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Nutrition entérale par sonde

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Alimentation par une sonde placée dans l'estomac ou l'intestin, par le nez ou à travers la paroi de l'abdomen, chez des personnes qui ne peuvent pas ou plus manger suffisamment : patients en réanimation, grands prématurés, personnes souffrant de troubles de la déglutition ou de maladies neurologiques. Elle peut être la seule source d'alimentation ou compléter les repas.

Études scientifiques (12)

Carte des preuves

12études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 1 (8 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 7 (58 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 3 (25 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 1 (8 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Chirurgie et soins intensifs6··42·
Dénutrition et sarcopénie3··21·
Croissance et développement de l'enfant3·11·1
Mortalité et longévité2··2··
Diabète de type 21··1··
Microbiote intestinal1···1·
Anémie et carences en micronutriments1···1·
Troubles digestifs fonctionnels (constipation, reflux)1··1··

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Dénutrition et sarcopénie · Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (3)Niveau 3 : 2Niveau 4 : 1

Trier : plus récentes d'abord · plus anciennes d'abordExporter ces études : tableau de preuves (Excel) · importer dans Zotero, EndNote ou Mendeley

Niveau 3 — Essai non randomisé52 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2023-06-01 · Golin A, Jesus SR, Alves BP, Schott M, Marques AR, Santos LDD, Fleck J, Rocha JBTD, Colpo E.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé deux façons d'administrer la nutrition entérale (nutrition par sonde) chez des patients hospitalisés incapables de manger normalement : en continu 22h/jour, ou en arrêtant la perfusion 4 heures la nuit. Sur 52 patients suivis une semaine, ceux qui avaient une pause nocturne ont reçu des quantités de nutriments plus proches de ce qui était prescrit, avec plus de calories et de protéines. Leur glycémie restait aussi dans les normes, contrairement au groupe continu où elle était trop élevée. L'albumine (un marqueur de l'état nutritionnel) s'est aussi améliorée dans le groupe avec pause nocturne.

Résumé reformulé :

Cette étude clinique a comparé deux modalités de nutrition entérale exclusive chez 52 patients hospitalisés ne pouvant s'alimenter par voie orale : une administration continue (22h/jour) versus une administration discontinue incluant un jeûne nocturne de 4 heures (18h/jour de perfusion). Les chercheurs ont évalué les apports nutritionnels réels par rapport aux prescriptions, la glycémie capillaire, et des paramètres biochimiques comme l'albumine sérique et l'hémogramme sur sept jours. Les résultats montrent que le groupe avec jeûne nocturne a reçu des volumes plus proches des prescriptions, avec des apports caloriques et protéiques égaux ou supérieurs. Ce groupe présentait également une glycémie dans les valeurs de référence, alors que le groupe en continu montrait une hyperglycémie. Bien que les deux groupes présentaient une hypoalbuminémie et une anémie, l'albumine s'est améliorée davantage dans le groupe discontinu. Ces résultats suggèrent qu'interrompre la nutrition entérale la nuit pourrait optimiser le support nutritionnel et le contrôle glycémique chez ces patients.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective188 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2019-05-30 · Santos HVDD, Araújo IS.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 188 patients hospitalisés en soins intensifs et nourris uniquement par sonde (nutrition entérale) pendant au moins 72 heures. Les chercheurs ont observé que plus de la moitié des patients ne recevaient pas assez de protéines par rapport aux recommandations. Ils ont constaté un lien entre le risque de décès et plusieurs facteurs : l'indice de masse corporelle, la circonférence du bras (qui reflète la masse musculaire) et le fait de ne pas atteindre les apports protéiques recommandés. Autrement dit, un mauvais état nutritionnel et un manque de protéines semblent associés à une plus grande mortalité chez ces patients gravement malades.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective a analysé les dossiers de 188 patients adultes admis en soins intensifs en 2017 et ayant reçu une nutrition entérale exclusive pendant au moins 72 heures. Le statut nutritionnel a été évalué via l'indice de masse corporelle et la circonférence du bras, et les apports protéiques ont été comparés aux recommandations de l'ASPEN. Les résultats montrent que 56,4% des patients n'ont pas atteint une adéquation protéique satisfaisante, et seulement 46,8% ont reçu l'apport minimal recommandé. La mortalité était significativement associée au diagnostic nutritionnel, à l'indice de masse corporelle (p=0,023), à la circonférence du bras (p=0,041) et à l'adéquation protéique (p=0,012). Ces résultats observationnels suggèrent une association entre statut nutritionnel, apport protéique insuffisant et évolution clinique défavorable chez les patients critiques, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

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Niveau 4 — Étude transversale77 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2018-06-22 · Jesus SR, Alves BP, Golin A, Mairin S, Dachi L, Marques A, Colpo E.

Résumé simplifié :

Cette étude a observé 77 patients hospitalisés nourris uniquement par sonde (nutrition entérale). Les chercheurs ont mesuré leur poids, leurs muscles, et des marqueurs sanguins pour évaluer l'anémie et la malnutrition. Résultat : plus l'anémie était sévère, plus les signes de perte musculaire et de malnutrition étaient marqués (muscles plus petits, albumine plus basse, inflammation plus élevée). Les patients en sous-poids avaient aussi des muscles et une albumine plus faibles, ainsi qu'une glycémie modifiée. Cela suggère un lien étroit entre l'anémie et l'état nutritionnel chez les patients sous nutrition entérale exclusive à l'hôpital.

Résumé reformulé :

Cette étude prospective transversale a inclus 77 patients hospitalisés recevant une nutrition entérale exclusive dans les 72 heures suivant leur admission. Les auteurs ont réalisé une évaluation nutritionnelle complète (anthropométrie, biochimie sanguine) afin d'étudier les liens entre anémie et malnutrition. Les résultats montrent qu'une anémie plus sévère est associée à une réduction de la masse musculaire (surface musculaire du bras, circonférence du mollet) et de l'albumine sérique, ainsi qu'à une augmentation de la protéine C-réactive (marqueur d'inflammation). Par ailleurs, les patients classés en maigreur selon l'IMC présentaient également une diminution des paramètres anthropométriques musculaires, de l'albumine et de la glycémie capillaire. Les auteurs concluent que l'anémie est fortement liée aux marqueurs de déplétion musculaire, et que l'IMC est associé à l'ensemble des paramètres nutritionnels étudiés, sauf à l'hémoglobine. Il s'agit d'une étude observationnelle, ne permettant pas d'établir de relation causale.

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