Insécurité alimentaire
Situation dans laquelle l'accès à une alimentation suffisante, sûre et nutritive n'est pas garanti de façon stable, pour des raisons économiques, sociales ou matérielles. Elle se traduit par des degrés variables, allant de l'inquiétude sur l'approvisionnement à la réduction effective des quantités consommées. Elle peut toucher des personnes isolées, des familles ou des populations entières, dans les pays riches comme dans les pays pauvres.
Études scientifiques (63)
Carte des preuves
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 12 (19 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 47 (75 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 4 (6 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Dépression et anxiété | 16 | · | · | 2 | 14 | · |
| Obésité et poids | 15 | · | · | 4 | 9 | 2 |
| Croissance et développement de l'enfant | 6 | · | · | 1 | 4 | 1 |
| Dénutrition et sarcopénie | 4 | · | · | · | 3 | 1 |
| Diabète de type 2 | 4 | · | · | 1 | 1 | 2 |
| Troubles du comportement alimentaire | 4 | · | · | 1 | 3 | · |
| Déclin cognitif et démence | 3 | · | · | 1 | 1 | 1 |
| Hypertension artérielle | 3 | · | · | 1 | 2 | · |
| Maladies cardiovasculaires | 3 | · | · | · | 1 | 2 |
| Grossesse et issues de naissance | 3 | · | · | · | 3 | · |
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Europe PMC · 2027-01-01 · Hliounakis H, Kent K, Brooks C, Scavera J, Fleming C, Morrison N, Si L, Simmons D, Wu JHY, Chapman L, MacMillan F.
Résumé simplifié :
Cette étude australienne a suivi des personnes qui venaient de rejoindre une coopérative alimentaire de quartier, pour voir si cela améliorait leur accès à une alimentation suffisante. Avant et après leur adhésion, les chercheurs ont mesuré leur niveau d'insécurité alimentaire (manque d'argent ou d'accès pour bien manger), leurs habitudes alimentaires et certains indicateurs de santé comme le poids ou la tension artérielle. Résultat : la proportion de personnes se disant en sécurité alimentaire est passée de 54% à 67% après avoir rejoint la coopérative. Les personnes en insécurité alimentaire ont aussi légèrement amélioré leurs habitudes de repas, mais ces changements n'étaient pas toujours statistiquement significatifs.
Résumé reformulé :
Cette étude pré-post a évalué l'impact de la participation à une coopérative alimentaire communautaire australienne sur la sécurité alimentaire de 58 nouveaux membres, majoritairement des femmes d'origine européenne. Le statut de sécurité alimentaire a été mesuré via le questionnaire validé HFSSM (6 items), ainsi que les comportements alimentaires et des paramètres physiques objectifs (poids, tour de taille, tension artérielle) chez un sous-groupe de 25 participants. La proportion de personnes classées en sécurité alimentaire a significativement augmenté entre le début et le suivi (de 54,2% à 66,7%, p=0,041), et aucun participant initialement en sécurité alimentaire n'est devenu insécure. Les participants initialement en insécurité alimentaire ont montré des tendances d'amélioration de leurs comportements alimentaires et de préparation des repas, mais la plupart de ces changements n'ont pas atteint la significativité statistique, probablement en raison du faible effectif. Ces résultats suggèrent un lien entre la participation à ce type de coopérative et une meilleure sécurité alimentaire, sans toutefois établir formellement une causalité en l'absence de groupe contrôle.
Europe PMC · 2026-11-01 · Glenn Lecea E, Evans JL, Winnicki E, Plantinga L, Seligman H, Levi R, Tuot D.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez 18 jeunes (11 à 23 ans) ayant eu une greffe de rein et confrontés à des difficultés pour accéder à une alimentation suffisante, un programme offrant chaque mois des bons d'achat pour des fruits et légumes pendant six mois. Le programme s'est révélé facile à mettre en place, sûr (aucun problème de potassium dans le sang, souvent redouté chez ces patients) et très apprécié des participants. L'insécurité alimentaire a diminué, mais sans que cela soit statistiquement certain vu le petit nombre de participants. En revanche, la consommation réelle de fruits et légumes n'a pas vraiment augmenté, même si un marqueur sanguin (le bicarbonate) s'est amélioré.
Résumé reformulé :
Les jeunes transplantés rénaux sont exposés à des risques cardiométaboliques liés aux traitements immunosuppresseurs au long cours et sont particulièrement vulnérables à l'insécurité alimentaire. Cette étude pilote, menée en ouvert sur un seul groupe dans un centre pédiatrique américain, a évalué la faisabilité, l'acceptabilité et la sécurité d'un programme de bons alimentaires pour fruits et légumes distribués mensuellement pendant six mois. Sur 19 participants inscrits (âge médian 19 ans), 18 ont pu utiliser leur carte et ont été analysés ; 86% d'entre eux ont dépensé au moins la moitié des fonds alloués, et 89% ont rapporté une expérience très positive. Aucun épisode d'hyperkaliémie n'est survenu, confirmant la sécurité de l'intervention. L'insécurité alimentaire est passée de 53% à 22% des participants, une baisse notable mais non statistiquement significative compte tenu de la taille réduite de l'échantillon. La consommation déclarée de fruits et légumes n'a toutefois pas augmenté de façon mesurable. Sur le plan biologique, le bicarbonate sérique a significativement augmenté (p<0,001), tandis que l'indice de masse corporelle, la tension artérielle et les autres électrolytes sont restés stables. Ces résultats encouragent la poursuite de l'évaluation de ce type de programme à plus grande échelle.
Europe PMC · 2026-10-23 · Karafoulidou Z, Pardali EC, Gkouvi A, Tsimourtou V, Alexiou I, Dardiotis E, Klonizakis M, Bogdanos DP, Grammatikopoulou MG.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé 40 patients atteints de sclérose en plaques (SEP) et 40 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) pour voir s'ils manquaient d'un accès stable à une alimentation suffisante, et si cela était lié à leur douleur. Résultat : 65% des patients SEP et 37,5% des patients PR vivaient une insécurité alimentaire, les patients SEP étant plus touchés. Chez les patients SEP, plus le handicap était important, plus l'insécurité alimentaire était fréquente. Dans l'ensemble des deux groupes, une insécurité alimentaire plus marquée était liée à une douleur plus intense et plus handicapante au quotidien.
Résumé reformulé :
Cette étude cas-témoins a comparé la prévalence de l'insécurité alimentaire (mesurée par l'échelle HFIAS) chez 40 patients atteints de sclérose en plaques (SEP) et 40 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR), en lien avec la douleur (Brief Pain Inventory) et la sévérité de la maladie (EDSS pour la SEP, DAS28 pour la PR). L'insécurité alimentaire concernait 65% des patients SEP contre 37,5% des patients PR, une différence significative, les patients SEP présentant une probabilité plus élevée d'en souffrir. Chez les patients SEP, un handicap plus marqué était associé à davantage d'insécurité alimentaire, alors qu'aucune association de ce type n'était observée avec l'activité de la maladie chez les patients PR. En analyse combinée, l'insécurité alimentaire était indépendamment associée à une douleur plus sévère et plus invalidante, suggérant l'intérêt d'un dépistage systématique de l'insécurité alimentaire dans ces populations.
Motif : intervalles de confiance très larges et imprécis pour les effets médiateurs (ACME, ADE, ATE) et proportion médiée (-142% à 124%)
Europe PMC · 2026-10-23 · Anderson RE, Berkowitz SA, Burger KS, Valle CG, Taillie LS, Ammerman AS.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si le fait d'améliorer l'insécurité alimentaire (difficulté à accéder à une nourriture suffisante) permettait d'augmenter l'activité physique chez des adultes hypertendus en situation d'insécurité alimentaire. Les participants avaient reçu soit un accompagnement par un agent de santé communautaire, soit aucun accompagnement. Les chercheurs ont mesuré l'insécurité alimentaire et l'activité physique à plusieurs moments. Résultat : l'accompagnement n'a pas augmenté l'activité physique, et même quand l'insécurité alimentaire s'améliorait, cela n'entraînait pas plus d'activité physique. Les auteurs concluent que réduire l'insécurité alimentaire seule ne suffit probablement pas à faire bouger davantage les gens, il faudrait des aides supplémentaires ciblant spécifiquement l'activité physique.
Résumé reformulé :
Cette analyse secondaire de l'essai randomisé Healthy Food First a examiné, chez des adultes hypertendus en situation d'insécurité alimentaire recrutés dans 364 sites cliniques de Caroline du Nord, si la réduction de l'insécurité alimentaire (ΔFI) médiait l'effet d'un coaching par agent de santé communautaire sur le niveau d'activité physique. L'insécurité alimentaire était mesurée à l'inclusion et à 12 mois, l'activité physique totale à 12 et 18 mois. Les modèles de médiation causale ont estimé des effets indirects, directs et totaux tous non significatifs et de faible ampleur, avec une proportion médiée proche de zéro. Les analyses longitudinales (GEE) ont confirmé l'absence d'association entre le coaching et l'activité physique. Les auteurs concluent qu'une amélioration modeste de l'insécurité alimentaire ne suffit probablement pas, à elle seule, à accroître l'activité physique, et qu'un soutien spécifique ciblant directement ce comportement serait nécessaire.
Europe PMC · 2026-10-22 · Arslan S, Ayyildiz F, Bayram HM, Aydin A, Yurtdaş Depboylu G, Karacil Ermumcu MS, Esin K, Atabilen Pınar B, Kaya Kaçar H, Bellikci Koyu E, Günal AM, Yalçin T, Bölükbaşi H, Akbulut G.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé plus de 2000 étudiants turcs en nutrition et diététique pour voir si manquer de nourriture régulièrement (insécurité alimentaire) était lié à leur façon de manger et à leur bien-être. Environ un tiers des étudiants vivaient une insécurité alimentaire. Ceux-ci avaient des habitudes alimentaires moins durables et saines, ressentaient plus d'anxiété liée à l'environnement (éco-anxiété), et étaient moins satisfaits de leur vie que les étudiants ayant un accès stable à la nourriture. Ces liens restaient présents même après avoir pris en compte d'autres facteurs, mais l'étude ne prouve pas que l'insécurité alimentaire soit la cause directe de ces différences.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 2027 étudiants turcs en nutrition et diététique a examiné les associations entre insécurité alimentaire, comportements alimentaires durables et sains, éco-anxiété et satisfaction de vie, à l'aide de questionnaires validés. Parmi les participants, 31,9% présentaient une insécurité alimentaire. Ces derniers affichaient des scores plus faibles de comportements alimentaires durables et sains, une éco-anxiété plus élevée et une satisfaction de vie moindre comparativement aux étudiants en sécurité alimentaire, avec des tailles d'effet allant de faibles à modérées. Après ajustement multivarié, un score d'insécurité alimentaire plus élevé restait associé de façon significative à ces trois dimensions. Les auteurs soulignent toutefois que le design transversal de l'étude ne permet pas d'établir de lien de causalité entre l'insécurité alimentaire et ces indicateurs comportementaux et psychologiques.
Europe PMC · 2026-10-22 · Tamanna T, Mim NJ, Rakibul Hasan SM, Hasan H, Hossain MN, Islam T, Shila FI.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 400 mères vivant dans des bidonvilles de Dacca, au Bangladesh, pour voir comment l'insécurité alimentaire, la charge de travail et les comportements alimentaires influencent la qualité de leur alimentation. Les chercheurs ont mesuré la qualité alimentaire avec un questionnaire sur un jour, et le niveau d'insécurité alimentaire avec une échelle spécifique. Résultat : plus l'insécurité alimentaire était élevée, plus la qualité de l'alimentation était mauvaise, surtout aux niveaux faibles à modérés. Manger ses émotions était aussi lié à une moins bonne alimentation. L'âge des mères, lui, était associé à une meilleure qualité alimentaire.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 400 mères âgées de 15 à 49 ans dans 20 bidonvilles de Dacca (Bangladesh) a examiné les liens entre insécurité alimentaire, charge de travail, comportements alimentaires et qualité du régime alimentaire (mesurée par l'indice BD-HEI à partir d'un rappel alimentaire de 24h). Les résultats montrent une relation non linéaire entre insécurité alimentaire (échelle FIES) et qualité alimentaire : celle-ci chute fortement aux niveaux faibles à modérés d'insécurité, avec une baisse jusqu'à 17-18 points sur l'indice, sans différence significative entre les niveaux les plus élevés. L'âge était positivement associé à la qualité alimentaire, tandis que l'alimentation émotionnelle y était négativement liée. La charge de travail n'était pas significativement associée après ajustement. Une interaction entre insécurité alimentaire et alimentation émotionnelle, suggérée initialement, n'a pas été confirmée statistiquement. Les auteurs soulignent le caractère transversal et exploratoire de ces analyses non linéaires.
Europe PMC · 2026-10-14 · Canady BE, Cook C, Peterson S, Koontz P.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 346 étudiants d'une université des Appalaches sur leur accès à la nourriture, leur vécu durant l'enfance (événements difficiles ou traumatisants) et leurs comportements alimentaires. Environ 70% des étudiants avaient connu l'insécurité alimentaire, pendant l'enfance ou actuellement. Les chercheurs ont trouvé que vivre l'insécurité alimentaire aujourd'hui et avoir vécu des événements négatifs dans l'enfance étaient chacun liés à plus de comportements alimentaires problématiques (comme des troubles du comportement alimentaire). Combiner ces deux facteurs permettait de mieux comprendre ces comportements que chacun pris séparément.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 346 étudiants d'une université appalachienne examine le lien entre l'insécurité alimentaire (FIS), les expériences négatives de l'enfance (ACEs) et les comportements alimentaires désordonnés. Les résultats montrent une prévalence élevée d'insécurité alimentaire dans cet échantillon, avec environ 70% des participants ayant connu une insécurité alimentaire pendant l'enfance et/ou à l'âge actuel. L'insécurité alimentaire actuelle et les ACEs étaient chacune associées de façon indépendante à des comportements alimentaires désordonnés. Un modèle statistique intégrant simultanément ces deux variables expliquait une part plus importante de la variance des comportements alimentaires désordonnés que chaque variable prise isolément. Les auteurs suggèrent que des approches tenant compte des traumatismes pourraient être pertinentes pour mieux comprendre et adresser cette combinaison de facteurs sur les campus universitaires. L'étude étant observationnelle, elle ne permet pas d'établir de lien de causalité direct entre ces variables.
Europe PMC · 2026-10-08 · Lin JC, Lin JC, Zhao J, Gardner G, Mehta SJ, Moleski SM, DuPont AW.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a analysé les données de près de 58 000 adultes pour voir si le manque d'accès à une alimentation suffisante (insécurité alimentaire) était lié à des maladies digestives. Résultat : les personnes touchées par l'insécurité alimentaire avaient bien plus de risques d'avoir des maladies comme les maladies inflammatoires de l'intestin (MICI) ou une hépatite. Pourtant, plus de la moitié des personnes concernées ne bénéficiaient pas d'aide alimentaire, et très peu étaient à jour dans leur dépistage du cancer colorectal. Cela montre un besoin important d'aide et de suivi médical pour ces personnes.
Résumé reformulé :
À partir des données 2023-2024 de l'enquête nationale américaine sur la santé (NHIS), portant sur 57 860 adultes, les chercheurs ont examiné le lien entre insécurité alimentaire et maladies gastro-intestinales (MICI, hépatites, cancers digestifs). Après ajustement pour les facteurs socio-démographiques, l'insécurité alimentaire était associée à une probabilité accrue de maladies gastro-intestinales (OR ajusté : 1,68), en particulier les MICI (OR : 1,78) et l'hépatite (OR : 1,67). Parmi les personnes en situation d'insécurité alimentaire souffrant d'une maladie digestive, 55,4 % ne bénéficiaient pas de l'aide alimentaire SNAP, et seulement 14 % étaient à jour de leur dépistage du cancer colorectal. Ces résultats, de nature observationnelle et transversale, ne permettent pas d'établir de lien de causalité, mais soulignent une association robuste justifiant un meilleur accès au dépistage et à l'accompagnement nutritionnel pour cette population vulnérable.
Europe PMC · 2026-10-06 · Adams MM, McGinley JM, Young SR.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble 21 travaux pour examiner l'insécurité alimentaire (difficulté à accéder à une nourriture suffisante et saine) chez les personnes ayant des déficiences intellectuelles ou développementales. Les résultats montrent que ces personnes et leurs familles sont plus souvent touchées que la population générale. Les conséquences incluent des problèmes nutritionnels aggravés, des changements de comportement liés au diagnostic, et un stress émotionnel chez les proches aidants. Les facteurs de risque comprennent les caractéristiques du foyer, les obstacles administratifs et les coûts supplémentaires liés au handicap, tandis que les aides sociales et le soutien aux aidants protègent contre ces risques.
Résumé reformulé :
Cette revue de la portée synthétise 21 sources pour analyser l'insécurité alimentaire chez les personnes présentant des déficiences intellectuelles et développementales (PDIDD) et leurs familles. Les auteurs constatent de façon constante une prévalence plus élevée d'insécurité alimentaire dans cette population comparée aux personnes sans handicap. Les conséquences identifiées incluent une aggravation des difficultés nutritionnelles, des changements comportementaux spécifiques selon le diagnostic, et une détresse émotionnelle chez les aidants. Parmi les facteurs de risque figurent les caractéristiques du foyer, les barrières systémiques et les coûts additionnels liés au handicap, tandis que des systèmes de services solides, les programmes sociaux publics et le soutien aux aidants apparaissent comme des facteurs protecteurs. Les auteurs soulignent la nécessité d'interventions ciblées, de politiques inclusives et de recherches supplémentaires pour réduire l'insécurité alimentaire et améliorer la santé de cette population vulnérable.
Europe PMC · 2026-10-01 · Yang K, Truex R, Bouton M, Kaur N, Arcilla D.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 705 adultes lors d'événements communautaires sur leur santé. Les chercheurs ont mesuré l'insécurité alimentaire (difficulté à avoir assez à manger) grâce à un court questionnaire validé, et ont demandé si les participants avaient utilisé les urgences récemment. Résultat : environ 2 personnes sur 3 étaient à risque d'insécurité alimentaire, et celles-ci allaient plus souvent aux urgences (38% contre 23%). Le manque d'assurance santé, le logement instable et l'insécurité alimentaire étaient tous liés, indépendamment, à un recours plus fréquent aux urgences. Cela suggère que dépister ces problèmes pourrait aider à réduire les visites évitables aux urgences.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, menée auprès de 705 adultes recrutés lors d'événements de santé communautaire sur trois ans, a évalué la prévalence de l'insécurité alimentaire via l'outil validé Hunger Vital Sign, ainsi que son association avec le recours auto-rapporté aux services d'urgence. La population étudiée était majoritairement féminine (75,9%), issue de minorités ethniques (80% non-hispanique noire ou hispanique) et à faible revenu. Globalement, 66,5% des participants étaient à risque d'insécurité alimentaire et 32,8% avaient utilisé les urgences. Le risque d'insécurité alimentaire était significativement associé à un usage plus fréquent des urgences (37,7% vs 22,9%), ainsi qu'à l'ethnicité hispanique, un faible niveau d'éducation et de revenu, l'absence d'assurance, l'insécurité du quartier et l'instabilité du logement. En analyse multivariée, l'absence d'assurance santé, l'instabilité du logement et l'insécurité alimentaire restaient indépendamment associées au recours aux urgences, suggérant l'intérêt d'un dépistage de ces déterminants sociaux dans la pratique clinique.
Europe PMC · 2026-09-29 · Shauket R, Okon II, Maroof S.
Résumé simplifié :
Cette étude pakistanaise a interrogé 384 adolescents de 15 à 18 ans pour savoir si le manque d'accès à une alimentation suffisante dans leur foyer était lié à leur état nutritionnel. Résultat frappant : 95% des familles vivaient une insécurité alimentaire sévère. Chez les jeunes, 34% étaient trop maigres, 28% présentaient un retard de croissance, et 9% étaient en surpoids ou obèses. Après analyse plus poussée, un score d'insécurité alimentaire plus élevé était associé à un risque accru de maigreur, mais pas clairement au retard de croissance ni au surpoids. Ces résultats soulignent l'urgence d'agir sur la sécurité alimentaire des adolescents.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 384 adolescents scolarisés (15-18 ans) dans le district péri-urbain de Lodhran, au Sud-Pendjab, a évalué l'insécurité alimentaire des ménages (via l'échelle HFIAS) et son lien avec le statut nutritionnel (IMC-pour-âge et taille-pour-âge selon l'OMS). Près de 95% des foyers présentaient une insécurité alimentaire sévère. La prévalence de maigreur atteignait 34%, celle du retard de croissance 28%, et celle du surpoids/obésité 9%. Les catégories globales d'insécurité alimentaire n'étaient pas significativement associées à ces trois indicateurs. Toutefois, après correction pour comparaisons multiples, quatre domaines spécifiques de l'échelle HFIAS restaient associés à la maigreur, et en analyse multivariée ajustée, un score HFIAS continu plus élevé était indépendamment associé à une probabilité accrue de maigreur (OR ajusté 1,056 ; IC95% 1,009-1,104). Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un lien entre insécurité alimentaire et sous-nutrition chez les adolescents, sans établir de causalité directe.
Europe PMC · 2026-09-29 · Khemthong U, Kolesar A, Thanthong S, Wannachat P, Phongchueakaeo J, Udomsuk P.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a rassemblé 21 études pour comprendre comment le manque d'accès régulier à une alimentation suffisante (insécurité alimentaire) affecte les personnes ayant survécu à un cancer. Les résultats montrent que ces personnes ont souvent une moins bonne qualité de vie, plus de problèmes physiques et mentaux, restent plus longtemps à l'hôpital, retournent plus souvent y être réadmises, et ont un risque de décès plus élevé. Elles suivent aussi moins bien leurs traitements et retardent leurs rendez-vous de suivi. Les auteurs recommandent que les infirmiers dépistent systématiquement ce problème chez les patients atteints de cancer.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé 21 études (sur 878 références identifiées) portant sur le lien entre insécurité alimentaire et résultats de santé chez des adultes survivants du cancer. Treize études rapportent des associations avec des problèmes physiques, comportementaux et mentaux, ainsi qu'une qualité de vie réduite. Quelques études suggèrent une durée d'hospitalisation plus longue, un taux de réadmission à 90 jours plus élevé et un risque accru d'iléus postopératoire chez les patients en situation d'insécurité alimentaire. Cinq études associent ce facteur à une mortalité plus élevée, et deux études rapportent un lien avec une moins bonne adhésion médicamenteuse et un report des soins de suivi. S'agissant d'une synthèse d'études majoritairement observationnelles, ces résultats révèlent des associations statistiques, sans établir de lien de causalité direct. Les auteurs appellent à un dépistage systématique de l'insécurité alimentaire par les soignants et à davantage de recherches sur les interventions possibles.
Europe PMC · 2026-09-29 · Ledenko M, Patel T.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a comparé, comté par comté, le niveau d'insécurité alimentaire (difficulté à accéder à une nourriture suffisante et saine) avec les taux de décès liés aux maladies digestives entre 2015 et 2020. Les comtés où l'insécurité alimentaire était la plus forte avaient aussi les taux de mortalité les plus élevés, que ce soit pour les maladies du foie, de l'intestin, ou certains cancers digestifs comme le cancer du foie ou du côlon. D'autres facteurs comme la pauvreté, l'accès aux soins ou l'âge de la population influençaient aussi ces résultats. Cela souligne l'importance de mieux prendre en charge l'accès à l'alimentation pour protéger la santé digestive.
Résumé reformulé :
Cette étude écologique a croisé, au niveau des comtés américains, des données de mortalité standardisée selon l'âge pour les maladies du tube digestif (gastro-intestinales et hépatiques, cancers et non-cancers) sur la période 2015-2020 avec des indicateurs locaux d'insécurité alimentaire, d'accès aux commerces alimentaires et de participation aux programmes d'aide alimentaire. Les comtés situés dans le quintile le plus élevé d'insécurité alimentaire présentaient des taux de mortalité significativement supérieurs à ceux du quintile le plus bas, une association retrouvée aussi bien pour les maladies gastro-intestinales que hépatiques, et pour les cancers comme pour les pathologies non cancéreuses. L'insécurité alimentaire était liée à la mortalité par cancer primitif du foie et cancer colorectal, mais pas par cancer de l'œsophage ou de la vésicule biliaire. Des facteurs tels que l'âge, la taille de la population, l'accès aux soins et le contexte économique modulaient ces associations au sein des zones les plus touchées. Étant de nature écologique, l'étude ne permet pas d'établir de lien de causalité individuel, mais met en évidence une association géographique robuste entre insécurité alimentaire et mortalité digestive.
Europe PMC · 2026-09-26 · Rao S, Gupta K, Aggarwal P, Borle AL, Singh MM, Sharma N.
Résumé simplifié :
Cette étude indienne a interrogé 151 adultes souffrant de douleurs chroniques vivant dans un quartier pauvre de Delhi. Résultat : 41% d'entre eux manquaient régulièrement de nourriture suffisante ou de qualité. Les personnes qui retardaient leurs soins médicaux à cause du coût avaient beaucoup plus de risques d'être en insécurité alimentaire, tandis que celles dont la douleur était bien contrôlée avaient moins de risques. Les personnes en insécurité alimentaire se sentaient aussi globalement moins bien dans leur vie quotidienne. Cela montre un lien important entre pauvreté, accès à la nourriture et gestion de la douleur chronique.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 151 adultes souffrant de douleur chronique dans un bidonville urbain de Delhi a évalué la prévalence et les facteurs associés à l'insécurité alimentaire, mesurée via l'échelle validée FIES. Près de 41% des participants étaient en situation d'insécurité alimentaire, et la diversité alimentaire était insuffisante chez 86,8% d'entre eux, s'aggravant avec la sévérité de l'insécurité. En analyse multivariée, le report des soins pour raisons financières était fortement associé à une probabilité accrue d'insécurité alimentaire, alors qu'un bon contrôle de la douleur était associé à une probabilité réduite. Les participants en insécurité alimentaire rapportaient également un bien-être significativement moindre. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association entre vulnérabilité économique, accès aux soins, contrôle de la douleur et sécurité alimentaire, sans établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-09-24 · Munthali W, Zhang Y, Lin Q, Yang L.
Résumé simplifié :
Cette étude a été menée auprès de 612 femmes enceintes au Malawi pour comprendre le lien entre le manque d'accès à une alimentation suffisante et l'anémie pendant la grossesse. Résultat : près de 70% des familles manquaient de nourriture, et environ 21% des femmes étaient anémiques. Les femmes vivant dans une insécurité alimentaire sévère, ou mangeant trop peu de fer, de vitamine C ou de calories, avaient plus de risque d'être anémiques. À l'inverse, celles qui mangeaient des aliments variés avaient beaucoup moins de risque d'anémie. La diversité alimentaire semble jouer un rôle clé dans ce lien.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée à Lilongwe (Malawi) a examiné les associations entre insécurité alimentaire des ménages, apports alimentaires et anémie chez 612 femmes enceintes au deuxième trimestre. L'insécurité alimentaire sévère était associée à un risque accru d'anémie (OR ajusté : 2,58), tout comme des apports insuffisants en énergie, en fer et en vitamine C. À l'inverse, atteindre la diversité alimentaire minimale recommandée pour les femmes (MDD-W) réduisait fortement le risque d'anémie (OR ajusté : 0,19) comparé à une faible diversité alimentaire. Une analyse de médiation a montré que la diversité alimentaire explique partiellement le lien entre insécurité alimentaire et anémie. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent l'importance de politiques favorisant la sécurité alimentaire et une alimentation diversifiée pour améliorer la santé maternelle, sans toutefois établir de relation de causalité directe.
Europe PMC · 2026-09-23 · Franco R, Roldán Vernon E, Rushing B, Bui K, Villamediana P, Márquez Acevedo A, Lane G.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 199 femmes latinas vivant dans l'Idaho et l'État de Washington pour mieux comprendre leur situation face à l'insécurité alimentaire. Près de la moitié d'entre elles manquaient de nourriture de façon régulière, et près de 8 sur 10 étaient en surpoids ou obèses. Les femmes vivant dans des familles de travailleurs agricoles, moins éduquées, ou ayant vécu des événements difficiles pendant l'enfance étaient plus touchées par l'insécurité alimentaire. À l'inverse, un bon soutien social semblait protecteur. Fait intéressant : avoir des difficultés à se nourrir n'était pas clairement lié au risque de prédiabète, mais coexistait avec un excès de poids très fréquent.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 199 femmes latinas de l'Idaho et de Washington visait à caractériser l'insécurité alimentaire et son lien avec des facteurs structurels, psychosociaux et cardiométaboliques. L'insécurité alimentaire touchait 43,3% des participantes, tandis que 78,9% présentaient un surpoids ou une obésité. Elle était plus fréquente chez les femmes de ménages agricoles (PR 1,65), celles ayant un faible niveau d'éducation (PR 1,87), et associée à un stress d'acculturation plus élevé chez les immigrantes (PR 1,61). Un meilleur soutien social était associé à une moindre prévalence d'insécurité alimentaire, et un passé d'expériences infantiles adverses était lié à une sévérité accrue. La qualité alimentaire était globalement faible, sans association causale claire avec le statut d'insécurité alimentaire, et aucun lien net n'a été établi avec le risque de prédiabète. Les auteurs soulignent le paradoxe insécurité alimentaire-obésité observé dans cette population peu étudiée.
Europe PMC · 2026-09-22 · Kim D, Danpanichkul P, Shenoy A, Wijarnpreecha K, Ahmed A.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a examiné le lien entre l'insécurité alimentaire (le fait de ne pas avoir un accès fiable à une nourriture suffisante) et les maladies du foie liées à l'accumulation de graisse. En analysant des données de plus de 10 000 adultes, les chercheurs ont trouvé que les personnes en situation d'insécurité alimentaire avaient 37% plus de risque de souffrir d'une maladie du foie liée à des problèmes métaboliques (comme le diabète ou l'obésité), et plus l'insécurité était sévère, plus le risque augmentait. Elles avaient aussi plus de risque de fibrose hépatique significative, une forme plus avancée d'atteinte du foie. Par contre, aucun lien n'a été trouvé avec les maladies du foie liées à l'alcool.
Résumé reformulé :
À partir des données de l'enquête nationale américaine NHANES (2017-2023), cette étude a évalué l'association entre l'insécurité alimentaire et les différents sous-types de maladie stéatosique du foie selon la nomenclature récente, en utilisant l'élastographie transitoire. L'insécurité alimentaire était indépendamment associée à une augmentation de 37% des odds de MASLD (maladie liée à des dysfonctions métaboliques), avec une relation dose-réponse: les niveaux d'insécurité les plus sévères étant associés au risque le plus élevé. En revanche, aucune association significative n'a été observée avec le MetALD (forme mixte) ou l'ALD (liée à l'alcool). L'insécurité alimentaire était également associée à une fibrose hépatique significative, une association qui persistait, bien qu'atténuée, après ajustement pour le diabète et l'obésité. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un lien spécifique entre insécurité alimentaire et atteintes hépatiques d'origine métabolique, sans permettre de conclure à une causalité directe.
Europe PMC · 2026-09-22 · Singh S, Polavarapu M, Shrestha A, Azeem SS.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine s'est demandé si le fait de manquer de nourriture ou d'avoir un logement instable pouvait affecter la santé mentale des adolescents, et si le quartier où ils vivent jouait un rôle. En analysant les données de plus de 30 000 jeunes, les chercheurs ont trouvé qu'un tiers des adolescents présentaient au moins un trouble mental ou comportemental. Ceux dont les familles manquaient de nourriture ou avaient un logement instable avaient davantage de risques de souffrir de ces troubles. Un quartier agréable et soudé semblait atténuer une partie de ce risque, alors qu'un quartier marqué par le vandalisme l'aggravait.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, basée sur les données 2022 de la National Survey of Children's Health, a examiné les liens entre insécurité alimentaire, instabilité du logement, facteurs de quartier et santé mentale/comportementale des adolescents américains. Parmi les participants, 34,22% présentaient au moins un trouble mental, émotionnel, développemental ou comportemental. Après ajustement, l'insécurité alimentaire (OR ajusté=1,50) et l'instabilité du logement (OR ajusté=1,54) étaient significativement associées à ces troubles, tout comme la présence de vandalisme dans le quartier (OR ajusté=1,28). Une modélisation par équations structurelles a montré que les facteurs de quartier jouaient un rôle médiateur partiel, les environnements de quartier favorables (cohésion sociale, aménités) atténuant en partie l'impact de ces difficultés familiales sur la santé mentale des adolescents. Ces résultats, de nature corrélationnelle, suggèrent l'intérêt d'interventions combinant soutien aux familles en difficulté et amélioration des environnements de quartier.
Europe PMC · 2026-09-21 · Nkosi L, Nigussie T, Ayo-Yusuf OA.
Résumé simplifié :
Cette étude sud-africaine a interrogé plus de 3000 adultes pour comprendre les liens entre le manque d'accès à une alimentation suffisante (insécurité alimentaire) et la santé mentale. Résultat : près de 4 personnes sur 10 vivent cette insécurité alimentaire. Les personnes souffrant de troubles mentaux ont presque 3 fois plus de risque de connaître l'insécurité alimentaire, et inversement, manquer de nourriture semble aussi favoriser les troubles mentaux. Avoir un bon niveau de vie protège contre ce risque. Le tabac est aussi lié à l'insécurité alimentaire, contrairement au diabète ou à l'hypertension. Ces résultats montrent que pauvreté, santé mentale et habitudes de vie sont étroitement liées.
Résumé reformulé :
Cette enquête transversale, menée en 2025 auprès de 3095 adultes sud-africains représentatifs de la population nationale, a examiné par modélisation structurelle les relations entre insécurité alimentaire, santé mentale, statut socioéconomique, comportements (tabac, alcool) et comorbidité hypertension-diabète. L'insécurité alimentaire touchait 37,4 % des foyers. Une forte association bidirectionnelle a été observée entre troubles mentaux et insécurité alimentaire (OR=2,82 pour l'effet des troubles mentaux sur l'insécurité), suggérant des influences réciproques. Un statut socioéconomique élevé exerçait un effet protecteur global. L'usage de nicotine était directement lié à l'insécurité alimentaire, tandis que l'alcool agissait indirectement via le tabac. Aucune association indépendante n'a été trouvée avec la comorbidité hypertension-diabète. En raison du caractère transversal de l'étude, aucune relation de causalité ne peut être établie, mais les auteurs plaident pour des interventions combinant volets socioéconomique, psychologique et comportemental.
Motif : intervalles de confiance larges, notamment pour l'analyse secondaire par délai de livraison
Europe PMC · 2026-09-19 · McPeek Hinz E, Hoffman AF, Pignone M, Kinard T, Granger BB, Valentine CG, Drake C, Spratt S.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi des personnes âgées de plus de 60 ans, sortant de l'hôpital et à risque d'insécurité alimentaire ou de malnutrition. Certaines ont reçu deux semaines de repas livrés à domicile via un programme pilote, d'autres non. Les chercheurs ont observé que les personnes ayant reçu ces repas avaient moins de risque d'être réhospitalisées dans les 14 et 21 jours suivant leur sortie. Cet effet était plus marqué quand les repas étaient livrés rapidement, mais il s'estompait après 30 jours. Ces résultats suggèrent que livrer des repas rapidement après une hospitalisation pourrait aider à réduire les réadmissions chez les personnes âgées vulnérables.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte rétrospective a analysé 380 sorties d'hôpital de patients de 60 ans et plus, à risque d'insécurité alimentaire ou de malnutrition, référés à un programme pilote de livraison de repas à domicile (Meals on Wheels) pendant deux semaines après leur retour à domicile. Les patients ayant reçu ces repas présentaient une probabilité réduite de réadmission non planifiée à 14 jours (OR ajusté 0,31) et à 21 jours (OR ajusté 0,47), un effet qui s'atténuait à 30 jours (OR ajusté 0,82). Une livraison plus précoce (dans les 9 jours) était associée à une réduction plus marquée du risque à 14 jours, bien que les intervalles de confiance soient larges. Ces résultats observationnels suggèrent une association prometteuse entre une intervention alimentaire post-hospitalière et une diminution des réadmissions à court terme chez des adultes âgés vulnérables, justifiant des essais prospectifs pour confirmer un lien causal.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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