Nutrition entérale par sonde
Alimentation par une sonde placée dans l'estomac ou l'intestin, par le nez ou à travers la paroi de l'abdomen, chez des personnes qui ne peuvent pas ou plus manger suffisamment : patients en réanimation, grands prématurés, personnes souffrant de troubles de la déglutition ou de maladies neurologiques. Elle peut être la seule source d'alimentation ou compléter les repas.
Études scientifiques (12)
Carte des preuves
- Niveau 2 · essais randomisés : 1 (8 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 7 (58 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 3 (25 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 1 (8 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Chirurgie et soins intensifs | 6 | · | · | 4 | 2 | · |
| Dénutrition et sarcopénie | 3 | · | · | 2 | 1 | · |
| Croissance et développement de l'enfant | 3 | · | 1 | 1 | · | 1 |
| Mortalité et longévité | 2 | · | · | 2 | · | · |
| Diabète de type 2 | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Microbiote intestinal | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Anémie et carences en micronutriments | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Troubles digestifs fonctionnels (constipation, reflux) | 1 | · | · | 1 | · | · |
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Europe PMC · 2024-06-19 · Razzaghy J, Shukla VV, Gunawan E, Reeves A, Nguyen K, Salas AA.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez 102 bébés très prématurés si donner rapidement et uniquement du lait (maternel ou de donneuse) par la bouche/sonde, en grande quantité dès les premières heures, est meilleur que la méthode classique plus progressive. Les bébés du groupe « nutrition précoce » ont atteint plus vite une alimentation complète par voie digestive, ont pris un peu plus de masse maigre (muscles), étaient légèrement plus grands à la sortie de l'hôpital, et leur séjour a coûté moins cher. Cela suggère que nourrir tôt et exclusivement par voie digestive pourrait être bénéfique pour les grands prématurés.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé contrôlé a comparé, chez 102 nouveau-nés très prématurés (28-33 semaines), une nutrition entérale précoce et exclusive (60-80 mL/kg/jour dès les 36 premières heures, lait maternel ou de donneuse) à une alimentation trophique standard plus progressive (20-30 mL/kg/jour). Le critère principal, le nombre de jours en alimentation entérale complète (>150 mL/kg/jour) sur les 28 premiers jours, était significativement plus élevé dans le groupe intervention (+2 jours). Ce groupe présentait aussi un meilleur score de masse maigre à J14, une taille plus grande à la sortie, et des coûts d'hospitalisation réduits. Ces résultats suggèrent qu'une alimentation entérale plus précoce et exclusive pourrait améliorer certains paramètres cliniques et économiques chez les grands prématurés, bien que la taille de l'échantillon reste modeste.
Europe PMC · 2024-04-26 · Coruja MK, Antunes LDC, Leotti VB, Steemburgo T.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 119 patients gravement malades, nourris exclusivement par sonde (nutrition entérale) pendant leurs 10 premiers jours en réanimation. Les chercheurs ont regardé si recevoir au moins 80% des calories et protéines prescrites influençait le risque de décès dans les 30 jours. Résultat : recevoir suffisamment d'énergie et de protéines entre le 5e et le 10e jour était lié à un risque de décès plus faible. En revanche, cette adéquation nutritionnelle durant les 4 premiers jours n'avait pas d'effet mesurable. Cela suggère que bien nourrir les patients un peu plus tard dans leur hospitalisation pourrait être important pour leur survie.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective a inclus 119 patients en soins intensifs recevant une nutrition entérale exclusive durant les 10 premiers jours d'hospitalisation. Les chercheurs ont évalué si l'adéquation nutritionnelle (apport ≥80% des besoins prescrits en énergie et protéines) durant la phase aiguë précoce (jours 1-4) ou tardive (jours 5-10) était associée à la mortalité à 30 jours. Après ajustement pour les facteurs confondants via des graphes acycliques dirigés, l'adéquation énergétique et protéique durant la période tardive (jours 5-10) était associée à une réduction du risque de mortalité à 30 jours, tandis qu'aucune association significative n'a été observée pour la période précoce. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une importance particulière de l'adéquation nutritionnelle au-delà des premiers jours de réanimation, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2024-01-20 · Chen Y, Liu Z, Wang Q, Gao F, Xu H, Ke L, Lee ZY, Stoppe C, Heyland DK, Liang F, Lin J, Chinese Critical Care Nutrition Trials Group (CCCNTG).
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse aux patients en réanimation nourris uniquement par sonde (nutrition entérale) durant leur première semaine d'hospitalisation. Les chercheurs ont observé que donner plus d'énergie et de protéines pendant cette période était lié à une baisse du risque de décès dans les 28 jours suivants. Mais ce bénéfice n'apparaissait que chez les patients dont le taux de lactate sanguin était normal (un marqueur indiquant une bonne oxygénation des tissus) ; chez ceux ayant un lactate élevé, signe possible de choc, augmenter l'alimentation n'apportait pas d'amélioration. Cela suggère que l'état du patient influence l'intérêt d'une nutrition plus intensive.
Résumé reformulé :
Cette analyse post hoc d'un essai randomisé multicentrique a étudié 1322 patients de réanimation nourris exclusivement par voie entérale durant au moins 7 jours. Les auteurs ont évalué la relation entre les quantités d'énergie et de protéines délivrées et la mortalité à 28 jours, à l'aide de modèles de régression de Cox. Une augmentation de 5 kcal/kg d'apport énergétique était associée à une réduction d'environ 14% du risque de décès, et une augmentation de 0,2 g/kg de protéines à une réduction similaire. Toutefois, ce bénéfice n'était observé que chez les patients présentant un taux de lactate ≤ 2 mmol/L à l'inclusion, pas chez ceux ayant un taux supérieur, possiblement en raison d'une hypoperfusion liée à un état de choc. Ces résultats, de nature associative, suggèrent que l'intensification de la nutrition entérale pourrait être bénéfique chez certains patients, mais nécessitent confirmation par des essais contrôlés.
Europe PMC · 2023-06-01 · Golin A, Jesus SR, Alves BP, Schott M, Marques AR, Santos LDD, Fleck J, Rocha JBTD, Colpo E.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé deux façons d'administrer la nutrition entérale (nutrition par sonde) chez des patients hospitalisés incapables de manger normalement : en continu 22h/jour, ou en arrêtant la perfusion 4 heures la nuit. Sur 52 patients suivis une semaine, ceux qui avaient une pause nocturne ont reçu des quantités de nutriments plus proches de ce qui était prescrit, avec plus de calories et de protéines. Leur glycémie restait aussi dans les normes, contrairement au groupe continu où elle était trop élevée. L'albumine (un marqueur de l'état nutritionnel) s'est aussi améliorée dans le groupe avec pause nocturne.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique a comparé deux modalités de nutrition entérale exclusive chez 52 patients hospitalisés ne pouvant s'alimenter par voie orale : une administration continue (22h/jour) versus une administration discontinue incluant un jeûne nocturne de 4 heures (18h/jour de perfusion). Les chercheurs ont évalué les apports nutritionnels réels par rapport aux prescriptions, la glycémie capillaire, et des paramètres biochimiques comme l'albumine sérique et l'hémogramme sur sept jours. Les résultats montrent que le groupe avec jeûne nocturne a reçu des volumes plus proches des prescriptions, avec des apports caloriques et protéiques égaux ou supérieurs. Ce groupe présentait également une glycémie dans les valeurs de référence, alors que le groupe en continu montrait une hyperglycémie. Bien que les deux groupes présentaient une hypoalbuminémie et une anémie, l'albumine s'est améliorée davantage dans le groupe discontinu. Ces résultats suggèrent qu'interrompre la nutrition entérale la nuit pourrait optimiser le support nutritionnel et le contrôle glycémique chez ces patients.
Motif : toutes les études incluses sont de niveau IV avec grande hétérogénéité dans les méthodes d'évaluation nutritionnelle
Europe PMC · 2022-11-01 · Hudson AS, Morzycki AD, Wong J.
Résumé simplifié :
Les enfants gravement brûlés doivent souvent subir plusieurs opérations, ce qui impose des périodes de jeûne qui perturbent leur alimentation alors que leurs besoins énergétiques sont très élevés. Cette étude a rassemblé les résultats de 4 recherches portant sur 496 enfants pour savoir si continuer à les nourrir par sonde pendant les opérations (plutôt que d'interrompre l'alimentation) est sûr et utile. Résultat : aucun cas d'inhalation alimentaire n'a été observé, les risques d'infection n'étaient pas augmentés, et les enfants nourris en continu gardaient mieux leur poids et avaient même un taux de mortalité plus faible, bien qu'ils aient nécessité plus de chirurgies et des séjours hospitaliers plus longs.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec analyse poolée a examiné 4 études (496 patients) évaluant la nutrition entérale continue pendant les interventions chirurgicales chez des enfants grands brûlés en soins critiques, comparée à une alimentation interrompue par le jeûne périopératoire standard. L'alimentation était administrée via sonde nasoduodénale. Aucun épisode d'inhalation n'a été rapporté, et il n'y avait pas de différence significative concernant les taux de pneumonie ou d'infection de plaie entre les deux groupes. Les patients nourris en continu ont présenté un meilleur équilibre calorique et un maintien du poids, ainsi qu'une mortalité inférieure, bien qu'ils aient subi davantage de chirurgies et connu des durées de ventilation et d'hospitalisation plus longues (probablement liées à la sévérité initiale de leurs brûlures). Les auteurs concluent que cette approche semble sûre chez l'enfant brûlé et pourrait offrir un bénéfice nutritionnel et potentiellement un avantage de survie, bien que l'hétérogénéité des méthodes d'évaluation nutritionnelle entre études limite la portée de ces conclusions.
Europe PMC · 2022-06-04 · Beauchamp-Walters J, Aleti G, Herrera L, Debelius J, Lima N, Dalal P, Hong S, Knight R, Rhee KE.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé les bactéries intestinales de 91 enfants : certains avec des besoins médicaux complexes nourris exclusivement par sonde, d'autres avec des besoins complexes mangeant normalement, et des enfants en bonne santé. Les enfants nourris uniquement par sonde avaient moins de diversité bactérienne intestinale et une composition différente, avec plus de bactéries potentiellement problématiques, comparés aux enfants en bonne santé. Cette différence n'était pas observée chez les enfants complexes qui mangeaient normalement. Cela suggère que le mode d'alimentation, plus que les médicaments pris, influence fortement l'équilibre du microbiote intestinal.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a analysé les selles de 91 enfants (57 présentant des besoins médicaux complexes et 34 témoins sains) afin d'étudier le lien entre alimentation et microbiote intestinal, en tenant compte des traitements médicamenteux. Les enfants nourris exclusivement par voie entérale (sonde) présentaient une diversité bactérienne significativement réduite (indices de Shannon et de Faith) par rapport aux témoins sains, ainsi qu'une composition microbienne différente (plus grande abondance d'Enterobacteriaceae et d'anaérobies stricts). Ces différences n'étaient pas retrouvées entre les enfants complexes alimentés oralement et les témoins sains, ni entre ces deux derniers groupes. Les auteurs concluent que, malgré des profils médicamenteux comparables, le mode d'alimentation entérale exclusive est associé à des altérations du microbiote intestinal, suggérant un rôle prépondérant du régime alimentaire par rapport aux traitements médicamenteux dans ces modifications.
Europe PMC · 2021-09-29 · Hofheinz SB, Núñez-Ramos R, Germán-Díaz M, Melgares LO, Arroba CM, López-Fernández E, Moreno-Villares JM.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 23 enfants gravement malades, soutenus par une machine cœur-poumon (ECMO), pour voir comment les nourrir au mieux. Trois groupes ont été comparés : alimentation par perfusion (parentérale), par sonde digestive (entérale) ou les deux combinées. Les chercheurs ont mesuré si les enfants recevaient assez de calories au bout de 3 et 5 jours. Les résultats montrent que les trois méthodes permettent d'atteindre des apports caloriques similaires. Aucune complication n'a été observée chez les enfants nourris uniquement par voie entérale, suggérant que cette option est sûre quand l'état de l'enfant le permet.
Résumé reformulé :
Cette étude prospective descriptive a analysé 24 épisodes d'ECMO veino-artérielle chez 23 enfants d'un hôpital tertiaire, répartis en trois groupes selon le mode de nutrition : parentérale exclusive (n=7), entérale exclusive (n=8) ou mixte (n=7). Le pourcentage d'objectif calorique atteint à J3 et J5 était comparable entre les groupes, sans différence statistiquement significative. Les patients nourris exclusivement par voie parentérale étaient majoritairement des nourrissons de moins de 12 mois et des patients cardiaques. Parmi les 8 épisodes de nutrition entérale exclusive, aucune complication n'a été rapportée. Les auteurs concluent que la nutrition entérale semble sûre en cas de stabilité hémodynamique et en l'absence de contre-indications, et qu'elle est équivalente aux autres approches pour atteindre les besoins énergétiques estimés chez ces patients pédiatriques sous ECMO.
Europe PMC · 2020-08-20 · Paviotti G, De Cunto A, Travan L, Bua J, Miron T, Cont G, Demarini S.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 30 bébés nés très prématurément. Les chercheurs ont mesuré leur composition corporelle (graisse et masse maigre) au moment où ils sont passés d'une alimentation par perfusion à une alimentation uniquement par la bouche ou sonde (nutrition entérale), puis à nouveau quand ils ont atteint l'âge correspondant à un terme normal de grossesse. Résultat : la masse maigre est restée stable, mais la masse grasse a nettement augmenté pendant cette période. À l'âge du terme, ces bébés avaient plus de graisse corporelle que des bébés nés à terme. Étonnamment, manger plus de calories et de protéines ne semblait pas expliquer cette augmentation de graisse.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a comparé la composition corporelle de 30 prématurés (nés avant 32 semaines) à deux moments clés : l'arrêt de la nutrition parentérale (passage à une alimentation entérale exclusive) et l'âge équivalent au terme. Grâce à la pléthysmographie par déplacement d'air, les chercheurs ont montré que le z-score de masse maigre restait stable entre ces deux temps, alors que les z-scores de masse grasse et de pourcentage de masse grasse augmentaient significativement. À l'âge du terme, ces enfants présentaient un pourcentage de masse grasse plus élevé que des nouveau-nés à terme, malgré un poids et une taille comparables. Fait notable, des apports caloriques et protéiques plus élevés durant la nutrition entérale exclusive étaient associés à une moindre augmentation de la masse grasse, suggérant que l'alimentation entérale per se n'explique pas cette prise de graisse accrue chez les prématurés.
Europe PMC · 2019-12-01 · Mahoney LB, Liu E, Rosen R.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné des enfants porteurs d'une sonde de gastrostomie, nourris exclusivement par voie entérale, qui recevaient à la fois des repas en bolus le jour et une alimentation continue la nuit. Les chercheurs voulaient savoir si l'alimentation continue réduisait le reflux gastro-œsophagien, comme on le pense souvent en pratique clinique. En analysant les données de 18 enfants, ils n'ont trouvé aucune différence significative dans la fréquence des reflux, que l'enfant soit nourri en continu, en bolus, ou pas du tout. Même en tenant compte de l'âge, du poids et du débit d'alimentation, le résultat restait le même : passer à une alimentation continue n'apporte pas de bénéfice clair contre le reflux.
Résumé reformulé :
Cette étude rétrospective a analysé des enregistrements de pH-impédancemétrie sur 24 heures chez 18 enfants porteurs de gastrostomie et recevant une nutrition entérale exclusive, combinant des bolus diurnes et une perfusion continue nocturne. L'objectif était d'évaluer si l'alimentation continue, souvent privilégiée en clinique pour limiter le reflux gastro-œsophagien, réduisait réellement sa fréquence par rapport à l'alimentation en bolus. Les résultats ne montrent aucune différence significative du taux de reflux entre les périodes sans alimentation, en bolus et en continu, que les enfants aient ou non subi une fundoplicature. Cette absence de différence persiste après ajustement sur l'âge, l'IMC, le débit et le volume d'alimentation. Les auteurs concluent que l'alimentation continue ne présente pas d'avantage démontré pour réduire le reflux dans cette population pédiatrique spécifique, remettant en question une pratique clinique répandue mais peu étayée.
Europe PMC · 2019-05-30 · Santos HVDD, Araújo IS.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 188 patients hospitalisés en soins intensifs et nourris uniquement par sonde (nutrition entérale) pendant au moins 72 heures. Les chercheurs ont observé que plus de la moitié des patients ne recevaient pas assez de protéines par rapport aux recommandations. Ils ont constaté un lien entre le risque de décès et plusieurs facteurs : l'indice de masse corporelle, la circonférence du bras (qui reflète la masse musculaire) et le fait de ne pas atteindre les apports protéiques recommandés. Autrement dit, un mauvais état nutritionnel et un manque de protéines semblent associés à une plus grande mortalité chez ces patients gravement malades.
Résumé reformulé :
Cette étude rétrospective a analysé les dossiers de 188 patients adultes admis en soins intensifs en 2017 et ayant reçu une nutrition entérale exclusive pendant au moins 72 heures. Le statut nutritionnel a été évalué via l'indice de masse corporelle et la circonférence du bras, et les apports protéiques ont été comparés aux recommandations de l'ASPEN. Les résultats montrent que 56,4% des patients n'ont pas atteint une adéquation protéique satisfaisante, et seulement 46,8% ont reçu l'apport minimal recommandé. La mortalité était significativement associée au diagnostic nutritionnel, à l'indice de masse corporelle (p=0,023), à la circonférence du bras (p=0,041) et à l'adéquation protéique (p=0,012). Ces résultats observationnels suggèrent une association entre statut nutritionnel, apport protéique insuffisant et évolution clinique défavorable chez les patients critiques, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2018-06-22 · Jesus SR, Alves BP, Golin A, Mairin S, Dachi L, Marques A, Colpo E.
Résumé simplifié :
Cette étude a observé 77 patients hospitalisés nourris uniquement par sonde (nutrition entérale). Les chercheurs ont mesuré leur poids, leurs muscles, et des marqueurs sanguins pour évaluer l'anémie et la malnutrition. Résultat : plus l'anémie était sévère, plus les signes de perte musculaire et de malnutrition étaient marqués (muscles plus petits, albumine plus basse, inflammation plus élevée). Les patients en sous-poids avaient aussi des muscles et une albumine plus faibles, ainsi qu'une glycémie modifiée. Cela suggère un lien étroit entre l'anémie et l'état nutritionnel chez les patients sous nutrition entérale exclusive à l'hôpital.
Résumé reformulé :
Cette étude prospective transversale a inclus 77 patients hospitalisés recevant une nutrition entérale exclusive dans les 72 heures suivant leur admission. Les auteurs ont réalisé une évaluation nutritionnelle complète (anthropométrie, biochimie sanguine) afin d'étudier les liens entre anémie et malnutrition. Les résultats montrent qu'une anémie plus sévère est associée à une réduction de la masse musculaire (surface musculaire du bras, circonférence du mollet) et de l'albumine sérique, ainsi qu'à une augmentation de la protéine C-réactive (marqueur d'inflammation). Par ailleurs, les patients classés en maigreur selon l'IMC présentaient également une diminution des paramètres anthropométriques musculaires, de l'albumine et de la glycémie capillaire. Les auteurs concluent que l'anémie est fortement liée aux marqueurs de déplétion musculaire, et que l'IMC est associé à l'ensemble des paramètres nutritionnels étudiés, sauf à l'hémoglobine. Il s'agit d'une étude observationnelle, ne permettant pas d'établir de relation causale.
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