PFAS (polluants éternels)
Contaminants alimentaires
Famille de plusieurs milliers de substances chimiques fabriquées par l'homme, utilisées depuis les années 1950 pour leur résistance à l'eau, à la graisse et à la chaleur (emballages alimentaires, poêles antiadhésives, textiles). Très persistantes dans l'environnement, elles contaminent l'eau, les sols et certains aliments comme le poisson, les œufs ou les abats.
Études scientifiques (36)
Carte des preuves
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 10 (28 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 22 (61 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 4 (11 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Grossesse et issues de naissance | 7 | · | · | 3 | 3 | 1 |
| Maladies cardiovasculaires | 3 | · | · | 1 | 1 | 1 |
| Cholestérol et lipides sanguins | 3 | · | · | · | 2 | 1 |
| Autres cancers | 2 | · | · | · | 1 | 1 |
| Hypertension artérielle | 2 | · | · | 1 | · | 1 |
| Sommeil | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Thyroïde | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Syndrome métabolique et résistance à l'insuline | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Dépression et anxiété | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Croissance et développement de l'enfant | 1 | · | · | 1 | · | · |
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Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Europe PMC · 2026-09-22 · Mohsin R, Gerona RR, Gallo S, Jones MT, McKay AJ, Mehlenbeck R, Krall JR, Espina V, Tomer D, Sanchez VG, Chiwaka L, Bloom MS.
Résumé simplifié :
Cette étude a mesuré la présence de PFAS, des polluants chimiques persistants, dans le sang de 110 enfants hispaniques âgés de 4 à 11 ans aux États-Unis. Les chercheurs ont cherché quels aliments et quels facteurs sociaux étaient liés à des taux plus élevés ou plus faibles de ces substances. Résultat : manger plus de burritos, de fromage, de poisson ou de bœuf était associé à des taux sanguins de PFAS plus élevés. En revanche, les enfants bénéficiant de repas scolaires gratuits ou à prix réduit, nés aux États-Unis, ou dont la mère vivait depuis longtemps dans le pays, avaient des taux plus bas. Cela montre que l'alimentation et la situation sociale influencent l'exposition des enfants à ces polluants.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a analysé 12 PFAS dans le plasma de 110 enfants hispaniques (4-11 ans) participant au projet VALE, en lien avec des questionnaires alimentaires et sociaux remplis par les parents. Les deux PFAS les plus concentrés étaient le PFOS et le PFOA. La consommation d'aliments d'origine animale était associée à des concentrations plus élevées : burrito et fromage prédisaient un PFHpA plus élevé, tandis que poisson et bœuf augmentaient la probabilité de détecter du PFBS. À l'inverse, certains facteurs sociaux étaient liés à des niveaux plus faibles de PFAS : la participation aux programmes de repas scolaires gratuits ou à tarif réduit, le fait d'être né aux États-Unis, et une résidence maternelle plus longue dans le pays. Ces résultats, de nature associative et non causale, suggèrent que l'alimentation et des facteurs liés à l'acculturation jouent un rôle dans l'exposition aux PFAS chez les enfants hispaniques, une population potentiellement plus vulnérable, et appellent à des études complémentaires pour mieux cibler les interventions de prévention.
Europe PMC · 2026-09-19 · Phillipson CN, Pavuk M, Jung Y, Villanueva C, Laumbach RJ, Brown LM, Starling AP, Vieira VM, Lewin M, Wang T, James-Todd T, Wang Y, Weems MM, Valladares KS, Schaefer AM, Bartell SM.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a examiné si les PFAS (polluants éternels présents notamment dans l'eau potable contaminée) sont liés aux maladies cardiaques. Plus de 5 700 adultes vivant dans des zones où l'eau avait été contaminée par ces substances ont été interrogés et ont fourni un échantillon de sang. Les chercheurs ont mesuré plusieurs PFAS dans le sang et comparé leur niveau à la présence ou non de maladie cardiaque déclarée par les participants. Résultat : aucune association significative n'a été trouvée, que ce soit pour chaque PFAS pris séparément ou pour leur effet combiné. Les PFAS ne semblent donc pas, dans cette étude, augmenter le risque de maladie cardiaque.
Résumé reformulé :
Cette analyse transversale a étudié le lien entre l'exposition aux PFAS (polluants chimiques persistants, parfois appelés « polluants éternels ») et la prévalence de maladies cardiaques chez des adultes résidant dans des communautés américaines ayant connu une contamination historique de l'eau potable par ces substances. Sur 5 761 participants recrutés dans huit États entre 2019 et 2023, les concentrations sériques de plusieurs PFAS ont été mesurées, et la présence de maladie cardiaque auto-déclarée (9,2 % des participants) a été analysée par régression logistique, en ajustant sur des facteurs comme l'âge, le tabac, l'alcool ou la fonction rénale. Les résultats n'ont montré aucune association statistiquement significative entre les PFAS, qu'ils soient considérés individuellement ou comme un mélange, et la présence de maladie cardiaque. Ces résultats, globalement nuls, s'inscrivent dans une littérature scientifique parfois contradictoire sur le sujet, et ne permettent pas de conclure à un effet causal des PFAS sur le risque cardiovasculaire dans cette population.
Europe PMC · 2026-09-07 · Huang Y, Liang D, Dunlop AL, Barr DB, Kannan K, Corwin EJ, Ryan PB, Panuwet P, Ortlund K, Yakimavets V, Tan Y, Eick SM.
Résumé simplifié :
Les PFAS sont des polluants chimiques persistants retrouvés dans l'environnement et l'alimentation. Cette étude, menée chez des femmes enceintes afro-américaines à Atlanta, montre que l'exposition à certains PFAS pendant la grossesse est liée à un poids de naissance plus faible par rapport à l'âge gestationnel. Mais cet effet négatif est surtout observé chez les femmes ayant une alimentation pro-inflammatoire ou un faible taux de vitamine D. Chez les femmes avec une alimentation plus saine (moins inflammatoire, bon niveau de vitamine D), l'effet néfaste des PFAS semble atténué. Cela suggère que l'alimentation pourrait jouer un rôle protecteur contre les effets des polluants éternels sur le développement du bébé.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective (Atlanta African American Maternal-Child Cohort, n=268) a examiné si certains facteurs alimentaires maternels pouvaient moduler l'association entre l'exposition prénatale aux PFAS et la croissance fœtale, mesurée par le score z du poids de naissance ajusté à l'âge gestationnel (BWZ). Les chercheurs ont mesuré quatre PFAS dans le sérum maternel en début de grossesse, ainsi que les apports en folate alimentaire, en vitamine D et l'indice inflammatoire de l'alimentation (DII) via un questionnaire alimentaire. Les résultats montrent qu'une augmentation du PFOS et du PFOA était associée à une réduction plus marquée du BWZ uniquement chez les participantes ayant une alimentation pro-inflammatoire (DII élevé) ou un faible taux de vitamine D totale. Les analyses de mélange de PFAS confirment cette tendance, avec un effet négatif significatif chez les femmes à DII élevé (Ψ=-0,47) contre un effet non significatif chez celles à DII plus bas (Ψ=-0,08). Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent que la qualité de l'alimentation maternelle pourrait influencer la sensibilité du fœtus aux effets délétères des PFAS, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-09-02 · Yi H, So C, Flores TA, Motola HL, Hubert-Simon J, Yi S, Albergamo V, Thorpe LE, Trasande L, Lee DC.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé le sang de 160 habitants de zones rurales pour mesurer leur taux de PFAS, ces « polluants éternels » qu'on retrouve dans l'eau, les emballages ou certains objets du quotidien. Les chercheurs ont comparé la contamination de l'eau potable dans ces régions avec les niveaux réellement retrouvés dans le sang des habitants. Résultat surprenant : les deux cartes ne correspondent pas vraiment. Cela suggère que l'eau n'est pas la seule source d'exposition. En étudiant les habitudes alimentaires des participants, les chercheurs ont identifié certains aliments qui pourraient aussi expliquer ces taux élevés de PFAS dans le sang.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a porté sur 160 participants vivant en zone rurale, chez qui des prélèvements sanguins et des questionnaires ont permis d'évaluer l'exposition aux PFAS, une famille de substances chimiques persistantes utilisées pour leurs propriétés antiadhésives et résistantes à la chaleur. Les chercheurs ont cartographié la contamination des eaux par les PFAS et l'ont comparée aux concentrations mesurées dans le sang des habitants. Ils ont constaté un décalage géographique entre les zones où l'eau est la plus contaminée et celles où l'exposition humaine est la plus élevée, ce qui suggère l'existence d'autres sources d'exposition que l'eau potable. En croisant les données de santé et les questionnaires de fréquence alimentaire, l'étude a mis en évidence certains facteurs alimentaires associés à des niveaux sanguins élevés de PFAS, ouvrant la voie à l'exploration du rôle de l'alimentation comme voie d'exposition complémentaire à celle de l'eau contaminée.
Europe PMC · 2026-08-20 · Kim HJ, Kim Y, Seo DJ, Mun J, Jeong S, Park SG, Kim Y, Kim HC.
Résumé simplifié :
Cette étude coréenne a examiné si manger du poisson et des fruits de mer est lié à la présence de PFAS (des polluants chimiques persistants) dans le sang d'adolescents. Chez 827 jeunes de 12 à 18 ans, les chercheurs ont constaté que ceux qui mangeaient du poisson chaque semaine avaient des taux sanguins plus élevés de plusieurs PFAS, comme le PFOA et le PFOS. La consommation de crustacés était aussi liée à des taux plus élevés, surtout chez ceux qui en mangeaient une fois par mois. En revanche, aucun lien clair n'a été observé avec les gros poissons comme le thon, les algues, les coquillages ou les autres fruits de mer.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, menée à partir des données de la cinquième enquête nationale coréenne sur la santé environnementale (KoNEHS, 2021-2023), a analysé les liens entre consommation de produits de la mer et concentrations sanguines de cinq substances polyfluoroalkylées (PFAS) chez 827 adolescents de 12 à 18 ans. Une consommation hebdomadaire de poisson était associée à des concentrations sériques significativement plus élevées de PFOA, PFOS, PFNA et PFDeA par rapport à une consommation rare, tandis qu'une consommation mensuelle était liée à des hausses de PFOS et PFNA uniquement. La consommation de crustacés montrait des associations positives avec quatre PFAS chez les consommateurs mensuels, ces associations s'atténuant chez les consommateurs hebdomadaires. Aucune association significative n'a été retrouvée pour les gros poissons et le thon, les algues, les coquillages ou les autres fruits de mer. Les auteurs soulignent le caractère observationnel de l'étude et appellent à des recherches prospectives avec une évaluation alimentaire plus précise pour confirmer un éventuel lien de cause à effet.
Europe PMC · 2026-08-04 · Hong S, Lee J, Kim HJ.
Résumé simplifié :
Cette étude coréenne a analysé les habitudes alimentaires et comportementales de plus de 4000 adultes (type d'aliments consommés, mode de cuisson, emballages utilisés) pour créer des groupes de profils similaires. Les chercheurs ont ensuite comparé les niveaux de polluants dans le sang et les urines selon ces groupes. Résultat : les personnes ayant une alimentation « basique avec tendance aux fruits de mer » présentaient des taux plus élevés de PFAS (polluants éternels) comme le PFOS et le PFOA dans leur sang. Un autre groupe, plus exposé aux emballages alimentaires, montrait aussi des niveaux plus élevés de PFOA. En revanche, les différences concernant le bisphénol et le cadmium n'étaient pas suffisamment fiables pour conclure.
Résumé reformulé :
Cette analyse transversale, menée sur 4239 adultes coréens à partir de l'enquête nationale KoNEHS (2018-2020), a utilisé l'apprentissage automatique non supervisé pour regrouper les participants selon leurs habitudes alimentaires et comportementales (choix des aliments, méthodes de cuisson, usage d'emballages, modes d'ingestion). Les chercheurs ont ensuite comparé les concentrations de PFAS, de bisphénols, de cadmium urinaire et de plomb sanguin entre ces groupes. Le cluster caractérisé par une alimentation « basique avec propension aux fruits de mer » présentait des concentrations sériques de PFOS et PFOA nettement plus élevées que les autres groupes (moyennes géométriques pondérées de 11 à 22 µg/L pour le PFOS et de 5 à 8 µg/L pour le PFOA). Le groupe associé à une forte exposition aux emballages et contacts alimentaires montrait, après ajustement, des niveaux plus élevés de PFOA, tandis qu'une tendance à l'augmentation du plomb sanguin n'a pas résisté à la correction statistique pour comparaisons multiples. Les différences observées pour le bisphénol et le cadmium urinaire n'étaient pas robustes une fois les covariables prises en compte. Cette étude met en évidence des liens entre profils alimentaires-comportementaux et niveaux d'exposition à certains polluants environnementaux, sans toutefois établir de lien direct avec des maladies.
Europe PMC · 2026-07-13 · Heckel EJ, DeVries RR, Knox KE, Bline AP, Gavrelis N, Quinn MR, Maruzzo AJ, Wang Y, Rudel RA, Osimo C, Nehring L, Grandjean P, James-Todd TM, Schaider LA.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a suivi des habitants de deux villes du Massachusetts dont l'eau du robinet avait été contaminée par des PFAS, des substances chimiques persistantes utilisées notamment dans des mousses anti-incendie. Même des années après la dépollution des réseaux d'eau publics, les habitants qui avaient vécu longtemps dans ces zones présentaient encore des taux sanguins de PFAS plus élevés. Boire de l'eau filtrée ou en bouteille, plutôt que l'eau du robinet non filtrée, était associé à des taux sanguins plus bas dans la ville la plus contaminée. Cela montre que réduire l'exposition via l'eau du robinet, à l'échelle de la ville comme du foyer, peut aider à diminuer l'accumulation de ces polluants dans le corps.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée dans le cadre du PFAS Multi-site Study a examiné 673 adultes résidant à Hyannis et Ayer (Massachusetts), deux communes dont les réseaux d'eau potable publics avaient été historiquement contaminés par des PFAS, principalement issus de mousses anti-incendie (AFFF). En croisant historique résidentiel et données sanguines pour 399 participants, les chercheurs ont montré que la durée de résidence dans ces zones entre 2000 et la dépollution des réseaux (2016 à Hyannis, 2018 à Ayer) était associée à des concentrations sériques plus élevées de PFOS et PFHxS, les résidents de longue date (plus de 16 ans) présentant des niveaux nettement supérieurs à ceux installés depuis moins de 5 ans. À Hyannis, où la contamination historique était plus forte, la consommation d'eau filtrée ou embouteillée plutôt que d'eau du robinet non filtrée était liée à des taux sanguins de PFAS plus faibles, une association non retrouvée à Ayer. Ces résultats suggèrent, sans établir formellement de causalité stricte compte tenu du design transversal, que les mesures de réduction de l'exposition aux PFAS via l'eau potable, tant au niveau municipal qu'individuel, peuvent contribuer à diminuer la charge corporelle cumulée de ces polluants persistants.
Europe PMC · 2026-07-13 · Li R, Lu Z, Wang S, Li JG, Wen S, Xiao SS, Zhang L, Liu X, Wu YN.
Résumé simplifié :
Cette étude chinoise a mesuré les PFAS (les fameux « polluants éternels ») dans le sang de plus de 1 290 adultes vivant à l'intérieur des terres, en lien avec leurs habitudes alimentaires. Les chercheurs ont constaté que les personnes consommant souvent des fruits de mer (crevettes, crabes, coquillages, poissons, algues) avaient des concentrations plus élevées de plusieurs PFAS dans le sang, notamment le PFOA et le PFOS, deux substances très étudiées pour leurs effets sur la santé. Ce lien était plus marqué chez les hommes que chez les femmes. Cela suggère que les produits de la mer pourraient être une source importante d'exposition à ces polluants, même loin des côtes.
Résumé reformulé :
Menée auprès de 1 292 adultes du Sichuan (région intérieure de la Chine), cette étude transversale a analysé les concentrations sériques de 22 PFAS par UPLC-MS/MS, en les croisant avec des données déclaratives sur la fréquence de consommation alimentaire. Neuf PFAS détectés chez plus de 75 % des participants ont fait l'objet d'analyses statistiques approfondies, incluant des régressions multivariées et des analyses stratifiées par sexe. Les résultats montrent que la consommation fréquente de fruits de mer (coquillages, crevettes, crabes, poissons, algues) est associée de façon constante à des taux sériques plus élevés de PFAS à longue chaîne (PFDA, PFNA, PFHxS, PFOS, PFOA), ainsi qu'à un composé émergent, le 6:2 Cl-PFESA, pour les crevettes et crabes. Ces associations apparaissent plus marquées chez les hommes, suggérant une hétérogénéité liée au sexe dans la relation entre alimentation marine et imprégnation par les PFAS. Il s'agit d'une étude d'observation : elle met en évidence des associations statistiques entre habitudes alimentaires et charge corporelle en polluants, sans établir de lien de causalité direct ni évaluer de conséquences cliniques précises.
Europe PMC · 2026-07-10 · Serio TC, Tomasallo C, He X, Irvin E, Ragin-Wilson A, Wang T, Botelho JC, Calafat AM, Li Z.
Résumé simplifié :
Cette étude a mesuré la quantité de PFAS, des polluants chimiques persistants aussi appelés « polluants éternels », dans le sang de deux groupes à Milwaukee : des pêcheurs sportifs et des réfugiés birmans qui mangent beaucoup de poisson. Ces deux groupes consomment régulièrement du poisson pêché localement dans une zone connue pour être polluée. Les résultats montrent que plus les participants mangeaient de poisson local, plus leur taux sanguin de plusieurs PFAS était élevé, dépassant parfois les niveaux moyens observés dans la population américaine. Cette étude souligne l'importance d'informer ces populations sur les risques liés à la consommation de poisson contaminé.
Résumé reformulé :
Dans le cadre du programme de biosurveillance des Grands Lacs, les chercheurs ont analysé les concentrations sériques de sept PFAS chez 396 pêcheurs sportifs licenciés et 103 réfugiés birmans vivant près de l'estuaire de Milwaukee, une zone reconnue comme préoccupante en raison de sa pollution. Les deux groupes consomment fréquemment du poisson pêché localement. Les analyses, comparées aux données nationales NHANES 2017-2018, révèlent que plusieurs PFAS (notamment PFOS, PFNA et PFDA) étaient présents à des concentrations supérieures à la moyenne nationale chez ces populations. Après ajustement pour d'autres facteurs démographiques, une consommation plus importante de poisson local était significativement associée à des concentrations sanguines plus élevées de certains PFAS dans les deux groupes. Cette étude met en évidence un lien entre la consommation de poisson contaminé et l'exposition aux PFAS chez des populations particulièrement exposées, tout en soulignant la nécessité d'adapter les messages de prévention sanitaire aux spécificités culturelles et sociales de ces communautés.
Europe PMC · 2026-06-30 · Fornasari A, Sech M, Piva E, Morini L, Vaiano F, Seravalli V, Seidenari A, Lenzi J, Simonazzi G, Fais P, Pascali JP.
Résumé simplifié :
Les PFAS, surnommés « polluants éternels », sont des substances chimiques persistantes présentes dans de nombreux objets du quotidien. Cette étude italienne a mesuré 23 de ces polluants dans le sang de 120 femmes enceintes et dans le sang du cordon ombilical de leurs bébés. Résultat : presque toutes les mères et la majorité des bébés avaient des traces de PFAS dans le sang, prouvant que ces substances passent de la mère à l'enfant avant la naissance. Environ 30% des femmes dépassaient un seuil jugé à risque pour la santé, contre seulement 3% des bébés. Le placenta semble filtrer une partie de ces polluants, mais pas totalement.
Résumé reformulé :
Dans le cadre du projet ELENA mené en Italie entre 2024 et 2025, des chercheurs ont analysé 23 composés PFAS dans des échantillons appariés de sang maternel et de sang de cordon ombilical chez 120 femmes. Les PFAS ont été détectés chez 99% des mères et 85% des nouveau-nés, les composés historiques (PFOS, PFOA, PFHxS) étant les plus fréquents. La consommation régulière d'aliments transformés était associée à des taux plus élevés de certains PFAS chez la mère. Si la concentration totale médiane était plus faible dans le sang de cordon (0,49 ng/mL) que dans le sang maternel (1,19 ng/mL), près de 30% des mères dépassaient le seuil de 2 ng/mL considéré par l'organisme NASEM comme potentiellement à risque, contre seulement 3% des nouveau-nés. L'étude confirme l'existence d'une barrière placentaire partielle, sans accumulation sélective particulière, et montre que l'efficacité du transfert transplacentaire dépend fortement de la structure chimique de chaque composé. Ces résultats soulignent l'importance d'une surveillance biologique accrue et de stratégies visant à limiter l'exposition des femmes enceintes à ces polluants persistants.
Europe PMC · 2026-06-05 · Lv H, Ma S, Li X, Meng Q, Guan Y, He Z, Zhang B, Ling X, Liang X, Cao Y, Tian C, Zhang Q, Jiang Y, You L, Dou Y, Wang J, Ke K, Xu X, Liao G, Jin Y, Zhou K, Liu X, Han X, Xu B, Jiang T, Du J, Ma H, Jin G, Xia Y, Li J, Shen H, Lin Y, Dai J, Hu Z.
Résumé simplifié :
Cette étude chinoise a analysé le liquide qui entoure les ovules chez plus de 1300 femmes suivies pour une aide à la procréation. Les chercheurs y ont retrouvé 20 substances PFAS, ces polluants chimiques très résistants présents dans l'environnement et l'alimentation. Les femmes ayant les taux les plus élevés de PFOS, un PFAS courant, avaient un risque plus élevé de fausse couche précoce. D'autres PFAS étaient liés à des hormones déséquilibrées et à un endomètre plus fin, facteurs qui peuvent nuire à la grossesse. La consommation de produits aquatiques et d'autres aliments d'origine animale semblait augmenter ces niveaux de pollution interne.
Résumé reformulé :
Menée auprès de 1301 femmes suivies dans huit régions chinoises pour une assistance médicale à la procréation, cette étude a quantifié 20 composés PFAS, anciens et émergents, directement dans le liquide folliculaire entourant les ovocytes. Le PFOS et l'acide perfluorooctanoïque représentaient à eux seuls une large part des concentrations totales, avec des niveaux plus élevés dans les centres de l'Est et du Sud du pays. Après ajustement statistique, une concentration élevée de PFOS était associée à un risque environ doublé de perte de grossesse biochimique précoce. Plusieurs PFAS, qu'ils soient anciens ou plus récents, étaient également associés à une hormone lutéinisante plus basse, une progestérone plus élevée et un endomètre plus fin au moment du déclenchement de l'ovulation, des paramètres pouvant influencer les chances de réussite de la procréation assistée. L'alimentation, notamment la consommation de produits aquatiques et d'aliments d'origine animale, apparaissait comme une source importante de cette exposition, ce qui suggère des pistes concrètes pour limiter ce contact chimique via le régime alimentaire.
Europe PMC · 2026-05-22 · Jensen TK, Hvidtfeldt UA, Tjønneland A, Batzella E, Nielsen F, Raaschou-Nielsen O.
Résumé simplifié :
Cette étude danoise a cherché à savoir si les PFAS, ces polluants chimiques persistants retrouvés dans l'environnement et certains objets du quotidien, augmentent le risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées. Les chercheurs ont comparé le sang de 500 femmes ayant développé un cancer du sein à celui de 500 femmes sans cancer, prélevé des années avant le diagnostic. Résultat : aucune association claire n'a été trouvée entre les niveaux de PFAS dans le sang et le risque global de cancer du sein, ni avec ses différents sous-types. Seule piste à creuser : chez les femmes ayant pris un traitement hormonal de la ménopause, certains PFAS semblaient associés à un risque plus élevé, mais ce résultat n'était pas statistiquement significatif et demande confirmation.
Résumé reformulé :
Dans cette étude cas-témoins nichée au sein de la cohorte danoise Diet, Cancer and Health, les chercheurs ont examiné le lien entre l'exposition à six PFAS couramment mesurés et le risque de cancer du sein chez des femmes ménopausées âgées de 50 à 64 ans. Les concentrations plasmatiques de PFAS ont été dosées sur des échantillons prélevés entre 1993 et 1997, bien avant le diagnostic, chez 500 cas de cancer du sein et 500 témoins appariés. Les analyses par régression logistique n'ont révélé aucune association significative entre l'exposition aux PFAS (PFOA, PFHxS, PFNA, PFHpS, PFOS, N-EtFOSAA) et le risque global de cancer du sein, ni avec les sous-types définis par le statut des récepteurs hormonaux ou HER2, la taille tumorale ou l'atteinte ganglionnaire. Une tendance non significative vers un risque accru a été observée pour certains PFAS (PFHpS, PFOS, N-EtFOSAA) uniquement chez les femmes utilisatrices actuelles ou passées d'un traitement hormonal substitutif, sans association chez les non-utilisatrices. Les auteurs concluent à l'absence de lien global entre ces PFAS et le cancer du sein, tout en soulignant que l'interaction potentielle avec les traitements hormonaux mérite d'être étudiée dans de futures études prospectives.
Europe PMC · 2026-05-22 · Rokoff LB, Senechal K, Romano ME, Botelho JC, Calafat AM, Criswell R, Fleisch AF.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine s'est intéressée à des habitants vivant près de terres agricoles où des boues d'épuration contaminées avaient été utilisées comme engrais. Les chercheurs ont mesuré les PFAS (polluants éternels) dans le sang de 144 adultes et ont cherché à comprendre d'où venait cette contamination. Le principal facteur était la quantité de PFAS bue chaque jour via l'eau de puits contaminée. Mais les résultats montrent aussi que les personnes consommant fréquemment des œufs produits localement, ainsi que celles travaillant avec les boues d'épuration, avaient des taux plus élevés de certains PFAS dans le sang. Cela suggère que l'alimentation locale peut être une source supplémentaire d'exposition à ces polluants persistants.
Résumé reformulé :
Cette étude, menée dans une communauté rurale du Maine (États-Unis) touchée par l'épandage agricole de boues d'épuration contaminées, visait à identifier les déterminants des concentrations sanguines de cinq composés PFAS chez 144 adultes. Les chercheurs ont combiné des mesures de PFAS dans l'eau de puits privée, des dosages sanguins réalisés en 2023, et un questionnaire détaillé sur les habitudes de consommation d'eau, l'alimentation locale, les expositions professionnelles et récréatives, ainsi que le profil sociodémographique des participants. La consommation quotidienne d'eau contaminée par les PFAS s'est révélée être le facteur le plus déterminant, expliquant entre 22 et 40 % de la variance selon le composé étudié. Au-delà de ce facteur principal, le fait d'être un homme, une femme ménopausée, de consommer fréquemment des œufs produits localement, ou de travailler avec des boues d'épuration était associé à des concentrations sériques plus élevées pour certains PFAS. L'ensemble des facteurs analysés permettait d'expliquer entre 38 et 52 % de la variabilité totale des taux sanguins observés. Les auteurs soulignent la nécessité d'approfondir le rôle de la consommation d'œufs locaux et de l'exposition professionnelle aux boues d'épuration, afin d'orienter de futures stratégies de prévention dans les communautés concernées par ce type de contamination.
Europe PMC · 2026-05-13 · Gong L, Zhou Y.
Résumé simplifié :
Les PFAS, surnommés « polluants éternels », sont des substances chimiques utilisées dans de nombreux produits du quotidien. Cette étude rassemble les résultats de plusieurs recherches sur la présence de ces polluants, anciens et nouveaux, dans le sang des mères, des bébés et dans le lait maternel. Les chercheurs ont constaté que ces substances peuvent perturber le fonctionnement de la thyroïde, une glande essentielle à la croissance et au développement. Les PFAS anciens semblent avoir un impact plus marqué, mais les nouvelles alternatives, bien que présentes à plus faible dose, restent préoccupantes et pourraient même être liées à un risque accru de cancer de la thyroïde.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique analyse les données existantes sur l'exposition aux PFAS, à la fois les composés historiques à longue chaîne et leurs alternatives plus récentes (chaînes courtes ou nouvelles molécules), chez les populations mère-enfant. En synthétisant les concentrations mesurées dans le sang maternel, le sang infantile et le lait maternel, les auteurs montrent que les PFAS anciens sont détectés à des niveaux plus élevés avec de fortes variations régionales, tandis que les alternatives, bien que présentes à des concentrations plus faibles, demeurent un sujet de vigilance. L'exposition à ces substances est associée à des modifications des hormones thyroïdiennes chez les mères et les nourrissons, les PFAS historiques montrant un effet plus prononcé. Les mécanismes de perturbation thyroïdienne semblent globalement similaires entre les différentes molécules, bien que les alternatives présentent des particularités (forte affinité protéique, perturbation du métabolisme des acides gras, hydrophilicité élevée) et pourraient accroître le risque de cancer thyroïdien. Ces résultats, issus de données d'observation humaine, apportent des éléments utiles pour évaluer la sécurité des alternatives aux PFAS et orienter de futures mesures réglementaires.
Europe PMC · 2026-05-03 · Lu C, Wang W, Li Z, He A, Zhang S, Hu L, Bai L, Li J, Wen J, Wang Y, Jiang G.
Résumé simplifié :
Les PFAS sont des polluants chimiques persistants, dits « éternels », capables de traverser le placenta pendant la grossesse. Cette étude a analysé le sang de 462 femmes enceintes d'un seul bébé et de 84 femmes enceintes de jumeaux pour voir si ces substances augmentent le risque de diabète gestationnel. Résultat : plus l'exposition aux PFAS est élevée, plus ce risque augmente, avec des mécanismes et des substances différentes selon qu'il s'agit d'une grossesse simple ou gémellaire. L'alimentation de la mère influence aussi ce risque. Enfin, l'exposition aux PFAS et le diabète gestationnel semblent avoir des conséquences sur la croissance des enfants jusqu'à 4 ans.
Résumé reformulé :
Cette étude cas-témoins a examiné les liens entre l'exposition aux PFAS (polluants chimiques persistants traversant la barrière placentaire) et le diabète gestationnel, en comparant 462 grossesses simples et 84 grossesses gémellaires. En combinant mesures de 48 composés PFAS et analyses du métabolisme lipidique dans le sang maternel, les chercheurs ont observé une association positive entre exposition aux PFAS et risque de diabète gestationnel, cette association étant plus marquée chez les femmes enceintes de jumeaux. Le PFOA apparaît comme principal contributeur de risque chez les grossesses simples, tandis que le PFNA domine chez les grossesses gémellaires. Les mécanismes diffèrent également : métabolisme des acides aminés ramifiés et des eicosanoïdes dans un cas, métabolisme des acides biliaires dans l'autre. L'alimentation maternelle module significativement ces effets, suggérant une interaction entre exposition environnementale et mode de vie. Enfin, l'exposition aux PFAS associée au statut diabétique de la mère semble influencer la trajectoire de croissance des enfants jusqu'à l'âge de 4 ans, ouvrant des pistes sur d'éventuelles conséquences à long terme pour le développement infantile.
Europe PMC · 2026-04-20 · Cerpa M, Awadalla S, Sargis RM, Anderson H, Botelho JC, Calafat AM, Persky V, Turyk ME.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine s'est intéressée aux personnes qui mangent du poisson pêché dans les Grands Lacs, une région connue pour sa pollution aux PFAS, ces « polluants éternels ». Les chercheurs ont mesuré le taux de PFAS dans le sang de 472 personnes et ont comparé ce taux au nombre de repas de poisson consommés dans l'année précédente, que ce poisson vienne des Grands Lacs, d'un lac intérieur ou du commerce. Résultat : plus les participants mangeaient de poisson pêché dans les Grands Lacs, plus leur taux sanguin de plusieurs PFAS était élevé. Cette augmentation était plus marquée pour le poisson pêché que pour le poisson acheté dans le commerce, ce qui suggère une contamination environnementale locale plus forte.
Résumé reformulé :
Cette étude s'appuie sur une cohorte constituée au début des années 1990 à partir de capitaines de bateaux de pêche sportive des Grands Lacs et de personnes vivant dans les mêmes zones mais consommant peu de poisson local. En 2004-2005, les participants ont fourni des échantillons sanguins et rapporté leur consommation de poisson sur l'année écoulée, selon l'origine (Grands Lacs, lac intérieur, achat commercial). Les analyses de sang, réalisées en 2021, ont porté sur 12 substances PFAS. Après ajustement sur l'âge, l'IMC, le sexe et le niveau d'éducation, les chercheurs ont observé qu'une augmentation de 5 repas de poisson sportif des Grands Lacs par an était associée à une hausse statistiquement significative des concentrations sériques de sept PFAS, avec des augmentations allant de 1,1% à 4,1% selon la molécule. La consommation de poisson acheté dans le commerce était également associée à une hausse de certains PFAS, mais dans une moindre mesure que pour le poisson pêché directement dans les Grands Lacs. Ces résultats, de nature associative et non causale, confirment que la consommation de poisson issu d'eaux contaminées constitue une voie d'exposition notable aux PFAS chez l'humain.
Europe PMC · 2026-04-17 · Riou J, Fragnière Rime C, von Goetz N, Nussle SG, Jaus A, Largiadèr CR, Zwahlen M, Bochud M.
Résumé simplifié :
Cette étude suisse a mesuré la quantité de PFAS, des polluants chimiques persistants surnommés « polluants éternels », dans le sang de 630 adultes. Les chercheurs ont cherché quels facteurs expliquent des taux plus ou moins élevés. Résultat : les hommes et les personnes plus âgées ont généralement plus de PFAS dans le sang. L'alimentation joue aussi un rôle important : manger beaucoup de viande (type occidental) ou de poisson, surtout du saumon ou du poisson d'eau douce local, est lié à des taux plus élevés, tandis qu'une alimentation végétale ou riche en produits laitiers est associée à des taux plus bas. L'alcool et certains produits comme les fartages de ski ou sprays imperméabilisants augmentent aussi l'exposition.
Résumé reformulé :
Cette étude de biosurveillance a analysé les concentrations sériques de 30 PFAS chez un échantillon représentatif de 630 adultes suisses, en les reliant à 36 variables sociodémographiques, alimentaires, comportementales, environnementales et professionnelles. Quatorze PFAS ont été détectés chez une majorité de participants, dont le PFOS, le PFOA et le PFHxS présents chez 100 % d'entre eux. Les profils d'exposition se répartissaient en trois groupes (faible, intermédiaire, élevé), l'âge et le sexe masculin constituant les déterminants les plus marqués. L'alimentation apparaît comme un facteur central : un régime occidental riche en viande est associé à des concentrations plus élevées, contrairement aux régimes végétaux ou laitiers. La consommation de poisson, en particulier de saumon et de poissons d'eau douce locaux, ainsi que la consommation d'alcool et l'usage de fartages de ski ou de sprays imperméabilisants, sont également liés à une exposition accrue. Des analyses de médiation suggèrent que les différences régionales observées s'expliquent en grande partie par les habitudes alimentaires, notamment la consommation de poisson. Ces résultats, de nature observationnelle, dressent un panorama détaillé des multiples déterminants de l'exposition aux PFAS dans une population adulte européenne.
Europe PMC · 2026-04-09 · Blomberg AJ, Nielsen C, Borgström Bolmsjö B, Bind MA, Hartman L, Saxne Jöud A.
Résumé simplifié :
Cette étude suédoise a suivi plus de 11 000 enfants nés entre 2006 et 2013 dans une région où l'eau potable avait été contaminée par des PFAS, des polluants chimiques persistants appelés « polluants éternels ». Les chercheurs ont comparé les enfants selon le niveau d'exposition de leur mère pendant la grossesse. Résultat : les enfants dont les mères avaient été très fortement exposées aux PFAS présentaient davantage de cas d'asthme diagnostiqué avant l'âge de 12 ans, comparé aux enfants faiblement exposés. Aucun lien n'a été observé pour les niveaux d'exposition intermédiaires, ni pour les simples sifflements respiratoires. Ces résultats suggèrent un possible impact de la contamination par les PFAS sur la santé respiratoire des enfants, mais doivent être confirmés par d'autres études.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte rétrospective, menée dans le comté de Blekinge en Suède, a exploité la contamination accidentelle de l'eau potable de la ville de Ronneby par des PFAS issus de mousses anti-incendie. Les chercheurs ont suivi 11 488 enfants nés entre 2006 et 2013 jusqu'à l'âge de 12 ans, en estimant leur exposition prénatale aux PFAS à partir de l'historique d'adresse de leur mère croisé avec les réseaux de distribution d'eau. Après ajustement sur plusieurs facteurs de confusion (tabagisme maternel, âge, parité, antécédents familiaux d'asthme, facteurs socio-économiques), une exposition prénatale très élevée aux PFAS était associée à une incidence accrue d'asthme diagnostiqué durant l'enfance (risque relatif de 1,44), alors qu'aucune association significative n'apparaissait pour les niveaux d'exposition intermédiaire ou élevé, ni pour les sifflements respiratoires isolés. Une analyse complémentaire par appariement a estimé une incidence cumulée d'asthme de 26,7 % chez les enfants très fortement exposés contre 16,1 % chez les enfants faiblement exposés. Les auteurs soulignent les limites liées à l'utilisation d'une variable d'exposition approximative basée sur l'adresse, qui ne permet pas de distinguer précisément l'exposition prénatale de l'exposition durant la petite enfance, et appellent à une réplication de ces résultats avant d'en tirer des conclusions définitives.
Europe PMC · 2026-03-18 · Sun H.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé des données de santé recueillies sur des milliers d'Américains entre 2003 et 2020 pour voir si leur alimentation était liée à la quantité de PFAS, les « polluants éternels », présents dans leur sang. Globalement, les niveaux de PFAS ont beaucoup baissé au fil du temps, grâce à des réglementations plus strictes. Mais certains aliments restent associés à des niveaux plus élevés : les fruits de mer sont l'aliment le plus fortement lié à une exposition importante, suivis modestement par la viande. À l'inverse, consommer plus de produits laitiers était associé à des niveaux plus bas de PFAS dans le sang, un résultat qui reste à mieux comprendre.
Résumé reformulé :
En exploitant les données représentatives de l'enquête nationale américaine NHANES (2003-2020), les chercheurs ont examiné les liens entre consommation de viande, produits laitiers, poisson, fruits de mer et concentrations sériques de PFAS. Sur la période étudiée, les niveaux totaux de PFAS ont chuté d'environ 75 %, principalement en raison de la baisse du PFOS et du PFOA suite aux actions réglementaires. Parmi les aliments étudiés, la consommation de fruits de mer apparaît comme le prédicteur alimentaire le plus fort d'une exposition élevée, avec une relation dose-dépendante, tandis que la viande montre une association plus modeste et le poisson des liens faibles ou incohérents. À l'inverse, une consommation plus élevée de produits laitiers était associée à des concentrations totales de PFAS plus basses, en particulier pour le PFOS, le PFNA, le PFUA et le PFDeA. Les auteurs notent aussi des variations selon le sexe, l'âge et l'origine ethnique, les hommes, les personnes âgées et les participants blancs ou noirs non hispaniques présentant des niveaux plus élevés. Il s'agit d'une étude observationnelle, qui ne permet pas d'établir de lien de causalité directe entre produits laitiers et exposition réduite, les auteurs appelant à des recherches complémentaires sur ce point.
Europe PMC · 2026-03-04 · Bauer RA, Yang Z, Petriello M, Zhang S, Stapleton HM, Adgate JL, Carignan CC.
Résumé simplifié :
Les PFAS sont des substances chimiques persistantes présentes dans l'environnement, notamment dans certaines eaux de boisson contaminées. Cette étude a examiné si ces polluants pouvaient affaiblir la réponse immunitaire chez des adultes vaccinés contre la COVID-19. Les chercheurs ont mesuré les niveaux de PFAS dans le sang de 74 personnes ayant bu une eau contaminée, ainsi que leur taux d'anticorps contre le virus. Résultat : plus la concentration de certains PFAS (comme le PFHxS) était élevée, plus le taux d'anticorps avait tendance à être faible. Cet effet était cependant moins net lorsque les personnes ayant déjà eu la COVID étaient exclues de l'analyse, suggérant que des facteurs liés à une infection antérieure peuvent influencer ce résultat.
Résumé reformulé :
Cette étude s'est intéressée à l'impact potentiel des PFAS, polluants chimiques persistants connus pour perturber le système immunitaire, sur la réponse en anticorps après vaccination contre la COVID-19. Les chercheurs ont suivi 74 adultes vaccinés depuis 1 à 6 mois, issus d'une cohorte exposée à une eau potable fortement contaminée par ces substances. Ils ont mesuré neuf composés PFAS dans le sang et les ont mis en relation avec les taux d'anticorps IgG anti-Spike, en ajustant les résultats selon l'âge, le sexe, l'IMC, le type de vaccin et le délai depuis la vaccination. Une association négative significative a été observée entre plusieurs PFAS (notamment le PFHxS, le PFOS et le PFHpS) et les niveaux d'anticorps. Toutefois, après exclusion de sept participants ayant déjà été infectés par le SARS-CoV-2, ces associations se sont atténuées et ne sont plus statistiquement significatives, bien que la tendance négative demeure. Les effets semblaient plus marqués chez les hommes, les personnes âgées et celles en surpoids ou obèses. Ces résultats, de nature corrélationnelle et basés sur un échantillon restreint, renforcent l'hypothèse d'un effet immunotoxique des PFAS également chez l'adulte, en cohérence avec des observations antérieures chez l'enfant.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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