Arsenic (riz)
Contaminants alimentaires
Élément naturellement présent dans le sol, l'eau et l'air, existant sous forme organique ou inorganique. Le riz l'absorbe plus facilement que d'autres céréales en raison de sa culture en milieu inondé. On le retrouve dans le grain, les produits dérivés comme la farine de riz, les galettes et certains laits végétaux à base de riz.
Études scientifiques (17)
Carte des preuves
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 4 (24 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 8 (47 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 5 (29 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Maladies cardiovasculaires | 4 | · | · | · | 1 | 3 |
| Grossesse et issues de naissance | 3 | · | · | 1 | 2 | · |
| Troubles du neurodéveloppement (autisme, TDAH) | 3 | · | · | 2 | 1 | · |
| Autres cancers | 2 | · | · | 1 | · | 1 |
| Infections et immunité | 2 | · | · | · | · | 2 |
| Dépression et anxiété | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Hypertension artérielle | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Croissance et développement de l'enfant | 1 | · | · | · | · | 1 |
| Diabète de type 2 | 1 | · | · | · | · | 1 |
| Cancer du sein | 1 | · | · | 1 | · | · |
Voir les 3 autres problèmes de santé
| Obésité et poids | 1 | · | · | · | · | 1 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mortalité et longévité | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Maladie rénale chronique | 1 | · | · | · | · | 1 |
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Europe PMC · 2025-11-19 · Brewster LM, Ishwardat A, van den Born BJ, Pelsers MMAL, Galenkamp H, van Montfrans GA.
Résumé simplifié :
Cette étude néerlandaise a mesuré l'arsenic présent dans les urines de 60 habitants d'Amsterdam, en comparant des personnes d'origine européenne à des personnes d'origine asiatique ou africaine. Les chercheurs ont aussi estimé, via des questionnaires alimentaires, la quantité d'arsenic inorganique (la forme la plus toxique) absorbée par le riz, le poisson et l'eau. Résultat : les personnes d'origine asiatique ou africaine présentaient des niveaux d'arsenic urinaire et une exposition alimentaire bien plus élevés, principalement à cause d'une consommation de riz plus importante. Cette exposition plus forte était aussi liée à une pression artérielle systolique plus élevée. Les auteurs appellent à surveiller ces populations et à réduire leur exposition à l'arsenic.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée à Amsterdam a comparé l'exposition à l'arsenic entre 60 adultes (40-63 ans) d'origine néerlandaise-européenne et d'origine asiatique ou africaine. L'arsenic urinaire total a été mesuré par spectrométrie de masse, et l'apport en arsenic inorganique issu du riz, du poisson et de l'eau a été estimé via des questionnaires de fréquence alimentaire. Les niveaux d'arsenic urinaire et l'apport en arsenic inorganique étaient environ deux fois plus élevés chez les personnes d'origine asiatique/africaine (642 contre 312 nmol/L dans les urines ; 6,7 contre 2,4 nmol/kg/jour pour l'apport alimentaire), ce dernier dépassant largement le seuil de référence jugé sans risque. La consommation de riz était associée de façon indépendante à l'arsenic urinaire, et l'apport en arsenic inorganique était associé à une pression artérielle systolique plus élevée (+3,1 mmHg pour 100 nmol supplémentaires). Ces résultats, de nature observationnelle et ne permettant pas d'établir une causalité directe, suggèrent néanmoins une exposition alimentaire préoccupante à l'arsenic dans certains sous-groupes de population vivant en Europe, justifiant selon les auteurs une surveillance ciblée et des mesures visant à réduire cette exposition.
Europe PMC · 2024-05-29 · Kou X, Canals J, Bulló M, Becerra-Tomás N, Jardí C, Arija V.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 192 mères et leurs enfants pour voir si manger des aliments contenant de l'arsenic inorganique pendant la grossesse (riz, céréales, légumes...) pouvait influencer le comportement des enfants à 4 ans. Les chercheurs ont mesuré la quantité d'arsenic consommée via l'alimentation pendant la grossesse, puis évalué le comportement des enfants avec un questionnaire standard. Résultat : les enfants dont les mères avaient consommé le plus d'arsenic inorganique présentaient plus souvent des problèmes d'anxiété, de comportement opposant, d'attention ou d'agitation. Cela suggère qu'il serait utile de surveiller et limiter cette exposition pendant la grossesse.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte, menée dans le cadre du projet ECLIPSES, a examiné chez 192 couples mère-enfant le lien entre l'exposition alimentaire prénatale à plusieurs substances toxiques (arsenic total et inorganique, cadmium, méthylmercure, plomb, dioxines, PCB) et les troubles émotionnels et comportementaux observés chez les enfants à 4 ans. L'exposition a été estimée à partir de questionnaires alimentaires maternels croisés avec des données de contamination des aliments, et le comportement des enfants a été évalué via le Child Behavior Checklist. Après analyses, c'est l'arsenic inorganique qui est ressorti comme principal facteur associé : une consommation prénatale élevée (supérieure à 4,16 µg/jour) était liée à un risque accru de problèmes globaux de comportement (odds ratio 2,94), ainsi que de symptômes anxieux/dépressifs, d'anxiété et de comportement oppositionnel (odds ratios allant de 3,27 à 4,88). Cette exposition élevée était corrélée à la consommation maternelle de viande, œufs, céréales, tubercules, fruits et légumineuses. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une association observationnelle, mais qu'elle plaide pour une surveillance renforcée des niveaux d'arsenic inorganique dans l'alimentation, notamment pendant la grossesse.
Europe PMC · 2023-10-03 · Soler-Blasco R, Llop S, Riutort-Mayol G, Lozano M, Vallejo-Ortega J, Murcia M, Ballester F, Irizar A, Andiarena A, Fernandez-Jimenez N, Braeuer S, Harari F.
Résumé simplifié :
Cette étude espagnole a suivi 549 couples mère-enfant pour voir si l'exposition à l'arsenic pendant la grossesse pouvait affecter le développement du cerveau des enfants, et si certains gènes rendaient certains enfants plus vulnérables. Les chercheurs ont mesuré l'arsenic dans les urines des mères enceintes, puis testé les capacités intellectuelles des enfants à 4-5 ans. Résultat : les enfants porteurs d'une variante génétique appelée APOE ε4 obtenaient de moins bons scores quand l'exposition à l'arsenic était plus élevée, contrairement aux autres enfants. Cela suggère que la génétique pourrait influencer la sensibilité de certains enfants aux effets neurotoxiques de l'arsenic, dont le riz est une source alimentaire courante.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte espagnole (projet INMA) a examiné, chez 549 paires mère-enfant, comment les gènes impliqués dans le métabolisme de l'arsenic et le fonctionnement neurologique pouvaient moduler l'effet de l'exposition prénatale à l'arsenic inorganique sur le développement cognitif. L'arsenic et ses métabolites (MMA, DMA) ont été dosés dans les urines maternelles pendant la grossesse, et les capacités neuropsychologiques des enfants ont été évaluées à 4-5 ans via l'échelle McCarthy. Plusieurs polymorphismes génétiques ont été analysés chez la mère et l'enfant. Les résultats montrent une interaction significative avec l'haplotype APOE de l'enfant : les porteurs de l'allèle ε4 présentaient des scores plus faibles sur plusieurs échelles cognitives lorsque les concentrations d'arsenic total ou de MMA augmentaient. Ces observations suggèrent que la variante génétique APOE ε4 pourrait accroître la vulnérabilité de certains enfants aux effets neurotoxiques d'une exposition précoce à l'arsenic, un contaminant dont le riz constitue une source alimentaire importante, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2022-11-07 · Suhl J, Conway KM, Rhoads A, Langlois PH, Feldkamp ML, Michalski AM, Oleson J, Sidhu A, Scholz TD, Kancherla V, Obrycki J, Mazumdar M, Romitti PA, National Birth Defects Prevention Study.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine s'est demandé si manger des aliments contenant de l'arsenic (comme le riz) avant la grossesse pouvait être lié à des malformations cardiaques chez le bébé. Les chercheurs ont comparé l'alimentation de plus de 6 000 mères d'enfants nés avec une malformation cardiaque à celle de plus de 10 000 mères d'enfants sans problème cardiaque. Ils ont trouvé quelques liens possibles entre une exposition plus élevée à l'arsenic alimentaire et certains types précis de malformations du cœur, mais ces résultats restent peu nombreux et incertains. Les auteurs insistent sur le besoin de recherches plus poussées pour confirmer ou non ce lien.
Résumé reformulé :
Cette étude cas-témoins de grande ampleur a exploré l'association entre l'exposition alimentaire maternelle à l'arsenic (total et inorganique) durant l'année précédant la grossesse, et le risque de malformations cardiaques congénitales chez l'enfant. En estimant les apports via des questionnaires alimentaires et des bases de données sur la teneur en arsenic des aliments (le riz étant une source notable), les chercheurs ont comparé plus de 10 000 mères d'enfants sans malformation à plus de 6 000 mères d'enfants atteints. Les résultats montrent des associations positives modérées (odds ratio autour de 1,2 ou plus) pour certaines malformations spécifiques, comme la communication interventriculaire périmembraneuse, l'atrésie tricuspide ou certaines anomalies des gros vaisseaux, principalement dans les tertiles d'exposition les plus élevés. Toutefois, la majorité des autres associations étudiées étaient faibles ou nulles. Les auteurs soulignent les limites méthodologiques importantes, notamment l'incertitude sur les concentrations d'arsenic dans les aliments, et appellent à des études futures avec des données alimentaires plus précises et une prise en compte des sources non alimentaires d'exposition.
Europe PMC · 2022-05-27 · Suhl J, Conway KM, Rhoads A, Langlois PH, Feldkamp ML, Michalski AM, Oleson JJ, Sidhu A, Kancherla V, Obrycki J, Mazumdar M, Romitti PA, National Birth Defects Prevention Study.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a examiné si manger des aliments contenant de l'arsenic (comme le riz) avant une grossesse pouvait être lié à certaines malformations congénitales chez le bébé, hors malformations cardiaques. Les chercheurs ont comparé l'alimentation de plus de 10 000 mères d'enfants sans malformation à celle de plus de 14 000 mères d'enfants avec une malformation. Ils ont trouvé quelques liens, notamment un risque trois fois plus élevé d'une malformation rare appelée exstrophie cloacale chez les mères les plus exposées. D'autres liens plus faibles ont aussi été observés, mais les auteurs restent prudents : des études plus précises sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette étude cas-témoins, basée sur les données du National Birth Defects Prevention Study (1997-2011) aux États-Unis, a cherché à savoir si l'exposition alimentaire maternelle à l'arsenic (total et inorganique) dans l'année précédant la grossesse était associée à des malformations congénitales non cardiaques. L'exposition a été estimée à partir de questionnaires alimentaires combinés à des données publiées sur la teneur en arsenic des aliments, puis comparée entre mères d'enfants sans malformation (n=10 446) et mères d'enfants atteints (n=14 408). Les résultats montrent une association forte (risque environ triplé) entre une exposition élevée à l'arsenic total et l'exstrophie cloacale, ainsi que des associations plus modestes pour d'autres anomalies comme l'encéphalocèle, certains défauts oculaires ou des malformations des membres. Pour l'arsenic inorganique, des associations faibles mais positives ont été relevées pour plusieurs atteintes digestives, rénales ou urogénitales. Les auteurs soulignent que la plupart de ces liens restent faibles et que des limites méthodologiques dans l'évaluation de l'exposition alimentaire peuvent avoir entraîné des erreurs de classification, appelant à des recherches complémentaires pour confirmer si ces signaux sont réels ou liés au hasard.
Europe PMC · 2021-01-25 · Joardar M, Das A, Chowdhury NR, Mridha D, De A, Majumdar KK, Roychowdhury T.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est déroulée en Inde, dans une région où l'eau souterraine contient naturellement beaucoup d'arsenic. Les chercheurs ont comparé quatre villages avec des niveaux d'exposition différents, provenant de l'eau potable, du riz et des légumes. Ils ont observé que plus les habitants consommaient d'arsenic via leur alimentation et leur eau, plus ils présentaient de signes de toxicité, qu'elle soit immédiate ou installée sur le long terme. Le riz s'est révélé être une source importante d'exposition, presque autant que l'eau. Les adultes couraient un risque plus élevé que les enfants. Les auteurs recommandent de fournir une eau et une alimentation plus sûres à ces populations.
Résumé reformulé :
Cette étude évalue l'exposition à l'arsenic et ses effets sur la santé dans quatre villages du bloc de Gaighata (Bengale occidental, Inde), une zone reconnue pour sa contamination endémique en arsenic. Les chercheurs ont mesuré les concentrations d'arsenic dans l'eau potable, le riz et les légumes, puis calculé les apports alimentaires quotidiens selon le niveau d'exposition (de 9,13 à 56,03 µg/kg de poids corporel/jour). Des analyses statistiques (ANOVA, test t apparié) ont confirmé un lien entre la contamination de l'eau et des biomarqueurs biologiques, tout en montrant que l'alimentation contaminée constitue une voie d'exposition significative, indépendamment de l'eau. Selon un indice de risque (SAMOE), l'eau et le riz atteignaient la classe de risque la plus élevée dans les zones les plus exposées. Les risques cancérigènes et non cancérigènes calculés dépassaient largement les seuils recommandés chez les adultes, davantage que chez les enfants. Les auteurs soulignent l'urgence de fournir une eau potable et une alimentation exemptes d'arsenic à ces populations.
Europe PMC · 2020-09-24 · Sanchez TR, Klu YAK, Genkinger JM, Lacey JV, Chung NT, Navas-Acien A.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi des milliers de femmes enseignantes en Californie pour voir si manger du riz, une source possible d'arsenic alimentaire, était lié à un risque plus élevé de cancer. Les chercheurs ont comparé celles qui mangeaient le plus de riz à celles qui en mangeaient le moins, pour les cancers du sein, du poumon, du pancréas, de la vessie et du rein. Résultat : pas de lien clair pour la plupart de ces cancers. On observe seulement une très légère augmentation du risque de cancer du sein, et une tendance non significative pour la vessie. Comme ces femmes consommaient peu de riz au quotidien, les auteurs estiment qu'il faudrait étudier des populations qui en mangent beaucoup plus.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte a exploité les données de la California Teachers Study afin d'examiner si la consommation de riz, source potentielle d'arsenic alimentaire, était associée au risque de plusieurs cancers chez des femmes exposées à de faibles niveaux d'arsenic via l'eau de boisson. La consommation de riz a été répartie en quartiles, et des modèles statistiques ajustés sur l'âge, l'IMC, le tabagisme, l'activité physique et d'autres facteurs ont été utilisés pour estimer les risques associés aux cancers du sein, du poumon, du pancréas, de la vessie et du rein. En comparant les quartiles extrêmes de consommation, aucune association significative n'a été observée pour les cancers du poumon, du pancréas, de la vessie et du rein. Une légère augmentation du risque a été notée pour le cancer du sein (HR environ 1,07), restant toutefois proche de la significativité statistique. Les auteurs soulignent que la consommation de riz dans cette cohorte était globalement faible, ce qui limite la portée des conclusions, et appellent à des études futures menées dans des populations où le riz constitue un aliment de base, idéalement en utilisant des biomarqueurs d'exposition à l'arsenic.
Europe PMC · 2020-06-29 · Xu L, Polya DA, Li Q, Mondal D.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est penchée sur un lien possible entre la consommation de riz, qui expose à de l'arsenic inorganique (un contaminant naturel présent dans ce céréale), et le risque de mourir de maladies cardiovasculaires. Les chercheurs ont utilisé des données régionales en Angleterre et au Pays de Galles, en estimant l'exposition à l'arsenic selon les habitudes de consommation de riz liées à l'origine ethnique des populations. Résultat : les zones où l'exposition à l'arsenic via le riz était la plus élevée affichaient un taux de mortalité cardiovasculaire environ 6% plus élevé que les zones les moins exposées. Cette association reste cependant observationnelle et ne prouve pas de lien de cause à effet direct.
Résumé reformulé :
Cette étude écologique a exploré l'association entre l'exposition chronique à l'arsenic inorganique issu de la consommation de riz et la mortalité par maladies cardiovasculaires, en utilisant des données au niveau des collectivités locales d'Angleterre et du Pays de Galles. L'exposition quotidienne per capita a été estimée en utilisant l'origine ethnique comme indicateur indirect des habitudes de consommation de riz. Après ajustement pour plusieurs facteurs confondants (tabagisme, niveau d'éducation, taux d'emploi, surpoids, pollution PM2.5, proportion de femmes et établissements médicaux), les modèles statistiques ont montré que le risque cardiovasculaire augmentait au-delà d'une exposition de 0,3 μg par personne et par jour. Le quartile le plus exposé (0,375-2,71 μg/jour) présentait un taux de mortalité cardiovasculaire standardisé environ 6% supérieur au quartile le moins exposé (moins de 0,265 μg/jour). Les auteurs soulignent toutefois les limites inhérentes aux études écologiques, qui ne permettent pas d'établir une relation de causalité au niveau individuel, mais suggèrent que l'exposition à l'arsenic inorganique pourrait constituer un facteur confondant important à prendre en compte dans les recherches futures sur les déterminants du risque cardiovasculaire.
Europe PMC · 2019-08-01 · Nigra AE, Olmedo P, Grau-Perez M, O'Leary R, O'Leary M, Fretts AM, Umans JG, Best LG, Francesconi KA, Goessler W, Cole SA, Navas-Acien A.
Résumé simplifié :
Cette étude a observé plus de 1700 personnes d'origine amérindienne pour savoir quels aliments augmentent la quantité d'arsenic retrouvée dans leurs urines. Les chercheurs ont comparé les réponses à des questionnaires alimentaires avec les taux d'arsenic mesurés. Résultat : la consommation d'abats, de riz, de charcuterie et de boissons non alcoolisées était liée à des taux plus élevés d'arsenic dans l'organisme. À l'inverse, manger de la viande rouge ou des frites semblait associé à des taux plus bas. Le riz apparaît donc comme une source notable, mais pas la seule, d'exposition alimentaire à ce contaminant.
Résumé reformulé :
Cette étude épidémiologique menée dans le cadre du Strong Heart Family Study a analysé les habitudes alimentaires de 1727 participants amérindiens, population connue pour présenter des concentrations urinaires d'arsenic plus élevées que la moyenne américaine. À partir de questionnaires de fréquence alimentaire et de dosages urinaires d'arsenic inorganique et de ses métabolites, les auteurs ont estimé l'association entre divers groupes d'aliments et le niveau d'exposition. La consommation de riz était associée à une hausse de 8% de la concentration urinaire d'arsenic pour une augmentation interquartile de consommation, un effet moins marqué que celui des abats (13%) mais comparable à celui de la charcuterie (7%) et des boissons non alcoolisées (4%). Les abats montraient une association particulièrement forte dans les Dakotas, suggérant une influence des habitudes alimentaires locales. À l'inverse, la viande rouge et les frites étaient associées à des taux plus bas. Ces résultats, de nature observationnelle, confirment le riz comme contributeur notable à l'exposition alimentaire à l'arsenic inorganique, sans toutefois établir une relation causale directe, et appellent à des études complémentaires intégrant l'eau de boisson comme autre source possible d'exposition.
Europe PMC · 2019-04-29 · Signes-Pastor AJ, Vioque J, Navarrete-Muñoz EM, Carey M, García-Villarino M, Fernández-Somoano A, Tardón A, Santa-Marina L, Irizar A, Casas M, Guxens M, Llop S, Soler-Blasco R, García-de-la-Hera M, Karagas MR, Meharg AA.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si l'arsenic inorganique, présent notamment dans certains aliments comme le riz, pouvait affecter le développement du cerveau chez de jeunes enfants espagnols. Les chercheurs ont mesuré la présence de cette substance dans les urines de 400 enfants de 4-5 ans et ont évalué leurs capacités cognitives et motrices. Résultat : même à de faibles niveaux d'exposition (via l'alimentation), une association a été observée avec de moins bonnes performances motrices chez tous les enfants, et chez les garçons uniquement, avec la mémoire de travail et le raisonnement quantitatif. Les auteurs restent prudents, car d'autres facteurs non mesurés pourraient expliquer en partie ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale s'est intéressée à l'impact d'une exposition alimentaire à l'arsenic inorganique, dont le riz constitue une source connue, sur le développement neuropsychologique de 400 enfants espagnols âgés de 4 à 5 ans. L'exposition a été estimée via le dosage urinaire de la somme de l'arsenic inorganique et de ses métabolites méthylés, et les capacités cognitives et motrices ont été évaluées à l'aide des échelles de McCarthy. Les analyses, ajustées sur divers facteurs, ont montré une association inverse entre le niveau d'arsenic urinaire et les scores moteurs globaux, fins et grossiers. Chez les garçons spécifiquement, des associations négatives sont apparues avec l'indice quantitatif et la mémoire de travail, suggérant une possible différence de sensibilité selon le sexe. Les auteurs soulignent toutefois que ces résultats, obtenus à des niveaux d'exposition relativement faibles, doivent être interprétés avec prudence en raison du risque de facteurs de confusion résiduels non pris en compte.
Europe PMC · 2018-10-27 · Suhl J, Leonard S, Weyer P, Rhoads A, Siega-Riz AM, Renée Anthony T, Burns TL, Conway KM, Langlois PH, Romitti PA.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est demandé si l'exposition des mères à l'arsenic (par l'eau, l'alimentation ou le travail) pouvait être liée à des fentes labiales ou palatines chez leur bébé. Les chercheurs ont comparé des mères d'enfants nés avec ces malformations à des mères d'enfants sans malformation. Résultat : l'arsenic provenant de l'eau potable n'était pas associé à un risque plus élevé. En revanche, l'arsenic provenant de l'alimentation (où le riz est une source importante) semblait lié à un risque accru de fente labiale avec ou sans fente palatine, et l'exposition professionnelle à l'arsenic était associée à un risque accru de fente palatine seule. Les auteurs restent prudents, car l'étude est exploratoire et nécessite confirmation.
Résumé reformulé :
Cette étude épidémiologique a examiné le lien entre différentes sources d'exposition maternelle à l'arsenic (eau de boisson, alimentation, exposition professionnelle) et le risque de fentes orofaciales chez les enfants, en s'appuyant sur les données de la National Birth Defects Prevention Study (435 cas contre 1267 témoins). Les associations entre l'arsenic de l'eau potable et les fentes labiales avec ou sans fente palatine étaient globalement nulles ou négatives, tandis que l'arsenic alimentaire (dont le riz constitue une source notable) montrait une tendance positive pour ce type de malformation. Pour les fentes palatines isolées, c'est l'exposition professionnelle et l'exposition à l'arsenic inorganique qui étaient positivement associées, avec des intervalles de confiance excluant la valeur nulle, alors que l'eau et l'alimentation ne montraient pas d'association claire. Les auteurs soulignent le caractère exploratoire de ces résultats et appellent à des études complémentaires avec des méthodes d'évaluation de l'exposition plus précises avant d'en tirer des conclusions définitives.
Europe PMC · 2018-05-08 · Signes-Pastor AJ, Cottingham KL, Carey M, Sayarath V, Palys T, Meharg AA, Folt CL, Karagas MR.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 15 bébés pour voir si le passage au lait vers des aliments solides augmentait leur exposition à l'arsenic. Les chercheurs ont analysé l'urine des nourrissons avant et pendant le sevrage, ainsi que leur alimentation sur 3 jours. Résultat : les taux d'arsenic dans les urines étaient plus élevés une fois que les bébés commençaient à manger des aliments solides. Parmi les aliments liés à cette hausse figurent les céréales de riz, les fruits et les légumes. Les céréales de riz semblent particulièrement concernées. Cela suggère qu'il faudrait être attentif à limiter cette exposition pendant cette période clé du développement.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote, menée auprès de 15 nourrissons participants de la New Hampshire Birth Cohort Study, a comparé les concentrations urinaires de différentes espèces d'arsenic avant et pendant la période de sevrage, en les mettant en relation avec un journal alimentaire détaillé sur 3 jours. Les résultats montrent une augmentation significative de l'arsenic inorganique, du MMA, du DMA et de la somme des espèces d'arsenic urinaires lors de l'introduction d'aliments solides, comparé à une alimentation exclusivement liquide (lait maternel ou infantile). Parmi les aliments introduits, la consommation de céréales de riz présentait la corrélation la plus forte avec l'augmentation de l'arsenic urinaire total (ρ = 0,90), suivie par les légumes (ρ = 0,86) et les fruits (ρ = 0,70). Ces résultats, bien que basés sur un petit échantillon et de nature corrélationnelle, suggèrent que la transition vers l'alimentation solide pourrait constituer une période critique d'augmentation de l'exposition à l'arsenic inorganique chez le nourrisson, justifiant une vigilance particulière sur ce plan.
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