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Faible disponibilité énergétique (RED-S)

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État physiologique dans lequel l'énergie disponible issue de l'alimentation ne suffit pas à couvrir les besoins de l'organisme une fois la dépense liée à l'exercice déduite. Concerne les sportifs et sportives de tout niveau, parfois sans restriction alimentaire volontaire. Succède au concept de triade de l'athlète féminine, en l'élargissant à l'ensemble des fonctions corporelles et aux deux sexes.

Études scientifiques (59)

Carte des preuves

59études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 1 (2 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 20 (34 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 21 (36 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 17 (29 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Performance sportive et masse musculaire53·1161917
Os et ostéoporose24··969
Troubles du comportement alimentaire10··532
Dénutrition et sarcopénie4···22
Infections et immunité3··1·2
Symptômes de la ménopause3··3··
Fertilité2··1·1
Dépression et anxiété2··11·
Croissance et développement de l'enfant2··11·
Sommeil2···2·
Voir les 7 autres problèmes de santé
Grossesse et issues de naissance2···2·
Déclin cognitif et démence2··1·1
Maladies cardiovasculaires1····1
Cholestérol et lipides sanguins1··1··
Inflammation chronique1··1··
Microbiote intestinal1····1
Thyroïde1···1·

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (59)Niveau 2 : 1Niveau 3 : 20Niveau 4 : 21Niveau 5 : 17

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Niveau 4 — Étude transversale72 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-11-01 · Mathisen TF, Løkkevik IJ, Rustaden AM, Sundgot-Borgen C, Macnaughton L, Lundberg HE, Sundgot-Borgen J.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 72 jeunes biathlètes norvégiens pour voir si certains souffraient de « déficit énergétique relatif » (RED-S), un problème lié à un manque d'énergie disponible pour le corps. Résultat : 32% présentaient des symptômes de RED-S, et c'était plus fréquent chez les filles et les athlètes plus âgés. Les chercheurs ont aussi regardé les performances en fin de saison : les athlètes qui s'entraînaient plus et avaient moins de symptômes de RED-S performaient mieux, tandis que les blessures, les arrêts d'entraînement et un taux de graisse corporelle élevé nuisaient aux résultats. L'étude souligne l'importance de dépister tôt ces problèmes chez les jeunes sportifs.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale nationale a examiné la prévalence des symptômes de déficit énergétique relatif dans le sport (RED-S) chez 72 biathlètes adolescents norvégiens (55% de filles, âge moyen 17,8 ans) via des questionnaires validés et des entretiens cliniques en cas de suspicion de troubles alimentaires. Les résultats montrent une prévalence de 18% pour la faible disponibilité énergétique, 32% pour le RED-S global, 11% pour les troubles alimentaires (20% chez les filles) et 15% pour la dépression, ces symptômes étant plus fréquents chez les filles et les athlètes plus âgés. Parmi les 28 athlètes majeurs ayant passé des tests en laboratoire, 11% présentaient une faible densité osseuse. Une régression a identifié que le volume d'entraînement élevé et une faible sévérité du RED-S prédisaient positivement la performance en fin de saison, tandis que les absences liées aux blessures/maladies, le cholestérol et le pourcentage de graisse corporelle y étaient associés négativement. Il s'agit d'une étude observationnelle qui ne permet pas d'établir de lien de causalité direct.

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Niveau 4 — Étude transversale33 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-16 · Kolb DE, Cipriano NL, Moody RA, Stephens JA, Caldwell LK, Lindley MR, Ware ME, Deemer SE.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé la solidité des os (densité osseuse) chez 33 athlètes universitaires américaines, selon qu'elles pratiquaient un sport centré sur l'apparence physique (endurance, danse, sports à catégories de poids) ou non (sports de ballon, de puissance). Les sportives du premier groupe avaient une densité osseuse plus faible que les autres, mesurée par imagerie. En revanche, les chercheurs n'ont trouvé aucune différence entre les deux groupes concernant les hormones liées à l'énergie (leptine, cortisol), la vitamine D, les troubles alimentaires ou le risque global de déficit énergétique évalué par questionnaire. Cela suggère que le type de sport influence la santé osseuse, au-delà des indicateurs habituels de ce syndrome.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a évalué 33 athlètes universitaires féminines réparties en deux groupes : sports axés sur le physique (endurance, esthétique, catégories de poids) versus sports non axés sur le physique (ballon, puissance, habileté). Les chercheurs ont mesuré la densité minérale osseuse par DXA, ainsi que plusieurs indicateurs de risque de déficit énergétique relatif dans le sport (RED-S) : questionnaire CAT2, biomarqueurs sanguins (leptine, cortisol, vitamine D), et questionnaires sur les troubles alimentaires (EDE-Q) et la disponibilité énergétique (LEAF-Q). Les athlètes du groupe « physique-focused » présentaient des z-scores osseux significativement plus bas au niveau du rachis, des fémurs et du corps entier. Cependant, aucune différence significative n'a été observée entre les groupes pour les biomarqueurs, les scores de troubles alimentaires ou le niveau de risque RED-S global. Ces résultats, de nature associative, suggèrent que le type de sport pourrait influencer la santé osseuse indépendamment des marqueurs classiques du RED-S, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé19 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 19 participants

Europe PMC · 2026-10-10 · Dolan E, Pinto RS, Reina BA, Esteves GP, Miranda VCA, Roschel H, Gualano B, Sale C, Swinton P.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez 19 jeunes adultes actifs l'effet d'une restriction calorique de courte durée (5 jours) sur la santé des os et l'inflammation, avant et après un exercice physique. Trois régimes ont été comparés : apport énergétique normal, apport très restreint, et apport restreint mais avec protéines préservées. Résultats : la restriction calorique diminue les marqueurs de formation osseuse et augmente l'inflammation après l'exercice, peu importe si les protéines sont maintenues ou non. Préserver les protéines n'a donc pas protégé les os ni réduit l'inflammation ; au contraire, cette condition a montré des effets encore plus marqués, probablement liés à un manque de glucides.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé randomisé, 19 adultes actifs (9 femmes, 10 hommes) ont suivi trois régimes de 5 jours : apport énergétique adéquat (45 kcal/kg de masse maigre/jour), faible disponibilité énergétique (15 kcal/kg/jour), et faible disponibilité énergétique avec apport protéique maintenu au niveau du régime adéquat. À chaque condition, un exercice standardisé (vélo + test de Wingate) était réalisé en début et fin de période, avec mesures sanguines répétées. La restriction calorique, avec ou sans protéines préservées, a réduit le marqueur de formation osseuse P1NP et augmenté plusieurs cytokines inflammatoires (IL6, IL8, IL10, IL1Ra, IL1β) en réponse à l'exercice. Les effets étaient plus marqués et plus constants lorsque les protéines étaient maintenues, suggérant que c'est plutôt la faible disponibilité en glucides, et non l'apport protéique en soi, qui explique ces perturbations métaboliques et osseuses à court terme.

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Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoin3 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-09 · Forchino F, Brade CJ, Kerr DA, Chapman DW.

Résumé simplifié :

Cette petite étude a suivi 3 athlètes d'endurance masculins pendant 14 jours. Les chercheurs leur ont demandé d'augmenter leur activité physique sans manger plus, pour créer une faible disponibilité énergétique (un déséquilibre entre énergie consommée et dépensée). Résultat : le déficit énergétique réel variait beaucoup d'un jour à l'autre et d'un athlète à l'autre, malgré une consigne identique. Les effets sur le corps étaient aussi très différents selon les personnes : le métabolisme de repos a changé de façon inconstante, l'hémoglobine a légèrement baissé chez tous, et la performance sportive a parfois empiré, parfois progressé. Cela montre que ce type de régime affecte chaque personne différemment.

Résumé reformulé :

Cette série de cas pilote a exploré, chez trois athlètes d'endurance masculins en conditions de vie réelle, les effets d'une intervention de 14 jours visant une faible disponibilité énergétique (environ 20 kcal/kg de masse maigre/jour), obtenue en augmentant la dépense énergétique liée à l'exercice tout en maintenant l'apport alimentaire habituel. La disponibilité énergétique a été estimée quotidiennement via photos des repas, fréquence cardiaque et absorptiométrie biphotonique. Malgré un objectif commun, le déficit réellement atteint a varié fortement, à la fois entre participants et d'un jour à l'autre, en raison de la répartition irrégulière de l'exercice plutôt que d'un déficit homogène. Les réponses physiologiques étaient également hétérogènes : le métabolisme de repos n'a pas évolué dans une direction cohérente, l'hémoglobine a légèrement diminué chez tous, la composition corporelle a peu changé, et la performance a oscillé entre déclin et amélioration selon les individus. Les auteurs soulignent que les moyennes de disponibilité énergétique masquent cette variabilité individuelle, importante à capturer dans les études menées hors laboratoire.

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Niveau 4 — Méta-analyse d'études observationnelleséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : hétérogénéité élevée (I² jusqu'à 89%) et significativité sensible aux analyses de sensibilité

Europe PMC · 2026-09-29 · Sultanova Z, Issenova S, Dissyukeyeva Y, Nukusheva S, Aimbetova A, Nyssanbayeva K, Dyussenov R, Kassymbekova F.

Résumé simplifié :

Quand une femme ne mange pas assez par rapport à son activité physique, son corps peut cesser d'avoir ses règles : c'est l'aménorrhée hypothalamique fonctionnelle, liée à un manque d'énergie disponible. Cette étude rassemble les résultats de 11 recherches comparant la solidité des os (mesurée par un examen appelé DXA) chez ces femmes par rapport à des femmes ayant des cycles normaux. Résultat : les femmes concernées ont des os moins denses, surtout au niveau de la hanche. Chez celles souffrant aussi d'anorexie, la perte osseuse est encore plus marquée, notamment au bas du dos. Les auteurs recommandent de surveiller les os et de corriger le manque d'énergie le plus tôt possible.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse examine la densité minérale osseuse (DMO) chez les femmes présentant une aménorrhée hypothalamique fonctionnelle (FHA), une conséquence classique d'une faible disponibilité énergétique. En combinant 5 études (14 comparaisons), les auteurs montrent une DMO significativement réduite à la hanche chez les femmes FHA par rapport à des témoins eumenorrhéiques (Hedges' g = -0,60), avec une réduction non significative au niveau lombaire. Chez les femmes présentant à la fois une FHA et une anorexie mentale, les déficits osseux sont nettement plus importants et robustes, particulièrement au rachis lombaire (g = -1,66). L'hétérogénéité entre études reste élevée et certains résultats sont sensibles à la méthode d'analyse. Les auteurs recommandent un dépistage par DXA après 6 mois d'aménorrhée (ou plus tôt en cas de déficit énergétique sévère), et soulignent que la restauration de la disponibilité énergétique et le retour des règles demeurent le traitement de première intention, avant tout recours hormonal spécifique.

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Niveau 4 — Étude transversale18 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-09-17 · Taylor AL, Moore CJ, Barrack M.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 18 athlètes féminines noires en athlétisme universitaire pour vérifier si elles mangeaient assez par rapport à leur dépense d'énergie. Plus de la moitié avaient une disponibilité énergétique trop basse, et près de la moitié présentaient un risque modéré de « triade de l'athlète féminine » (troubles liés au manque d'énergie, règles irrégulières, fragilité osseuse), bien qu'aucune n'ait une densité osseuse faible. Les athlètes ayant des comportements alimentaires problématiques (comme des crises de boulimie) avaient une disponibilité énergétique encore plus basse. L'insécurité alimentaire était présente mais pas clairement liée à ces risques.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle a évalué la disponibilité énergétique, la fonction menstruelle et la densité minérale osseuse chez 18 athlètes féminines noires d'athlétisme dans une université historiquement afro-américaine, à l'aide de la méthode de l'eau doublement marquée et de l'absorptiométrie biphotonique. Résultats : 56% des athlètes présentaient une disponibilité énergétique inférieure au seuil recommandé (45 kcal/kg de masse maigre/jour), et 17% répondaient aux critères de faible disponibilité énergétique stricte (<30 kcal/kg/jour). 44% présentaient un risque modéré de triade de l'athlète féminine, sans cas de risque élevé ni de densité osseuse basse. La disponibilité énergétique était inversement associée à l'IMC, et significativement plus basse chez les athlètes rapportant des troubles alimentaires. L'insécurité alimentaire, présente chez 22% des participantes, n'était pas associée de façon significative à ces risques, suggérant la nécessité d'un dépistage systématique adapté à cette population sous-représentée dans la recherche.

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Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelleséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-08-21 · Hegarty S, Ovin F, Keay N, Hirsch C, Meeten F.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble 18 recherches menées chez des sportifs universitaires pour voir si un manque d'énergie disponible (quand on mange trop peu par rapport à l'activité physique) est lié à des problèmes de santé mentale. Les chercheurs ont trouvé que ce déséquilibre énergétique était très fréquent (jusqu'à 100% selon les études) et souvent associé à des troubles du comportement alimentaire, notamment chez les athlètes ayant des règles irrégulières. Quelques études suggèrent aussi un lien avec plus d'anxiété et de dépression, mais les preuves restent limitées. Les auteurs recommandent un meilleur suivi médical et nutritionnel pour ces sportifs.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique analyse 18 études (majoritairement transversales) portant sur la relation entre faible disponibilité énergétique (LEA) et symptômes de santé mentale chez des athlètes universitaires. La prévalence de la LEA variait fortement selon les études (41,7% à 100%). Les résultats montrent une association cohérente entre LEA et troubles du comportement alimentaire, avec la restriction cognitive et la recherche de minceur comme corrélats principaux. Les athlètes présentant des dysfonctions menstruelles affichaient des scores plus élevés de troubles alimentaires. Seules trois études ont examiné l'anxiété et deux la dépression, suggérant une prévalence accrue en cas de LEA, mais ces données restent préliminaires. La nature essentiellement transversale des études limite les conclusions causales. Les auteurs plaident pour une prise en charge intégrée physique et mentale, une détection précoce et une meilleure éducation nutritionnelle chez cette population à risque.

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Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelles1 006 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-08-19 · Han S, Kim J, Kim M, Oh T.

Résumé simplifié :

Cette méta-analyse a rassemblé 11 études portant sur plus de 1000 athlètes afin de comparer ceux ayant une faible disponibilité énergétique (manque d'énergie par rapport aux dépenses) à ceux ayant un apport énergétique normal. Les athlètes en faible disponibilité énergétique avaient un poids, un indice de masse corporelle et une densité osseuse plus faibles. Certaines hormones étaient également perturbées, notamment un taux de cortisol plus élevé, alors que le taux de leptine restait similaire entre les deux groupes. Ces résultats suggèrent que ce déséquilibre énergétique chez les sportifs pourrait nuire à leur santé osseuse et hormonale.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse d'études transversales a examiné la composition corporelle et le profil hormonal de 1006 athlètes (dont 509 présentant une faible disponibilité énergétique, LEA) à partir de 11 études publiées entre 2007 et 2023. Les athlètes en LEA présentaient un poids, un IMC et un score Z de densité minérale osseuse corporelle totale significativement plus bas que ceux ayant une disponibilité énergétique normale. Plusieurs marqueurs hormonaux étaient également altérés : les niveaux de cortisol étaient plus élevés chez les athlètes en LEA, tandis que la leptine ne différait pas significativement entre les groupes. Les auteurs concluent que la faible disponibilité énergétique est associée à des altérations de la fonction endocrinienne (notamment gonadique) et de la santé osseuse chez les athlètes, bien que la nature transversale des études incluses ne permette pas d'établir de lien de causalité direct.

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Niveau 4 — Étude transversale417 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-08-17 · Grønhaug G, Slagel N, Saeterbakken AH.

Résumé simplifié :

Cette étude a interrogé 417 grimpeurs pour savoir si manquer d'énergie par rapport aux dépenses physiques (faible disponibilité énergétique, liée au RED-S) est associé à un risque de blessure. Les chercheurs ont mesuré les symptômes liés à ce manque d'énergie, les troubles alimentaires, l'anxiété et la dépression, puis ont comparé avec le fait d'être actuellement blessé ou non. Résultat : plus les symptômes de faible disponibilité énergétique étaient nombreux, plus les grimpeurs avaient de risques de déclarer une blessure actuelle, surtout quand il s'agissait de troubles digestifs. Les grimpeurs de haut niveau étaient aussi plus souvent blessés. Cette étude ne prouve pas que le manque d'énergie cause directement les blessures, mais suggère un lien important à surveiller.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale par questionnaire en ligne a inclus 417 grimpeurs (âge moyen 33 ans, 56% de femmes) afin d'examiner le lien entre la charge symptomatique de faible disponibilité énergétique (LEA, liée au RED-S) et le fait de déclarer une blessure actuelle liée à l'escalade. Après ajustement sur l'âge, le sexe, le niveau, la fréquence d'entraînement et de pratique, une charge symptomatique de LEA plus élevée était associée à une probabilité accrue de blessure actuelle (OR 1,38), tout comme un niveau d'escalade plus élevé (OR 2,10). Cette association restait significative après ajustement sur l'anxiété et la discipline pratiquée, mais s'atténuait en tenant compte des troubles alimentaires et des symptômes dépressifs, qui n'étaient pas associés indépendamment à la blessure. Les symptômes gastro-intestinaux apparaissaient comme le domaine le plus constamment lié aux blessures. Des interactions exploratoires suggéraient un lien plus fort chez les grimpeurs présentant davantage de troubles alimentaires ou un niveau plus élevé, sans atteindre la significativité statistique. La nature transversale de l'étude ne permet pas d'établir de causalité, d'où la nécessité d'études longitudinales futures.

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Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelles906 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-08-09 · Valverde MG, Venâncio da Silva A, de Matos BP, Oliveira NCF, Campos PF, Chaves BS, Neves CM.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 11 recherches portant sur 906 danseuses (surtout en ballet) afin d'étudier les risques liés à un manque d'énergie disponible pour le corps. Les chercheurs ont observé que les troubles alimentaires et le risque de manque d'énergie touchent entre 28% et 74% des danseuses. Les troubles du cycle menstruel concernent 40% à 66% d'entre elles, et une faible densité osseuse est présente chez 15% à 40%. Ces problèmes seraient liés aux exigences esthétiques de la danse, au volume d'entraînement et à l'insatisfaction envers son corps. Les auteurs soulignent le besoin de futures études plus solides.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique, conforme aux lignes directrices PRISMA, a analysé 11 études incluant 906 danseuses âgées de 15 à 39 ans, principalement issues du ballet, afin d'évaluer la prévalence des composantes de la triade de l'athlète féminine et de la déficience énergétique relative dans le sport (REDs). Les résultats montrent une prévalence élevée de comportements alimentaires à risque ou de faible disponibilité énergétique (28% à 74%), de dysfonctions menstruelles (40% à 66%) et de faible densité minérale osseuse (15% à 40%). Les facteurs associés identifiés incluent les exigences esthétiques propres à la danse, le volume d'entraînement et l'insatisfaction corporelle. La majorité des études analysées présentaient une qualité méthodologique modérée à élevée, mais reposaient sur des designs transversaux et des données autodéclarées, limitant les interprétations causales. Les auteurs appellent à des études longitudinales utilisant des mesures objectives et des critères standardisés pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents.

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Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelleséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-08-01 · Minnetti M, Tarantino C, D'Amico M, Filice E, Graziadio C, Mocini E, Tiralongo G, Gianfrilli D, Isidori AM, Donini LM, Poggiogalle E, Tarsitano MG, Talent Group.

Résumé simplifié :

Cette revue s'intéresse à l'absence de premières règles (aménorrhée primaire) liée à un dérèglement hormonal du cerveau, souvent causé par un manque d'énergie disponible dans le corps. Cela arrive surtout chez les personnes souffrant de troubles alimentaires ou pratiquant un sport intensif, dans le cadre du syndrome RED-S (déficit énergétique relatif dans le sport). En analysant 24 études, les auteurs montrent que ce problème touche 2 à 15% des personnes avec troubles alimentaires, et jusqu'à 54% chez certaines athlètes. Ce trouble reste mal connu alors qu'il peut affecter la croissance, les os, la fertilité et le moral des jeunes filles concernées.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique propose le concept d'aménorrhée hypothalamique fonctionnelle primaire (P-FHA), définie comme l'absence de premières menstruations liée à une suppression de l'axe hormonal hypothalamo-hypophyso-ovarien, sans cause organique. Les auteurs ont analysé 24 études portant sur des populations présentant des troubles du comportement alimentaire ou pratiquant un exercice physique excessif, souvent associés à une faible disponibilité énergétique (concept RED-S). La prévalence de l'aménorrhée primaire variait de 2,4% à 14,8% chez les patientes avec troubles alimentaires, et de 7,3% à 53,8% chez les athlètes, selon les populations étudiées. Les données disponibles sur les profils hormonaux et la composition corporelle restent toutefois limitées. Les auteurs soulignent que ce trouble pourrait constituer un signe précoce de déficit énergétique chronique durant une période critique du développement, justifiant une reconnaissance et une prise en charge multidisciplinaire précoces pour limiter les conséquences sur la croissance, la santé osseuse, la fertilité et le bien-être psychologique.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé16 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 16 participants

Europe PMC · 2026-07-16 · Nusser V, Teubner J, Buerger SA, Frodl A, Rainsberger K, Braunsperger A, Wasserfurth P, Hackney AC, Koehler K.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez 16 adultes actifs ce qui se passe quand on mange peu par rapport à ses dépenses d'énergie (faible disponibilité énergétique), pendant 4 jours, avec soit peu soit beaucoup de glucides. Résultat : manger plus de glucides atténue la baisse de certaines hormones importantes, notamment l'IGF-1 (liée à la croissance et à la récupération), ainsi que la baisse du lactate pendant l'effort. En revanche, cela ne change pas la perte de poids, ni l'utilisation des graisses comme carburant, ni les performances physiques maximales. Les glucides semblent donc protéger certaines réponses hormonales, mais pas tout.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé randomisé, 16 adultes actifs (dont 9 femmes) ont suivi deux conditions de 4 jours en faible disponibilité énergétique (25 kcal/kg de masse maigre/jour), avec apport en glucides faible (1,5 g/kg/jour) ou élevé (4,0 g/kg/jour), régimes et exercice entièrement contrôlés. Une disponibilité élevée en glucides a significativement atténué la baisse d'IGF-1 induite par la restriction énergétique, et limité la diminution des concentrations de lactate sanguin à l'effort, suggérant une préservation partielle du métabolisme glycolytique. Les baisses d'insuline, de leptine et de testostérone étaient numériquement moindres avec un apport élevé en glucides, sans atteindre la significativité statistique sur l'interaction temps×condition. En revanche, la perte de masse corporelle, le déplacement vers l'oxydation des graisses (modulé par le sexe plutôt que par les glucides) et les performances maximales (VO2max, puissance) n'ont pas été influencés par la disponibilité en glucides.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé12 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 12 participants

Europe PMC · 2026-06-25 · Sterringer T, Sale C, Morozov A, Liang J, Larson-Meyer DE.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si faire des sauts pouvait protéger les os pendant une période où l'on mange trop peu par rapport à l'exercice pratiqué (faible disponibilité énergétique). Douze coureuses ont suivi deux fois cinq jours de restriction énergétique : une fois en courant seulement, une fois en ajoutant 50 sauts par jour. Les chercheurs ont mesuré des marqueurs sanguins liés à la formation et à la destruction osseuse avant et après chaque période. Résultat : dans les deux cas, un marqueur de dégradation osseuse a augmenté, et les sauts n'ont pas permis de limiter cet effet négatif sur les os.

Résumé reformulé :

Cet essai croisé randomisé a inclus douze coureuses récréatives exposées à cinq jours de faible disponibilité énergétique (15 kcal/kg de masse maigre/jour), induite par la course à pied et une restriction calorique. Deux conditions ont été comparées : course seule (RUN) versus course associée à 50 sauts quotidiens (RUN+J). Les marqueurs osseux sanguins à jeun ont été mesurés avant et après chaque période. Le marqueur de résorption osseuse β-CTX a augmenté significativement dans les deux conditions, sans différence entre elles. Les marqueurs de formation osseuse (PINP et sclérostine) sont restés stables, sans effet du temps ni de la condition. Ainsi, l'ajout de sauts à fort impact pendant une restriction énergétique de courte durée n'a pas suffi à atténuer l'augmentation de la résorption osseuse observée chez ces coureuses.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective4 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-06-22 · Chaléat S, Baud D, De Sa Souza H, O'Brien I, Glover R, Morris G, Kaulback K, Scheer V.

Résumé simplifié :

Quatre militaires britanniques ont participé à une course d'aviron extrême de 46 jours à travers l'Atlantique. Les chercheurs ont suivi leur cycle menstruel, leurs apports énergétiques et leur risque de troubles alimentaires avant et après la course. Résultat : trois femmes ont eu une absence de règles pendant la course, une autre a eu des saignements anormaux liée à une blessure, et une présentait un risque de trouble alimentaire. Les hormones liées à la reproduction ont changé chez toutes les participantes. Cette petite étude suggère que des efforts physiques extrêmes et prolongés peuvent perturber le cycle menstruel des femmes.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective a suivi quatre militaires britanniques, premières femmes à former une équipe lors d'une course d'aviron transatlantique de 3000 miles (46 jours). Les chercheurs ont évalué quotidiennement les symptômes menstruels, blessures et maladies, ainsi que des marqueurs biologiques avant et après la course, en utilisant des questionnaires validés pour le risque de faible disponibilité énergétique (LEA) et de troubles alimentaires (ED). Trois athlètes ont développé une aménorrhée pendant l'expédition, dont une qui avait des cycles auparavant réguliers. La quatrième a présenté des saignements anormaux intermittents liés à une blessure et une maladie, et un risque de LEA positif avant et après la course. Une autre athlète présentait un risque positif de trouble alimentaire aux deux moments de mesure. La plupart des biomarqueurs sont restés stables, mais les hormones reproductives (FSH, LH) ont diminué chez les quatre participantes, tandis que l'œstradiol a augmenté. Bien que limitée par un échantillon très restreint, cette étude suggère que la fonction menstruelle peut être sensible au stress physiologique soutenu lors d'expéditions d'ultra-endurance extrêmes.

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Niveau 4 — Étude cas-témoins18 participantséquivalent HAS : 3

Europe PMC · 2026-06-01 · Matkin-Hussey PA, Baker DF, Cox GR, Coffey V, Bowler AL, Beable S, Ogilvie M, Black KE.

Résumé simplifié :

Cette petite étude a comparé 9 athlètes féminines diagnostiquées avec un déficit énergétique relatif (RED-S) à 9 athlètes en bonne santé, en mesurant leur glycémie pendant 7 jours grâce à un capteur porté en continu. Les chercheurs voulaient voir si le manque d'énergie perturbait le taux de sucre dans le sang, surtout la nuit. Résultat : il n'y avait pas de différence significative entre les deux groupes sur la glycémie moyenne ou sa variabilité nocturne. Cependant, le lien entre la quantité de glucides consommés et la glycémie était inversé entre les deux groupes, suggérant des adaptations métaboliques différentes chez les athlètes atteintes de RED-S.

Résumé reformulé :

Cette étude pilote a comparé la variabilité glycémique nocturne, mesurée par capteur continu de glucose (CGM), chez 9 athlètes féminines avec un diagnostic clinique de RED-S et 9 contrôles appariées en bonne santé. Sur 7 jours de suivi incluant l'alimentation et l'exercice, aucune différence significative n'a été observée entre les groupes concernant la glycémie moyenne nocturne (p=0,21) ni l'amplitude moyenne des excursions glycémiques (MAGE, p=0,92). En revanche, l'association entre l'apport en glucides et les paramètres glycémiques différait selon les groupes : chez les athlètes RED-S, un apport élevé en glucides était associé à une glycémie nocturne plus basse (corrélation négative), alors que chez les contrôles cette association était positive. Ces résultats suggèrent des adaptations métaboliques distinctes entre les deux groupes, bien que le CGM n'ait pas permis de distinguer clairement les athlètes RED-S des témoins en conditions de vie réelle.

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Niveau 4 — Étude transversale109 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-06-01 · Passy AG, Anes I, Perrotta AS.

Résumé simplifié :

Cette étude a observé 109 athlètes universitaires (43 hommes, 66 femmes) pour voir si certains signes physiques étaient liés à un manque d'énergie disponible, un problème fréquent chez les sportifs appelé RED-S. Les chercheurs ont mesuré la composition corporelle, la tension artérielle, le rythme cardiaque et la qualité du sommeil. Résultats : beaucoup d'athlètes présentaient des signes inquiétants comme un rythme cardiaque trop lent, une tension artérielle basse, un faible taux de graisse corporelle ou un sommeil de mauvaise qualité. Ces problèmes touchaient aussi bien les hommes que les femmes, suggérant qu'un meilleur suivi de la santé des sportifs universitaires serait nécessaire.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle a examiné 109 athlètes universitaires (43 hommes, 66 femmes) afin d'explorer les associations entre anthropométrie, composition corporelle, fonction cardiovasculaire et qualité du sommeil chez des sportifs présentant des symptômes liés à une faible disponibilité énergétique chronique (LEA), un mécanisme sous-jacent au RED-S. Les mesures incluaient la composition corporelle (BOD POD), des paramètres cardiovasculaires au repos et le questionnaire PSQI sur le sommeil. Les hommes présentaient des valeurs anthropométriques et une tension artérielle plus élevées que les femmes. Les deux sexes rapportaient une qualité de sommeil globalement médiocre. Des corrélations positives ont été observées entre indices anthropométriques et tension artérielle chez les deux sexes, et avec la fréquence cardiaque chez les hommes. Une part importante de l'échantillon présentait un pourcentage de masse grasse anormalement bas, une bradycardie, une hypotension ou un sommeil perturbé, suggérant une prévalence notable de symptômes compatibles avec le RED-S chez ces athlètes universitaires.

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Niveau 4 — Étude transversale157 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-05-08 · Wynne-Ellis M, Kuljukka A, Mikkonen RS, Hackney AC, Heikura I, Hulmi JJ, Valtonen M, Ihalainen JK.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné 157 femmes (athlètes d'endurance, de vitesse/puissance, de sports d'équipe, et non-athlètes actives) en Finlande pour repérer les signes d'un déséquilibre énergétique lié au sport, appelé RED-S. Résultat : 70% des participantes présentaient un risque de RED-S, surtout les athlètes d'endurance (82%). Chez ces dernières, on observait plus souvent des règles absentes, une thyroïde ralentie, un métabolisme bas au repos, et des fractures de fatigue osseuse. Les sportives de vitesse et puissance avaient aussi beaucoup de fractures de stress. Ce déséquilibre énergétique semble donc très fréquent chez les athlètes de haut niveau, notamment en endurance.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a évalué, à l'aide de l'outil clinique CAT2, la prévalence du risque de déficit énergétique relatif lié au sport (RED-S) chez 157 femmes finlandaises de haut niveau réparties en quatre groupes : endurance, vitesse/puissance, sports d'équipe/intermittents, et non-athlètes actives. Au total, 70% des participantes présentaient un risque de RED-S, avec une prévalence plus élevée chez les athlètes d'endurance (82%) que chez les autres (65%), soit un risque 2,4 fois supérieur. Les athlètes d'endurance affichaient le profil le plus défavorable : aménorrhée (30%), triiodothyronine basse (48,9%), métabolisme de repos réduit (44%), et antécédents de fractures de stress osseuses (47,6%). Ces dernières touchaient également 50% des athlètes de vitesse/puissance. Cette étude observationnelle met en évidence une association marquée entre pratique sportive de haut niveau, notamment en endurance, et risque élevé de RED-S, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé19 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 19 participants

Europe PMC · 2026-05-01 · Reina BA, Pinto RS, Esteves GP, Mariano JV, Swinton P, Dolan E.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez 19 jeunes adultes actifs (hommes et femmes) l'effet d'un manque sévère et court (4 jours) de calories, avec ou sans protéines suffisantes, comparé à une alimentation normale. Résultat : le manque de calories pousse le corps à brûler plus de graisses au repos, mais pas à l'effort. La performance physique (test de sprint) a baissé seulement quand les calories et les glucides étaient réduits en même temps. Les participants se sont sentis plus fatigués, affamés et frustrés pendant les périodes de restriction, surtout les hommes et dans la condition la plus pauvre en protéines.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé randomisé, 19 adultes actifs (9 femmes, 10 hommes) ont suivi trois régimes de 5 jours : apport énergétique adéquat, faible disponibilité énergétique (LEA) avec macronutriments réduits proportionnellement, et LEA avec apport protéique maintenu au niveau adéquat (LEA-P). Les chercheurs ont mesuré le métabolisme de repos et à l'effort, la performance lors d'un test de Wingate, ainsi que le vécu subjectif des participants. Les deux conditions LEA ont augmenté l'oxydation des graisses au repos, sans effet similaire à l'effort. La performance au Wingate n'a diminué que dans la condition LEA-P, probablement en raison de sa plus faible teneur en glucides malgré un apport protéique préservé. Sur le plan subjectif, les deux régimes restrictifs ont entraîné faim, fatigue, faiblesse et frustration, ces symptômes semblant plus marqués chez les hommes et dans la condition LEA standard.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-04-01 · Gama EMFD, Paranhos-Neto FP, Madeira M, Mendonça LMC, Farias MLF.

Résumé simplifié :

Ce rapport de cas raconte l'histoire d'une triathlète professionnelle de 24 ans souffrant d'aménorrhée (absence de règles) et de fragilité osseuse à cause d'un trop faible apport énergétique par rapport à son entraînement intense. Pendant le confinement lié au COVID-19, elle a dû réduire son volume d'entraînement et a mieux équilibré son alimentation. Ses règles sont revenues et elle est tombée enceinte naturellement la même année, avec une grossesse sans complication. Ce cas montre que les troubles liés à un déséquilibre énergétique chez les sportives peuvent être réversibles si l'entraînement diminue et l'alimentation s'améliore.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas clinique décrit l'évolution d'une triathlète professionnelle présentant la triade de l'athlète féminine, avec antécédents de boulimie à l'adolescence, aménorrhée hypothalamique depuis l'âge de 21 ans, disponibilité énergétique très basse et densité minérale osseuse réduite malgré 20 heures d'entraînement hebdomadaire. Pendant la pandémie de COVID-19, la fermeture des centres d'entraînement a entraîné une diminution forcée du volume d'exercice associée à une alimentation plus équilibrée. Les cycles menstruels ont repris et une grossesse spontanée est survenue la même année, suivie d'un post-partum sans incident. Bien qu'il s'agisse d'un cas isolé sans comparaison contrôlée, cette observation suggère que la restauration de l'équilibre énergétique peut inverser les dysfonctionnements hypothalamo-hypophyso-gonadiques et osseux associés à un déficit énergétique chronique chez les athlètes féminines.

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Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelles145 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-03-01 · Guisado-Cuadrado I, Recacha-Ponce P, Peinado AB, Romero-Parra N.

Résumé simplifié :

Quand un sportif mange trop peu par rapport à ses dépenses d'énergie, on parle de « faible disponibilité énergétique ». Cette revue rassemble 13 études (145 participants) ayant testé cette situation pendant plusieurs jours chez des athlètes. Résultats : les marqueurs de dégradation osseuse augmentent et ceux de formation osseuse diminuent dans environ la moitié des cas, l'hormone leptine (liée à la satiété) baisse systématiquement, et la testostérone diminue dans la moitié des études. En revanche, d'autres hormones (œstradiol, hormones thyroïdiennes) et le statut en fer ne changent pas de façon claire à court terme.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique analyse 13 études expérimentales (145 participants athlètes) ayant imposé une restriction énergétique de courte durée (plus de 24h) pour étudier ses effets biochimiques précoces. Les résultats montrent des altérations du remodelage osseux (hausse de βCTX-1, baisse de P1NP) dans environ la moitié des interventions, une diminution constante de la leptine, et une baisse de la testostérone dans 50% des cas. À l'inverse, l'IGF-1, la T3, les œstrogènes, la progestérone, le métabolisme calcique, les marqueurs inflammatoires et le statut martial restent globalement stables à court terme. Les auteurs soulignent que ces effets pourraient être influencés par la faible disponibilité en glucides souvent associée, et appellent à des protocoles standardisés et sexospécifiques pour mieux comprendre ces mécanismes précoces du RED-S.

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Afficher aussi les 17 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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