Acrylamide
Contaminants alimentaires
Composé chimique se formant naturellement lors de la cuisson à haute température d'aliments riches en amidon, par réaction entre un sucre et un acide aminé appelé asparagine. Présent notamment dans les frites, chips, pain grillé, biscuits, café et autres aliments cuits au four ou frits à plus de 120°C.
Études scientifiques (33)
Carte des preuves
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 21 (64 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 9 (27 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 3 (9 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Autres cancers | 13 | · | · | 9 | 3 | 1 |
| Cancer du sein | 5 | · | · | 5 | · | · |
| Cancer de la prostate | 3 | · | · | 2 | 1 | · |
| Cholestérol et lipides sanguins | 3 | · | · | 2 | 1 | · |
| Cancer colorectal | 2 | · | · | 1 | 1 | · |
| Maladies cardiovasculaires | 2 | · | · | 2 | · | · |
| Obésité et poids | 2 | · | · | 1 | 1 | · |
| Diabète de type 2 | 2 | · | · | 1 | · | 1 |
| Syndrome métabolique et résistance à l'insuline | 2 | · | · | 1 | 1 | · |
| Performance sportive et masse musculaire | 1 | · | · | · | 1 | · |
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Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Motif : associations incohérentes (positives et négatives selon les paramètres), conclusions incertaines sur la causalité
Europe PMC · 2026-05-19 · Costa SA, Severo M, Lopes C, Torres D.
Résumé simplifié :
L'acrylamide est une substance qui se forme lors de la cuisson de certains aliments (pain grillé, frites, biscuits...). Cette étude a suivi plus de 3000 enfants de 4 à 13 ans pour voir si cette exposition alimentaire était liée à leur santé cardiométabolique (poids, glycémie, cholestérol, masse grasse). Les enfants consommaient plus d'acrylamide que les adolescents. Les chercheurs ont trouvé des liens à la fois positifs (plus d'acrylamide associé à plus de glycémie, de tour de taille et de masse grasse) et négatifs (moins de cholestérol et d'IMC) selon les indicateurs. Les résultats sont donc complexes et ne permettent pas d'affirmer avec certitude que l'acrylamide cause des problèmes de santé cardiométabolique chez les enfants.
Résumé reformulé :
Cette étude longitudinale menée au sein de la cohorte de naissance G21 a suivi 3138 enfants de 4 à 13 ans afin d'évaluer leur exposition alimentaire à l'acrylamide, un contaminant formé lors de la réaction de Maillard (cuisson à haute température), et son association avec plusieurs marqueurs cardiométaboliques. L'exposition, estimée à partir de journaux alimentaires de 3 jours, diminuait avec l'âge (0,79 µg/kg/j à 4 ans contre 0,44 µg/kg/j à 13 ans), mais restait à des niveaux jugés préoccupants sur le plan cancérogène selon les marges d'exposition calculées. Les analyses transversales et longitudinales ont montré des associations positives entre l'exposition à l'acrylamide et la glycémie, le tour de taille et le pourcentage de masse grasse, mais des associations négatives avec le z-score d'IMC et le cholestérol. Face à ces résultats contrastés, les auteurs concluent que la relation entre l'acrylamide alimentaire et la santé cardiométabolique est complexe et multifactorielle, et qu'il n'est pas possible d'établir avec certitude un lien causal entre cette exposition et les anomalies cardiométaboliques observées de l'enfance à l'adolescence.
Europe PMC · 2026-04-26 · Wan X, Liu X, Meng D, Wang A, Song X, Huang Y, Zhang F, Lin X, Yao J, Zheng Y, Lu Q, Tian Y, Fan Y, Zhuang P, Jiao J, Zhang Y.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 208 000 personnes au Royaume-Uni pour voir si manger souvent des aliments frits (comme des frites) augmente le risque de maladie du foie gras liée au métabolisme. Résultat : les gros consommateurs de frites ont 15% de risque en plus de développer cette maladie, en lien avec le poids, le cholestérol et l'inflammation. Des expériences sur des souris ont ensuite montré qu'une substance présente dans les fritures, l'acrylamide, perturbe le métabolisme des graisses dans le foie et favorise l'inflammation, ce qui pourrait expliquer ce lien. Ces résultats encouragent à limiter les fritures pour préserver la santé du foie.
Résumé reformulé :
Cette recherche combine une étude de cohorte prospective sur 208 673 participants de la UK Biobank et des expérimentations animales. Chez l'humain, une consommation fréquente d'aliments frits, en particulier de pommes de terre frites, est associée à un risque accru de 15% de développer une maladie du foie gras associée au métabolisme (MAFLD), cette association étant en partie expliquée par l'IMC, les triglycérides sériques, la CRP et le cholestérol HDL. Chez la souris, une exposition prolongée à l'acrylamide (composé formé lors de la friture) perturbe le métabolisme lipidique hépatique, inhibe le brunissement du tissu adipeux et active une cascade inflammatoire impliquant la PGE2, qui inhibe à son tour l'activité de PPARα, perturbant l'oxydation des lipides. Ces résultats combinent des preuves épidémiologiques et mécanistiques pour établir un lien plausible entre consommation de fritures, exposition à l'acrylamide et risque hépatique, sans toutefois démontrer formellement la causalité chez l'humain.
Europe PMC · 2025-04-28 · Šebeková K, Hodosy J, Celec P, Marková L, Miláček D, Ciesarová Z.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 107 étudiants slovaques pour estimer, via des questionnaires alimentaires, leur consommation d'acrylamide (une substance qui se forme à la cuisson de certains aliments comme les frites ou le pain grillé). Les chercheurs ont cherché un lien entre cette consommation et différents marqueurs biologiques liés au vieillissement cellulaire et au stress oxydatif, mesurés dans la salive, le sang et la peau. Résultat : aucun lien significatif n'a été trouvé entre l'apport d'acrylamide et ces marqueurs. En revanche, les personnes qui consomment plus d'acrylamide ne consomment pas forcément plus d'autres substances similaires formées à la cuisson, ce qui complique l'évaluation globale des risques liés à ces composés alimentaires.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a estimé, à partir de questionnaires de fréquence alimentaire centrés sur des aliments slovaques riches en acrylamide, l'apport alimentaire de cette substance chez 107 étudiants âgés de 19 à 30 ans. Les chercheurs ont recherché une corrélation entre cet apport et plusieurs biomarqueurs de glycation et de statut oxydatif (fluorescence cutanée, récepteur soluble des produits de glycation avancée dans le plasma, substances réactives à l'acide thiobarbiturique, capacité antioxydante du plasma), sans trouver d'association significative. Par ailleurs, bien que les apports en acrylamide soient globalement corrélés à ceux en alpha-dicarbonyles et en produits de glycation avancée (AGEs) au niveau de la population (coefficients de 0,7 à 0,8), cette relation n'est pas systématique à l'échelle individuelle : une personne consommant beaucoup d'acrylamide ne consomme pas nécessairement beaucoup d'AGEs ou d'alpha-dicarbonyles. Les auteurs soulignent que les recommandations de restriction des AGEs chez les patients atteints de maladies chroniques ne réduisent pas automatiquement l'exposition à l'acrylamide, et appellent à approfondir l'étude des effets combinés potentiels de ces différents composés formés lors de la cuisson des aliments.
Europe PMC · 2025-04-18 · Hosseini-Esfahani F, Ildarabadi A, Daei S, Koochakpoor G, Nematollahi A, Mirmiran P, Azizi F.
Résumé simplifié :
Cette étude iranienne a suivi plus de 4500 adultes pendant environ 6 ans pour voir si manger des aliments contenant de l'acrylamide (une substance formée lors de la cuisson à haute température, comme la friture ou la torréfaction) augmente le risque de syndrome métabolique. Les chercheurs n'ont pas trouvé de lien direct avec le syndrome métabolique dans son ensemble. En revanche, les personnes consommant le plus d'acrylamide avaient davantage de risque de développer un taux élevé de triglycérides, un tour de taille important et surtout une tension artérielle élevée. Ces résultats suggèrent un effet possible sur certains facteurs de risque cardiométaboliques, sans causalité prouvée.
Résumé reformulé :
Cette analyse secondaire de la cohorte Tehran Lipid and Glucose Study a examiné la relation entre l'apport alimentaire en acrylamide, estimé via un questionnaire de fréquence alimentaire portant sur 30 aliments, et l'incidence du syndrome métabolique chez 1762 hommes et 2786 femmes suivis en moyenne 6,2 ans. Après ajustement pour l'âge, le sexe, l'activité physique, l'IMC et le tabagisme, aucune association significative n'a été observée entre les quartiles d'apport en acrylamide et l'incidence globale du syndrome métabolique. Cependant, les participants du quartile le plus élevé présentaient un risque accru de 15 % pour l'hypertriglycéridémie, de 21 % pour un tour de taille élevé, et une tendance dose-réponse significative pour l'hypertension artérielle (risque jusqu'à 16 % plus élevé dans le quartile supérieur, p de tendance = 0,003). Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent qu'une consommation prolongée d'acrylamide pourrait être liée à certains facteurs de risque cardiométaboliques spécifiques, sans pour autant établir de lien de causalité ni d'effet global sur le syndrome métabolique.
Europe PMC · 2024-12-11 · Mérida DM, Rey-García J, Moreno-Franco B, Guallar-Castillón P.
Résumé simplifié :
L'acrylamide est une substance qui se forme quand on cuit certains aliments (pommes de terre, céréales, café) à haute température, par exemple en friture ou au four. Des chercheurs ont rassemblé 28 études chez l'humain pour voir si être exposé à l'acrylamide via l'alimentation est lié à des problèmes cardiovasculaires. Résultat surprenant : une exposition plus élevée à l'acrylamide est associée à un risque accru de décès cardiovasculaire, mais paradoxalement à des taux de sucre et de graisses dans le sang plus bas, et moins de diabète ou d'obésité. En revanche, son produit de transformation dans le corps, la glycidamide, semble lui associé à des effets négatifs (tension, obésité, sucre et graisses sanguins élevés). Les chercheurs pensent que c'est surtout cette transformation en glycidamide qui expliquerait les effets nocifs sur le cœur.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé 28 études, majoritairement issues de la cohorte américaine NHANES et de type transversal, portant sur le lien entre exposition alimentaire à l'acrylamide (contaminant formé lors de cuissons à haute température, notamment dans les pommes de terre frites, céréales et café) et la santé cardiovasculaire. Les résultats montrent une association entre une exposition plus élevée à l'acrylamide et une mortalité cardiovasculaire accrue, mais paradoxalement une association inverse avec la glycémie, les lipides sanguins et des facteurs de risque comme le diabète, l'obésité et le syndrome métabolique. À l'inverse, la glycidamide, principal métabolite réactif de l'acrylamide, est positivement associée à une glycémie et des lipides plus élevés, une pression artérielle systolique accrue et une prévalence plus forte d'obésité. Les auteurs suggèrent que les effets cardiovasculaires délétères de l'acrylamide pourraient passer par sa conversion en glycidamide, mais soulignent la nature essentiellement observationnelle des données disponibles et la nécessité d'études complémentaires pour confirmer ce mécanisme.
Europe PMC · 2024-03-14 · Lozano-Lorca M, Muñoz-Bravo C, Barrios-Rodríguez R, Castillo-Hermoso MÁ, Kouiti M, González-Palacios Torres C, Jiménez-Moleón JJ, Olmedo-Requena R.
Résumé simplifié :
Cette étude espagnole a comparé 428 hommes atteints d'un cancer de la prostate à 393 hommes sans cancer, afin de voir si l'acrylamide (une substance présente dans certains aliments cuits à haute température et dans la fumée de cigarette) était liée à ce cancer. Les chercheurs ont mesuré la quantité d'acrylamide provenant de l'alimentation et celle provenant du tabac. Résultat : l'acrylamide issu de l'alimentation ne semblait pas augmenter le risque de cancer de la prostate. En revanche, l'acrylamide provenant de la cigarette était associé à un risque plus élevé, surtout chez les plus gros fumeurs.
Résumé reformulé :
Dans le cadre de l'étude cas-témoins CAPLIFE menée en population générale, les chercheurs ont examiné le lien entre l'exposition à l'acrylamide, substance classée comme probablement cancérigène, et le risque de cancer de la prostate. L'exposition a été évaluée séparément pour la source alimentaire, via un questionnaire de fréquence alimentaire validé, et pour la source tabagique. Après ajustement sur les facteurs de confusion, aucune association significative n'a été observée entre l'acrylamide alimentaire et le risque global de cancer de la prostate. En revanche, une tendance positive a été relevée pour l'acrylamide provenant du tabac, avec un odds ratio de 1,67 pour le tertile le plus exposé comparé au moins exposé, bien que l'intervalle de confiance inclue la valeur 1. Les modèles de splines cubiques restreints suggèrent une relation de type linéaire. Ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir un lien de causalité mais orientent vers un rôle possible de l'acrylamide d'origine tabagique plutôt qu'alimentaire dans le risque de ce cancer.
Europe PMC · 2023-11-22 · Piwowar A, Żurawska-Płaksej E, Bizoń A, Sawicka E, Płaczkowska S, Prescha A.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié si manger des aliments contenant des nitrates ou de l'acrylamide (une substance qui se forme lors de la cuisson de certains aliments) pouvait créer un déséquilibre entre les substances oxydantes et antioxydantes dans le corps de jeunes adultes en bonne santé. Grâce à un questionnaire alimentaire, ils ont mesuré leur consommation puis analysé plusieurs marqueurs sanguins liés au stress oxydatif. Résultat : les niveaux de nitrates et d'acrylamide consommés étaient dans les normes habituelles, et aucun déséquilibre majeur n'a été observé. Seules de légères variations ont été notées sur certains marqueurs, suggérant que le corps compense efficacement ces petites expositions alimentaires.
Résumé reformulé :
Cette étude a examiné l'exposition alimentaire aux nitrates et à l'acrylamide chez de jeunes adultes sains, et son influence éventuelle sur l'équilibre oxydant-antioxydant de l'organisme (statut redox). À l'aide d'un questionnaire de fréquence alimentaire, les chercheurs ont estimé les apports quotidiens de ces deux composés, puis mesuré douze paramètres biologiques reflétant le stress oxydatif (enzymes antioxydantes, thiols, capacité antioxydante totale, etc.). Les apports moyens observés (1,24 mg/kg/jour pour les nitrates et 0,23 µg/kg/jour pour l'acrylamide) se situaient dans les valeurs considérées comme normales. Parmi les paramètres testés, seules quelques différences significatives sont apparues : des taux plus élevés de disulfures et de thiols totaux chez les plus gros consommateurs de nitrates, une activité de la glutathion peroxydase plus élevée chez les plus faibles consommateurs d'acrylamide, et des variations des thiols natifs selon le niveau d'apport. Les auteurs concluent que, dans ces conditions normales d'exposition, l'organisme des jeunes adultes en bonne santé dispose de mécanismes de compensation suffisamment efficaces pour neutraliser le stress oxydatif induit par ces substances alimentaires.
Europe PMC · 2023-07-17 · Zhao FF, Wang XL, Lei YT, Li HQ, Li ZM, Hao XX, Ma WW, Wu YH, Wang SY.
Résumé simplifié :
L'acrylamide est une substance présente dans de nombreux aliments frits ainsi que dans la fumée de cigarette, connue pour ses effets neurotoxiques et potentiellement cancérigènes. Les chercheurs ont analysé 25 études menées dans huit pays pour étudier l'AAMA, une molécule retrouvée dans les urines qui permet de mesurer combien d'acrylamide une personne a réellement absorbé. Résultat : les fumeurs et les enfants présentent des niveaux plus élevés d'AAMA que les non-fumeurs et les adultes, et les Espagnols affichent les taux les plus hauts parmi les populations étudiées. Ce marqueur est aussi lié à certaines maladies, en particulier cardiovasculaires, ce qui en fait un outil utile pour mieux évaluer l'exposition réelle à l'acrylamide.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique compile les résultats de 25 études provenant de huit pays afin d'examiner les niveaux urinaires d'AAMA, principal métabolite de l'acrylamide chez l'humain, utilisé comme biomarqueur d'exposition interne. Les auteurs constatent que les fumeurs présentent des concentrations d'AAMA supérieures à celles des non-fumeurs, que les enfants en ont davantage que les adultes, et que la population espagnole affiche les niveaux les plus élevés comparativement aux autres pays étudiés. Par ailleurs, des associations sont rapportées entre l'AAMA et plusieurs pathologies, notamment des maladies cardiovasculaires, bien que la nature causale de ces liens ne soit pas établie. Les auteurs soulignent que ce biomarqueur offre une alternative plus fiable que les questionnaires alimentaires pour évaluer l'exposition à court terme à l'acrylamide, tout en identifiant des lacunes de recherche concernant son utilisation pour fixer des seuils d'apport tolérable dans l'alimentation.
Europe PMC · 2023-05-22 · Hosseini-Esfahani F, Beheshti N, Nematollahi A, Koochakpoor G, Verij-Kazemi S, Mirmiran P, Azizi F.
Résumé simplifié :
Cette étude iranienne a suivi plus de 6000 adultes pendant plusieurs années pour voir si manger des aliments contenant de l'acrylamide (une substance formée lors de la cuisson à haute température, par exemple dans les frites, le pain grillé ou le café) pouvait favoriser le diabète de type 2. Dans l'ensemble, aucun lien clair n'a été trouvé entre la quantité d'acrylamide consommée et le risque de développer un diabète. Cependant, en regardant les hommes et les femmes séparément, les chercheurs ont observé que chez les femmes, celles qui consommaient le plus d'acrylamide avaient un risque légèrement plus élevé de diabète par rapport à celles qui en consommaient le moins.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée dans le cadre du Tehran Lipid and Glucose Study, a analysé les données de 6022 participants afin d'examiner le lien entre l'apport alimentaire en acrylamide et l'incidence du diabète de type 2. L'acrylamide, un composé chimique qui se forme notamment lors de la cuisson d'aliments riches en glucides à haute température, a été estimé à partir des habitudes alimentaires rapportées lors de plusieurs enquêtes de suivi. Après ajustement pour divers facteurs de confusion, aucune association significative n'a été observée entre l'acrylamide et le diabète de type 2 dans la population globale. Toutefois, une analyse stratifiée par sexe a révélé que chez les femmes, les plus fortes consommatrices d'acrylamide (quatrième quartile) présentaient un risque accru de diabète de type 2 comparées à celles ayant les apports les plus faibles, avec une tendance dose-dépendante statistiquement significative. Ce résultat suggère une possible relation spécifique au sexe, qui mériterait d'être confirmée par d'autres études, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Motif : résultats incohérents entre études, certaines positives certaines négatives, sans synthèse quantitative
Europe PMC · 2023-01-11 · Başaran B, Çuvalcı B, Kaban G.
Résumé simplifié :
L'acrylamide est une substance qui se forme lors de la cuisson à haute température de certains aliments comme le café, les frites, les biscuits ou le pain, et qui est classée comme cancérogène possible pour l'humain. Cette étude a rassemblé 63 recherches menées sur des personnes entre 2002 et 2022 pour voir si manger des aliments contenant de l'acrylamide augmente le risque de cancer. Résultat : certaines études trouvent un lien possible avec des cancers de la reproduction, des voies urinaires, digestives ou respiratoires, mais beaucoup d'autres ne trouvent aucun lien clair. Les auteurs estiment qu'il faut encore des recherches plus larges, incluant plus de personnes et d'aliments, pour tirer des conclusions solides.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé 63 articles publiés entre janvier 2002 et avril 2022 dans plusieurs bases de données scientifiques, portant sur la relation entre l'exposition alimentaire à l'acrylamide et le risque de cancer chez l'humain. L'acrylamide, classé comme cancérogène possible par le Centre international de recherche sur le cancer, se forme lors de processus thermiques dans des aliments courants comme le café, les frites, les biscuits et le pain. Les résultats des études épidémiologiques examinées sont contrastés : certaines rapportent une association positive entre l'exposition à l'acrylamide et des cancers touchant les systèmes reproducteur, urinaire, gastro-intestinal ou respiratoire, tandis que de nombreuses autres publications ne mettent en évidence aucune association significative. Les auteurs soulignent que les connaissances sur les risques sanitaires de l'acrylamide restent incomplètes et recommandent que les futures études incluent des échantillons plus larges, couvrant davantage de populations et d'aliments, afin d'obtenir des résultats plus fiables susceptibles d'orienter les politiques de santé publique.
Europe PMC · 2022-10-01 · Bellicha A, Wendeu-Foyet G, Coumoul X, Koual M, Pierre F, Guéraud F, Zelek L, Debras C, Srour B, Sellem L, Kesse-Guyot E, Julia C, Galan P, Hercberg S, Deschasaux-Tanguy M, Touvier M.
Résumé simplifié :
L'acrylamide est une substance qui se forme lors de la cuisson de certains aliments (café, frites, chips, pâtisseries, pain) et qui est considérée comme potentiellement cancérigène. Des chercheurs ont suivi plus de 80 000 femmes françaises pendant presque 9 ans pour voir si manger des aliments riches en acrylamide était lié au risque de cancer du sein. Les femmes qui en consommaient le plus avaient un risque légèrement plus élevé de développer un cancer du sein, surtout avant la ménopause et pour les cancers dits « récepteurs aux œstrogènes positifs ». Chez les femmes ménopausées, aucun lien n'a été observé. Ces résultats encouragent à continuer de réduire la teneur en acrylamide dans notre alimentation.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée au sein de NutriNet-Santé, a suivi 80 597 femmes françaises (âge moyen 40,8 ans) pendant 8,8 ans en moyenne, afin d'examiner le lien entre l'exposition alimentaire à l'acrylamide et le risque de cancer du sein. L'apport en acrylamide, estimé via des enregistrements alimentaires répétés, provenait principalement du café, des frites, des chips, des pâtisseries, des gâteaux et du pain. Sur 1016 cas de cancer du sein diagnostiqués, les femmes situées dans le quartile d'exposition le plus élevé présentaient un risque légèrement augmenté par rapport au quartile le plus bas (+21 % globalement, à la limite de la significativité statistique), et un risque plus marqué chez les femmes préménopausées (+40 %). Les analyses ont également révélé une association positive spécifique avec les cancers du sein à récepteurs hormonaux positifs, tandis qu'aucun lien significatif n'a été observé pour le cancer du sein postménopausique. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une association observationnelle, ne permettant pas d'établir formellement un lien de causalité, mais qui appuie l'intérêt des stratégies de réduction de l'acrylamide dans l'alimentation.
Europe PMC · 2022-08-13 · Veronese N, Bolzetta F, Cacco C, Cester A, Smith L, Demurtas J, Cooper C, Rizzoli R, Caruso MG, Notarnicola M, Reginster JY, Maggi S, Barbagallo M, Trott M, Dominguez LJ.
Résumé simplifié :
L'acrylamide est une substance présente notamment dans les aliments frits ou très cuits. Des chercheurs ont suivi plus de 4400 personnes nord-américaines pendant 8 ans pour voir si manger beaucoup d'acrylamide augmentait le risque de fractures osseuses, un signe d'ostéoporose. Résultat : les personnes qui en consommaient le plus avaient un risque plus élevé de fracture en général, mais aussi de fracture du poignet, de la colonne vertébrale et surtout de la hanche, comparées à celles qui en consommaient le moins. C'est la première étude de ce type à montrer ce lien sur une longue durée, mais elle ne prouve pas que l'acrylamide cause directement ces fractures.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée sur 8 ans auprès de 4436 participants nord-américains à risque ou atteints d'arthrose du genou, a examiné le lien entre la consommation alimentaire d'acrylamide (substance formée notamment lors de la friture ou de la cuisson à haute température) et la survenue de fractures osseuses. Les apports en acrylamide ont été estimés à l'aide d'un questionnaire alimentaire et classés en trois niveaux, tandis que les fractures étaient autodéclarées. Après ajustement statistique sur plusieurs facteurs de confusion, les participants ayant les apports les plus élevés (plus de 10 180 μg) présentaient un risque significativement accru de fracture toutes causes confondues (+37%), ainsi que de fractures spécifiques : avant-bras (+73%), colonne vertébrale (+121%) et hanche (risque multiplié par environ 4) comparativement à ceux ayant les apports les plus faibles. Les auteurs soulignent qu'il s'agit de la première étude longitudinale suggérant une association entre une consommation élevée d'acrylamide et un risque accru de fractures ostéoporotiques, tout en précisant que ces résultats observationnels ne permettent pas d'établir un lien de causalité directe.
Europe PMC · 2022-04-25 · Filippini T, Halldorsson TI, Capitão C, Martins R, Giannakou K, Hogervorst J, Vinceti M, Åkesson A, Leander K, Katsonouri A, Santos O, Virgolino A, Laguzzi F.
Résumé simplifié :
L'acrylamide est une substance qui se forme lors de la cuisson de certains aliments (pain, frites, café, biscuits...) à haute température. Cette grande analyse a rassemblé les résultats de 16 études suivant plus d'un million de personnes pendant environ 15 ans en moyenne, pour voir si manger plus d'aliments contenant de l'acrylamide augmentait le risque de cancer. Les chercheurs n'ont trouvé aucun lien global entre la quantité d'acrylamide consommée et le risque de développer un cancer, quel que soit l'organe concerné. Seule exception : chez les fumeurs, un risque un peu plus élevé de cancer du poumon a été observé, mais ce résultat mérite d'être confirmé par d'autres études.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse dose-réponse a compilé les données de 16 études épidémiologiques (31 publications), totalisant plus de 1,15 million de participants suivis pendant une durée médiane de 14,9 ans, afin d'évaluer la relation entre l'exposition alimentaire à l'acrylamide (apport moyen estimé à 23 μg/jour) et le risque de cancers spécifiques à certains organes, hors cancers gynécologiques. En comparant les niveaux d'exposition les plus élevés aux plus faibles, aucune association significative n'a été mise en évidence pour l'ensemble des cancers étudiés, et l'analyse dose-réponse n'a révélé aucun seuil particulier. Après stratification selon le statut tabagique, l'absence d'association s'est confirmée pour la plupart des cancers, à l'exception d'un risque accru de cancer du poumon observé spécifiquement chez les fumeurs. Les auteurs concluent qu'une exposition alimentaire élevée à l'acrylamide n'est globalement pas associée à une augmentation du risque de cancers non gynécologiques, tout en soulignant la nécessité d'approfondir le résultat observé chez les fumeurs.
Europe PMC · 2021-11-02 · Veronese N, Dominguez LJ, Ragusa S, Solimando L, Smith L, Bolzetta F, Maggi S, Barbagallo M.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné le lien entre la consommation d'acrylamide (une substance qui se forme lors de la cuisson à haute température, comme la friture ou le rôtissage) et les capacités physiques de plus de 4 400 personnes ayant ou risquant une arthrose du genou. Les chercheurs ont mesuré la vitesse de marche sur 20 et 400 mètres, ainsi que le temps pour se lever d'une chaise plusieurs fois. Résultat : les personnes consommant le plus d'acrylamide dans leur alimentation marchaient plus lentement et mettaient plus de temps à se lever, même après avoir pris en compte d'autres facteurs. Cela suggère que cette substance pourrait jouer un rôle dans la perte de force musculaire liée à l'âge.
Résumé reformulé :
Cette analyse transversale a étudié la relation entre l'apport alimentaire en acrylamide, un composé formé lors de certains modes de cuisson (friture, cuisson au four, rôtissage), et la performance physique chez 4 436 adultes nord-américains atteints d'arthrose du genou ou à haut risque de cette pathologie. L'apport en acrylamide a été estimé via un questionnaire alimentaire, tandis que la performance physique a été évaluée par trois tests : la marche de 20 mètres à vitesse habituelle, la marche de 400 mètres, et le temps nécessaire pour se lever d'une chaise plusieurs fois. Les participants du quartile le plus élevé de consommation d'acrylamide présentaient des temps significativement plus longs sur les trois tests comparés à ceux du quartile le plus bas. Après ajustement pour les facteurs de confusion potentiels, chaque augmentation d'un décile dans l'apport d'acrylamide restait associée à un allongement du temps pour les trois tests de performance. Les auteurs concluent qu'un apport alimentaire élevé en acrylamide est associé à une moins bonne performance physique, ce qui pourrait en faire un facteur de risque potentiel de sarcopénie, bien que la nature transversale de l'étude ne permette pas d'établir un lien de causalité.
Europe PMC · 2021-02-27 · Ikeda S, Sobue T, Kitamura T, Ishihara J, Kotemori A, Zha L, Liu R, Sawada N, Iwasaki M, Tsugane S, On Behalf Of The Jphc Study Group.
Résumé simplifié :
L'acrylamide est une substance qui se forme lors de la cuisson à haute température de certains aliments (frites, pain grillé, café...) et qui est classée comme potentiellement cancérigène. Cette étude japonaise a suivi près de 89 000 personnes pendant plus de 15 ans pour voir si manger plus d'acrylamide via l'alimentation augmentait le risque de cancer du rein, de la prostate ou de la vessie. Résultat : aucune différence significative n'a été observée entre les personnes qui en consommaient le plus et celles qui en consommaient le moins, que les participants soient fumeurs ou non. L'acrylamide alimentaire ne semble donc pas augmenter ces risques de cancer dans cette population.
Résumé reformulé :
Cette vaste étude prospective japonaise a examiné le lien entre l'apport alimentaire en acrylamide, un composé classé comme potentiellement cancérigène, et le risque de trois cancers urologiques : rein, prostate et vessie. Près de 88 800 participants ont rempli un questionnaire alimentaire validé en 1995 et 1998, puis ont été suivis pendant une moyenne de 15,5 ans. Durant cette période, 208 cancers du rein, 1195 cancers de la prostate et 392 cancers de la vessie ont été diagnostiqués. En comparant les niveaux de consommation d'acrylamide les plus élevés aux plus faibles, les chercheurs n'ont trouvé aucune association statistiquement significative pour aucun des trois cancers, même après ajustement pour divers facteurs de confusion et stratification selon le statut tabagique. Ces résultats suggèrent que, dans cette population japonaise, l'exposition alimentaire à l'acrylamide n'est pas associée à un risque accru de ces cancers.
Europe PMC · 2021-02-11 · Zha L, Liu R, Sobue T, Kitamura T, Ishihara J, Kotemori A, Ikeda S, Sawada N, Iwasaki M, Tsugane S, For The Jphc Study Group.
Résumé simplifié :
L'acrylamide est une substance qui se forme dans certains aliments cuits à haute température, comme le pain grillé, les frites ou le café. Elle est considérée comme potentiellement cancérigène pour l'humain. Cette étude japonaise a suivi plus de 85 000 personnes pendant 16 ans en moyenne, pour voir si celles qui consommaient le plus d'acrylamide via leur alimentation développaient davantage de cancers du sang (lymphomes, myélomes, leucémies). Résultat : aucun lien significatif n'a été trouvé entre la quantité d'acrylamide consommée et le risque de ces cancers. Les chercheurs concluent que, d'après leurs données, l'acrylamide alimentaire ne semble pas augmenter le risque de cancers hématologiques.
Résumé reformulé :
Cette vaste étude prospective japonaise (Japan Public Health Center-based Prospective Study) a suivi 85 303 participants depuis 1995, sur une durée médiane de 16 ans, afin d'examiner le lien entre l'exposition alimentaire à l'acrylamide et le risque de trois cancers hématologiques : le lymphome malin, le myélome multiple et la leucémie. L'apport en acrylamide a été estimé à partir d'un questionnaire de fréquence alimentaire adapté aux aliments japonais. Après ajustement multivarié par modèles de Cox, les chercheurs ont observé des hazard ratios proches de 1 ou légèrement inférieurs pour les trois types de cancers (0,87 pour le lymphome, 0,64 pour le myélome multiple, 1,01 pour la leucémie), mais aucun de ces résultats n'était statistiquement significatif, les intervalles de confiance incluant la valeur 1. Ces résultats suggèrent, dans cette population japonaise, l'absence d'association claire entre la consommation alimentaire d'acrylamide et le risque de développer un cancer hématologique, ce qui rejoint les conclusions limitées obtenues jusqu'ici par les études occidentales sur ce sujet.
Europe PMC · 2021-01-08 · Benisi-Kohansal S, Salari-Moghaddam A, Seyed Rohani Z, Esmaillzadeh A.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de quatorze grandes études de suivi pour vérifier si manger des aliments contenant de l'acrylamide (une substance formée lors de la cuisson à haute température, par exemple dans les frites ou le pain grillé) augmente le risque de cancer du sein, de l'endomètre ou des ovaires chez les femmes. Les chercheurs n'ont trouvé aucun lien significatif entre la quantité d'acrylamide consommée et le risque de développer ces cancers, que l'on soit fumeuse ou non, ménopausée ou non, ou que l'on ait un poids normal ou non. Cette analyse rassure donc sur l'absence d'impact clair de l'acrylamide alimentaire sur ces cancers féminins.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a combiné les données de quatorze études de cohorte prospectives afin d'évaluer la relation entre l'exposition alimentaire à l'acrylamide, un composé formé lors de la cuisson à haute température de certains aliments riches en amidon, et le risque de cancers du sein, de l'endomètre et de l'ovaire. Les résultats ne montrent aucune association statistiquement significative entre l'apport en acrylamide et le risque de ces trois cancers : risque relatif de 0,95 pour le cancer du sein, 1,03 pour l'endomètre et 1,02 pour l'ovaire, avec des intervalles de confiance incluant la valeur neutre. Ces conclusions restent stables dans les analyses par sous-groupes, selon le statut tabagique, la ménopause, l'indice de masse corporelle ou les différents sous-types de cancer du sein. Les auteurs concluent ainsi qu'aucune preuve solide ne permet d'associer la consommation alimentaire d'acrylamide à un risque accru de ces cancers féminins, sur la base des études prospectives disponibles.
Europe PMC · 2020-11-22 · Kito K, Ishihara J, Kotemori A, Zha L, Liu R, Sawada N, Iwasaki M, Sobue T, Tsugane S.
Résumé simplifié :
L'acrylamide est une substance qui se forme lors de la cuisson à haute température de certains aliments (comme les frites ou le pain grillé) et qui est considérée comme potentiellement cancérigène. Des chercheurs japonais ont suivi près de 90 000 personnes pendant plus de 15 ans pour voir si manger plus d'acrylamide augmentait le risque de cancer du pancréas. Résultat : aucun lien significatif n'a été trouvé, même en tenant compte du sexe, du tabac, de la consommation de café, de thé vert, d'alcool ou du poids. Chez les Japonais, la quantité d'acrylamide consommée via l'alimentation ne semble donc pas influencer le risque de développer ce cancer.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective japonaise a examiné l'association entre l'exposition alimentaire à l'acrylamide, une substance classée comme cancérigène probable, et le risque de cancer du pancréas. Les chercheurs ont suivi 89 729 participants âgés de 45 à 74 ans sur une durée moyenne de 15,2 ans, en estimant leur consommation d'acrylamide à partir d'un questionnaire alimentaire validé. Au cours du suivi, 576 cas de cancer du pancréas ont été recensés. Après ajustement multivarié, aucune association significative n'a été observée entre l'apport en acrylamide et le risque de ce cancer (risque pour le quartile le plus élevé versus le plus faible = 0,83 ; intervalle de confiance à 95 % : 0,65-1,05 ; p pour tendance = 0,07). Des analyses stratifiées selon le sexe, le statut tabagique, la consommation de café, de thé vert, d'alcool et l'indice de masse corporelle n'ont pas non plus révélé de lien significatif. Ces résultats, obtenus dans une population japonaise, contrastent avec certaines hypothèses issues d'études occidentales et suggèrent une absence d'effet notable de l'acrylamide alimentaire sur le risque de cancer du pancréas dans ce contexte.
Motif : l'association inverse initiale disparaît après ajustement sur la consommation de café, suggérant une confusion résiduelle et un résultat instable
Europe PMC · 2020-08-19 · Zha L, Sobue T, Kitamura T, Kitamura Y, Ishihara J, Kotemori A, Liu R, Ikeda S, Sawada N, Iwasaki M, Tsugane S, Jphc Study Group FT.
Résumé simplifié :
L'acrylamide est une substance qui se forme lors de la cuisson de certains aliments (frites, pain grillé, café...) et qui est suspectée d'augmenter le risque de cancer. Des chercheurs japonais ont suivi plus de 85 000 personnes pendant 16 ans pour voir si manger plus d'acrylamide augmentait le risque de cancer du foie. Au départ, les résultats montraient même un risque plus faible chez les gros consommateurs, mais cet effet disparaissait complètement dès que l'on prenait en compte la consommation de café. Au final, les chercheurs n'ont trouvé aucun lien réel entre l'acrylamide alimentaire et le cancer du foie dans cette population japonaise.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée au sein du Japan Public Health Center-based Prospective Study, a suivi 85 305 participants japonais entre 1995 et 1998 pendant une durée médiane de 16 ans, afin d'examiner le lien entre l'apport alimentaire en acrylamide, estimé par questionnaire de fréquence alimentaire, et le risque de cancer du foie (744 cas recensés). Dans un premier modèle ajusté sur le tabac, l'IMC, l'activité physique, les antécédents médicaux et l'alcool, le groupe consommant le plus d'acrylamide (≥7,6 µg/jour) présentait un risque réduit par rapport au groupe en consommant le moins (<4,8 µg/jour), avec un hazard ratio de 0,79. Toutefois, cette association inverse disparaissait totalement après ajustement supplémentaire sur la consommation de café, le hazard ratio remontant alors à 1,08, non significatif. Les auteurs concluent que l'apparente protection observée initialement était probablement due à un facteur de confusion lié au café, et qu'aucun effet réel de l'acrylamide alimentaire sur le risque de cancer du foie n'a pu être mis en évidence dans cette population japonaise.
Europe PMC · 2020-08-12 · Liu R, Zha L, Sobue T, Kitamura T, Ishihara J, Kotemori A, Ikeda S, Sawada N, Iwasaki M, Tsugane S.
Résumé simplifié :
L'acrylamide est une substance qui se forme dans certains aliments riches en glucides lorsqu'ils sont cuits à haute température (friture, grillade...). Des chercheurs japonais ont suivi plus de 85 000 personnes pendant environ 14 à 15 ans pour voir si manger plus d'acrylamide via l'alimentation augmentait le risque de cancer du poumon. Résultat : aucune différence significative n'a été trouvée entre les personnes qui en consommaient le plus et celles qui en consommaient le moins, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes. Cette étude suggère donc que, dans la population japonaise étudiée, l'acrylamide alimentaire ne semble pas augmenter le risque de développer un cancer du poumon.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective japonaise (Japan Public Health Center based Prospective Study) a examiné le lien entre l'apport alimentaire en acrylamide, un composé classé comme cancérogène probable formé lors de la cuisson d'aliments riches en glucides, et le risque de cancer du poumon. Sur 85 303 participants suivis en moyenne 14,3 ans (hommes) et 15,4 ans (femmes), 1187 cas chez les hommes et 485 chez les femmes ont été recensés. Après ajustement pour les facteurs de confusion, les hazard ratios pour une augmentation de 10 µg/jour d'acrylamide étaient proches de 1 (1,01 chez les hommes, 0,98 chez les femmes), sans association significative. La comparaison entre les quartiles extrêmes de consommation ne révélait pas non plus de tendance significative, y compris lors de l'analyse stratifiée par sous-types histologiques du cancer du poumon. Les auteurs concluent à l'absence d'association entre la consommation alimentaire d'acrylamide et le risque de cancer du poumon dans cette population japonaise.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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