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Boissons sucrées

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eaux et autres boissons

Boissons contenant des sucres ajoutés, comme les sodas, les boissons aux fruits, les boissons énergisantes ou certains thés et cafés sucrés. Elles se consomment prêtes à boire, en bouteille ou en canette, et se distinguent des jus de fruits sans sucres ajoutés et des eaux aromatisées non sucrées.

Études scientifiques (55)

Carte des preuves

55études
  • Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 4 (7 %)
  • Niveau 2 · essais randomisés : 7 (13 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 17 (31 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 25 (45 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 2 (4 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Obésité et poids12·2271
Dépression et anxiété11··371
Syndrome métabolique et résistance à l'insuline6··42·
Diabète de type 23··21·
Cholestérol et lipides sanguins3·12··
Hypertension artérielle2·11··
Croissance et développement de l'enfant2·1··1
Maladies cardiovasculaires1··1··
Déclin cognitif et démence1···1·
Mortalité et longévité1··1··
Voir les 9 autres problèmes de santé
Sommeil1···1·
Autres cancers1··1··
Calculs rénaux1···1·
Santé bucco-dentaire1···1·
Symptômes de la ménopause1···1·
Troubles du neurodéveloppement (autisme, TDAH)1···1·
Microbiote intestinal1····1
Stéatose hépatique et santé du foie1··1··
Troubles du comportement alimentaire1···1·

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (55)Niveau 1 : 4Niveau 2 : 7Niveau 3 : 17Niveau 4 : 25Niveau 5 : 2

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Niveau 3 — Essai non randomisééquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-29 · Sholihah LA, Cholilie IA, Romadona S, Wiradnyani LAA.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé, dans des cantines scolaires en Indonésie, un système d'étiquettes colorées (comme un feu tricolore) indiquant les calories, le sucre et les matières grasses des boissons vendues. Une école a reçu ces étiquettes accompagnées d'une séance d'éducation nutritionnelle, tandis qu'une autre école servait de comparaison avec une simple affiche sur l'alimentation équilibrée. Les chercheurs ont suivi les achats de boissons des élèves pendant deux mois. Résultat : dans l'école ayant reçu les étiquettes et l'éducation, les élèves ont acheté des boissons contenant significativement moins de calories, de sucre et de matières grasses. Cette approche simple et peu coûteuse pourrait donc aider les adolescents à faire des choix de boissons plus sains.

Résumé reformulé :

Cette étude quasi-expérimentale en deux temps a évalué l'impact d'un étiquetage nutritionnel visuel (type feu tricolore, indiquant énergie, sucre et matières grasses) affiché sur les menus de boissons dans les cantines de lycées indonésiens. Après une phase qualitative pour déterminer le design préféré des élèves, l'étude quantitative a comparé une école d'intervention, où l'étiquetage était associé à une séance éducative pendant deux mois, à une école contrôle affichant seulement une affiche sur l'alimentation équilibrée. Les achats de boissons ont été mesurés via un questionnaire en ligne à l'inclusion, puis à 1 et 2 mois. Les deux groupes étaient comparables au départ en termes de statut nutritionnel et d'argent de poche disponible. Les analyses en mesures répétées ont montré une diminution statistiquement significative des achats de boissons riches en énergie, en sucre et en matières grasses dans le groupe ayant reçu l'intervention, comparativement au groupe contrôle. Ces résultats suggèrent que la combinaison d'un étiquetage visuel simple et d'une sensibilisation éducative pourrait favoriser des choix d'achat plus sains chez les adolescents, bien que la durée limitée de l'étude et sa nature quasi-expérimentale invitent à la prudence quant à la généralisation et à la pérennité de cet effet.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective26 885 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-26 · Lv T, Ren X, Tan Y, Li M.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a suivi près de 27 000 adultes pour voir si boire des boissons sucrées, comme le cola, augmente le risque de décès. Les chercheurs ont distingué les personnes ayant un syndrome métabolique (problèmes combinés de tension, sucre, cholestérol, poids) de celles qui n'en ont pas. Résultat : chez les personnes atteintes de syndrome métabolique, consommer beaucoup de boissons sucrées (au-delà d'un certain seuil, environ 950g ou 90 kcal par jour) était lié à un risque de décès plus élevé. En revanche, chez les personnes sans syndrome métabolique, aucun lien n'a été observé. Cela suggère que les boissons sucrées sont surtout risquées pour les personnes déjà fragilisées métaboliquement.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte, basée sur les données de l'enquête NHANES (2003-2018) menée aux États-Unis, a analysé la relation entre la consommation de boissons sucrées (dont le cola fait partie) et la mortalité toutes causes confondues chez 26 885 adultes, en distinguant ceux souffrant de syndrome métabolique de ceux n'en souffrant pas. La consommation de boissons sucrées a été évaluée via un rappel alimentaire de 24 heures, en mesurant le poids total, l'apport calorique et la teneur en sucre. Chez les participants atteints de syndrome métabolique, une relation non linéaire a été identifiée : au-delà d'un seuil d'environ 950g/jour ou 90 kcal/jour, chaque augmentation standardisée de consommation était associée à une hausse du risque de mortalité de 14 à 18%. Pour le sucre issu de ces boissons, le seuil de risque minimal se situait autour de 20g/jour, au-delà duquel le risque augmentait de 19%. En revanche, aucune association significative n'a été observée chez les personnes sans syndrome métabolique. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un effet seuil spécifique aux personnes déjà à risque métabolique, sans établir de lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective6 537 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-18 · Davidson L, Ashtree DN, Osman B, Smout S, Newton NC, Gardner LA, O'Neil A, Jacka F, Orr R, Lane M, Teesson M, Champion KE.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 6500 adolescents australiens pendant 3 ans pour voir si leur alimentation influençait leur risque de dépression ou d'anxiété. Les résultats montrent que manger plus de fruits frais était lié à un risque plus faible de développer ces troubles, pour les garçons comme pour les filles. À l'inverse, boire beaucoup de boissons sucrées était associé à un risque beaucoup plus élevé de dépression et d'anxiété. Cette étude ne prouve pas une relation de cause à effet directe, mais suggère que l'alimentation pourrait jouer un rôle dans la santé mentale des jeunes.

Résumé reformulé :

Cette étude longitudinale a suivi 6537 adolescents australiens (âge moyen 12,65 ans) sur une période de 3 ans, avec des enquêtes répétées à 1, 2 et 3 ans. Les chercheurs ont analysé les liens entre la consommation de fruits, légumes et boissons sucrées, et le risque d'apparition de dépression ou d'anxiété, en excluant les participants déjà concernés au départ. Une consommation plus élevée de fruits était associée à un risque réduit de dépression (RR ajusté : 0,87) et d'anxiété (RR ajusté : 0,93), sans différence marquée entre sexes. À l'inverse, une consommation plus importante de boissons sucrées était associée à un risque nettement accru de ces troubles, avec un effet plus marqué chez les garçons pour l'anxiété. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association temporelle entre qualité alimentaire et santé mentale chez les adolescents, sans toutefois établir formellement un lien de causalité.

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Niveau 4 — Étude transversale27 104 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-16 · Lee SJ, Park SH, Yoon CY.

Résumé simplifié :

Cette étude coréenne a interrogé plus de 27 000 adolescents sur leurs habitudes de visionnage de vidéos où des personnes mangent (mukbang) ou cuisinent (cookbang) en ligne, ainsi que sur leur consommation de boissons sucrées et de boissons édulcorées artificiellement. Les résultats montrent que les jeunes qui regardent fréquemment ce type de vidéos (5 fois par semaine ou plus) ont plus de risques de boire beaucoup de boissons sucrées, surtout chez les garçons et les collégiens. Cette association, bien que notable, ne prouve pas que les vidéos causent directement cette consommation excessive, mais elle suggère un lien à surveiller chez les jeunes.

Résumé reformulé :

À partir des données de l'enquête coréenne 2025 sur les comportements à risque des jeunes (27 104 adolescents, âge moyen 15 ans), cette étude transversale a examiné le lien entre le visionnage de contenus alimentaires en ligne (mukbang et cookbang) et la consommation de boissons sucrées (SSB) et de boissons édulcorées artificiellement (ASB). Les analyses par régression logistique multinomiale, stratifiées par sexe et niveau scolaire, révèlent qu'un visionnage fréquent (≥5 fois/semaine) est associé à une consommation accrue de SSB (≥7 fois/semaine), avec une association plus marquée chez les garçons (OR=1,79) que chez les filles (OR=1,37), et chez les collégiens (OR=2,07) par rapport aux lycéens (OR=1,28). Des tendances similaires, quoique variables selon les sous-groupes, ont été observées pour les ASB. Ces résultats, de nature associative et non causale, soulignent l'intérêt de cibler différemment les stratégies de prévention selon le sexe et l'âge scolaire des adolescents.

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Niveau 4 — Étude transversale42 382 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-02 · Li L, Li Y, Yan H, Wang H, Zhao G, Zhang M.

Résumé simplifié :

Cette étude a interrogé plus de 42 000 collégiens chinois en 2024 pour examiner le lien entre la consommation de boissons sucrées, la forme de leur ventre (mesurée par un indice appelé indice de conicité, lié à la graisse abdominale) et leur santé mentale. Les résultats montrent que les jeunes qui boivent des boissons sucrées au moins 5 fois par semaine ont plus souvent des problèmes émotionnels, comportementaux ou sociaux. Avoir à la fois une forte consommation de ces boissons et un ventre plus rond augmente encore ce risque, surtout chez les filles. Cela suggère que limiter les boissons sucrées et l'excès de graisse abdominale pourrait favoriser une meilleure santé mentale chez les adolescents.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée en 2024 auprès de 42 382 collégiens chinois a exploré la relation entre la fréquence de consommation de boissons sucrées, l'indice de conicité (un indicateur de l'adiposité abdominale calculé à partir du tour de taille, de la taille et du poids) et la présence de symptômes de santé mentale (troubles émotionnels, comportementaux et difficultés d'adaptation sociale). Globalement, 20,9 % des adolescents présentaient des symptômes de ce type. Une consommation de boissons sucrées d'au moins 5 fois par semaine était associée à une probabilité accrue de symptômes (OR=1,66), de même qu'un indice de conicité élevé (OR=1,17), ces deux facteurs étant liés indépendamment l'un de l'autre. Leur combinaison était associée à un risque encore plus marqué (OR=2,12), particulièrement chez les filles cumulant les deux expositions (OR=3,41), ce qui suggère un effet synergique. Les auteurs soulignent que ces résultats, de nature observationnelle, appellent des stratégies de prévention tenant compte des différences entre sexes, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé437 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-01 · Wang ML, Alatorre S, Schwarz AG, Weinberg J, Sprague Martinez L, Aldworth J, Kadel R, Rosal MC, Lemon SC.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a testé un programme appelé H2GO!, mené dans des clubs pour enfants, pour aider les 8-13 ans à boire moins de boissons sucrées et plus d'eau. Pendant 6 semaines, les enfants et leurs parents ont participé à des ateliers animés par le personnel du club. Après un an, les enfants ayant suivi le programme avaient une évolution de leur indice de masse corporelle (IMC) légèrement meilleure que ceux n'ayant pas participé, la différence étant statistiquement significative. En revanche, aucune différence claire n'a été observée sur la quantité réelle de boissons sucrées ou d'eau consommée entre les deux groupes. Les auteurs concluent que ce type de programme communautaire pourrait aider à prévenir l'obésité infantile, même si les mécanismes précis restent à mieux comprendre.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé en grappes, mené entre 2020 et 2025 dans 11 clubs Boys & Girls du Massachusetts, a évalué l'efficacité d'un programme comportemental communautaire (H2GO!) destiné à réduire la consommation de boissons sucrées et à favoriser celle d'eau chez des enfants de 8 à 13 ans. L'intervention consistait en douze séances de groupe sur six semaines, combinant éducation à la santé, récits créés par les jeunes et activités parent-enfant. Sur 437 enfants suivis, dont une proportion importante en situation de surpoids ou d'obésité à l'inclusion, le changement du score z d'IMC à 12 mois différait significativement entre les deux groupes (différence de -0,19 ; IC95 % -0,38 à -0,01 ; p=0,04), en faveur du groupe intervention, bien que la baisse au sein du groupe intervention seul ne soit pas statistiquement significative. Aucune différence significative n'a été constatée concernant la consommation déclarée de boissons sucrées ou d'eau entre les groupes, ce qui limite l'interprétation du mécanisme d'action du programme. Les auteurs soulignent néanmoins le potentiel de ce type d'intervention communautaire, peu coûteuse et reproductible, dans la prévention de l'obésité infantile.

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Niveau 4 — Étude transversale3 787 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-09-17 · Huang WC, Doong JY.

Résumé simplifié :

Cette étude taïwanaise a examiné le lien entre la consommation de boissons sucrées, comme le cola, et le mal-être psychologique chez près de 3800 adultes. Les chercheurs ont observé que plus les gens buvaient fréquemment ce type de boissons, plus ils avaient de risques de ressentir de la détresse psychologique, c'est-à-dire du stress, de l'anxiété ou une humeur négative. Les personnes qui en consommaient le plus mangeaient aussi moins de fruits, légumes et céréales complètes, et davantage d'aliments transformés comme les fritures ou les snacks. Attention, cette étude ne prouve pas que les boissons sucrées causent directement ce mal-être, seulement qu'il existe un lien entre les deux.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale s'appuie sur les données de l'enquête nationale sur la nutrition et la santé menée à Taïwan entre 2013 et 2016, portant sur 3787 adultes âgés de 19 à 64 ans. La fréquence de consommation de boissons sucrées a été évaluée par questionnaire alimentaire, et la détresse psychologique via des modèles de régression logistique ajustés. Les résultats montrent une association positive et significative : par rapport aux non-consommateurs, le risque de détresse psychologique était accru chez les personnes buvant des boissons sucrées de 1 à 6 fois par semaine (OR ajusté = 1,75), de 7 à 13 fois (OR = 1,56), et surtout 14 fois ou plus par semaine (OR = 1,99). Les gros consommateurs présentaient également un profil alimentaire moins favorable, avec moins de fruits, légumes, céréales complètes et lait, mais davantage d'aliments frits, de desserts et de produits transformés. Les auteurs soulignent que le caractère transversal de l'étude ne permet pas d'établir un lien de causalité, et appellent à des recherches longitudinales pour préciser le sens de cette association.

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Niveau 4 — Méta-analyse d'études observationnelles461 109 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : intervalle de prédiction croisant la valeur nulle, hétérogénéité modérée et biais de publication possible

Europe PMC · 2026-09-16 · Shi B, Ma MJ, Yang M, Li YQ.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de neuf recherches menées sur plus de 460 000 enfants et adolescents pour voir si boire beaucoup de sodas et autres boissons sucrées est lié à des symptômes de TDAH (comme des difficultés d'attention ou de l'hyperactivité). Les chercheurs ont trouvé qu'une consommation plus élevée de ces boissons était associée à un risque légèrement plus important de présenter ces symptômes. Cependant, les résultats varient beaucoup d'une étude à l'autre, et certains signes suggèrent que les études ayant trouvé un lien plus fort ont pu être publiées plus facilement. Il s'agit d'un lien observé, pas d'une preuve que les boissons sucrées causent le TDAH. Des études plus poussées sont nécessaires pour confirmer ce lien.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a combiné les données de neuf études observationnelles, totalisant 461 109 enfants et adolescents, afin d'examiner l'association entre la consommation de boissons sucrées (SSB) et les symptômes du TDAH. Les résultats indiquent qu'une consommation plus élevée de SSB est associée à une probabilité accrue de présenter des symptômes de TDAH (odds ratio de 1,23), mais cette estimation s'accompagne d'une hétérogénéité modérée entre les études et d'un intervalle de prédiction qui inclut la valeur nulle, ce qui traduit une incertitude pour de futures études. L'exclusion d'une étude influente (Kim et al.) a atténué l'association et réduit l'hétérogénéité, suggérant que ce résultat dépend en partie des données incluses. Par ailleurs, l'analyse de biais de publication (indice LFK de 3,37) révèle une possible surreprésentation des études rapportant des effets positifs. Les auteurs concluent que ce lien, bien que statistiquement significatif, doit être interprété avec prudence car il repose uniquement sur des données observationnelles, et appellent à des études prospectives de meilleure qualité pour clarifier la nature et les mécanismes de cette association.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective3 616 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-09-16 · Sosa S, Silva CC, Severo M, Lopes C.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 3600 enfants portugais de 4 à 13 ans pour observer leur consommation de sucres ajoutés, notamment via les boissons sucrées et les bonbons. Les chercheurs ont identifié différents profils d'évolution de cette consommation au fil du temps, puis ont mesuré la santé cardiométabolique des enfants à 13 ans (poids, tour de taille, tension, cholestérol, résistance à l'insuline). Résultat : les enfants qui consommaient beaucoup de sucre dès 4 ans, ou dont la consommation de boissons sucrées restait élevée plus longtemps, avaient un profil de santé moins favorable à l'adolescence. Cet effet s'explique en partie par l'apport calorique global plus élevé lié à ces boissons.

Résumé reformulé :

Menée sur la cohorte portugaise Generation XXI (3616 participants suivis à 4, 7, 10 et 13 ans), cette étude a identifié six trajectoires distinctes de consommation de sucres libres durant l'enfance, en s'intéressant notamment aux boissons sucrées (SSB) et aux sucreries comme sources principales. À l'aide de modèles statistiques, les chercheurs ont associé ces trajectoires à des profils de risque cardiométabolique établis à 13 ans (IMC, tour de taille, HOMA, lipides, tension artérielle). Une consommation élevée de sucres libres dès 4 ans était associée à un doublement du risque d'appartenir au profil cardiométabolique le moins favorable. Concernant spécifiquement les boissons sucrées, plus le pic de consommation survenait tardivement dans l'enfance, moins le risque cardiométabolique semblait élevé. Pour les sucreries, un niveau minimal de consommation plus élevé et un renversement plus tardif de la tendance à la baisse étaient liés à un profil moins favorable, même après ajustement. Ces associations s'atténuaient toutefois après prise en compte de l'apport énergétique total, suggérant que celui-ci explique en partie le lien observé entre sucres libres et santé cardiométabolique.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé249 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-09-09 · Zoellner J, You W, Porter K, Reid AL, Brock DP, Markwalter T, Tate DF, Ritterband L.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé un programme numérique appelé iSIPsmarter, conçu pour aider les gens à boire moins de boissons sucrées comme le cola. Pendant 18 mois après la fin du programme, les participants ayant utilisé cet outil interactif ont continué à boire moins de boissons sucrées et à perdre du poids, comparés à un groupe ayant seulement reçu des informations générales sur un site web statique. En moyenne, le groupe avec le programme numérique a réduit sa consommation de 30 onces par jour et perdu 3% de son poids, contre une réduction plus faible et une perte de poids quasi nulle dans l'autre groupe. Une partie de la perte de poids semble liée à la baisse de consommation de boissons sucrées.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé contrôlé a évalué l'efficacité à long terme (18 mois après l'intervention) d'un programme numérique interactif, iSIPsmarter, visant à réduire la consommation de boissons sucrées (incluant le cola sucré), comparé à un simple site d'éducation statique. Sur 249 participants initiaux issus principalement de zones rurales d'Appalaches, 211 ont été suivis jusqu'à 18 mois. Le groupe iSIPsmarter a montré une réduction plus marquée de la consommation de boissons sucrées (-30,1 onces/jour) que le groupe témoin (-20,9 onces/jour), ainsi qu'une perte de poids significativement plus importante (-3,0% contre quasiment 0%). Les analyses de médiation suggèrent qu'une partie de l'effet sur le poids (environ un tiers) transiterait par la réduction de consommation de boissons sucrées elle-même. Ces résultats indiquent qu'une intervention comportementale numérique peut produire des changements durables de comportement alimentaire et une perte de poids modeste mais cliniquement pertinente.

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Niveau 4 — Méta-analyse d'études observationnelles275 168 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : hétérogénéité très élevée (I²=94.3%) et résultats incohérents entre études transversales et cohortes

Europe PMC · 2026-09-02 · Wang P, Liu J, Ju Y, Chen Z, Pang Y, Li Z, Xia H, Liu T, Xia M, Zhong Y, Qu Y, Hou J, Jiang X.

Résumé simplifié :

Cette méta-analyse a rassemblé 19 études portant sur plus de 275 000 jeunes (11 à 25 ans) pour examiner le lien entre boissons sucrées et dépression. Globalement, les jeunes qui consomment beaucoup de boissons sucrées semblent présenter un peu plus de risque de dépression. Mais en y regardant de plus près, ce lien n'apparaît que dans les études « photographie à un instant donné », pas dans celles qui suivent les mêmes personnes dans le temps. Autrement dit, rien ne prouve pour l'instant que les boissons sucrées causent la dépression : il pourrait aussi s'agir d'un effet inverse, ou d'autres facteurs communs. Des études de suivi plus longues sont nécessaires pour y voir plus clair.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé 19 articles regroupant 26 études indépendantes, soit 275 168 participants âgés en moyenne de 16 ans, afin d'évaluer l'association entre consommation de boissons sucrées (SSBs) et dépression chez les jeunes. L'estimation globale montre une association statistiquement significative (OR=1,28), mais avec une hétérogénéité très importante entre études. En séparant les devis de recherche, les études transversales retrouvent un lien significatif (OR=1,33), tandis que les études de cohorte, qui suivent les individus dans la durée, ne montrent pas d'association statistiquement significative (OR=1,13). Ce résultat suggère que le lien observé pourrait refléter d'autres facteurs ou une causalité inverse plutôt qu'un effet direct des boissons sucrées sur la dépression. La région géographique, la méthode de mesure de la consommation, le type de critère de dépression et la durée de suivi expliquent en partie les différences observées entre études. Les auteurs appellent à davantage d'études longitudinales avec un suivi prolongé pour clarifier cette relation.

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Niveau 4 — Étude transversale485 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-08-12 · Guo Y, Shi J, Li X, Yang C, Kong W, Li M, Mao Y, Jia M, Liu R, Ning Y.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a interrogé 485 personnes âgées vivant en zone rurale sur leur consommation de boissons sucrées (comme le cola), leur humeur et leur perception de leur propre mémoire. Les chercheurs ont observé que les émotions positives semblent protéger contre le sentiment de déclin cognitif, mais que cet effet protecteur est plus faible chez les personnes qui boivent des boissons sucrées. À l'inverse, avoir peu d'émotions négatives est associé à un meilleur ressenti cognitif, que l'on consomme ou non des boissons sucrées. Cette étude ne prouve pas de lien de cause à effet, mais suggère une piste intéressante à approfondir.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 485 personnes âgées en milieu rural en Chine (province du Ningxia) a examiné les liens entre consommation de boissons sucrées, affects positifs/négatifs et déclin cognitif subjectif (SCD), à l'aide de questionnaires validés. Les résultats montrent que l'affect positif est associé à un moindre déclin cognitif subjectif, tandis que l'affect négatif y est associé positivement. Fait notable, une interaction significative a été identifiée : l'effet protecteur de l'affect positif contre le SCD est atténué chez les consommateurs de boissons sucrées comparés aux non-consommateurs. Par ailleurs, un faible niveau d'affect négatif est associé à un SCD moins marqué, indépendamment de la consommation de boissons sucrées, le groupe combinant consommation de boissons sucrées et faible affect négatif présentant même les scores de SCD les plus bas. Ces résultats, de nature purement associative en raison du design transversal, invitent à des études prospectives pour confirmer ces pistes concernant la prévention du déclin cognitif chez les personnes âgées rurales.

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Niveau 4 — Étude transversale221 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-08-08 · Lassiter R, White B, Skelton JA, Ip EH, Vitolins MZ, Brown CL.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est intéressée à des parents d'enfants âgés de 4 à 6 ans pour savoir si leurs doutes sur la qualité de l'eau du robinet influençaient ce que boivent leurs enfants. Résultat : les enfants dont les parents se méfient de l'eau du robinet boivent plus souvent des boissons sucrées. Ceux dont les parents ont exprimé une inquiétude avaient un risque bien plus élevé d'en consommer plusieurs fois par jour, comparé aux enfants dont les parents faisaient confiance à l'eau du robinet. Cela suggère que rassurer les familles sur la sécurité de l'eau du robinet pourrait aider à réduire la consommation de boissons sucrées chez les jeunes enfants.

Résumé reformulé :

Cette étude américaine a examiné, à partir de questionnaires remplis par les parents de 221 enfants âgés de 4 à 6 ans, le lien entre la perception de la qualité de l'eau du robinet et la consommation de boissons sucrées ou de jus chez leurs enfants. Environ 27 % des parents ont déclaré une certaine inquiétude concernant l'eau du robinet (sécurité, goût, santé). Après ajustement pour le sexe de l'enfant, le revenu du foyer et l'anxiété parentale, les enfants dont les parents exprimaient ces inquiétudes présentaient un risque relatif nettement plus élevé de consommer des boissons sucrées trois fois par jour ou plus (RRR = 6,7), ainsi qu'un risque accru d'en consommer occasionnellement (RRR = 3,4), comparativement aux enfants dont les parents ne manifestaient aucune inquiétude. Les auteurs concluent que la méfiance envers l'eau du robinet pourrait favoriser une consommation plus élevée de boissons sucrées chez les jeunes enfants, bien que cette étude, de nature observationnelle, ne permette pas d'établir un lien de causalité direct.

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Niveau 4 — Étude transversale17 255 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-08-06 · Kim M, Jung J, Lee JJ.

Résumé simplifié :

Cette étude coréenne a suivi plus de 17 000 adultes de 40 ans et plus pour voir si boire beaucoup de boissons sucrées (sodas, jus sucrés, etc.) était lié à des problèmes de sommeil ou de stress. Les chercheurs ont comparé les non-consommateurs, les consommateurs modérés et les gros consommateurs. Résultat : les personnes qui buvaient le plus de boissons sucrées avaient environ 32 % de risque en plus de signaler une apnée du sommeil observée (des pauses respiratoires pendant le sommeil remarquées par l'entourage) et 23 % de risque en plus de ressentir du stress, par rapport à ceux qui n'en buvaient pas. En revanche, aucun lien clair n'a été trouvé avec le ronflement ou la fatigue dans la journée. Ces résultats ne prouvent pas que les boissons sucrées causent directement ces problèmes, mais suggèrent un lien à étudier davantage.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, menée à partir des données de l'enquête nationale de santé et nutrition coréenne (KNHANES, 2019-2023) sur 17 255 adultes âgés de 40 ans et plus, a examiné les liens entre la consommation de boissons sucrées et plusieurs indicateurs liés au sommeil et au stress perçu. La consommation a été évaluée par rappel alimentaire sur 24 heures, puis répartie en trois groupes : non-consommateurs, consommateurs modérés et gros consommateurs. Après ajustement statistique, les gros consommateurs présentaient une probabilité accrue d'apnée du sommeil observée (odds ratio 1,32) et de stress perçu (odds ratio 1,23) par rapport aux non-consommateurs. L'association avec l'apnée du sommeil était significative chez les hommes mais pas chez les femmes, sans toutefois que les analyses statistiques confirment une réelle différence selon le sexe. En revanche, le lien avec le stress perçu était observé dans les deux sexes. Aucune association significative n'a été trouvée concernant le ronflement ou la fatigue diurne. S'agissant d'une étude observationnelle, ces résultats révèlent des associations statistiques et non des relations de cause à effet ; des études prospectives seraient nécessaires pour en comprendre les mécanismes sous-jacents.

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Niveau 4 — Étude transversale159 383 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-07-22 · Hwang H, Koh J, Lee JW.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné plus de 159 000 adolescents coréens pour voir si boire plus ou moins d'eau était lié à des problèmes dentaires (dents cassées, douleurs, saignements des gencives), en tenant compte de leur consommation de boissons sucrées. Les résultats montrent que chez les ados qui boivent des boissons sucrées 1 à 4 fois par semaine, ceux qui boivent peu d'eau (moins de 2 verres par jour) ont plus souvent des problèmes dentaires que ceux qui boivent beaucoup d'eau (5 verres ou plus). En revanche, chez ceux qui ne consomment jamais ou très souvent des boissons sucrées, cette différence n'apparaît pas clairement.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, basée sur l'enquête coréenne Youth Risk Behavior Web-based Survey menée auprès de 159 383 adolescents, a analysé le lien entre la quantité d'eau bue quotidiennement et des symptômes bucco-dentaires (fractures dentaires, douleurs, saignements des gencives), en stratifiant selon la fréquence de consommation de boissons sucrées (SSB). Après ajustement pour des facteurs sociodémographiques, comportementaux et alimentaires, les adolescents buvant le moins d'eau (≤2 verres/jour) présentaient un risque accru de symptômes bucco-dentaires par rapport à ceux buvant ≥5 verres/jour, mais uniquement parmi ceux consommant des boissons sucrées 1 à 2 fois (aOR=1,134) ou 3 à 4 fois par semaine (aOR=1,107). Aucune association significative n'a été observée chez les non-consommateurs ou les gros consommateurs de SSB. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une interaction entre hydratation et consommation de boissons sucrées sur la santé bucco-dentaire, nécessitant des études complémentaires avec des mesures objectives (caries traitées).

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Niveau 4 — Étude transversale52 035 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-07-10 · Dong J, Bi C, Zhang M, Zhou T, Zhang M.

Résumé simplifié :

Cette étude a interrogé plus de 52 000 adolescents chinois âgés de 12 à 17 ans pour examiner le lien entre leur consommation de boissons sucrées, leur force musculaire (mesurée par la force de préhension de la main) et leur bien-être psychologique. Environ 1 adolescent sur 5 présentait des symptômes psychologiques comme de l'anxiété, des problèmes de comportement ou des difficultés d'adaptation sociale. Les jeunes qui buvaient beaucoup de boissons sucrées (plus de 4 fois par semaine) et qui avaient une faible force musculaire présentaient un risque plus de deux fois supérieur de souffrir de ces symptômes, comparés à ceux qui consommaient peu de boissons sucrées et avaient une bonne force musculaire. Ce risque était particulièrement marqué chez les garçons.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée en 2025 auprès de 52 035 adolescents chinois (12-17 ans) issus de 27 régions administratives a exploré les associations entre consommation de boissons sucrées, force de préhension manuelle et symptômes psychologiques, évalués via un questionnaire validé. La prévalence globale des symptômes psychologiques atteignait 20,8 %, avec des taux plus élevés pour les problèmes émotionnels (27,4 %) et comportementaux (26,6 %). La majorité des adolescents (83,4 %) consommait des boissons sucrées moins d'une fois par semaine. Après ajustement pour les facteurs confondants, une consommation élevée de boissons sucrées (plus de 4 fois/semaine) était associée à davantage de symptômes psychologiques. Bien que la force de préhension seule ne montrait pas d'association indépendante significative, sa combinaison avec une forte consommation de boissons sucrées multipliait par 2,20 le risque de symptômes psychologiques, un effet particulièrement prononcé chez les garçons. Ces résultats, de nature corrélationnelle, suggèrent l'intérêt d'interventions scolaires combinant une meilleure alimentation et un renforcement musculaire pour favoriser la santé mentale des adolescents.

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Niveau 4 — Étude transversale70 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-07-06 · Kravchychyn ACP, Mônico RMDSC, Dal'Molin Netto B, Ferreira YAM, Balbino ALM, Souza HS, Oyama LM, Tock L, Dâmaso AR.

Résumé simplifié :

Cette étude a observé 70 adolescents obèses au Brésil pour voir si manger beaucoup d'aliments ultra-transformés et boire des boissons sucrées était lié à des marqueurs d'inflammation. Les jeunes qui consommaient des boissons sucrées mangeaient aussi plus d'aliments ultra-transformés, et avaient un poids plus élevé, un tour de taille et de cou plus importants, ainsi qu'un déséquilibre entre deux hormones (leptine et adiponectine) associé à une inflammation plus marquée. Cela suggère un lien entre une alimentation riche en produits ultra-transformés et un profil métabolique moins favorable chez les adolescents obèses, même si cette étude ne prouve pas de cause directe.

Résumé reformulé :

Cette analyse transversale a inclus 70 adolescents post-pubères obèses (15-19 ans) au Brésil. Les chercheurs ont évalué l'alimentation via un rappel de 24h classé selon la méthode NOVA, et mesuré la leptine et l'adiponectine sanguines pour calculer leur ratio, un marqueur pro-inflammatoire. Les adolescents consommant des boissons sucrées présentaient une masse maigre, un poids corporel, un métabolisme de repos et un ratio leptine/adiponectine plus élevés, ainsi qu'une consommation accrue d'énergie, protéines, lipides, cholestérol et glucides issus d'aliments ultra-transformés. La consommation d'ultra-transformés était également associée à un poids corporel plus élevé et à des tours de taille et de cou plus importants, indicateurs d'un état pro-inflammatoire. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association entre alimentation riche en ultra-transformés/boissons sucrées et profil inflammatoire défavorable chez les adolescents obèses, sans établir de causalité directe.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective2 612 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-07-03 · Beigrezaei S, Hernández Vargas JA, Raeisi-Dehkordi H, Bridge LA, Chatelan A, Muka T, Galenkamp H, De Courten B, van den Born BH, Stronks K, Salehi-Abargouei A, Nicolaou M, Franco OH.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 2600 adultes pour voir si boire des sodas sucrés ou des boissons light (sans sucre mais souvent édulcorées) était lié au risque de développer un diabète de type 2. Résultat surprenant : ce sont les boissons sans sucre qui étaient associées à un risque plus élevé de diabète, surtout chez les personnes d'origine non néerlandaise. Remplacer un soda sucré par une boisson light n'a pas réduit ce risque, et semblait même l'augmenter chez les plus jeunes. Les chercheurs soulignent que ces boissons dites « saines » ne sont peut-être pas une si bonne alternative qu'on le pense, et qu'il faut creuser pourquoi.

Résumé reformulé :

Menée dans le cadre de la cohorte néerlandaise HELIUS auprès de 2612 adultes âgés de 18 à 70 ans, cette étude a examiné, via des questionnaires alimentaires spécifiques à chaque origine ethnique, les liens entre consommation de boissons sucrées (SSB), de boissons édulcorées sans sucre (NSSB), et l'incidence du diabète de type 2 (141 cas recensés). Après ajustement statistique, une consommation élevée de NSSB était associée à un risque accru de diabète dans l'ensemble de la population, et particulièrement marqué chez les participants d'origine non néerlandaise. Aucune association globale significative n'a été retrouvée pour les SSB, sauf chez les participants néerlandais. Par ailleurs, remplacer une portion quotidienne de boisson sucrée par une boisson sans sucre était associé à un risque plus élevé de diabète chez les participants plus jeunes, sans effet significatif dans l'échantillon global. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent que les boissons édulcorées ne constituent pas forcément une alternative métaboliquement neutre ou bénéfique aux boissons sucrées, et que des facteurs propres à certains sous-groupes pourraient moduler cette relation, ce qui nécessite des recherches complémentaires pour en comprendre les mécanismes.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective192 045 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-06-20 · Li Z, Miao Y, Yu T, Jin L, Ma Y, Zhang X.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 192 000 personnes au Royaume-Uni pour voir si boire des boissons sucrées (sodas, jus sucrés, etc.) augmente le risque de développer une dépression. Les chercheurs ont constaté que les plus gros consommateurs avaient environ 18 % de risque en plus de devenir dépressifs par rapport à ceux qui n'en buvaient pas. Ce lien a aussi été retrouvé dans d'autres groupes de population aux États-Unis et en Chine. Les scientifiques ont ensuite cherché des indices biologiques (protéines du sang, substances liées à l'inflammation) qui pourraient expliquer ce lien, sans toutefois prouver qu'il s'agit d'une relation de cause à effet directe.

Résumé reformulé :

À partir des données de 192 045 participants de la UK Biobank, cette étude prospective a examiné l'association entre la consommation de boissons sucrées (sodas, jus sucrés, etc., mesurés via un rappel alimentaire de 24 heures) et le risque de développer une dépression, à l'aide de modèles de Cox. Les grands consommateurs présentaient un risque de dépression incidente supérieur de 18 % par rapport aux non-consommateurs (HR = 1,18 ; IC 95 % : 1,11-1,25), une tendance confirmée dans trois autres jeux de données indépendants (NHANES, YRBSS, et une étude scolaire chinoise). Les auteurs ont ensuite exploré des marqueurs biologiques susceptibles d'expliquer ce lien : une signature de 229 protéines plasmatiques était associée à un risque accru de dépression, et parmi elles, 72 protéines, 36 métabolites et 5 marqueurs inflammatoires sont apparus comme des médiateurs potentiels, la protéine IL1RN expliquant la plus grande part de l'effet (9,6 %). Les auteurs soulignent le caractère exploratoire et hypothétique de ces résultats, qui nécessitent des études expérimentales complémentaires pour confirmer ces voies biologiques candidates.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective1 518 411 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-06-01 · Watling CZ, Zhao L, Zhang X, Deubler E, Gonzalez-Feliciano AG, Graubard BI, Petrick JL, Wojt A, Butera G, Hofmann JN, Beane Freeman LE, Shrubsole MJ, Zheng W, Sudenga SL, Schernhammer E, Eliassen AH, Mucci LA, Sesso HD, Sinha R, Loftfield E, Um CY, McCullough ML, Jenab M, Zhang X, McGlynn KA.

Résumé simplifié :

Cette grande étude a suivi plus de 1,5 million d'adultes pendant en moyenne 18 ans pour voir si boire des sodas sucrés ou des boissons édulcorées (light) était lié au risque de cancer du foie. Résultat : les boissons édulcorées artificiellement ne semblent pas augmenter ce risque. En revanche, chaque boisson sucrée supplémentaire consommée par jour est associée à un risque plus élevé des deux principaux types de cancer du foie, le carcinome hépatocellulaire et le cholangiocarcinome intrahépatique. Cela ne prouve pas que les boissons sucrées causent directement le cancer, mais suggère un lien à surveiller, notamment dans le contexte de l'obésité et du diabète.

Résumé reformulé :

Cette analyse regroupée de 11 cohortes prospectives (plus de 1,5 million de participants, dont environ 2 800 cas de cancer du foie) a examiné l'association entre la consommation habituelle de boissons édulcorées artificiellement (ASB) ou de boissons sucrées (SSB) et le risque de cancer du foie, globalement et selon les sous-types carcinome hépatocellulaire (HCC) et cholangiocarcinome intrahépatique (ICC). Après ajustement pour de nombreux facteurs de confusion démographiques et liés au mode de vie, la consommation d'ASB n'était associée à aucun risque accru de cancer du foie, quel que soit le sous-type. En revanche, chaque augmentation d'une portion quotidienne de SSB était associée à une hausse du risque de HCC (HR 1,10 ; IC 95 % 1,03-1,18) et d'ICC (HR 1,15 ; IC 95 % 1,00-1,32), sans association significative avec le risque global de cancer du foie. Le statut diabétique ne modifiait pas ces associations. Ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir un lien de causalité mais renforcent l'intérêt de limiter la consommation de boissons sucrées dans une perspective de prévention du cancer du foie.

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Afficher aussi les 2 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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