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Alimentation pendant la grossesse

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Ensemble des apports nutritionnels et des choix d'aliments effectués par une femme durant la gestation, de la conception à l'accouchement. Englobe la composition des repas, la variété des groupes alimentaires consommés et l'évolution des besoins énergétiques et nutritionnels au fil des trimestres.

Études scientifiques (71)

Carte des preuves

71études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 4 (6 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 45 (63 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 14 (20 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 8 (11 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Grossesse et issues de naissance68·443138
Croissance et développement de l'enfant10·1621
Troubles du neurodéveloppement (autisme, TDAH)10··613
Allergies alimentaires8··521
Obésité et poids7··6·1
Asthme5··32·
Diabète gestationnel4··4··
Peau4··3·1
Déclin cognitif et démence4··4··
Anémie et carences en micronutriments3···21
Voir les 16 autres problèmes de santé
Dépression et anxiété3···3·
Maladies cardiovasculaires2··11·
Microbiote intestinal2··2··
Maladie cœliaque et intolérances alimentaires2··2··
Autres cancers1···1·
Santé respiratoire (BPCO)1··1··
Hypertension artérielle1·1···
Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin1··1··
Troubles du comportement alimentaire1··1··
Syndrome métabolique et résistance à l'insuline1·1···
Infections et immunité1··1··
Santé bucco-dentaire1····1
Inflammation chronique1··1··
Cholestérol et lipides sanguins1·1···
Diabète de type 21····1
Diabète de type 11··1··

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (71)Niveau 2 : 4Niveau 3 : 45Niveau 4 : 14Niveau 5 : 8

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective776 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-12-01 · Rifas-Shiman SL, Aris IM, Hivert MF, Zhang M, Chavarro JE, Oken E.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 776 femmes depuis leur grossesse (fin des années 1990-2000) jusqu'à l'âge moyen, environ 20 ans plus tard. Les chercheurs ont évalué la qualité de leur alimentation pendant la grossesse grâce à trois scores diététiques (régime DASH, régime méditerranéen, indice inflammatoire). Ils ont ensuite mesuré leur santé cardiovasculaire à l'âge moyen avec un score global incluant poids, tension, sommeil, activité physique, tabac, etc. Résultat : les femmes ayant eu une alimentation plus saine pendant la grossesse avaient, deux décennies plus tard, une meilleure santé cardiovasculaire globale. Cela suggère que l'alimentation pendant la grossesse pourrait avoir une influence à long terme sur la santé du cœur et des vaisseaux.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective (Project Viva) a inclus 776 femmes évaluées pendant leur grossesse entre 1999 et 2002, puis revues en moyenne 20 ans plus tard (2017-2021). La qualité alimentaire durant la grossesse a été mesurée via trois indices validés (DASH, régime méditerranéen, indice inflammatoire alimentaire inversé) à partir de questionnaires de fréquence alimentaire. La santé cardiovasculaire à l'âge moyen a été évaluée avec le score Life's Essential 8 de l'American Heart Association, incluant des composantes comportementales et biomédicales. Après ajustement pour plusieurs facteurs sociodémographiques, une meilleure adhésion à ces trois profils alimentaires pendant la grossesse était associée à des scores de santé cardiovasculaire globaux, comportementaux et biomédicaux plus élevés à l'âge moyen. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association entre la qualité du régime pendant la grossesse et la santé cardiovasculaire à long terme, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective614 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-25 · Riggioni-Saborío L, Jardí C, Cruz-Rodríguez J, Becerra-Tomás N, Arija V.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 614 mères et leurs bébés pour voir si manger des fruits et légumes frais pendant la grossesse influence la taille et le poids du nouveau-né. Résultat : plus les mères consommaient de fruits et légumes frais ensemble, plus le poids de naissance du bébé avait tendance à être élevé, avec moins de risque de poids ou de taille trop faibles à la naissance. En regardant séparément, manger plus de légumes était lié à moins de risque de petit poids, et manger plus de fruits frais à moins de risque de petite taille. Les jus de fruits n'avaient pas d'effet observé, et aucun aliment n'influençait le périmètre crânien.

Résumé reformulé :

Cette cohorte prospective a examiné, chez 614 couples mère-enfant, le lien entre la consommation de fruits frais, légumes et jus de fruits pendant la grossesse (mesurée par questionnaire alimentaire sur les trois trimestres) et les mesures anthropométriques du nouveau-né (poids, taille, périmètre crânien), évaluées selon les normes INTERGROWTH-21st. Après ajustement pour plusieurs facteurs, chaque hausse de 100 g/jour de fruits et légumes frais combinés était associée à un score-z de poids de naissance plus élevé, ainsi qu'à une réduction du risque de poids et de taille de naissance inférieurs au 10e percentile. Analysés séparément, les légumes étaient associés à un moindre risque de petit poids de naissance, tandis que les fruits frais étaient liés à un moindre risque de petite taille de naissance. Aucune association significative n'a été trouvée pour les jus de fruits, ni pour le périmètre crânien, quel que soit l'aliment considéré. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un possible rôle bénéfique de l'alimentation maternelle en fruits et légumes frais sur la croissance fœtale, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective423 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-20 · Teo SM, Douglass A, Hébert JR, Murrin CM, Segurado R, O'Brien E, McAuliffe FM, Kelleher CC, Phillips CM.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné, chez 423 femmes enceintes en surpoids ou obèses issues de deux cohortes irlandaises, le lien entre la qualité de leur alimentation en début de grossesse et le développement du placenta. Les chercheurs ont utilisé des questionnaires alimentaires et des scores évaluant la qualité nutritionnelle, le potentiel inflammatoire et l'impact sur la glycémie. Résultat : certains aspects de l'alimentation étaient associés au poids du placenta, mais différemment selon que le bébé était un garçon ou une fille. Par exemple, une alimentation à fort potentiel antioxydant était liée à un placenta plus léger chez les garçons seulement. Ces résultats suggèrent que l'alimentation pendant la grossesse pourrait influencer le placenta différemment selon le sexe de l'enfant.

Résumé reformulé :

Cette analyse secondaire, menée sur 423 couples mère-enfant issus de deux cohortes irlandaises (Lifeways et PEARS), a exploré les associations entre l'alimentation maternelle en début de grossesse et des indicateurs placentaires (poids placentaire, ratio poids de naissance/poids placentaire) chez des femmes présentant un surpoids ou une obésité. Plusieurs scores diététiques ont été calculés à partir de questionnaires alimentaires ou de journaux alimentaires, évaluant la qualité globale du régime, son potentiel inflammatoire/antioxydant et ses caractéristiques glycémiques. Les analyses stratifiées par sexe ont révélé des associations divergentes : dans la cohorte Lifeways, un score antioxydant élevé était associé à un placenta plus léger, surtout chez les garçons. Dans PEARS, l'indice insulinémique était associé positivement au ratio poids de naissance/placenta chez les filles, tandis que l'indice inflammatoire était lié à un placenta plus lourd chez les garçons. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un possible dimorphisme sexuel dans l'influence de l'alimentation maternelle sur le développement placentaire, sans établir de lien de causalité.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective953 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-08 · Pinar-Martí A, Ayala-Aldana N, Bernardo-Castro S, Manidis A, Cadman T, Sala-Vila A, Lázaro I, Lertxundi N, Subiza-Pérez M, González-Safont L, Vioque J, Riaño-Galán I, Rodríguez-Dehli C, López-Sabater MC, Vrijheid M, Guxens M, Foraster M, Julvez J.

Résumé simplifié :

Cette étude espagnole a suivi 953 enfants de 5 à 15 ans pour voir si la quantité d'oméga-3 (ALA, DHA, EPA) présente dans leur sang à la naissance, reflet de l'alimentation de leur mère pendant la grossesse, était liée à leurs capacités cognitives. Les enfants ayant plus d'ALA et de DHA à la naissance avaient moins de problèmes d'attention et une meilleure mémoire de travail en moyenne. Avec le temps, l'ALA semblait procurer un avantage précoce qui s'estompait, tandis que le DHA était associé à une amélioration plus marquée de l'attention et de l'intelligence fluide au fil des années. Ces résultats suggèrent un rôle possible des oméga-3 prénatals dans le développement cérébral à long terme.

Résumé reformulé :

Dans le cadre du projet espagnol INMA, les chercheurs ont mesuré les proportions d'ALA, de DHA et d'EPA dans le sang de cordon ombilical de 953 participants, comme marqueur de l'exposition prénatale aux oméga-3 liée à l'alimentation maternelle. À l'aide de modèles mixtes linéaires, ils ont analysé les trajectoires d'attention, de mémoire de travail et d'intelligence fluide entre 5 et 15 ans. Des niveaux plus élevés d'ALA et de DHA étaient associés en moyenne à moins d'inattention, et le DHA à une meilleure mémoire de travail globale. Les analyses longitudinales ont révélé des profils différenciés selon l'âge : l'ALA était lié à des avantages précoces en attention et intelligence fluide qui s'atténuaient avec le temps, tandis que le DHA était associé à des améliorations plus marquées et durables de l'attention et de l'intelligence fluide, ainsi qu'à un avantage précoce transitoire en mémoire de travail. Ces résultats observationnels suggèrent des associations spécifiques selon le type d'oméga-3 et le domaine cognitif, sans établir de lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective595 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-05 · Notario Barandiaran L, Diaz Coto S, Martinez Camblor P, Martínez-Graciá C, Suárez-Martínez C, Santaella-Pascual M, Prieto-Sánchez MT, Sánchez-Ferrer ML, Morales E, Karagas MR, Signes-Pastor AJ, of the NELA Study Group.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont étudié l'alimentation de 595 femmes enceintes à l'aide d'un questionnaire détaillé, puis ont comparé deux façons d'analyser leur régime : des scores de qualité connus (type méditerranéen ou « planète-santé ») et une méthode qui regroupe les femmes selon leurs habitudes réelles observées. Un groupe spécifique, mangeant beaucoup de légumes, tubercules, légumineuses et produits laitiers, a été associé à une prise de poids plus faible pendant la grossesse et à un poids de naissance plus élevé du bébé. Les deux méthodes d'analyse ne donnaient pas les mêmes résultats, montrant qu'elles captent des aspects différents de l'alimentation.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective (NELA, n=595 dyades mère-enfant) a analysé l'alimentation maternelle à 19-22 semaines de grossesse via un questionnaire de fréquence alimentaire validé. Les chercheurs ont comparé deux indices de qualité alimentaire préétablis (score méditerranéen rMED et indice Planetary Health Diet) à une classification empirique des régimes réels, obtenue par analyse en composantes principales et classification hiérarchique, identifiant cinq profils alimentaires. Un cluster riche en légumes, tubercules, légumineuses et produits laitiers (deuxième meilleure adhésion aux indices) était associé, après ajustement, à une prise de poids gestationnelle plus faible (-1,28 kg) et à un poids de naissance plus élevé (+134,4 g) comparé au cluster de meilleure adhérence, sans effet sur le périmètre crânien. Aucune association significative n'a été observée pour les indices a priori seuls. La concordance entre les deux approches méthodologiques était faible (kappa=0,24), suggérant qu'elles apportent des informations complémentaires sur l'alimentation pendant la grossesse.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective1 324 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-01 · Oken E, Rifas-Shiman SL, Switkowski KM, Nadeau K, Lightdale JR.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a suivi plus de 1300 mères et leurs bébés pour voir si l'alimentation pendant la grossesse influence le risque de coliques ou d'eczéma chez le nourrisson. Les chercheurs ont calculé un score de régime méditerranéen (fruits, légumes, poisson, huile d'olive...) pour chaque future maman. Résultat : plus ce score était élevé, moins les bébés avaient de risque de souffrir à la fois de coliques et d'eczéma. À l'inverse, une alimentation plus « inflammatoire » augmentait ce risque combiné. Manger du poisson régulièrement semblait aussi protecteur. Ces liens étaient surtout marqués chez les mères ayant des antécédents allergiques elles-mêmes.

Résumé reformulé :

Dans cette cohorte prospective de 1324 duos mère-enfant (Project Viva, Massachusetts), les chercheurs ont examiné si la qualité du régime alimentaire maternel pendant la grossesse, mesurée notamment via le Score de Régime Méditerranéen (MDS), était associée aux coliques et à l'eczéma du nourrisson vers 6 mois. Un score MDS plus élevé était associé à une probabilité réduite de présenter simultanément coliques et eczéma (OR 0,85 par point), alors qu'un indice inflammatoire alimentaire élevé augmentait ce risque combiné (OR 1,34 par point). Aucun lien significatif n'était observé avec l'eczéma ou les coliques pris isolément. La consommation hebdomadaire de poisson était également associée à une réduction du risque combiné, et ces associations étaient plus marquées chez les enfants de mères ayant des antécédents atopiques. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association sans établir de lien de causalité direct.

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Niveau 4 — Étude cas-témoins1 240 participantséquivalent HAS : 3

Europe PMC · 2026-10-01 · Luo MJ, Tang JP, Sun MT, Ruan XR, Chen KB, Bao XX, Wang TT, Song Y, Qin JB.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a comparé 620 enfants nés avec une malformation cardiaque à 620 enfants en bonne santé, en interrogeant leurs mères sur leur alimentation pendant la grossesse. Les mères ayant mangé beaucoup d'aliments fumés, grillés, frits ou marinés en début de grossesse avaient plus de risque d'avoir un enfant avec une malformation cardiaque. À l'inverse, manger régulièrement du poisson, des œufs, des légumineuses, des produits laitiers, et prendre de l'acide folique, étaient associés à un risque plus faible. Les chercheurs ont aussi identifié des variations génétiques chez les enfants qui influencent ce risque, en interaction avec l'alimentation de la mère.

Résumé reformulé :

Cette étude cas-témoins menée en Chine sur 620 enfants atteints de cardiopathie congénitale et 620 enfants témoins a examiné les liens entre l'alimentation maternelle en début de grossesse, la supplémentation en acide folique, certains polymorphismes des gènes BHMT/BHMT2 chez l'enfant, et le risque de malformation cardiaque congénitale. Une consommation excessive d'aliments fumés, grillés, frits ou de légumes marinés était associée à un risque accru (aOR>1, p ajusté<0,05), tandis qu'une consommation régulière de poisson/crevettes, œufs, légumineuses, produits laitiers, ainsi que la prise périconceptionnelle d'acide folique, étaient associées à une réduction du risque. Plusieurs variants du gène BHMT (rs3733890, rs1316753, rs1915706) étaient également associés au risque de cardiopathie, avec des interactions antagonistes observées entre ces variants et certains apports alimentaires (poisson/crevettes, légumineuses). Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent des associations mais ne permettent pas d'établir de lien de causalité direct.

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Niveau 4 — Étude transversale293 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-09-08 · Arslan Yuksel E, Kahraman T, Sisman B, Hidimoglu L, Gunal AM.

Résumé simplifié :

Cette étude a observé 293 femmes enceintes à Istanbul pour voir si la qualité globale de leur alimentation était liée à leur niveau d'anxiété pendant la grossesse, et si l'apport en fer alimentaire jouait un rôle. Les chercheurs ont mesuré la qualité du régime, le niveau d'anxiété et le pourcentage des besoins en fer couverts par l'alimentation. Résultat : ni la qualité du régime ni l'apport en fer seuls n'étaient liés à l'anxiété. Mais chez les femmes qui couvraient bien leurs besoins en fer par l'alimentation, une meilleure qualité alimentaire était associée à moins d'anxiété. Cela suggère que le fer pourrait influencer ce lien, mais sans preuve de cause à effet.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée à Istanbul auprès de 293 femmes enceintes a examiné le lien entre la qualité globale de l'alimentation prénatale (mesurée par le Prenatal Diet Quality Index) et l'anxiété liée à la grossesse, en testant si l'adéquation de l'apport alimentaire en fer (pourcentage des apports recommandés couverts par l'alimentation) modulait cette relation. Prises isolément, ni la qualité du régime ni l'apport en fer n'étaient significativement associées à l'anxiété. En revanche, une interaction significative a été observée : une meilleure qualité alimentaire était associée à un niveau d'anxiété plus faible uniquement chez les femmes dont l'apport en fer couvrait relativement bien les besoins recommandés. L'âge maternel, le revenu et le caractère planifié de la grossesse étaient également associés à l'anxiété. Les auteurs soulignent que, l'étude étant transversale et sans mesure biologique du statut en fer, ces résultats ne permettent pas d'établir un rôle causal ou spécifique du fer, mais suggèrent une piste à explorer dans de futures études longitudinales.

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Niveau 4 — Étude cas-témoinséquivalent HAS : 3

Europe PMC · 2026-08-18 · Vilchis-Gil J, Gómez-Jiménez AM, Santillán-Orgas ME, Segura-Stanford B, Navarro-Castellanos I, Gomez-Lopez J, Morán-Espinosa MC, Granados-Riveron JT, Sanchez-Urbina R.

Résumé simplifié :

Cette étude cas-témoins menée au Mexique a examiné si l'alimentation des mères pendant la grossesse, en particulier leur apport en vitamines B (B1, B2, B3, B6, B12), était liée au risque de malformations cardiaques graves chez leur bébé. Les chercheurs ont comparé les habitudes alimentaires de mères d'enfants atteints de ces malformations à celles de mères d'enfants en bonne santé. Résultat : les mères d'enfants malades avaient globalement mangé moins d'aliments riches en vitamines B. Un score combinant ces vitamines était associé à un risque plus faible de malformation cardiaque complexe, même après ajustement pour d'autres facteurs comme la prise de compléments alimentaires.

Résumé reformulé :

Cette étude cas-témoins mexicaine a analysé l'association entre l'apport alimentaire maternel en vitamines du groupe B (B1, B2, B3, B6, B12) pendant la grossesse et le risque de malformations cardiaques congénitales complexes chez l'enfant. À partir de questionnaires alimentaires validés, un indice combiné (B-Complex Index) a été calculé par analyse en composantes principales. Les mères d'enfants atteints de malformations complexes présentaient des apports en vitamines B significativement plus faibles que les mères témoins. Après ajustement pour l'âge maternel, l'apport énergétique total, la supplémentation multivitaminée et la prise périconceptionnelle d'acide folique, un indice élevé de vitamines B restait associé à une diminution du risque (OR ajusté = 0,707). Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent qu'un profil alimentaire global riche en vitamines B pourrait être pertinent pour le développement cardiaque précoce, mais des études prospectives complémentaires sont nécessaires pour confirmer ce lien et en comprendre les mécanismes.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé154 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-08-10 · Troensegaard H, Veierød MB, Westerberg AC, Carlsen MH, Tonstad S, Bjørnerem Å, Holven KB, Retterstøl K, Iversen PO, Khoury J.

Résumé simplifié :

Des femmes enceintes en bonne santé ont été réparties au hasard entre un régime méditerranéen et leur alimentation habituelle pendant la grossesse. Trois ans plus tard, les chercheurs ont mesuré la pression artérielle, le poids et la taille de leurs enfants. Résultat : aucune différence notable entre les enfants des deux groupes sur ces critères. Seule différence observée : les enfants du groupe méditerranéen consommaient un peu moins de boissons sucrées et de sucreries. L'étude suggère donc que ce régime pendant la grossesse n'a pas d'effet mesurable sur ces paramètres de santé de l'enfant à 3 ans.

Résumé reformulé :

Cette étude de suivi s'appuie sur l'essai randomisé CARRDIP, dans lequel des femmes enceintes sans complications antérieures suivaient soit un régime méditerranéen, soit leur alimentation habituelle. Trois ans après la naissance, 154 enfants ont été examinés : pression artérielle, fréquence cardiaque, poids et taille ont été mesurés, et l'alimentation des enfants a été évaluée par questionnaire de fréquence alimentaire. Aucune différence significative n'a été constatée entre le groupe intervention (n=69) et le groupe contrôle (n=85) concernant la pression artérielle ou les mesures anthropométriques. Seule distinction notable : les enfants du groupe intervention consommaient moins de boissons sucrées et de sucreries. Les auteurs concluent que l'intervention diététique méditerranéenne pendant la grossesse ne s'est pas traduite par des bénéfices mesurables sur ces indicateurs physiologiques chez les enfants à 3 ans, malgré de légères différences alimentaires persistantes.

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Niveau 4 — Méta-analyse d'études observationnelleséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : 41 études majoritairement des cohortes (37 cohortes, 1 cas-témoin, 3 ECR) avec forte hétérogénéité méthodologique reconnue par les auteurs

Europe PMC · 2026-07-30 · Sholihah LA, Cholilie IA, Sholikhah DM, Utami F.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 41 recherches pour comprendre si ce que mange une femme enceinte peut influencer le risque que son enfant développe des allergies. Les chercheurs ont constaté que manger des œufs pendant la grossesse était associé à un risque plus faible d'eczéma et d'allergies alimentaires chez l'enfant. La vitamine D semblait aussi liée à moins de rhinite allergique. En revanche, aucun lien clair n'a été trouvé entre la vitamine D et l'asthme, ni entre les oméga-3 (huile de poisson) et le rhume des foins ou l'asthme. Les auteurs soulignent que d'autres études sont encore nécessaires pour confirmer ces résultats.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique et méta-analyse a compilé 41 études (37 cohortes, 1 étude cas-témoins et 3 essais randomisés) publiées entre 2014 et 2024, afin d'examiner le lien entre l'alimentation maternelle pendant la grossesse et le risque d'allergies chez l'enfant. Les résultats indiquent une association entre la consommation d'œufs par la mère et une réduction du risque d'eczéma (OR : 0,51) et d'allergies alimentaires (OR : 0,60) chez l'enfant. La vitamine D était associée à une diminution du risque de rhinite (OR : 0,86), mais pas d'asthme. Aucune association significative n'a été observée entre la supplémentation en huile de poisson et le risque de rhume des foins ou d'asthme. Les auteurs précisent que ces résultats, issus principalement d'études observationnelles, restent à confirmer par des essais randomisés supplémentaires, la forte hétérogénéité méthodologique entre les études limitant la portée des conclusions.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlééquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-07-28 · Lopez-Tello J, Youssef L, Bermejo-Poza R, Cabezas A, De la Fuente J, Crovetto F, Gratacos E, Crispi F, Sferruzzi-Perri AN.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné le placenta de femmes enceintes qui suivaient plus ou moins un régime méditerranéen dans le cadre d'un essai clinique. Les chercheurs ont observé que ce régime modifiait la composition en graisses du placenta, avec moins de graisses saturées et plus de graisses insaturées. Il influençait aussi l'activité de certains gènes impliqués dans le transport des nutriments, l'inflammation et le remodelage des tissus placentaires. Ces résultats aident à comprendre comment l'alimentation de la mère pendant la grossesse peut agir sur le fonctionnement du placenta, l'organe qui nourrit le bébé.

Résumé reformulé :

Dans le cadre d'un essai clinique randomisé non aveugle, les chercheurs ont analysé des échantillons de placenta provenant de femmes enceintes suivant une intervention basée sur le régime méditerranéen. Une meilleure adhérence à ce régime était associée à des modifications de la composition en acides gras placentaires (baisse des acides gras saturés, hausse des monoinsaturés), ainsi qu'à une diminution de l'expression de régulateurs du métabolisme lipidique (ALOX15, PPARγ) et des voies de signalisation AKT et p38 MAPK. Les transporteurs d'acides aminés et de glucose (SLC3A2, SLC2A1) étaient également réduits, tout comme certains marqueurs inflammatoires (SOCS3, GHR), tandis que d'autres marqueurs liés au remodelage tissulaire (PAI1, MMP3) augmentaient. Ces observations suggèrent des mécanismes biologiques par lesquels l'alimentation maternelle pourrait influencer le fonctionnement placentaire, sans toutefois établir directement de lien avec des issues cliniques précises de la grossesse.

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Niveau 4 — Étude de cohorte prospective96 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : petit échantillon, analyses en sous-groupes multiples, association perdant sa significativité après ajustement

Europe PMC · 2026-07-10 · Karras SN, Dalamaga M, Kypraiou M, Harizopoulou V, Vlastos A, Anemoulis M, Georgopoulos N, Mastorakos G, Goulis DG.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné si l'alimentation de la mère pendant la grossesse, en particulier son adhésion au régime méditerranéen, était liée à des traits évoquant l'autisme chez ses enfants, observés à l'approche de l'adolescence. Les chercheurs ont suivi 96 enfants (filles et garçons) nés dans une cohorte en Grèce. Résultat global : aucun lien net n'a été trouvé entre le régime méditerranéen de la mère et ces traits dans l'ensemble du groupe. Mais chez les garçons uniquement, un régime plus méditerranéen pendant la grossesse était associé à moins de difficultés de communication, bien que ce lien soit devenu moins certain après ajustement pour d'autres facteurs comme le poids, le sommeil et l'activité physique.

Résumé reformulé :

Cette analyse exploratoire, menée sur 96 préadolescents (49 garçons, 47 filles) de la cohorte de naissance KLOTHO, a étudié l'association entre l'adhésion maternelle au régime méditerranéen pendant la grossesse (mesurée par questionnaire alimentaire) et des traits liés à l'autisme évalués par les parents à la préadolescence. Les garçons présentaient globalement des scores plus élevés que les filles sur plusieurs dimensions (communication, cognition, intérêts spécifiques, score global). Dans l'ensemble de la cohorte, aucune association significative n'a été observée entre le score de régime méditerranéen maternel et les traits autistiques. En revanche, chez les garçons, une adhésion maternelle plus forte au régime méditerranéen était corrélée à des scores de communication plus faibles (ρ = -0,442, p = 0,027). Cette association, bien que restant dans la même direction, a perdu sa significativité statistique après ajustement pour l'IMC, le sommeil et l'activité physique de l'enfant. Les auteurs soulignent le caractère exploratoire de ces résultats, nécessitant confirmation dans des cohortes plus larges.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective9 627 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-07-09 · Dow C, Delvert R, de Lauzon-Guillain B, van der Waerden J, Davidovic L, Charles MA, Galera C, Heude B.

Résumé simplifié :

Cette étude française a suivi des milliers d'enfants pour voir si l'alimentation de leur mère pendant la grossesse, selon son potentiel inflammatoire (aliments pro- ou anti-inflammatoires), était liée à des problèmes de comportement plus tard. Les chercheurs ont utilisé un questionnaire alimentaire pendant la grossesse puis ont évalué les enfants à 5,5 et 10 ans via un questionnaire rempli par les parents. Résultat : plus l'alimentation maternelle était pro-inflammatoire, plus les enfants avaient tendance à présenter des symptômes d'hyperactivité, de troubles du comportement, et parfois de difficultés relationnelles ou émotionnelles, surtout à 10 ans.

Résumé reformulé :

Cette étude s'appuie sur la cohorte française ELFE pour examiner le lien entre l'indice inflammatoire alimentaire maternel (E-DII) pendant la grossesse, calculé à partir d'un questionnaire de fréquence alimentaire, et les symptômes comportementaux et émotionnels de l'enfant évalués par les parents via le Strengths and Difficulties Questionnaire à 5,5 ans (n=9627) et 10 ans (n=8362). Après ajustement pour des facteurs de confusion, un score E-DII plus élevé (diète plus pro-inflammatoire) était associé à une probabilité accrue de scores atypiques d'hyperactivité-inattention et de troubles du comportement aux deux âges, ainsi qu'à des difficultés relationnelles entre pairs et des problèmes émotionnels à 10 ans, ces derniers variant selon le sexe de l'enfant. Ces résultats observationnels suggèrent une association entre inflammation alimentaire prénatale et développement comportemental de l'enfant, sans toutefois établir de lien de causalité directe ; les mécanismes sous-jacents restent à explorer.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé114 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-07-08 · Mogensen CS, Magkos F, Chabanova E, Jensen JW, Geiker NRW, Mølgaard C.

Résumé simplifié :

Des femmes enceintes en surpoids ont suivi soit un régime riche en protéines et à faible index glycémique, soit un régime standard. Les chercheurs ont ensuite examiné leurs enfants à l'âge de 9 ans. Les enfants dont les mères avaient suivi le régime riche en protéines avaient un taux de cholestérol total et de mauvais cholestérol (LDL) plus élevé, ainsi qu'une densité osseuse légèrement supérieure. Par contre, la quantité de graisse corporelle et la régulation du sucre dans le sang étaient similaires entre les deux groupes. Cela suggère que ce type de régime pendant la grossesse pourrait avoir des effets négatifs à long terme sur la santé cardiovasculaire des enfants.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé a comparé, chez des femmes enceintes avec un IMC pré-grossesse élevé (28-45 kg/m²), un régime riche en protéines et à faible index glycémique (HPLGI) à un régime modéré en protéines et en index glycémique (MPMGI). Sur 208 naissances, 114 enfants ont été suivis jusqu'à l'âge de 9 ans, avec mesure du cholestérol, de la composition corporelle (DEXA, IRM) et de la glycémie en continu. Les enfants du groupe HPLGI présentaient un cholestérol total et un LDL-cholestérol significativement plus élevés, ainsi qu'une densité minérale osseuse légèrement supérieure. L'écart de LDL-cholestérol s'accentuait avec l'âge, apparaissant plus nettement après la naissance. Aucune différence significative n'a été observée sur l'homéostasie glucidique ni sur la masse grasse. Ces résultats suggèrent qu'un régime maternel riche en protéines pourrait avoir des effets délétères à long terme sur le profil lipidique de la descendance, justifiant des recherches complémentaires sur les mécanismes sous-jacents.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective48 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-07-06 · Garcia Mendez DF, Rowley C, Lodge S, Egan S, Zeng AX, Campbell MA, Jones J, D'Vaz N, Holmes E, Christophersen CT.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont étudié 48 femmes enceintes pour voir si suivre de près le régime méditerranéen (riche en fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses et bonnes graisses) influence leur flore intestinale. Ils ont analysé des échantillons de selles, de sang et d'urine à deux moments de la grossesse. Les femmes qui suivaient le mieux ce régime avaient une flore intestinale plus diversifiée, ce qui est généralement considéré comme bénéfique. Par contre, les niveaux de certains composés produits par les bactéries intestinales (les acides gras à chaîne courte) dans le sang n'étaient pas différents entre les deux groupes. Cette étude suggère un lien entre alimentation et santé intestinale pendant la grossesse, sans prouver une relation de cause à effet directe.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle a suivi 48 femmes enceintes afin d'examiner l'association entre l'adhésion au régime méditerranéen et la composition de leur microbiome intestinal. Les participantes ont été classées selon leur degré d'adhésion à l'aide d'un questionnaire validé, et des échantillons de selles, de sérum et d'urine ont été prélevés aux semaines 20/28 et 36 de grossesse. Les femmes présentant une forte adhésion au régime méditerranéen montraient une diversité alpha significativement plus élevée du microbiome fécal aux deux temps de mesure, ainsi qu'une composition microbienne différente en début de grossesse (semaines 20/28), différence qui s'estompait à la semaine 36. En revanche, aucune différence significative n'a été observée entre les groupes concernant les concentrations sériques d'acides gras à chaîne courte. Ces résultats, de nature associative, suggèrent que le régime méditerranéen pourrait influencer l'écologie du microbiome intestinal durant la grossesse, sans permettre d'établir un lien de causalité direct avec l'inflammation systémique.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective118 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-06-17 · Haramati E, Monk C, Koch PA, Rabinowitz D, Wolf RL.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 118 femmes enceintes, majoritairement latino-américaines, aux États-Unis, pour voir si la qualité de leur alimentation pendant la grossesse influençait leur prise de poids. Les chercheurs ont utilisé un score mesurant la qualité globale du régime alimentaire. Résultat : les femmes ayant une prise de poids jugée adéquate avaient une alimentation globalement meilleure, notamment plus riche en légumes verts, légumineuses, poissons et protéines végétales. Ces aliments semblent liés à un risque plus faible de prendre trop de poids pendant la grossesse, ce qui peut avoir des conséquences pour la santé de la mère et de l'enfant.

Résumé reformulé :

Cette analyse secondaire d'une étude longitudinale a examiné la relation entre la qualité de l'alimentation prénatale (mesurée par le score Healthy Eating Index-2020) et le risque de prise de poids gestationnelle excessive chez 118 femmes enceintes, majoritairement latino-américaines, aux États-Unis. Environ 61% des participantes présentaient une prise de poids excessive. Les femmes avec une prise de poids jugée adéquate avaient un score alimentaire global significativement plus élevé (58,4 contre des scores inférieurs chez les autres groupes), ainsi que des scores plus élevés pour les sous-catégories « légumes verts et légumineuses » et « poissons et protéines végétales ». Ces composantes alimentaires étaient associées à un risque réduit de prise de poids excessive. Les auteurs suggèrent qu'atteindre les apports recommandés dans ces catégories pourrait contribuer à limiter ce risque, bien que la nature observationnelle de l'étude ne permette pas d'établir un lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective2 968 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-05-31 · Rabbi F, Gulacha P, Thabane L, Anand SS, Miliku K, Moraes TJ, Simons E, Subbarao P, de Souza RJ.

Résumé simplifié :

Cette étude canadienne a suivi près de 3000 couples mère-enfant pour voir si l'alimentation de la mère pendant la grossesse influence le risque d'asthme ou de sifflements respiratoires chez l'enfant. Les chercheurs ont identifié trois types d'alimentation : plutôt végétale, occidentale (riche en aliments transformés) ou équilibrée. Résultat : aucun de ces régimes n'était lié au risque d'asthme ou de sifflements chez l'enfant entre 1 et 3 ans. En revanche, des facteurs comme l'asthme des parents ou la durée de la grossesse jouaient un rôle important. L'alimentation maternelle pendant la grossesse ne semble donc pas être un facteur déterminant pour ces problèmes respiratoires.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle, menée au sein de la cohorte canadienne CHILD, a analysé les liens entre les habitudes alimentaires maternelles pendant la grossesse et le développement d'asthme ou de sifflements respiratoires chez l'enfant. À partir de questionnaires alimentaires, trois profils nutritionnels ont été dégagés par analyse en composantes principales : végétal, occidental et équilibré. Sur 2968 paires mère-enfant, aucune association significative n'a été observée entre ces profils alimentaires et le diagnostic d'asthme posé par un médecin, ni avec les sifflements récurrents entre 1 et 3 ans. En revanche, l'asthme ou les sifflements chez la mère ou le père, ainsi que l'âge gestationnel, étaient associés de façon significative au risque respiratoire de l'enfant. Ces résultats suggèrent que les facteurs familiaux et périnatals auraient un poids plus important que l'alimentation maternelle prénatale dans le développement de ces troubles respiratoires chez le jeune enfant.

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Niveau 4 — Étude de cohorte prospective86 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : association atténuée et non significative après ajustement, résultats faibles sur petit échantillon

Europe PMC · 2026-05-29 · Karras SN, Dalamaga M, Kypraiou M, Harizopoulou V, Vlastos A, Anemoulis M, Georgopoulos N, Mastorakos G, Goulis DG.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 86 adolescents de la cohorte KLOTHO pour voir si manger méditerranéen, à l'adolescence ou pendant la grossesse de leur mère, est lié à leur niveau d'anxiété. Les chercheurs ont mesuré l'alimentation des ados et celle de leur mère pendant la grossesse, puis ont évalué l'anxiété, l'humeur et les comportements des jeunes. Résultat : les mères ayant mieux suivi le régime méditerranéen pendant leur grossesse avaient des enfants avec moins d'anxiété globale à l'adolescence. Chez les ados eux-mêmes, une bonne alimentation méditerranéenne était liée à moins d'anxiété sociale et de séparation, mais pas à l'anxiété globale une fois d'autres facteurs pris en compte.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte (KLOTHO, n=86 adolescents) a examiné l'association entre l'adhésion au régime méditerranéen - mesurée via le score KIDMED chez les adolescents et un score méditerranéen chez les mères pendant leur grossesse - et différents indicateurs de santé mentale (anxiété, humeur, difficultés comportementales) à l'adolescence. Une corrélation inverse initiale entre régime méditerranéen des adolescents et anxiété totale a disparu après ajustement pour le sexe, l'IMC, le sommeil et l'activité physique. Toutefois, l'alimentation méditerranéenne des adolescents restait associée à des scores plus bas de phobie sociale et d'anxiété de séparation. Par ailleurs, l'adhésion maternelle au régime méditerranéen pendant la grossesse était associée à une anxiété globale plus faible chez les enfants devenus adolescents, sans lien spécifique avec les sous-domaines anxieux. Ces résultats suggèrent une association modeste et spécifique à certains domaines entre alimentation méditerranéenne et santé émotionnelle à l'adolescence, sans établir de lien de causalité.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective4 798 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-03-26 · Favara G, Leccese L, Barchitta M, Candelora F, Culasso M, Ettore C, Ettore G, Gagliardi L, Galvani F, Lastrucci V, La Mastra C, La Rosa MC, Magnano San Lio R, Maugeri A, Pani P, Nisticò L, Brescianini S, Agodi A.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi près de 4800 femmes enceintes en Italie pour voir si leur alimentation pendant la grossesse influençait la santé de leur bébé à la naissance (prématurité, poids trop faible ou trop élevé). Deux grands types d'alimentation ont été identifiés : un régime « occidental » (aliments transformés, fritures, sucreries) et un régime « prudent » (fruits, légumes, poisson, céréales complètes). Le régime occidental était plus fréquent chez les femmes jeunes ou défavorisées, le prudent chez les femmes plus diplômées et aisées. Globalement, l'alimentation seule n'expliquait pas bien les problèmes à la naissance : le poids avant grossesse et le niveau d'études de la mère comptaient davantage.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle a analysé les données de 3234 et 1564 couples mère-enfant issus de deux cohortes italiennes (Piccolipiù et MAMI-MED) pour évaluer le lien entre les habitudes alimentaires maternelles durant la grossesse et diverses issues de naissance (prématurité, faible poids, macrosomie, retard ou excès de croissance intra-utérin). Par analyse en composantes principales, deux profils alimentaires comparables sont ressortis dans les deux cohortes : un profil « occidental » (aliments transformés, fritures, sucreries, boissons sucrées) et un profil « prudent » (fruits, légumes, poisson, céréales complètes). Ces profils étaient socialement différenciés, le profil occidental étant associé à un statut socioéconomique plus défavorisé. Après ajustement complet, les profils alimentaires n'étaient globalement pas associés de façon cohérente à la prématurité ni aux anomalies de croissance fœtale, sauf pour un lien ponctuel entre le profil prudent et un risque réduit de faible poids de naissance (mais augmenté de macrosomie) dans une seule cohorte. L'indice de masse corporelle avant grossesse et le niveau d'éducation maternelle apparaissaient comme des prédicteurs plus robustes des issues de naissance que l'adhésion aux profils alimentaires eux-mêmes.

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Afficher aussi les 8 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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