifiques (20)
Carte des preuves
- Niveau 2 · essais randomisés : 1 (5 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 4 (20 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 10 (50 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 5 (25 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Grossesse et issues de naissance | 5 | · | · | 2 | 2 | 1 |
| Fertilité | 3 | · | · | · | · | 3 |
| Obésité et poids | 2 | · | · | · | 1 | 1 |
| Dépression et anxiété | 2 | · | · | 1 | 1 | · |
| Syndrome métabolique et résistance à l'insuline | 2 | · | · | · | 1 | 1 |
| Diabète de type 2 | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Sommeil | 1 | · | · | · | · | 1 |
| Déclin cognitif et démence | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Cholestérol et lipides sanguins | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Asthme | 1 | · | · | 1 | · | · |
Voir les 5 autres problèmes de santé
| Syndrome des ovaires polykystiques | 1 | · | · | · | · | 1 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Endométriose | 1 | · | · | · | · | 1 |
| Allergies alimentaires | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Croissance et développement de l'enfant | 1 | · | · | · | 1 | · |
| AVC | 1 | · | · | · | 1 | · |
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Europe PMC · 2026-10-04 · Trasande L, Nelson ME, Alshawabkeh A, Barrett ES, Buckley JP, Dabelea D, Dunlop AL, Herbstman JB, Meeker JD, Naidu M, Newschaffer C, Padula AM, Romano ME, Ruden DM, Sathyanarayana S, Schantz SL, Starling AP, Etzel TM, ECHO Cohort Consortium.
Résumé simplifié :
Le DINCH est un substitut des phtalates de plus en plus utilisé dans les plastiques souples, notamment pour l'emballage alimentaire. Des chercheurs ont suivi des milliers de femmes enceintes aux États-Unis pour voir si l'exposition à cette substance, mesurée dans leurs urines, avait un lien avec la santé de leur bébé à la naissance. Résultat : plus la quantité de DINCH était élevée, surtout au troisième trimestre de grossesse, plus les bébés avaient tendance à naître avec un poids et une taille légèrement inférieurs à la moyenne. En revanche, la durée de la grossesse n'était pas affectée. Ces résultats restent à confirmer par d'autres études.
Résumé reformulé :
Cette étude s'appuie sur une large cohorte américaine regroupant vingt-deux cohortes de couples mère-enfant afin d'examiner le lien entre l'exposition prénatale au DINCH, un substitut des phtalates traditionnels, et plusieurs paramètres de naissance. Les chercheurs ont mesuré les métabolites du DINCH dans les urines des femmes enceintes à différents trimestres. Ils ont observé qu'une concentration urinaire moyenne plus élevée de DINCH durant la grossesse était associée à une diminution de la longueur, du poids de naissance et du score de poids ajusté à l'âge gestationnel, sans toutefois influencer la durée de la grossesse elle-même. Par exemple, une multiplication par dix du métabolite MCOCH était associée à une baisse moyenne d'environ 27 grammes du poids de naissance. Les associations apparaissaient plus marquées pour une exposition survenue au troisième trimestre. Les auteurs soulignent que ces résultats, de nature observationnelle, nécessitent d'être approfondis par des études prenant en compte l'exposition conjointe à d'autres phtalates et leurs alternatives, ainsi que des mesures répétées tout au long de la grossesse.
Europe PMC · 2026-09-13 · Rahman HH, Stokey WR, Munson-McGee SH.
Résumé simplifié :
Les phtalates sont des substances chimiques présentes dans de nombreux produits du quotidien (plastiques, cosmétiques, emballages) et peuvent perturber le système hormonal. Cette étude américaine a analysé les données de plus de 4000 hommes adultes pour voir si l'exposition à ces substances était liée à leur taux d'estradiol (une hormone sexuelle). Les chercheurs ont trouvé que certains phtalates étaient associés à des niveaux plus élevés d'estradiol, tandis que d'autres étaient associés à des niveaux plus bas. Le poids, le tabagisme et d'autres facteurs personnels influençaient aussi ces résultats. Cette étude ne prouve pas de lien de cause à effet direct, mais suggère que ces substances pourraient perturber l'équilibre hormonal masculin.
Résumé reformulé :
Cette étude s'appuie sur les données de l'enquête nationale américaine NHANES (2013-2016) pour examiner la relation entre l'exposition à divers métabolites de phtalates, mesurés dans les urines, et les concentrations sériques d'estradiol chez des hommes américains âgés de 20 ans et plus. Les résultats révèlent une relation bidirectionnelle selon le type de phtalate considéré : certains métabolites comme le MEP et le MHNCH sont associés à une probabilité accrue d'avoir des taux d'estradiol élevés, tandis que d'autres comme le MHP, le MECPP, le MCP et le MEHP sont associés à une probabilité réduite. Des facteurs démographiques tels que l'origine ethnique, le statut marital, le pays de naissance, l'indice de masse corporelle et le tabagisme modulaient également ces associations avec des niveaux anormaux d'estradiol. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un possible effet perturbateur endocrinien différencié selon le type de phtalate, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-09-11 · Webb MD, Sathyanarayana S, Day DB, Trabulsi JC, Park JW, Melough MM.
Résumé simplifié :
Les phtalates sont des substances chimiques présentes dans de nombreux objets du quotidien (plastiques, emballages, cosmétiques) qui peuvent perturber le système hormonal. Cette étude a analysé les données de plus de 2 300 adultes américains pour voir si l'exposition à un mélange de phtalates était liée à des problèmes de glycémie et de cholestérol. Les résultats montrent que plus l'exposition est élevée, plus la glycémie, l'insuline et les triglycérides augmentent, tandis que le bon et le mauvais cholestérol diminuent. Le stress oxydatif semble jouer un rôle dans certains de ces effets. Une bonne alimentation riche en antioxydants pourrait atténuer certains risques, surtout chez les femmes. Mais cette étude ne prouve pas de lien de cause à effet direct.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, basée sur les données américaines NHANES (2015-2018) portant sur 2 336 adultes, a examiné l'association entre l'exposition combinée à quinze métabolites de phtalates/téréphtalates et divers marqueurs du métabolisme glucidique et lipidique. En utilisant une méthode de régression par mélange (WQS), les chercheurs ont observé qu'une exposition plus élevée à ce mélange, dominé par un métabolite du téréphtalate, était associée à une hausse de la glycémie à jeun, de l'insuline, de l'indice HOMA-IR et de l'HbA1c, ainsi qu'à une baisse du HDL-cholestérol, du LDL-cholestérol et du cholestérol total, accompagnée d'une hausse des triglycérides. Le stress oxydatif, mesuré via la gamma-glutamyltransférase, expliquait partiellement certaines de ces associations. Un mode de vie et une alimentation riches en antioxydants semblaient atténuer certains effets négatifs sur les lipides, en particulier chez les femmes. Les auteurs soulignent la nature observationnelle de l'étude, qui ne permet pas d'établir de causalité, et appellent à des études longitudinales ou des essais contrôlés pour confirmer ces associations.
Europe PMC · 2026-08-02 · Li S, Zhang N, Zhang R.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est intéressée aux phtalates, des substances chimiques très répandues dans l'environnement, et à leur effet possible sur la mémoire et les capacités mentales des personnes âgées. En analysant des données américaines sur plus de 570 adultes de 60 ans et plus, les chercheurs ont observé qu'un taux élevé de phtalates (en particulier le DEHP) dans les urines était lié à de moins bonnes performances cognitives, mais seulement chez les personnes ayant un faible taux de sélénium dans le sang. Chez celles ayant un taux de sélénium plus élevé, cet effet négatif disparaissait, voire s'inversait. En revanche, le sélénium n'a pas montré d'effet protecteur contre d'autres métaux comme le plomb ou le mercure. Les auteurs restent prudents : il ne s'agit pas d'une preuve que prendre du sélénium en complément protège le cerveau de façon générale.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, basée sur les données américaines NHANES (2011-2014), a examiné chez 573 adultes de 60 ans et plus si le sélénium sanguin modifiait la relation entre l'exposition aux phtalates (notamment le DEHP, mesuré via ses métabolites urinaires) et les performances cognitives globales. Les résultats montrent une interaction significative : chez les personnes ayant un faible taux de sélénium, une exposition plus élevée au métabolite MEHP du DEHP était associée à de moins bonnes performances cognitives, alors que cette association s'inversait chez celles ayant un taux de sélénium plus élevé. Aucune interaction similaire n'a été observée avec les métaux lourds (plomb, cadmium, mercure, manganèse), et les marqueurs de stress oxydatif testés n'expliquaient pas ce phénomène. Des analyses complémentaires de randomisation mendélienne n'ont pas montré d'effet causal direct du sélénium sur le risque d'Alzheimer, suggérant que son rôle protecteur serait spécifique au contexte d'exposition aux phtalates plutôt qu'un bénéfice général. Une analyse écologique exploratoire a également révélé un lien paradoxal, probablement dû à des facteurs de confusion, soulignant la prudence nécessaire dans l'interprétation des données populationnelles. Les auteurs concluent que le sélénium pourrait atténuer la toxicité cognitive du DEHP chez les personnes âgées, mais appellent à des études longitudinales avant d'envisager une quelconque recommandation de supplémentation.
Europe PMC · 2026-07-02 · Zamora AN, Goodrich JM, Peterson KE, Téllez-Rojo MM, Song PXK, Meeker JD, Dolinoy DC, Torres-Olascoaga LA, Cantoral A, Jansen EC.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné près de 500 adolescents mexicains pour voir si les phtalates, des substances chimiques présentes dans certains plastiques et produits du quotidien, pouvaient modifier le fonctionnement de gènes liés à l'horloge biologique interne. Les chercheurs ont mesuré les phtalates dans les urines et analysé des marques chimiques sur l'ADN (appelées méthylation) au niveau de neuf gènes circadiens. Résultat : certains phtalates étaient associés à des changements de ces marques, notamment sur les gènes BMAL1 et CRY1/CRY2, avec des différences selon le sexe des adolescents. Ces résultats suggèrent un lien possible entre exposition aux phtalates et régulation du rythme biologique, mais ne prouvent pas de cause à effet direct.
Résumé reformulé :
Dans cette étude transversale menée auprès de 488 adolescents mexicains de la cohorte ELEMENT, les chercheurs ont analysé les concentrations urinaires de divers métabolites de phtalates ainsi que la méthylation de l'ADN leucocytaire au niveau de 334 sites CpG répartis sur neuf gènes circadiens. Après ajustement statistique, certaines associations significatives ont émergé : des concentrations plus élevées de phtalates DEHP et de phtalates dits « plastiques » étaient liées à une méthylation réduite au niveau du gène BMAL1, tandis que les phtalates de type AA étaient associés à une méthylation accrue sur un autre site de ce même gène. Les analyses stratifiées par sexe ont révélé des profils d'association différents, avec davantage de liens significatifs chez les garçons (notamment sur les gènes CRY1, CRY2 et BMAL1) que chez les filles. Ces résultats, obtenus sur des données transversales, suggèrent une possible influence des phtalates sur la régulation épigénétique des gènes de l'horloge biologique, mais les auteurs appellent à des études longitudinales plus larges pour confirmer ces observations et explorer les différences selon le sexe.
Europe PMC · 2026-05-01 · Lee DC, Motola HL, Moore J, Flores T, So C, Yi H, Albergamo V, Trasande L, Elbel B, Elbel B, Thorpe LE.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a suivi 276 habitants d'une zone rurale pour comprendre pourquoi le diabète de type 2 y est plus fréquent qu'en ville. Les chercheurs ont mesuré, entre autres, des substances chimiques appelées phtalates, présentes dans les emballages alimentaires (boîtes de conserve, plats préparés), que les habitants des campagnes consomment souvent plus que les citadins. Résultat : l'âge, le faible revenu et l'origine ethnique restent les facteurs les plus liés au diabète, mais deux types de phtalates retrouvés dans le corps des participants étaient aussi associés à un risque plus élevé de diabète diagnostiqué, et un troisième type était lié à un taux de sucre sanguin plus élevé chez les personnes non diabétiques.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle menée auprès de 276 participants d'un comté rural américain visait à départager les différents facteurs pouvant expliquer la prévalence élevée du diabète de type 2 en milieu rural. Les chercheurs ont combiné des questionnaires socio-économiques et alimentaires à des dosages biologiques de bisphénols et de phtalates, des perturbateurs endocriniens présents dans les emballages alimentaires, sachant que les populations rurales consomment davantage d'aliments en conserve ou longue conservation. Une analyse statistique (régression LASSO) a montré que l'âge avancé, un faible revenu, l'origine hispanique, la consommation de viande rouge et la proportion de restaurants rapides à proximité étaient les facteurs les plus fortement associés au diabète diagnostiqué, mais que deux types de phtalates apparaissaient également comme des facteurs de risque significatifs. Chez les participants sans diabète connu, un taux élevé d'hémoglobine glyquée (HbA1c) était associé à l'âge, à l'origine afro-américaine non hispanique, à la consommation de graisses trans et de viande rouge, à l'IMC, ainsi qu'à des niveaux plus élevés de bisphénols totaux et de phtalates à haut poids moléculaire. Ces résultats, de nature associative et non causale, suggèrent que les expositions chimiques alimentaires pourraient constituer un facteur de risque modifiable supplémentaire du diabète rural, à côté des déterminants socio-économiques et alimentaires déjà connus.
Europe PMC · 2026-04-21 · Harray AJ, Lucas AD, Herrmann SE, Vlaskovsky PS, Elagali A, Seewoo BJ, Chan DC, Chiarugi D, Kulkarni R, Trevenen M, Wang X, Mueller J, Thomas KV, Papendorf H, Miller C, Gaudieri S, Smith T, Salman S, Murray K, Symeonides C, Dunlop SA, Watts GF, PERTH Trial Consortium, Lucas M.
Résumé simplifié :
Cette étude australienne a testé si limiter le contact des aliments avec le plastique pouvait réduire la présence de substances chimiques issues du plastique (phtalates, bisphénol A) dans le corps. Pendant 7 jours, des participants ont reçu des aliments et ustensiles sans plastique, tandis qu'un groupe témoin n'a rien changé. Résultats : les niveaux urinaires de certains phtalates ont baissé de 37 à 54%, et le bisphénol A de 60%, sans changer l'apport calorique. Les aliments très transformés, emballés dans du plastique ou en conserve, étaient les principales sources d'exposition identifiées. Ce travail suggère que de simples changements alimentaires peuvent rapidement diminuer l'exposition à ces substances préoccupantes pour la santé.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé (PERTH Trial), mené en Australie sur 211 participants en cohorte observationnelle et 60 participants pour l'intervention de 7 jours, a évalué l'impact d'une réduction du contact alimentaire avec le plastique sur l'excrétion urinaire de substances chimiques associées au plastique (phtalates, bisphénol A). Les groupes d'intervention ont reçu des ustensiles de cuisine sans plastique, des produits d'hygiène à faible teneur en plastique et des aliments provenant de plus de 100 producteurs minimisant tout contact avec le plastique, comparés à un groupe témoin sans intervention. L'étude observationnelle a identifié les aliments ultra-transformés, emballés dans du plastique et en conserve comme facteurs modifiables majeurs des niveaux de métabolites de phtalates. L'intervention a permis de réduire significativement les concentrations urinaires de mono-n-butyl phtalate (-37,5%), de monobenzyl phtalate (-53,5%) et de bisphénol A (-59,7%) en seulement une semaine, tout en maintenant l'apport énergétique quotidien. Les groupes recevant des aliments ayant eu un contact minimal avec le plastique ont montré l'effet le plus large sur l'excrétion de ces composés, tandis que le simple remplacement des produits d'hygiène personnelle suffisait à réduire indépendamment le mono-n-butyl phtalate. Ces résultats, bien que préliminaires et obtenus sur une courte durée, suggèrent qu'une modification ciblée des habitudes alimentaires et d'hygiène peut rapidement diminuer l'exposition à certains composés chimiques associés au plastique.
Europe PMC · 2026-04-06 · Thomson S, Drummond K, O'Hely M, Boissiere-O'Neill T, Symeonides C, Burgner D, Mansell T, Saffery R, Vuillermin PJ, Sly PD, BIS Investigator Group, Ponsonby AL.
Résumé simplifié :
Cette étude australienne a suivi plus de 1000 femmes enceintes et leurs enfants pour comprendre comment les phtalates, des substances chimiques présentes dans de nombreux produits du quotidien, pourraient affecter le développement des enfants. Les chercheurs ont mesuré les phtalates dans les urines des mères enceintes et ont observé que plus l'exposition était élevée, plus le stress oxydatif maternel augmentait. Ce stress oxydatif semble ensuite favoriser l'apparition de troubles internalisés chez les enfants, comme l'anxiété ou le repli sur soi, observés à 2 et 4 ans. Cette découverte suggère qu'il existe un mécanisme biologique reliant l'exposition de la mère aux phtalates pendant la grossesse et le bien-être émotionnel futur de son enfant.
Résumé reformulé :
Menée dans le cadre de la cohorte de naissance australienne Barwon Infant Study auprès de 1074 enfants, cette étude a examiné l'effet combiné de plusieurs phtalates mesurés dans les urines maternelles au troisième trimestre de grossesse sur le stress oxydatif maternel, et son rôle potentiel dans l'apparition de troubles internalisés chez l'enfant. En utilisant des méthodes statistiques adaptées aux mélanges chimiques (régression par somme quantile pondérée et régression à noyau bayésienne), les chercheurs ont constaté qu'une exposition plus élevée au mélange de phtalates, notamment le diméthyl phtalate et le diéthyl phtalate, était associée à une augmentation du stress oxydatif maternel. Des analyses de médiation ont ensuite montré que ce stress oxydatif constituait une voie biologique plausible expliquant le lien entre l'exposition prénatale aux phtalates et les troubles internalisés observés chez les enfants à 2 et 4 ans, via des questionnaires remplis par les parents. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent l'intérêt de réduire l'exposition aux phtalates pendant la grossesse et ouvrent une piste pour limiter les effets délétères en surveillant le stress oxydatif maternel.
Europe PMC · 2026-04-04 · Yang Q, Wu P, Li H, Yang R, Luo Y, Li M, Yin S, Dang X, Liu Y.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si l'exposition aux phtalates, des substances chimiques présentes dans de nombreux objets du quotidien (plastiques, cosmétiques, emballages), pouvait être liée au risque d'AVC. En analysant les urines de plus de 10 000 adultes américains, les chercheurs ont trouvé que certains phtalates étaient associés à un risque plus élevé d'AVC. Ils ont aussi identifié une cible biologique possible appelée SRC, qui pourrait expliquer ce lien. Fait intéressant, une consommation modérée de café semblait réduire ce risque. Ces résultats suggèrent un effet potentiellement néfaste des phtalates sur la santé cérébrovasculaire, sans toutefois prouver une relation de cause à effet directe.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, basée sur les données de l'enquête américaine NHANES (2003-2018) portant sur plus de 10 000 adultes, a cherché à évaluer l'association entre les métabolites urinaires de phtalates et la prévalence d'AVC. Grâce à des modèles de régression logistique, des analyses de toxicologie en réseau, du docking moléculaire et des algorithmes d'apprentissage automatique, les auteurs ont montré que des niveaux élevés de certains métabolites (MECPP, MCPP, MNBP, MEOHP) étaient associés à une prévalence accrue d'AVC. La protéine SRC a été identifiée comme cible toxicologique potentielle, avec une forte affinité de liaison observée pour le MBZP. Le modèle de forêt aléatoire a montré la meilleure performance prédictive (AUC = 0,833). Par ailleurs, une consommation modérée de café (≤170 g/jour) était associée à une réduction du risque d'AVC (OR = 0,63), suggérant un effet protecteur alimentaire possible face à cette exposition environnementale. Ces résultats, de nature observationnelle, ouvrent des pistes mécanistiques mais ne permettent pas d'établir un lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-03-16 · G U S, B M SK, R MP, Gadupudi V.
Résumé simplifié :
Cette étude indienne a comparé 45 enfants en surpoids ou obèses à 45 enfants de poids normal, âgés de 2 à 18 ans. Les chercheurs ont mesuré dans leurs urines deux substances chimiques présentes dans les plastiques : le bisphénol A (BPA) et les phtalates. Résultat : les enfants en surpoids ou obèses avaient des taux urinaires de BPA et de phtalates bien plus élevés que les enfants de poids normal. Plus ces taux étaient élevés, plus l'indice de masse corporelle, le tour de taille et l'épaisseur de la peau (mesurée au niveau du bras) étaient importants. Ces résultats suggèrent un lien entre exposition à ces substances et obésité infantile, sans toutefois prouver que l'une cause l'autre.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle prospective, menée en Inde entre 2023 et 2025, a comparé 45 enfants en surpoids ou obèses à 45 enfants de poids normal appariés par âge et sexe (2-18 ans). Les concentrations urinaires de bisphénol A (BPA) et de phtalates, deux perturbateurs endocriniens présents dans les plastiques et emballages alimentaires, ont été mesurées par dosage immunologique, avec correction selon la créatinine. Les enfants en surpoids ou obèses présentaient des concentrations moyennes significativement plus élevées de BPA (4,59 contre 1,57 ng/mL) et de phtalates (230,90 contre 100,30 ng/mL) que les témoins. Ces concentrations étaient positivement corrélées à l'indice de masse corporelle, au tour de taille et à l'épaisseur du pli cutané tricipital. Les auteurs concluent à une association statistique entre exposition à ces composés et obésité pédiatrique, en évoquant leur possible rôle obésogène via une interférence hormonale et métabolique, tout en soulignant que le caractère observationnel de l'étude ne permet pas d'établir un lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-02-26 · Khelfi A, Nait Ibrahim S, Haddi N, Azzouz M.
Résumé simplifié :
Les phtalates sont des substances chimiques présentes partout dans notre environnement, notamment dans les plastiques. Cette étude a mesuré leur présence dans les urines de 384 femmes enceintes en Algérie, ainsi que leurs taux d'hormones liées à la reproduction (progestérone, testostérone, œstradiol...). Résultat : presque toutes les femmes avaient des traces de phtalates dans leurs urines. Plus les niveaux de certains phtalates étaient élevés, plus les taux de progestérone, de testostérone et d'œstradiol étaient bas. Ces résultats suggèrent que l'exposition aux phtalates pourrait perturber l'équilibre hormonal pendant la grossesse, avec des conséquences potentielles pour la mère et le bébé, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour le confirmer.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 384 femmes enceintes en Algérie a évalué l'exposition aux phtalates (DEP, DEHP, DnBP) en mesurant leurs métabolites urinaires (MEP, MEHP, MnBP), et a examiné leur lien avec les taux plasmatiques d'hormones reproductives (LH, FSH, testostérone, progestérone, œstradiol, prolactine). Les métabolites ont été détectés chez la quasi-totalité des participantes (92,9 % à 97,4 % selon le composé). Des associations inverses significatives ont été observées entre les concentrations urinaires de MEP et MEHP et les niveaux de progestérone et de testostérone, ainsi qu'entre MEP et MnBP et les niveaux d'œstradiol. Aucune différence notable de concentration n'a été constatée selon les régions ou les années, hormis une concentration plus élevée de MEHP dans l'Est algérois. Ces résultats, de nature corrélationnelle, suggèrent un possible rôle perturbateur endocrinien des phtalates durant la grossesse, justifiant des investigations complémentaires sur leurs implications pour la santé maternelle et fœtale.
Europe PMC · 2026-02-24 · Bommireddipalli A, Erler JA, Nguyen DQ, Hyman S, Spring E, Medley EA, Kannan K, Mehta-Lee SS, Trasande L, Cowell W, Kahn LG.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a suivi 393 femmes enceintes pour voir si leur exposition aux phtalates et bisphénols (des substances présentes dans les plastiques et cosmétiques) pouvait affecter le développement du placenta et du bébé. Les chercheurs ont comparé le poids du bébé à la naissance avec le poids du placenta. Résultat : certains phtalates étaient associés à un poids de placenta plus faible, surtout chez les filles, sans que le poids du bébé à la naissance ne change. Cela suggère que ces substances chimiques pourraient perturber la croissance du placenta plutôt que celle du fœtus lui-même.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte, menée auprès de 393 participantes de la New York University Children's Health and Environment Study, a examiné le lien entre l'exposition prénatale aux phtalates et bisphénols et le ratio fœtoplacentaire (rapport entre le poids de naissance et le poids du placenta), un indicateur de l'efficacité placentaire. Après ajustement sur plusieurs facteurs (âge maternel, IMC, parité, âge gestationnel, sexe du fœtus), les phtalates de haut poids moléculaire étaient associés à un ratio fœtoplacentaire plus élevé, cet effet étant principalement observé chez les fœtus féminins. Aucune association n'a été trouvée entre ces substances et le poids de naissance en lui-même. En revanche, plusieurs catégories de phtalates et les bisphénols étaient associés à un poids placentaire réduit, ce qui suggère que ces perturbateurs endocriniens pourraient affecter spécifiquement la croissance du placenta plutôt que celle du fœtus. Ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir de lien de causalité direct mais ouvrent des pistes sur les mécanismes par lesquels ces substances pourraient influencer la santé périnatale.
Motif : résultats mixtes et hétérogènes selon les expositions chimiques, notamment pour les métaux
Europe PMC · 2026-02-19 · Guo P, Shi Y, Nguyen C, Zhuo H, Rogne T, Liew Z.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 27 recherches pour explorer si l'exposition à des substances chimiques présentes dans l'environnement, les objets du quotidien ou l'alimentation peut être liée à la dépression chez les femmes enceintes ou après l'accouchement. Parmi ces substances figurent les phtalates, des composés que l'on retrouve notamment dans certains emballages alimentaires et plastiques. Les chercheurs ont constaté que l'exposition aux phtalates, ainsi qu'à d'autres polluants comme certains retardateurs de flamme, était associée de façon assez cohérente à un risque accru de dépression maternelle. Ces résultats suggèrent que réduire l'exposition à ces substances pourrait aider à prévenir ce problème de santé, mais des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces liens.
Résumé reformulé :
Cette revue de portée synthétise les données épidémiologiques de 27 articles explorant le lien entre l'exposition maternelle à divers produits chimiques environnementaux et la dépression périnatale (avant ou après l'accouchement). Parmi les perturbateurs endocriniens étudiés, les phtalates (6 études), ainsi que les PFAS, les PBDE, les retardateurs de flamme organophosphorés et les pesticides, ont montré des associations positives avec la dépression maternelle, les liens les plus marqués concernant les phtalates et les PBDE. Les polluants atmosphériques, en particulier le NO2 et les particules fines PM10, étaient également associés de façon assez constante à ce trouble. Les résultats concernant les métaux restent en revanche mitigés. Ces observations, bien qu'elles ne permettent pas d'établir une causalité directe, suggèrent que l'exposition à certains contaminants chimiques présents dans l'environnement domestique et alimentaire pourrait représenter un facteur de risque de dépression maternelle, ouvrant des pistes pour des stratégies de prévention basées sur la réduction de ces expositions.
Europe PMC · 2025-12-17 · Bartram E, England-Mason G, Martin JW, MacDonald AM, Kinniburgh DW, Dewey D, Soomro MH, APrON Study Team.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 556 couples mère-enfant au Canada pour voir si l'exposition aux phtalates et bisphénols pendant la grossesse pouvait influencer le risque d'allergies ou d'asthme chez les enfants. Les chercheurs ont mesuré ces substances chimiques dans l'urine des mères enceintes, puis ont demandé aux mamans si leurs enfants avaient de l'eczéma, des rougeurs, des allergies alimentaires ou de l'asthme à 12, 24 et 36 mois. Résultat : certains phtalates et le bisphénol S semblent liés à un risque plus ou moins élevé de ces troubles, selon l'âge de l'enfant et son sexe. Cela suggère que l'exposition de la mère à ces produits chimiques pourrait jouer un rôle dans le développement du système immunitaire du bébé, mais d'autres études sont nécessaires pour confirmer ces liens.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte (APrON, Alberta, Canada) a examiné les liens entre l'exposition prénatale à divers phtalates et bisphénols, mesurés dans les urines maternelles au deuxième trimestre de grossesse, et la survenue d'allergies ou d'asthme chez 556 enfants suivis jusqu'à 36 mois. Les associations observées variaient selon l'âge et le sexe de l'enfant : par exemple, le MBzP était associé à moins d'eczéma à 12 mois, tandis que le MMP était lié à davantage d'eczéma et de rougeurs à 36 mois, et le MCOP à moins d'eczéma mais plus de rougeurs selon l'âge. Le bisphénol S (BPS) était associé à un risque accru d'asthme à 12 mois, mais à une baisse du risque d'eczéma et de rougeurs à 36 mois. Les modèles statistiques combinant plusieurs substances (LASSO, BKMR) ont confirmé que le BPS et certains métabolites de phtalates figuraient parmi les meilleurs prédicteurs d'eczéma et de rougeurs à 36 mois. Ces résultats, de nature observationnelle et ne permettant pas d'établir un lien de causalité direct, suggèrent que l'exposition prénatale à ces composés chimiques pourrait influencer le développement du système immunitaire du jeune enfant, avec une sensibilité potentiellement différente selon le sexe.
Europe PMC · 2025-11-21 · Liu S, Guo W, Qian Y, Gu S, Zheng J, Xu K, Deng P, Shi Y, Liu Y, Zhu H.
Résumé simplifié :
Les phtalates sont des substances chimiques présentes un peu partout, notamment dans l'alimentation, et connues pour perturber le système hormonal. Dans cette étude menée chez 327 adultes, les chercheurs ont mesuré des résidus de phtalates dans les urines et les ont comparés aux habitudes alimentaires des participants. Les aliments comme la viande, la volaille et les produits riches en protéines expliquaient une grande partie de cette exposition. Certains phtalates étaient liés à des signes de dommages sur l'ADN, les graisses et les protéines du corps, un phénomène appelé stress oxydatif. Environ 7 % des personnes dépassaient les seuils de sécurité, principalement à cause de deux types de phtalates retrouvés notamment dans certains emballages ou plastiques alimentaires.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale réalisée auprès de 327 adultes a analysé 14 métabolites urinaires de phtalates (PAEs), des composés aux propriétés perturbatrices endocriniennes et oxydantes, en les mettant en relation avec les apports alimentaires sur 24 heures et des marqueurs de stress oxydatif. Le monoéthyl phtalate et les métabolites du DEHP figuraient parmi les plus concentrés. L'alimentation expliquait environ un tiers de la variabilité observée dans les concentrations urinaires, la viande, la volaille, les aliments protéinés et les féculents étant les principaux contributeurs. Trois métabolites particuliers étaient associés de façon prédominante à des dommages oxydatifs sur l'ADN, les lipides et les protéines, avec des relations dose-réponse non linéaires où le risque augmentait plus fortement à faibles et moyennes expositions. Une évaluation du risque cumulé a montré que 7,3 % des participants dépassaient les seuils sanitaires, principalement en raison du di-n-butyl phtalate et du DEHP. Les auteurs soulignent l'intérêt d'intégrer les données alimentaires et les effets de mélange dans l'évaluation des risques liés aux phtalates.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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