← Retour à la recherche

Mycotoxines

— recevez chaque lundi par e-mail les nouvelles études sur Mycotoxines.

Contaminants alimentaires

Substances toxiques produites naturellement par certaines moisissures (champignons microscopiques) qui se développent sur les céréales, fruits secs, épices ou légumineuses, lors de la culture, du séchage ou du stockage. Les aflatoxines et l'ochratoxine A en sont des exemples, retrouvées notamment dans le maïs, les arachides, le café ou les fruits secs contaminés.

Études scientifiques (25)

Carte des preuves

25études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 1 (4 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 7 (28 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 9 (36 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 8 (32 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Autres cancers6··222
Croissance et développement de l'enfant6··123
Anémie et carences en micronutriments4··112
Dénutrition et sarcopénie3··111
Stéatose hépatique et santé du foie3···21
Grossesse et issues de naissance3··111
Déclin cognitif et démence3··1·2
Syndrome métabolique et résistance à l'insuline2···11
Fertilité2··11·
Mortalité et longévité1··1··
Voir les 8 autres problèmes de santé
Maladies cardiovasculaires1····1
Maladie rénale chronique1···1·
Infections et immunité1····1
Troubles digestifs fonctionnels (constipation, reflux)1···1·
Troubles du neurodéveloppement (autisme, TDAH)1····1
Maladie de Parkinson1····1
Obésité et poids1····1
Cancer colorectal1····1

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (25)Niveau 2 : 1Niveau 3 : 7Niveau 4 : 9Niveau 5 : 8

Trier : plus récentes d'abord · plus anciennes d'abordExporter ces études : tableau de preuves (Excel) · importer dans Zotero, EndNote ou Mendeley

Niveau 4 — Étude transversale573 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-20 · Alaka OO, Alaka AA, Ogunleke AO, Adeyeye GA, Ayoade F.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est intéressée à l'exposition aux aflatoxines, des substances toxiques produites par des moisissures qui contaminent souvent les arachides et céréales mal stockées. Chez plus de 570 patients nigérians souffrant de troubles digestifs, les chercheurs ont mesuré dans le sang un marqueur de cette exposition. Ils ont découvert que les personnes consommant des arachides quotidiennement avaient un risque presque dix fois plus élevé de présenter des niveaux élevés de ce marqueur. La période de l'année jouait aussi un rôle, contrairement à l'âge, le sexe ou le niveau d'éducation. Ce résultat souligne l'importance de surveiller la qualité des arachides consommées régulièrement.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a évalué l'exposition systémique aux aflatoxines, des mycotoxines hépatocancérogènes, chez 573 patients de gastro-entérologie dans le sud-ouest du Nigeria, via le dosage sérique des adduits aflatoxine-albumine (AF-ALB), un biomarqueur objectif d'exposition. La consommation quotidienne d'arachides est ressortie comme le facteur alimentaire le plus fortement associé à des niveaux élevés d'AF-ALB (odds ratio ajusté de 9,7), et la période de prélèvement influençait également significativement les résultats. L'association observée entre résidence urbaine et exposition élevée dépendait du modèle statistique utilisé et ne constituait pas une association indépendante robuste. Les niveaux d'AF-ALB différaient aussi significativement selon le type de pathologie gastro-entérique. En revanche, l'âge, le sexe, l'éducation, la profession, le statut marital et la connaissance des aflatoxines n'étaient pas liés de façon significative à l'exposition. Ces résultats pointent vers les habitudes alimentaires, en particulier la consommation fréquente d'arachides, comme principal déterminant de l'exposition aux aflatoxines dans cette population.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Méta-analyse d'études observationnelleséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : certitude très faible pour tous les résultats, forte hétérogénéité entre études et designs majoritairement transversaux

Europe PMC · 2026-09-28 · Goessens T, Bader Y, Vertriest F, Tesfamariam K, Saeger S, Lachat C, Boevre M.

Résumé simplifié :

Les mycotoxines sont des substances toxiques produites par des moisissures qui peuvent contaminer certains aliments. Cette grande étude a rassemblé 268 recherches menées chez l'homme pour comprendre leurs effets sur la santé. Les résultats montrent des liens entre l'exposition à ces toxines et plusieurs problèmes de santé : maladies du foie (dont le cancer du foie), atteintes des reins, troubles métaboliques, neurologiques ou encore de la reproduction. L'aflatoxine, une mycotoxine fréquente, est particulièrement associée au cancer du foie, à la cirrhose et à des anomalies du foie. Cependant, la qualité des preuves reste faible, car la plupart des études sont basées sur des observations ponctuelles, ce qui empêche d'affirmer un lien de cause à effet certain.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a compilé 268 études humaines portant sur 17 familles de mycotoxines et 71 effets de santé différents, principalement réalisées en Afrique et en Asie. Les maladies du foie, en particulier le carcinome hépatocellulaire, et les atteintes rénales sont les sujets les plus étudiés. La synthèse qualitative révèle des associations majoritairement positives entre exposition aux mycotoxines et troubles neurologiques, métaboliques, oncologiques, rénaux, reproductifs et développementaux. Toutefois, le niveau de certitude des preuves est jugé très faible pour les 21 effets évalués, en raison de la prédominance d'études transversales et d'une forte hétérogénéité entre les travaux. Les méta-analyses quantitatives, portant sur 42 études, confirment des associations entre l'exposition à l'aflatoxine et le cancer du foie, la cirrhose, une élévation des transaminases hépatiques (ALT) et le cancer de la vésicule biliaire. Les auteurs soulignent la nécessité d'études plus rigoureuses et mieux harmonisées pour confirmer ces liens, notamment en raison des différences de méthodes de mesure de l'exposition et de définition des critères de santé entre les recherches existantes.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte prospective472 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-09-11 · Bou Ghanem H, Till C, Watkins DJ, Colacino J, Meeker JD, Wu Z, Cantoral A, Téllez-Rojo MM, Torres-Olascoaga LA, Peterson KE.

Résumé simplifié :

Les aflatoxines sont des substances toxiques produites par des moisissures qui peuvent contaminer certains aliments comme le maïs ou les arachides. Cette étude a suivi des adolescents mexicains pour voir si l'exposition à ces toxines, mesurée dans le sang, était liée à leurs capacités de réflexion. Les chercheurs ont découvert qu'un niveau plus élevé d'aflatoxines à l'adolescence était associé, deux ans plus tard, à de moins bons résultats à un test de mémoire de travail. Aucun autre lien significatif n'a été observé avec les autres tests cognitifs. Ces résultats suggèrent un possible effet négatif des aflatoxines sur le développement du cerveau des adolescents, mais d'autres études sont nécessaires pour confirmer ce lien.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle, menée dans le cadre de la cohorte ELEMENT au Mexique, a examiné la relation entre l'exposition aux aflatoxines (mycotoxines neurotoxiques capables de franchir la barrière hémato-encéphalique) et les performances cognitives chez des adolescents. L'exposition a été évaluée par le dosage des adduits aflatoxine-albumine sériques, et les performances cognitives ont été mesurées via plusieurs tests validés (Conners CPT-3 et NIH Toolbox Cognition Battery) à deux moments différents de l'adolescence. Après ajustement pour plusieurs facteurs (âge, sexe, IMC, niveau socio-économique, etc.), les chercheurs ont constaté qu'un niveau plus élevé d'aflatoxines mesuré au début de l'adolescence était associé à un score plus faible au test de mémoire de travail (List Sorting) réalisé environ deux ans plus tard. En revanche, aucune association significative n'a été observée avec les autres mesures cognitives testées. Les auteurs concluent à une association prospective entre exposition aux aflatoxines et moindre performance en mémoire de travail, tout en soulignant la nature corrélationnelle de ces résultats et la nécessité d'études longitudinales supplémentaires pour mieux établir ce lien potentiel.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude cas-témoins162 participantséquivalent HAS : 3

Europe PMC · 2026-07-31 · Asis R, Fernandez ML, Bonacci G, Debes J, Prieto J, Boonstra A, Balderramo DC, Romagnoli PA.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est intéressée à l'aflatoxine B1, une substance toxique produite par des moisissures qui peut contaminer certains aliments comme le maïs ou les arachides. Les chercheurs ont mesuré un marqueur de cette toxine dans le sang de 92 personnes atteintes d'un cancer du foie et de 70 personnes en bonne santé, dans plusieurs pays d'Amérique du Sud. Résultat : les personnes malades avaient beaucoup plus souvent et à des niveaux plus élevés ce marqueur toxique que les personnes saines. Cela suggère un lien entre l'exposition alimentaire chronique à cette toxine et le risque de cancer du foie, surtout chez les personnes ayant aussi une hépatite virale.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale multinationale a cherché à établir un lien, via un biomarqueur sanguin spécifique (adduits AFB1-Lysine), entre l'exposition alimentaire chronique à l'aflatoxine B1 (une mycotoxine classée cancérigène de groupe 1) et le carcinome hépatocellulaire en Amérique du Sud. En comparant 64 patients atteints de ce cancer du foie et 70 témoins sains en Argentine et en Colombie, les auteurs ont observé des concentrations et des taux de positivité du biomarqueur nettement supérieurs chez les malades (7,16 vs 0,89 pg/mg d'albumine ; 43 % vs 10 % de positivité). Après ajustement statistique, la présence détectable de ce marqueur restait associée de façon indépendante au cancer du foie (odds ratio ajusté de 3,72), avec une association plus marquée chez les patients ayant une hépatite virale ou un cancer d'origine inconnue, bien que ces sous-groupes soient de petite taille. Les auteurs soulignent la nécessité de renforcer la surveillance alimentaire régionale et de mener des études prospectives plus larges pour confirmer ce lien.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective124 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-05-26 · Mastrorocco A, Spinelli M, Martino NA, Ferri D, Baldini GM, Lot D, Gambacorta L, Fontanarosa C, Solfrizzo M, Ferrante MC, Minervini F, Baldini D, Amoresano A, Montano L, Trerotoli P, Dell'Aquila ME.

Résumé simplifié :

Les mycotoxines sont des substances toxiques produites par des moisissures et que l'on retrouve souvent dans l'alimentation. Dans cette étude, des chercheurs ont analysé l'urine de 124 femmes suivant un parcours de procréation médicalement assistée (PMA) pour détecter la présence de 25 mycotoxines différentes. Ils ont constaté que les femmes infertiles avaient des taux plus élevés de ces substances que les femmes sans problème de fertilité. Une mycotoxine en particulier, l'aflatoxine G1, était liée à une moins bonne qualité des embryons obtenus. D'autres mycotoxines semblaient aussi perturber les premières étapes du développement embryonnaire. Ces résultats suggèrent que notre alimentation pourrait influencer la qualité des embryons en PMA, mais des études supplémentaires sont nécessaires pour le confirmer.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective monocentrique a examiné le lien entre l'exposition alimentaire aux mycotoxines, mesurée via des biomarqueurs urinaires, et le développement embryonnaire chez 124 femmes engagées dans un parcours de procréation médicalement assistée (PMA) entre novembre 2024 et septembre 2025. Les patientes, réparties selon différents diagnostics d'infertilité (endométriose, syndrome des ovaires polykystiques, réponse ovarienne faible, âge maternel avancé, infertilité inexpliquée), ont été comparées à des femmes de couples présentant une infertilité masculine. L'analyse d'urine du matin par LC-MS/MS a révélé une détection fréquente de mycotoxines, avec des niveaux plus élevés chez les femmes infertiles et des profils d'exposition différents selon le type d'infertilité. L'aflatoxine G1 était spécifiquement associée à une qualité réduite des blastocystes, notamment une expansion diminuée et des anomalies de la masse cellulaire interne et du trophectoderme, indépendamment des facteurs cliniques habituels. D'autres mycotoxines étaient liées à des perturbations de la cinétique des premières divisions cellulaires de l'embryon, sans affecter les étapes plus tardives du développement. Ces observations, de nature associative, suggèrent un rôle possible de l'exposition alimentaire aux mycotoxines dans la qualité embryonnaire en PMA, justifiant des recherches complémentaires avant toute conclusion définitive.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude transversale442 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-05-15 · Hoteit M, Abou Yassin A, Daou R, Tzenios N, Haddad J, Hotayt B, El Khoury A.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est intéressée à des adolescents libanais pour savoir si leur alimentation, marquée par la crise économique du pays, les expose à des mycotoxines (des substances toxiques produites par des moisissures qu'on retrouve dans les céréales, le thym ou les produits laitiers). Les chercheurs ont calculé la quantité de mycotoxines ingérées quotidiennement par ces jeunes à partir de leurs habitudes alimentaires. Ils ont constaté que certains aliments, comme le lait ou le thym, dépassaient les limites de sécurité européennes ou libanaises. Plus l'exposition à certaines mycotoxines était élevée, plus le risque de retard de croissance et de maigreur chez les adolescents semblait important, ce qui soulève une inquiétude de santé publique.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 442 adolescents libanais a évalué leur exposition alimentaire à huit mycotoxines (AFB1, AFM1, OTA, DON, T-2, HT-2, ZEA, fumonisines) à partir de questionnaires alimentaires et de données de contamination issues de la littérature. Les résultats montrent que certains aliments courants, comme les produits laitiers (AFM1) et le thym (AFB1), dépassent les limites réglementaires européennes ou libanaises, avec des marges d'exposition (MOE) inférieures à 10 000, signe d'un risque sanitaire préoccupant, notamment un surrisque estimé de cancer du foie lié à l'AFB1. Après ajustement sur le sexe, l'âge, le lieu de résidence, le niveau d'éducation et le revenu familial, les apports estimés en AFB1, OTA et DON étaient significativement associés au retard de croissance (stunting), tandis que la maigreur était associée à l'exposition à l'ensemble des mycotoxines étudiées, en particulier DON, OTA, AFM1 et AFB1. Ces résultats, de nature associative et non causale, suggèrent un lien potentiel entre contamination alimentaire par les mycotoxines et malnutrition chez les adolescents dans un contexte de crise économique, appelant à des mesures de contrôle renforcées.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte prospective1 210 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-05-07 · Ausman LM, Namirembe G, Mezzano J, Lauer JM, Shrestha R, Agaba E, Bashaasha B, Griffiths JK, Marino-Costello E, Wang JS, Erhardt JG, Gewirtz AT, Duggan CP, Webb P, Ghosh S.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 1200 femmes enceintes en Ouganda pour voir si la présence d'aflatoxines (des toxines produites par des moisissures qui contaminent certains aliments comme le maïs ou les arachides) dans leur sang était liée à la santé de leur bébé. Les chercheurs ont découvert que les mères ayant plus d'aflatoxines dans le sang au moment de l'accouchement avaient des bébés qui naissaient avec un poids plus faible. En revanche, chez les bébés eux-mêmes, la présence d'aflatoxines à 6 mois n'était pas liée à des différences de croissance entre 3 et 6 mois. Cela suggère que l'exposition pendant la grossesse pourrait affecter le poids de naissance, probablement parce que les bébés sont encore peu exposés aux aliments contaminés à cet âge.

Résumé reformulé :

Dans cette étude de cohorte menée auprès de 1210 femmes enceintes de 16 sous-comtés ougandais, les chercheurs ont mesuré les concentrations sériques d'un marqueur d'exposition aux aflatoxines (l'adduit AFB1-lysine) chez les mères au moment de l'accouchement et chez leurs enfants à 6 mois, en contrôlant plusieurs facteurs de confusion possibles, notamment des marqueurs de dysfonction entérique environnementale et d'inflammation systémique. Les résultats montrent une association significative entre la concentration sanguine d'aflatoxine chez la mère et une réduction du poids de naissance ainsi que du score Z poids-pour-âge, sans lien observé avec les autres paramètres de naissance comme la taille. En revanche, aucune association significative n'a été trouvée entre les concentrations d'aflatoxine mesurées chez les nourrissons à 6 mois et les changements de poids, de taille ou des différents scores de croissance entre 3 et 6 mois, ce qui pourrait s'expliquer par une exposition encore limitée des jeunes enfants aux aliments contaminés. Ces résultats renforcent l'intérêt de politiques publiques visant à réduire la contamination des denrées alimentaires par les aflatoxines, tant au niveau agricole que commercial.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude transversale88 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-11-28 · Szőke Z, Ruff E, Plank P, Molnár Z, Hruby L, Szentirmay A, Unicsovics M, Csókay B, Varga K, Buzder T, Sipos M, Sára-Popovics K, Holéci D, Posta K, Sára L.

Résumé simplifié :

Les mycotoxines sont des substances toxiques produites par des moisissures qui contaminent certains aliments, un phénomène amplifié par le changement climatique. Des chercheurs ont analysé le liquide qui entoure les ovocytes chez 88 femmes suivies pour infertilité, afin de voir si ces toxines s'y retrouvaient et quels effets elles produisaient. Résultat : plus il y avait de mycotoxines, plus les signes de stress oxydatif étaient marqués, avec des perturbations des enzymes protectrices et des hormones liées à la fertilité. Certaines toxines semblaient perturber le développement du follicule dominant, l'étape clé avant l'ovulation, sans forcément réduire le nombre d'ovocytes. Ces résultats suggèrent un mécanisme par lequel la pollution alimentaire pourrait nuire à la fertilité féminine.

Résumé reformulé :

Cette étude s'intéresse à la présence de mycotoxines (DON, zéaralénone et son métabolite alpha-zéaralénol, aflatoxine M1) dans le liquide folliculaire de 88 patientes suivies pour infertilité, et à leur lien avec le stress oxydatif et l'équilibre hormonal. Les chercheurs ont observé qu'une contamination plus élevée s'accompagnait d'une augmentation des marqueurs de stress oxydatif, notamment le MDA, et d'une activité antioxydante perturbée. Le DON était associé positivement à la SOD et à l'estradiol, ce qui pourrait traduire une réponse antioxydante compensatoire, tandis que l'aflatoxine M1 était associée négativement à certains paramètres. L'alpha-zéaralénol présentait un lien marqué avec le cortisol, modulé par les niveaux d'estradiol, évoquant un effet perturbateur endocrinien. Par ailleurs, l'interaction entre le DON et l'hormone antimüllérienne semblait influencer le développement du follicule dominant, sans toutefois modifier le nombre d'ovocytes ou d'embryons obtenus. Ces résultats, de nature corrélationnelle, suggèrent que les mycotoxines pourraient altérer la qualité de l'environnement folliculaire par des mécanismes oxydatifs et hormonaux complexes, ouvrant des pistes pour de futurs marqueurs diagnostiques en matière de fertilité.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude transversale72 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-11-27 · Awuor LA, Moturi WN, Obonyo MA.

Résumé simplifié :

Cette étude kényane a mesuré, dans les urines de 72 petits agriculteurs, un marqueur appelé AFM1 qui révèle une exposition récente à l'aflatoxine B1, une toxine produite par des moisissures présentes dans certains aliments mal stockés (comme le maïs). Ce marqueur a été détecté chez plus de 6 personnes sur 10. Les chercheurs ont ensuite estimé, à partir de ces résultats, la quantité de toxine réellement absorbée chaque jour et le risque de développer un cancer du foie à long terme. Les résultats montrent une exposition préoccupante et un risque de cancer du foie supérieur aux seuils de référence, soulignant l'importance d'améliorer le stockage des aliments et l'éducation sur ce risque.

Résumé reformulé :

Cette étude a évalué, via un biomarqueur urinaire (l'AFM1, métabolite de l'aflatoxine B1), l'exposition réelle à cette mycotoxine chez 72 petits agriculteurs du comté de Baringo, au Kenya. L'AFM1 a été détecté dans 61,1% des échantillons, confirmant une exposition récente et fréquente. À partir de ces données et du volume urinaire propre à chaque participant, les auteurs ont calculé la dose journalière probable ingérée, puis modélisé le risque sanitaire selon des approches déterministes et par simulation de Monte Carlo. Les valeurs de marge d'exposition obtenues sont largement inférieures au seuil fixé par l'Autorité européenne de sécurité des aliments, indiquant une préoccupation sanitaire élevée. Le risque annuel estimé de cancer du foie dépasse le seuil de référence (1 cas pour 100 000 personnes-années), que l'on considère la prévalence nationale ou locale de l'hépatite B, facteur aggravant connu. Les auteurs concluent à une exposition chronique préoccupante parmi cette population agricole et appellent à des interventions ciblées sur l'alimentation, le stockage des récoltes et la sensibilisation communautaire.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective350 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-11-01 · Guo Y, Jiang L, Alkali M, George SHL, Jones PD, Leng S, Ye F.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est penchée sur 350 patients atteints d'un cancer du foie (carcinome hépatocellulaire) pour comprendre l'influence de l'aflatoxine, une toxine produite par des moisissures qui contaminent certains aliments comme les céréales ou les arachides. Les chercheurs ont montré qu'une exposition plus élevée à cette toxine est liée à une moins bonne survie des patients, surtout en cas d'infection par les virus de l'hépatite B ou C. Ils ont aussi observé que les patients d'origine asiatique ou afro-américaine étaient plus exposés à l'aflatoxine que les patients blancs. Une plus grande diversité génétique du système immunitaire (HLA) semblait protéger contre les effets de cette toxine.

Résumé reformulé :

En analysant les données génomiques et cliniques de 350 cas de carcinome hépatocellulaire issus de la base The Cancer Genome Atlas, les auteurs ont quantifié l'exposition à l'aflatoxine via une signature mutationnelle spécifique (SBS24) et étudié son lien avec la survie spécifique à la maladie. Une charge d'aflatoxine plus élevée était associée à un pronostic plus défavorable, avec un effet qui se combine à celui des infections virales : chez les patients porteurs du VHC, la coinfection par le VHB était associée à une meilleure survie à faible exposition, mais cette association s'inversait au-delà d'un certain seuil d'aflatoxine. Les patients américains d'origine asiatique et afro-américaine présentaient une charge d'aflatoxine significativement plus élevée que les patients blancs, révélant une disparité d'exposition. Enfin, une plus grande diversité des gènes HLA (impliqués dans la reconnaissance immunitaire) était associée à une charge d'aflatoxine plus faible, suggérant un rôle protecteur de cette diversité génétique face à cette toxine alimentaire.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude transversale43 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-10-21 · Fermiano JTA, Ali S, Ullah S, Rezende VT, Rosim RE, Tonin FG, Ferri WAG, Marcolin AC, Ramalho LNZ, Oliveira CAF, Ramalho FS.

Résumé simplifié :

Cette étude brésilienne a cherché des traces de mycotoxines (des substances toxiques produites par des moisissures présentes dans certains aliments) dans le foie et le sang de bébés mort-nés ou décédés peu après la naissance. Les chercheurs ont retrouvé plusieurs types de mycotoxines dans la majorité des échantillons de sang, et parfois dans le foie, ce qui montre que ces substances peuvent passer de la mère au fœtus pendant la grossesse. Les causes de décès les plus fréquentes étaient la prématurité extrême et des anomalies de développement. Les auteurs suggèrent un lien possible entre l'exposition alimentaire aux mycotoxines et ces anomalies congénitales, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour le confirmer.

Résumé reformulé :

Cette étude pilote menée à l'hôpital clinique de Ribeirão Preto, au Brésil, a analysé des échantillons de foie et de sérum prélevés sur 43 fœtus mort-nés et nouveau-nés autopsiés, afin d'évaluer l'exposition maternelle aux mycotoxines pendant la grossesse. Grâce à une technique de chromatographie couplée à la spectrométrie de masse, les chercheurs ont détecté des biomarqueurs d'aflatoxine M1, d'ochratoxine A, de fumonisines, de zéaralénone, de déoxynivalénol et des toxines T-2/HT-2. Des mycotoxines étaient présentes dans environ 21% des échantillons hépatiques et dans 87% des échantillons sériques, la moitié des sérums contenant même plusieurs types simultanément, ce qui indique un passage transplacentaire effectif de ces contaminants alimentaires. Les causes de décès les plus courantes étaient la prématurité extrême (33%), la rupture prématurée des membranes (16%) et des anomalies morphologiques (42%). Bien que l'étude suggère une association possible entre exposition alimentaire aux mycotoxines et anomalies congénitales, les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une première exploration et que des recherches complémentaires sont nécessaires pour clarifier les mécanismes de transfert et leurs effets réels sur le développement prénatal humain.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte prospective1 099 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-10-20 · Su Q, Feng R, Du S, Zhao H, Jiang Y, Suo C, Yuan Z, Chen X, Wu Y, Ye W.

Résumé simplifié :

Les mycotoxines sont des substances toxiques produites par certaines moisissures qui peuvent contaminer des aliments. Des chercheurs chinois ont voulu savoir si la présence de trois mycotoxines (ochratoxine A, toxine T-2 et fumonisine B1) dans les urines était liée à un risque plus élevé de cancer de l'œsophage. Ils ont suivi plus de 1 100 personnes, dont 240 ayant développé ce cancer, en mesurant ces substances dans leurs urines au début de l'étude. Résultat : aucune des trois mycotoxines, seule ou combinée, n'était associée à un risque accru de cancer de l'œsophage. Cette étude ne trouve donc pas de lien clair entre l'exposition à ces mycotoxines et ce cancer dans la population étudiée.

Résumé reformulé :

Cette étude cas-cohorte, menée au sein de la cohorte prospective Taizhou en Chine, visait à explorer le lien entre l'exposition aux mycotoxines et le risque de cancer de l'œsophage, un sujet encore peu documenté par des études prospectives en population. Les chercheurs ont analysé les concentrations urinaires de trois mycotoxines - ochratoxine A (OTA), toxine T-2 et fumonisine B1 (FB1) - chez 866 participants tirés au sort et 240 cas incidents de cancer de l'œsophage, à l'aide d'une technique de chromatographie-spectrométrie de masse de haute précision. La fumonisine B1 était détectée dans plus de 88 % des échantillons, contre moins de 30 % pour les deux autres toxines. Bien que les cas de cancer présentaient des taux de détection légèrement supérieurs à ceux du groupe témoin, les analyses statistiques ajustées sur les facteurs de confusion n'ont révélé aucune association significative entre les niveaux urinaires de ces mycotoxines, prises séparément ou en combinaison, et le risque de cancer de l'œsophage. Ces résultats sont restés stables même après exclusion des deux premières années de suivi, une précaution visant à écarter un possible biais de causalité inverse. Les auteurs concluent à l'absence d'association claire entre ces trois mycotoxines et le risque de ce cancer dans la population étudiée.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte prospective755 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-07-17 · Xia L, Wu H, Saleem AF, Mupere E, Lancioni C, Diallo H, Potani I, Ali SA, Voskuijl W, Chisti MJ, Shahid ASMSB, Timbwa M, Mwaringa S, Tigoi C, Ngari M, Singa B, Tickell KD, Njunge J, Bandsma R, Ahmed T, Berkley J, Walson JL, Gong Y, Routledge MN.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi des enfants hospitalisés pour maladie aiguë dans six pays d'Afrique et d'Asie du Sud, afin de voir si l'exposition aux aflatoxines (des toxines produites par des moisissures qui contaminent certains aliments comme le maïs ou les arachides) était liée au risque de décès. Les chercheurs ont mesuré un marqueur de cette exposition dans le sang des enfants. Les enfants décédés avaient des niveaux plus élevés d'aflatoxines que les survivants. Mais globalement, la malnutrition sévère reste le facteur de risque le plus important. Chez les enfants non dénutris, en revanche, une forte exposition aux aflatoxines semblait augmenter le risque de décès.

Résumé reformulé :

Cette étude s'appuie sur la cohorte CHAIN, qui a suivi des enfants hospitalisés pour maladie aiguë dans quatre pays africains et deux pays d'Asie du Sud, afin d'identifier les facteurs de risque de mortalité. Les chercheurs ont mesuré un biomarqueur d'exposition aux aflatoxines (l'adduit aflatoxine-albumine) dans le sérum de 755 enfants hospitalisés, 585 suivis après leur sortie, et 222 enfants de la communauté. Plus de la moitié des enfants hospitalisés présentaient ce marqueur à l'admission, avec des niveaux plus élevés chez les enfants décédés que chez les survivants, et des concentrations nettement plus importantes chez les enfants africains que chez les enfants asiatiques. Après ajustement statistique, l'exposition aux aflatoxines n'était pas associée à la mortalité globale, mais elle l'était significativement chez les enfants non dénutris (risque multiplié par environ 5 pour le quartile le plus exposé). Les auteurs concluent que la malnutrition modérée à sévère demeure le principal facteur de risque de décès, mais que l'exposition aux aflatoxines pourrait y contribuer chez les enfants non dénutris, justifiant une meilleure prise en compte de cette contamination dans les politiques de santé publique.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude transversale369 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-07-15 · Mshanga N, Kassim N, Sonto S, Martin HD, Pirani M, Moore S, Auma CI, Kimanya M, Gong YY.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 369 enfants tanzaniens âgés de 6 à 24 mois pour voir si l'exposition aux aflatoxines, des toxines produites par des moisissures présentes dans certains aliments comme le maïs ou les arachides, était liée à des carences en nutriments. Les chercheurs ont mesuré un marqueur sanguin d'exposition aux aflatoxines ainsi que le fer, le zinc et plusieurs vitamines. Résultat : 70% des enfants avaient des traces d'aflatoxines dans le sang, et ceux qui en avaient le plus étaient aussi plus souvent carencés en fer. Beaucoup d'enfants présentaient également des carences en zinc et en vitamine B12. Cette étude ne prouve pas que les aflatoxines causent ces carences, mais suggère un lien à approfondir.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée dans les districts de Babati et Hanang en Tanzanie a exploré le lien entre l'exposition aux aflatoxines (mycotoxines retrouvées dans des denrées comme le maïs ou les arachides) et le statut en micronutriments chez 369 enfants de 6 à 24 mois. L'exposition a été évaluée via un biomarqueur sanguin (adduit albumine-aflatoxine), détectable chez 70% des enfants. Les chercheurs ont également mesuré l'anémie et les carences en fer, zinc, vitamines A, B9 et B12 selon les seuils de l'OMS. Les résultats montrent une prévalence élevée de carences : 37% d'anémie, 33% de carence en fer, 75% en zinc et 73% en vitamine B12. Après ajustement pour l'âge, le sexe et le retard de croissance, les enfants présentant les niveaux d'aflatoxines les plus élevés avaient un risque 1,40 fois plus élevé de carence en fer. Les auteurs soulignent que des études longitudinales seront nécessaires pour établir un lien de causalité entre exposition aux aflatoxines et carences nutritionnelles, et appellent à des interventions combinant diversification alimentaire et réduction de la contamination des aliments.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Revue systématique d'études observationnelleséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : forte hétérogénéité entre études (design, région, population, méthodes d'analyse) et données insuffisantes pour estimer l'incidence globale

Europe PMC · 2025-04-17 · Goessens T, Tesfamariam K, Njobeh PB, Matumba L, Jali-Meleke N, Gong YY, Herceg Z, Ezekiel CN, Saeger S, Lachat C, Boevre M.

Résumé simplifié :

Les aflatoxines sont des substances toxiques produites par des moisissures qui peuvent contaminer certains aliments comme le maïs ou les arachides. Quand une personne en consomme une grande quantité d'un coup, cela peut provoquer une intoxication grave appelée aflatoxicose aiguë, touchant le foie et pouvant entraîner la mort. Cette revue a rassemblé les études publiées entre 1990 et 2023 sur le sujet. Seules 9 études ont pu être analysées, avec des résultats très variables selon les pays. La mortalité allait de 16 à 76 % des cas, les enfants et les personnes de plus de 40 ans étant les plus touchés. Les symptômes les plus fréquents étaient les vomissements, la jaunisse et les douleurs au ventre, surtout en Afrique.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique a cherché à estimer l'ampleur mondiale des intoxications aiguës aux aflatoxines, des mycotoxines produites par des champignons Aspergillus contaminant certaines denrées alimentaires et aliments pour animaux. Après avoir examiné plus de 11 000 références, les auteurs n'ont retenu que 9 études répondant à leurs critères, avec une grande hétérogénéité dans les méthodes, les régions et les populations étudiées. Le nombre de cas par étude variait de 1 à 317, et les taux de mortalité rapportés allaient de 16,2 % à 76,5 %, touchant particulièrement les enfants de moins de 15 ans et les adultes de plus de 40 ans. Les symptômes les plus courants étaient les vomissements, la jaunisse et les douleurs abdominales. Les auteurs soulignent que le manque de standardisation dans le signalement de ces cas, notamment en Afrique où le phénomène semble particulièrement préoccupant, rend difficile une estimation précise du fardeau sanitaire global et appellent à de meilleurs systèmes d'alerte et de surveillance.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé174 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-04-16 · Chang WL, Akiyama T, Wang JS, Yong HY, Hassan F, Abu Saad H, Jamaluddin R, Sabran MR.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si un probiotique (LcS, présent dans un lait fermenté) pouvait aider à réduire l'exposition aux aflatoxines, des toxines produites par des moisissures qui contaminent certains aliments. 174 adultes malaisiens ayant des niveaux élevés de ces toxines ont bu, pendant 12 semaines, soit du lait avec le probiotique, soit du lait sans probiotique. Les chercheurs ont mesuré les toxines dans les urines et le sang. Résultat : le groupe ayant pris le probiotique a montré une diminution de 23 % d'un marqueur urinaire des toxines par rapport au groupe placebo. L'origine ethnique, les connaissances sur les moisissures alimentaires et le type d'alimentation influençaient aussi le niveau d'exposition.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé, en double aveugle et contrôlé contre placebo, a évalué si la consommation du probiotique Lacticaseibacillus paracasei souche Shirota (LcS) pouvait réduire l'exposition aux aflatoxines chez 174 adultes malaisiens présentant des biomarqueurs urinaires et sanguins élevés de contamination. Pendant 12 semaines, les participants ont consommé deux fois par jour un lait fermenté contenant ou non le probiotique. Après ajustement sur plusieurs facteurs, le groupe probiotique a présenté une réduction significative de 23 % de la concentration urinaire d'AFM1 en fin d'intervention par rapport au placebo, ainsi que des concentrations sanguines d'adduits AFB1-lysine plus basses tout au long de l'étude. Les analyses complémentaires ont montré que l'exposition aux aflatoxines variait selon l'origine ethnique, le niveau de connaissance sur la contamination alimentaire et certaines habitudes alimentaires (plus élevée avec une consommation de céréales, plus faible avec un apport protéique important). Les auteurs concluent que ces résultats sont prometteurs mais nécessitent des recherches supplémentaires pour confirmer l'intérêt de ce probiotique dans la réduction de l'exposition aux mycotoxines.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelleséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-02-28 · Mshanga N, Moore S, Kassim N, Martin HD, Auma CI, Gong YY.

Résumé simplifié :

Les aflatoxines sont des toxines produites par certains champignons qui contaminent des aliments comme le maïs ou les arachides. Cette étude rassemble les résultats de dix recherches menées chez l'humain pour voir si l'exposition à ces toxines est liée à des carences en certains nutriments importants. Les chercheurs ont trouvé que les personnes exposées aux aflatoxines avaient souvent des niveaux plus bas d'hémoglobine (ce qui peut causer de l'anémie, surtout chez les femmes enceintes) et de vitamine A (chez les adultes et les enfants). Cela suggère un lien entre ces toxines alimentaires et certaines carences nutritionnelles, même si d'autres études sont nécessaires pour confirmer une relation de cause à effet.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique analyse la littérature scientifique publiée entre 2003 et 2023 afin d'examiner la relation entre l'exposition aux aflatoxines, des mycotoxines produites par Aspergillus flavus et Aspergillus parasiticus contaminant des cultures comme le maïs, les noix ou le coton, et le statut en certains micronutriments chez l'humain. En compilant dix études observationnelles mesurant des biomarqueurs dans l'urine, le sang, le sérum ou le plasma, les auteurs rapportent une association entre l'exposition aux aflatoxines et des niveaux réduits d'hémoglobine, de zinc et de vitamines A, C et E. Plus précisément, l'exposition semble liée à une anémie (hémoglobine inférieure à 11 g/dL) chez les femmes enceintes et à une carence en vitamine A chez les adultes et les enfants. Les auteurs soulignent toutefois qu'il s'agit d'associations observationnelles et appellent à des études longitudinales et interventionnelles pour établir un lien de causalité et évaluer l'efficacité de stratégies de réduction de l'exposition aux aflatoxines, en tenant compte de facteurs confondants comme l'alimentation, le statut socio-économique ou la prédisposition génétique.

Voir l'étude originale →
Afficher aussi les 8 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.

Devenir relecteur

Les informations de cette page sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplacent pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

Ce site utilise des cookies de mesure d'audience (Google Analytics) pour comprendre comment il est utilisé. En savoir plus