Ortie
Plante
Plante herbacée sauvage (Urtica dioica) couverte de poils urticants, poussant dans les sols riches en azote. Les feuilles sont consommées cuites en soupe ou infusion, tandis que la racine est vendue en gélules, extrait ou teinture-mère, traditionnellement employée en phytothérapie.
Études scientifiques (17)
Carte des preuves
- Niveau 2 · essais randomisés : 2 (12 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 2 (12 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 2 (12 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 11 (65 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Diabète de type 2 | 4 | · | · | · | 1 | 3 |
| Arthrose et articulations | 2 | · | · | 1 | · | 1 |
| Maladies auto-immunes | 2 | · | · | · | · | 2 |
| Maladies cardiovasculaires | 2 | · | · | · | · | 2 |
| Syndrome métabolique et résistance à l'insuline | 2 | · | · | · | · | 2 |
| Hypertension artérielle | 2 | · | · | · | · | 2 |
| Déclin cognitif et démence | 2 | · | · | · | · | 2 |
| Cancer colorectal | 2 | · | · | · | · | 2 |
| Cancer du sein | 1 | · | · | · | · | 1 |
| Anémie et carences en micronutriments | 1 | · | · | · | · | 1 |
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Motif : essai de 22 participants
Europe PMC · 2026-09-11 · Raczkowska E, Sławińska P, Woźniak K, Rak K, Gajda R, Lachowicz-Wiśniewska S.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont créé des sablés en remplaçant une partie de la farine par de la poudre d'ortie et en substituant le sucre par de l'érythritol (un édulcorant peu calorique). Ils ont testé le goût sur 120 personnes, puis mesuré chez 22 adultes sains l'effet réel de ces biscuits sur la glycémie après le repas. Résultat : ajouter 10 à 20% d'ortie diminue l'index glycémique des biscuits sans trop altérer leur goût. L'érythritol, lui, ne change pas l'index glycémique mais réduit la charge glycémique globale car il contient moins de glucides. La meilleure combinaison reste 20% d'ortie avec érythritol.
Résumé reformulé :
Cette étude a évalué l'impact de deux modifications de recette de sablés — l'ajout de poudre d'ortie (0 à 50%) et le remplacement du sucre par de l'érythritol — sur l'acceptabilité sensorielle et la réponse glycémique. Après une évaluation sensorielle par 120 consommateurs, les formulations à 0, 10 et 20% d'ortie ont été testées in vivo chez 22 adultes sains, selon la norme ISO 26642:2010, pour mesurer l'index glycémique (IG) et la charge glycémique (CG). L'ajout d'ortie a significativement réduit l'IG dans les deux versions (sucre et érythritol), la formulation la plus favorable (20% ortie + érythritol) atteignant un IG de 48,10 et une CG de 4,16. L'érythritol n'a pas modifié l'IG mais a diminué la CG en réduisant les glucides disponibles. Les auteurs soulignent que ces résultats, obtenus sur un échantillon restreint de jeunes adultes sains, ne peuvent être extrapolés à des populations avec un métabolisme glucidique altéré.
Europe PMC · 2026-02-19 · Überall MA, Küster MA, Müller-Schwefe PCG, Müller-Schwefe GHH.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé, chez des personnes souffrant d'arthrose, un complément à base d'extrait de feuilles d'ortie (Hox alpha) avec des anti-inflammatoires classiques (AINS) pris en automédication. Les données proviennent d'un grand registre allemand sur la douleur, avec plus de 1000 patients dans chaque groupe. Après 12 semaines, les deux traitements soulageaient la douleur, mais l'extrait d'ortie donnait de meilleurs résultats sur la douleur, le handicap lié à la douleur et la qualité de vie, tout en provoquant beaucoup moins d'effets secondaires que les AINS. Comme il s'agit d'une étude rétrospective (pas d'un essai randomisé), ces résultats restent à confirmer par des études plus rigoureuses.
Résumé reformulé :
Cette analyse rétrospective, issue du registre allemand de la douleur, a comparé deux groupes appariés par score de propension de 1073 patients arthrosiques chacun, traités en automédication pendant au moins 3 mois soit par un extrait sec hydroalcoolique de feuilles d'ortie (Hox alpha), soit par des AINS en vente libre. Le critère principal combinait absence d'arrêt pour effet indésirable et réduction cliniquement significative de la douleur à 24h. Ce critère était atteint par 96,2% des patients sous ortie contre 73,2% sous AINS (p<0,001). L'extrait d'ortie était également associé à de meilleures améliorations de la douleur, du handicap fonctionnel et de la qualité de vie physique et mentale, ainsi qu'à moins d'effets indésirables (13,1% des patients contre 46,8% sous AINS) et moins d'arrêts de traitement liés à ces effets. Les auteurs soulignent que, du fait du design observationnel rétrospectif, ces résultats sont exploratoires et nécessitent une confirmation par des essais randomisés contrôlés.
Europe PMC · 2024-12-01 · Elahinia P, Vali Sichani A, Vali Sichani A, Yaraghi N, Yegdaneh A, Khosravani Z.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si l'ortie, prise en complément avant un traitement de canal dentaire, pouvait réduire la douleur aussi bien qu'un médicament anti-inflammatoire classique (ibuprofène). Soixante patients ont reçu soit de l'ibuprofène (400 mg), soit un extrait d'huile essentielle d'ortie (400 mg), soit un placebo, 30 minutes avant les soins. La douleur a été mesurée à plusieurs moments jusqu'à 24 heures après. Résultat : l'ortie et l'ibuprofène ont tous deux réduit la douleur de façon similaire par rapport au placebo, surtout après 8, 12 et 24 heures. Cela suggère que l'ortie pourrait être une alternative naturelle intéressante, mais d'autres études sont nécessaires pour confirmer la dose idéale.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé a comparé les effets d'une prémédication orale à base d'huile essentielle d'Urtica dioica (ortie, 400 mg) à ceux de l'ibuprofène (400 mg) et d'un placebo, chez 60 patients souffrant de pulpite irréversible symptomatique avant un traitement endodontique. La douleur a été évaluée à plusieurs temps (avant, pendant et jusqu'à 24 heures après le traitement) via deux échelles validées (EVA et Wong-Baker). Aucune différence significative n'a été observée entre les groupes avant et pendant l'intervention. En revanche, à 8, 12 et 24 heures après le traitement, les groupes ibuprofène et ortie présentaient des scores de douleur significativement plus bas que le groupe placebo, sans différence notable entre eux. Les auteurs concluent que l'extrait d'ortie pourrait avoir un effet analgésique comparable à l'ibuprofène dans ce contexte, tout en soulignant la nécessité d'études complémentaires pour déterminer la dose optimale et confirmer ces résultats.
Europe PMC · 2021-12-08 · Easton L, Vaid S, Nagel AK, Venci JV, Fortuna RJ.
Résumé simplifié :
Ce rapport décrit le cas d'une femme de 30 ans qui a commencé à produire du lait au niveau des seins (galactorrhée) sans être enceinte, un mois après avoir commencé à prendre un complément d'ortie (500 mg) contre ses allergies. Les analyses sanguines et les examens du sein étaient normaux. Après arrêt de l'ortie sur conseil d'un pharmacien, les symptômes ont complètement disparu en une semaine. Les auteurs suggèrent que l'ortie pourrait influencer certaines hormones (comme la prolactine) et avoir une activité proche des œstrogènes dans le tissu mammaire, ce qui pourrait expliquer cet effet rare.
Résumé reformulé :
Ce cas clinique rapporte l'apparition d'une galactorrhée chez une femme de 30 ans, obèse et souffrant de reflux gastro-œsophagien, un mois après le début d'une supplémentation en ortie (Urtica dioica, 500 mg) prise pour des allergies environnementales. Le bilan (test de grossesse, prolactine, TSH, bilan métabolique, mammographie, échographie mammaire) n'a révélé aucune anomalie expliquant les symptômes. Après arrêt du complément d'ortie sur avis d'un pharmacien clinique, sans autre modification thérapeutique, la galactorrhée a disparu complètement en une semaine, suggérant un lien causal probable. Les auteurs évoquent plusieurs mécanismes possibles : effet sur la globuline liant les hormones sexuelles, stimulation de la libération de prolactine via l'histamine, et influence sur la thyrotropin-releasing hormone via la sérotonine, pouvant conduire à une activité œstrogénique locale dans le tissu mammaire. Ce cas souligne l'importance d'intégrer les compléments alimentaires dans l'historique médicamenteux lors de l'évaluation d'effets indésirables.
Motif : essai de 29 participants
Europe PMC · 2021-04-01 · Younger J, Donovan EK, Hodgin KS, Ness TJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé trois plantes, dont l'ortie, chez 29 hommes souffrant du syndrome de la guerre du Golfe (fatigue, douleurs, troubles multiples). Chacun a pris un placebo puis des doses faibles et fortes de chaque plante, en alternance, sur plusieurs mois. Résultat : l'ortie prise à dose élevée a légèrement réduit la sévérité des symptômes par rapport au placebo, alors qu'à dose faible elle n'a eu aucun effet. Les auteurs restent prudents : l'échantillon est petit et ces résultats doivent être confirmés par d'autres études avant de conclure que l'ortie est vraiment utile.
Résumé reformulé :
Cet essai croisé, randomisé et contrôlé par placebo a évalué l'effet de compléments à base de plantes (reishi, ortie, épimède) chez 29 hommes atteints du syndrome de la guerre du Golfe (GWI). Après une période de référence et de placebo, chaque participant recevait successivement une dose faible puis une dose élevée de chaque plante, dans un ordre randomisé. La sévérité des symptômes du GWI, la douleur et la fatigue ont été comparées entre les conditions à l'aide de modèles mixtes linéaires. Pour l'ortie en complément, la dose faible n'a montré aucune différence significative par rapport au placebo (p=0,604), tandis que la dose élevée a été associée à une diminution significative de la sévérité des symptômes (p=0,048). À titre de comparaison, le reishi à forte dose a au contraire aggravé les symptômes, et l'épimède n'a montré aucun bénéfice. Les auteurs soulignent le caractère préliminaire de ces résultats, obtenus sur un petit échantillon, et appellent à des recherches complémentaires pour confirmer l'intérêt de l'ortie et déterminer la dose optimale.
Europe PMC · 2019-04-04 · Kargozar R, Salari R, Jarahi L, Yousefi M, Pourhoseini SA, Sahebkar-Khorasani M, Azizi H.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé l'ortie en complément (450 mg par jour) chez 72 femmes ménopausées souffrant de bouffées de chaleur fréquentes. Les participantes ont été réparties en 4 groupes combinant ortie, acupuncture réelle ou simulée, et placebo, pendant 7 semaines. Résultat : l'ortie a réduit les bouffées de chaleur et amélioré la qualité de vie de façon similaire à l'acupuncture, et bien mieux que le groupe placebo/acupuncture simulée. Combiner ortie et acupuncture n'apportait pas de bénéfice supplémentaire. L'ortie semble donc une option intéressante contre les symptômes de la ménopause.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé en double aveugle a évalué l'effet d'un complément d'Urtica dioica (ortie, 450 mg/jour) sur les bouffées de chaleur et la qualité de vie de femmes ménopausées (45-60 ans), en le comparant à l'acupuncture, à une acupuncture simulée et à un placebo, sur 7 semaines avec un suivi de 4 semaines. Les 68 participantes analysées étaient réparties en quatre groupes combinant ces interventions. Les résultats montrent une diminution significative du score de bouffées de chaleur et une amélioration du score de qualité de vie (MENQOL) dans les groupes recevant l'ortie ou l'acupuncture (réelle), sans différence significative entre eux, alors que le groupe placebo/acupuncture simulée montrait une amélioration nettement plus faible. L'association ortie et acupuncture n'a pas montré de bénéfice supérieur aux traitements pris séparément, suggérant que l'ortie pourrait constituer une alternative orale efficace à l'acupuncture pour ce symptôme.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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